Bibliographie : Courrier n°19, mai 1993

On a lu, on a vu (Livres, Télématique, Logiciels), On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Brochures, documents, etc.).
Le Courrier de l'environnement n°19 ; Les ressources bibliographiques du Courrier


[R] On a lu, on a vu : LIVRES

G. Chapouthier : Les droits de l'animal (par Alain Fraval) ; Charles Darwin : L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (par Patrick Legrand) ; Claude Roger : La politique agricole commune et sa réforme : enjeux et débats (par Patrick Legrand) ; N. Chauvet et L. Olivier : La biodiversité, enjeu planétaire. Préserver notre patrimoine génétique (par Jean-Paul Galland) ; Bernard Clavel : Cargo pour l'enfer, roman (par Patrick Legrand) ; Jean-Marc Erbes (sous la direction de) : La police de l'environnement (par Patrick Legrand) ; Saeger Joni : Atlas de l'environnement dans le Monde (par Patrick Legrand) ; Jean-Philippe Barde : Economie et politique de l'environnement (par Jean-Claude Tirel) ; Antoine Reille (sous la direction de) : Le Planétoscope, Albert Jacquard : La légende de la vie (par Jacques d'Aguilar).

[R] G. Chapouthier : Les droits de l'animal
1992, éd. PUF (Coll. Que sais-je ?), 127 pp.

A la façon Que sais-je ?, en 120 et quelques pages, le tour de la question, et quelle question ! Le titre, à lui seul, peut faire se détourner de l'ouvrage ou adhérer à son projet. Que l'on qualifie d'emblée ce projet de billevesée ou qu'on y adhère avec enthousiasme, on aurait tort de ne pas examiner les arguments que l'auteur expose méthodiquement et de façon fort claire. Favorable à ce que les animaux acquièrent des droits, il est bien loin de se contenter de chanter l'air qui flatte les oreilles des "amis des animaux".
Après avoir passé en revue (vite) l'histoire des idées religieuses philosophiques sur l'animal, G. Chapouthier présente la "Déclaration universelle des droits de l'animal", son évolution, ses implications juridiques et pratiques, ses incohérences ("conflits de droits"), et termine par une mise en parallèle des droits de l'homme et des droits de l'animal, faits l'un et l'autre pour museler la violence, mais s'opposant au niveau de l'expérimentation biomédicale sur l'animal.
Qui ne souscrirait à tout projet garantissant qu'aucun animal ne sera maltraité inutilement, futilement, voire pour le plaisir ? Considérer les animaux comme nos "frères", leur accorder des sentiments et des attitudes humaines (anthropomorphisme) justifiant qu'en conséquence on leur reconnaisse des droits, qualifiés au surplus de naturels, n'a rien de... naturel, même si cela peut paraître pour certains dans l'air du temps. L'humanité n'est-elle pas fondée, en bonne partie, sur la conscience de n'être pas des animaux et n'a-t-on pas, de ce fait, des devoirs les uns envers les autres, comme aussi envers les animaux et l'environnement ? Les conséquences de la mise en pratique de droits de l'animal du style droits de l'homme, passées en revue en partie dans le livre, seraient étonnantes : plus de chasse, plus de pêche, plus de commerce de bestiaux, plus de cirque, plus de zoo, plus d'alimentation carnée, plus de MYCMouse (souris brevetée), plus d'élevages de trichogrammes, plus de lutte contre les moustiques ni contre les charançons, plus de lutte biologique.
Laissons l'imagination voguer dans ce monde qui ressemble fort à celui qui était la règle absolue jusqu'au tout début du Quaternaire. Les "amis des animaux" souhaitent-ils vraiment un retour à cette époque ? Pas du tout, car les animaux qui sont l'objet de leurs attentions ne sont, à l'évidence pas ceux du zoologiste.
La question dérangeante des frontières de ce "monde animal" est évoquée par l'auteur qui se garde de l'approfondir, mais la fait bien ressortir à propos de la brevetabilité de certains animaux. L'objet de l'ouvrage, les animaux concernés par ce "droit désiré et qui ne seraient pas plus brevetables que consommables, ce sont les animaux de compagnie et les animaux familiers en premier lieu, puis les oiseaux ("libres"), puis les mammifères (y compris le rat et la taupe ?) puis... Les poissons sont trop froids et le reste insignifiant. En bon droit, pourtant, il faudrait les désigner. Tâche impossible, heureusement.
Respectons ceux pour qui leurs animaux sont des compagnons aimés, ne maltraitons ni ne massacrons pas bêtement les bêtes, voilà des devoirs que ce livre nous rappelle en tous cas.
A.F.

[R] Charles Darwin : L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.
1992, éd. Flammarion (GF-Texte intégral-GF), Paris, 604 pp.
Texte établi par Daniel Becquemont à partir de la traduction de l'anglais d'Edmond Barbier. Introduction, chronologie, bibliographie par Jean-Marc Drouin.

Les textes fondateurs passent par le purgatoire. Avant d'entrer dans la légende des sciences, ils subissent bien des avanies.
Les versions successives s'empâtent parfois, au gré de l'évolution d'une pensée sensible aux controverses et que le doute pousse à des remaniements inutiles ou à des concessions d'occasion. Les traducteurs, déjà traîtres par obligation, perdent de temps à autre le contrôle de leur plume et cèdent aux démons de la critique ou de la polémique.
Tout cela ajouté à la nature équivoque de tout texte et de ses lectures, fait qu'après, disons, un bon siècle d'exégèses, et un peu comme ces monuments historiques trop visités pour n'être marqués que par la patine du temps, il n'est pas inutile de tenter de revenir à la source.
Chacun s'en doute, l'oeuvre de Charles Darwin a, dès le siècle dernier, fait l'objet de multiples éditions ! "A l'époque, bien évidemment, chaque nouvelle édition [...] fut considérée comme un progrès dans l'élaboration de la théorie [...].Mais il en va de nos jours différemment" (p.40).
D. Becquemont s'est attelé à la restauration de L'Origine des espèces, initialement parue en 1859, à partir d'une édition française datant de 1876.
A la recherche de l'équivalent idéal d'une édition originale en français, il l'a allégée, ici ou là, d'un chapitre ou de digressions de concession, et a rétabli des passages ou des détails que Darwin avait, pour des raisons plus ou moins avouables, écartés dans les parutions successives.
Il est allé jusqu'à restituer la périodicité originelle de certains termes comme "sélection naturelle", "variations", "actions directes des conditions de vie", "structure", etc.
L'entreprise n'était pas sans risque. Il en résulte pourtant une épure claire et vigoureuse des conceptions initiales de Darwin dont Jean-Marc Drouin, dans son introduction, resitue les composantes essentielles dans l'espace agité des théories de l'évolution, depuis celles des années 1860 jusqu'à celles qui ont cours de nos jours.
Les débats n'ont en effet, sur ces questions, jamais cessé d'agiter la communauté scientifique.
Qui douterait de l'âpreté des discussions et de la place qu'y occupent encore les perspectives ouvertes par Darwin s'en convaincra en lisant simultanément La Théorie neutraliste de l'évolution (Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Flammarion, Paris, 1990), de Motoo Kimura.
Jacques Ruffié y annonce, dès l'introduction, que cette théorie mettra fin "à un certain nombre d'illusions entraînées par le darwinisme et ses divers auteurs [...] depuis plus d'un siècle" et qu'elle rendra "compatible le processus évolutif avec les données les plus récentes de la biologie moléculaire qui ont bouleversé bien des concepts traditionnels tenus pour immuables".
Pour les sceptiques, la trahison à rebours qu'a commise Daniel Becquemeont aura au moins le mérite de signaler comment Darwin s'accommoda, tenté de parfaire sa théorie, des critiques, bonnes ou injustifiées, voire injustifiables.
Et si son oeuvre est entrée au Panthéon, sauf à craindre de critiquer les mythes, rien n'en dispense d'une (re)lecture.
P.L.

[R] Claude Roger : La politique agricole commune et sa réforme : enjeux et débats
1993, INRA/ESR, Montpellier, 124 pp.
Publié avec l'appui de l'équipe de "Solagral Collection".

Placés brutalement au coeur d'un débat d'actualité, la réforme de la PAC amorcée en 1992 et la libéralisation des échanges en gestation au GATT s'inscrivent dans une longue période de mutations, de ruptures et de crises qui tôt ou tard débouchera sur une nouvelle approche de l'agriculture et du rôle des pouvoirs publics dans la gestion de l'activité agricole. Ce dossier fait le point, pour un large public, sur les évolutions passées, présentes et possibles de la PAC en les resituant dans leur contexte économique, social et géopolitique.
Avec parmi les dessins, celui d'un artiste qui ne s'ignore pas, et qui serait digne de figurer dans l'équipe du Courrier de l'environnement de l'INRA, sous la houlette de R. Rousso !
P.L.

[R] N. Chauvet et L. Olivier : La biodiversité, enjeu planétaire. Préserver notre patrimoine génétique
1993, éd. Sang de la terre, 416 pp.

Il s'agit d'un des premiers ouvrages en langue française sur ce sujet qui fut des thèmes importants du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992.
Après un rappel très documenté sur les bases scientifiques de la diversité biologique (nombres d'espèces décrites dans des différents groupes, mécanismes créant ou entretenant la diversité, domestication et amélioration des plantes, etc.) l'ouvrage accorde une large place à sa gestion tant sous l'angle des ressources génétiques (approche "utilitaires") que sous l'angle de la protection de la nature (approche "patrimoniale" ). Les auteurs abordent ensuite les nombreux aspects des rapports entre l'Homme et la biodiversité notamment au travers des débats d'actualité sur la propriété du vivant ou les risques liés aux biotechnologies. Le dernier chapitre ("Pour une politique de la biodiversité") insiste sur la relance ou le développement de disciplines scientifiques fondamentales en matière de biodiversité : la systèmatique, l'écologie et la biologie de la conservation.
Un ouvrage de référence sur un sujet souvent mal compris.
Jean-Paul Galland
Ministère de l'Environnement

[R] Bernard Clavel : Cargo pour l'enfer, roman
1993, Albin Michel, Paris, 277 pp.

L'agonie programmée, inéluctable et effroyable d'un Hollandais puant, comme il y en a encore, d'un port des Caraïbes qui refuse tardivement une cargaison de déchets infernaux, aux côtes du Connemara. Les commanditaires du vaisseau fantôme sont au sec, si ce n'est au chaud, les marins pris au piège d'un suicide collectif qui les dépasse.
Joliment documenté, sur la vie à bord, sur le commerce international des déchets dangereux - F. Roelants du Vivier (Les vaisseaux du poison, la route des déchets toxiques. Ed. du Sang de la terre, Paris, 1988) l'a conseillé -, sur les filières et les moeurs des armateurs de la flibuste ordurière, Bernard Clavel s'offre même quelques avis d'éditorialiste outré :
"Le gouvernement français a pris des mesures sévères pour refouler vers l'Allemagne des convois de camions livrant à des "récupérateurs" des tonnes et des tonnes d'ordures de toutes sortes. On parle beaucoup de "trafic très juteux".
"Il doit l'être, en effet, car la radio de Paris annonce qu'un chef d'entreprise propriétaire de cinquante camions s'est lancé dans une grève de la faim. On va même jusqu'à lui donner la parole, ce qui fait écumer le bosco :
"- Vérole de bordel de merde! hurle-t-il. Vous l'avez entendu, ce pourri ! On croirait un malheureux plombier de quartier à qui on a confisqué sa lampe à souder ! [...] Je serais ministre, je te les condamnerais ces gaziers-là à les bouffer, leurs ordures. C'est tous des potes à ceux qui nous ont foutus dans la mélasse." (p. 191).
Certains se souviendront peut-être des quelques files de camions rutilants d'une entreprise alsacienne et des attroupements de chauffeurs, pendant l'été 1992, devant le cabinet du ministre de l'Environnement... Efficace, de l'impuissance au désespoir, puis du désespoir au désir de violence, et d'une écriture tendue. Sus aux trafiquants d'ordures !
P.L.

[R] Jean-Marc Erbes (sous la direction de) : La police de l'environnement
Les Cahiers de la sécurité intérieure, n° 9, mai-juillet 1992
Ed. La Documentation française et l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI), Paris, 247 pp.

Derrière une collection de belles signatures (X. Matharan, Ch. Huglo, M. Prieur, P. Lascoumes, J.-L. Gallet...), la police de l'environnement se cherche :
"Le droit de l'environnement existe, mais il n'est pas appliqué. Les polices pour l'appliquer aussi. [...] Le constat dramatique d'une inefficacité de l'arsenal répressif".
Le bilan est atterrant. Pourtant le droit de l'environnement, s'il est récent, est déjà fort complet et complexe. Mais il foisonne et reste hétérogène, incohérent, "voire anarchique".
Ce manteau d'Arlequin sera-t-il encore longtemps un amusement de chaires et de juristes, la cinquième roue des parquets et des polices, la lettre de franchise des délinquants ? Faute de volonté politique et d'unité d'action, si la loi paraît ferme, la férule est bien molle.
Quand on sait que les quelques recours des défenseurs de l'environnement agacent à un point tel que, même reconnus coupables, bon nombre de collectivités, d'élus, d'aménageurs et de décideurs de tout poil s'en plaignent et menacent de tout faire pour en limiter le droit, on mesure le chemin à parcourir pour atteindre à un "ordre public écologique".  
P.L.
L'Institut des hautes études de la sécurité intérieure est un lieu de réflexion et de concertation, ouvert à tous les partenaires concernés, dont l'ambition est de permettre de dégager des approches communes de la sécurité, au sens de l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et de favoriser, sur ces questions, un débat public réfléchi.

[R] Saeger Joni : Atlas de l'environnement dans le Monde
1993, éd. Autrement (série Atlas, n°2), Paris, 128 pp.

Bel ouvrage de référence passant finement en revue toute une série de questions cruciales : démographie, équilibres climatiques, gaz à effet de serre, ressources génétiques, sources de pollution, explosion urbaine, énergies, déchets, échanges internationaux, commerces illicites, état des sols...
Une cartographie complète, synthétique, efficace et, qui plus est, belle, de l'état de l'environnement sur la planète qui aidera à prendre conscience des enjeux du Sommet de la Terre (Rio-de-Janeiro, juin 1992) et aidera sans doute à les populariser.
Saviez-vous qu'en Inde, les femmes passaient, au début des années 80, cinq heures par jour à ramasser du bois de chauffage, et que, si la pénurie y est par endroit déjà sévère, la crise s'annonce dans tout le pays ? Que l'Islande rejette 86% de ses eaux usées en mer ?
A mettre dans sa documentation de proximité, sans aucune hésitation, même s'il manque, peut-être, un état des mouvements associatifs ou de citoyens qui, de par le monde, défendent l'environnement.
P.L.

Joni Saeger est une géographe canadienne, chargée de cours au Massachusetts Institute of Technology.

[R] Jean-Philippe Barde : Economie et politique de l'environnement
1992, éd. PUF, coll. L'économiste. 375 pp.

Depuis plus de vingt ans J.-P. Barde publie sur l'environnement. Administrateur à la direction de l'environnement de l'OCDE, il a acquis une très longue pratique des problèmes liés à ce thème. Dès 1977 paraissait sous ce même titre une première version de cet ouvrage, alors cosigné par E. Gerelli.
Il s'agit à proprement parler d'un manuel qui, sans prétendre à l'exhaustivité, balaye cependant très large la frontière entre le monde de l'économie et celui de l'environnement ; la structure, le style, les présentations didactiques lui en confèrent les qualités. Un index de 125 mots-clés permet aux lecteurs peu familier des concepts propres à l'économie de l'environnement, voire à l'économie tout court, d'en retrouver aisement le contenu et de les resituer dans la problématique exposée dans les différents chapitres. De même, un index de près de 200 auteurs ou sources bibliographiques permet de recadrer les différentes théories ou courants de pensée, ou les principaux textes ayant balisé la longue évolution des rapports entre la sphère économique et l'univers des ressources naturelles.
Deux ambiguités doivent être levées. La première concerne le titre qui pourrait laisser penser que l'auteur entend opposer l'économie et la politique de l'environnement. Il s'agit, selon le terme même de J.-P. Barde d'un essai "d'économie politique de l'environnement" ce qui, toujours selon l'auteur, déplace le débat sur le terrain d'une coexistence pacifique. Par ailleurs, si les défaillances du marché dans la prise en compte des valeurs qui s'attachent aux ressources naturelles sont dénoncées sans complaisance, il est clair que s'agissant de gestion de celles-ci, les méthodes et outils de l'analyse économique sont présentés par l'auteur comme incontournables, au risque d'apparaître sacrilège aux yeux des tenants d'une écologie pure et dure.
Les règles du jeu étant ainsi posées, l'auteur évoque, de façon pragmatique et lucide sur le caractère encore insatisfaisant de certaines évaluations (mais les économistes feraient bien d'avoir la même humilité même lorsqu'ils se limitent à la sphère marchande), l'ensemble des problèmes sur lesquels tentent d'agir les politiques de l'environnement au niveau des acteurs, des nations ou de la planète. Le lecteur y retrouve abordés tous les débats qui ont pris, au cours de ces dernières décennies, une actualité évidente : environnement et croissance, environnement et disparités, application du principe pollueur-payeur, problème des normes et de la réglementation, ou encore implications au niveau des relations internationales.
Une fois encore il ne s'agit pas d'attiser des polémiques dans les relations conflictuelles existant entre la sphère économique et la sphère naturelle, mais de proposer un outil de travail permettant d'éclairer les voies d'un compromis auquel l'humanité est irrémédiablement condamnée.
Jean-Claude Tirel

[R] Antoine Reille (sous la direction de) : Le Planétoscope
1992, éd. Nathan, Paris.
Albert Jacquard : La légende de la vie
1992, éd. Flammarion, Paris.

Montrer notre planète, relater son histoire et envisager son avenir : tels sont les objectifs du Planétoscope. La condensation d'un nuage de gaz et de poussières, il y a plus de 4 millards d'années, a engendré une gigantesque nébuleuse où se formèrent notamment le Soleil et ses planètes, dont une, la Terre, avait des caractéristiques propices au développement de la vie. Un état des lieux en est proposé.
Après une série de chapitres consacrés aux gaz cosmiques, aux météorites, à la formation des océans et de l'atmosphère et, plus généralement, à la machine Terre, une deuxième partie envisage l'histoire de la vie : son apparition, l'évolution de la photosysthèse, la formation des cellules à noyau, la reproduction sexuée, les pluricellulaires, le règne végétal, le règne animal, les cycles chimiques.
La présentation des divers milieux naturels est, logiquement, suivie de l'examen des mécanismes d'adaptation et d'évolution des êtres vivants, découpé en thèmes "horizontaux" : darwinisme, montée vers l'homme, activités humaines et leurs conséquences parfois graves pour la survie des espèces vivantes et le fonctionnement général de la biosphère.
Face à la détérioration de son environnement, l'humanité tente de réagir. C'est la trame de ce dernier chapitre, qui évoque quelques solutions, souvent ponctuelles et dérisoires eu égard à la gravité des problèmes. La sauvegarde de quelques espèces dans des parcs, réserves ou arborétums, la lutte contre les déserts, l'agriculture biologique, le déboisement des forêts tropicales, la pollution des eaux, le traitement des déchets et la maîtrise de la démographie sont quelques-uns des problèmes abordés ici.
L'ouvrage, fondé sur des matériaux scientifiques, solides et agrémenté d'une riche iconographie, est un document de référence qui doit permettre à un large public préoccupé de son environnement d'aborder sérieusement l'écologie, en évitant le Charybde du sentimentalisme et le Scylla du passionnel.
L'ouvrage d'Albert Jacquard aborde le problème très différemment. Sur un sujet presque rebattu. A. Jacquard se fait à la fois conteur, philosophe et artiste pour narrer l'histoire de l'Homme en quête de son origine la plus lointaine. Partant du Big Bang, l'"explosion" cosmique à partir de laquelle se sont individualisées les particules, puis les atomes, nous suivons la montée en complexité qui aboutit à la constitution des molécules et, notamment, au bouillonnement moléculaire de la "soupe primitive" de notre planète. Cette chronique, étalée sur trois milliards et demi d'années, parfois brusque et chaotique, est l'aventure du monde vivant ; son aboutissement est à ce jour, notre existence.
L'iconographie joue dans ce livre un rôle privilégié, artistement articulée avec le texte. Les images sont souvent inattendues et accompagnées de commentaires percutants, dont on ne peut résister à l'envie de donner quelques exemples.
Le tableau Ecce Homo, de Quentin Metsys, est ainsi accompagné du texte suivant : "Les bonds en avant décisifs de l'évolution ont résulté de bifurcations vers de nouvelles directions ; ainsi le passage des bactéries aux cellules à noyau, ou les révolutions telles la réalisation d'êtres multicellulaires, la conquête des terres émergées, l'hominisation. Au départ, une novation représente un risque ; la différence passe pour un handicap. Il est tentant de garder les solutions d'autrefois. Le confort consiste à rester dans la foule et à crier : "Nous voulons Barabbas !""
Une image de chatons répandant des grains de pollen suscite cette légende : "Quand ils ont quitté l'abri des océans et des lacs, les êtres sexués ont eu à faire face à une grave difficulté : protéger les gamètes dans ce milieu inhospitalier qu'était pour eux l'atmosphère. Certains ont résolu le problème en inventant la copulation ; d'autres, les plantes à fleurs, ont enfermé les gamètes mâles dans un coffre-fort : le pollen."
Le superbe retable d'Issenheim, conservé au musée d'Unterlinden, à Colmar, est ainsi commenté : "Saint Antoine est tenté par toutes les satisfactions du corps. Au nom de quoi les refuser ? Une petite minorité des hommes est en situation de se donner toutes les jouissances. Les quelques centaines de millions d'individus qui disposent véritablement du choix de leurs actes ne rêvent que de puissance et de domination. Ils ont succombé aux tentations et se sont lancés, par tous les moyens possibles, dans la recherche et l'accumulation des plaisirs individuels. Tout est bon quand il s'agit de réaliser ces désirs, même si cette attitude doit conduire les hommes au suicide collectif. Les horribles diables de Matthias Grünewald sont en réalité beaucoup moins menaçants que les démons que nous avons déchaînés : pollutions, destruction des ressources de la Terre, accumulations des armes. Nous savons du moins qu'au nom de nos petits-enfants il faut lutter contre ces démons." Tel est l'esprit et la forme de ce magnifique ouvrage qui mêle étroitement connaissance scientifique et émotion artistique.
Pour répondre à la question : "Et demain ?" que posent les deux livres, retenons quelques phrases d'A. Jacquard : "Comment, en étant dix milliards d'hommes, vivre sur notre petite planète de façon à la transmettre en bon état à nos successeurs ? A ce problème, des solutions peuvent être trouvées ; nous ne devrions pas être trop inquiets. Malheureusement les sociétés appartenant à la culture dominante, la culture "occidentale", ont adopté des comportements qui sont incompatibles avec ces solutions. Elles ont provisoirement en main l'essentiel du pouvoir et, loin de chercher à réformer ces comportements, elles tentent de les imposer à l'ensemble de la planète. Elles ont admis comme une évidence que des individus ou des groupes d'individus pouvaient s'approprier les richesses de la Terre... La prise de conscience de la finitude de notre domaine impose pourtant une attitude différente. Le regard que nous portons sur les hommes nous oblige à admettre que les ressources de la Terre appartiennent à tous, à ceux de demain comme à ceux d'aujourd'hui... Les pays développés ont adopté comme maître mot de leurs raisonnements économiques le terme de "croissance". Tous les problèmes qu'ils rencontrent, en premier lieu l'extension du chômage, sont supposés être résolus par la croissance... Cette croissance est collectivement suicidaire ; une fois les limites atteintes, il faut nécessairement s'arrêter de croître... Aujourd'hui, au bord de l'abîme, il faut dire et redire qu'une autre voie est possible et nécessaire... Quelle chance ! Aujourd'hui, nous n'avons d'autre choix que de nous battre contre la tentation de destruction. La joie du torrent n'est pas d'aboutir au lac ; la joie du torrent est de rencontrer les rochers."
Jacques d'Aguilar
Ces critiques sont parues dans le n° 186 de Pour la Science.


[R] TELEMATIQUE

3616 INRAINFO

Trois rubriques du serveur télématique de l'INRA, déjà présenté dans le n°15 du Courrier (p. 92), méritent une (nouvelle) visite. La première, EDITIONS, qui a fait l'objet d'améliorations considérables, propose désormais bien mieux que l'adresse des services compétents. Elle offre en effet un choix de trois sous-rubriques : Service des Editions (présentation de), Recherche bibliographique et Demande de catalogue. La recherche bibliographique limitée aux productions de la maison estampillées "service des éditions" - peut être directe ("vous pouvez sélectionner un ouvrage à partir des mots du titre, des noms d'auteurs...") ou par thème ("une liste de 20 thèmes vous est proposée").
A Zoologie, dernier thème (ils sont ordonnés alphabétiquement), quatorze d'ouvrages, dont la référence complète s'affiche à la demande. La touche Guide du minitel amène un écran qui indique où se procurer les ouvrages (par exemple à la salle d'actualité de l'INRA, 147, rue de l'Université, 75338 Paris cedex 07 ; tél. : 42 75 94 51 ; fax : 47 05 99 66. La commande directe, au clavier du minitel, n'est pas prévue.
La seconde rubrique que je signale s'intitule PROGRAMME "chômeurs longue durée" ; on y lit que "L'INRA propose 660 contrats d'emploi-solidarité à des C.L.D.: * Chômeurs inscrits à l'ANPE depuis plus de 12 mois dans les 18 mois précédant l'embauche (priorité aux chômeurs inscrits depuis plus de 3 ans et à ceux âgés de plus de 50 ans). * Bénéficiaires du RMI, sans emploi depuis plus d'un an, même s'ils ne sont pas inscrits à l'ANPE. Chaque centre de recherches est chargé de proposer aux ANPE les profils d'emplois susceptibles d'être ainsi pourvus. Il s'agira d'emplois à mi-temps rémunérés à 50% du SMIC. Accueil tél. au n° (1) 42 75 92 71 ou contacter un centre de recherche". La liste des centres et leurs numéros d'appel téléphonique sont donnés (voir ci-dessous).
Angers 41 73 51 00 ; Antibes 93 67 88 00 ; Antilles-Guyane (590) 25 59 00 ; Avignon 90 31 60 00 ; Bordeaux 56 84 32 77 ; Clermont-Ferrand - Theix 73 62 40 00 ; Colmar 89 72 49 49 ; Corse 95 55 01 00 ; Dijon 80 63 30 00 ; Grignon-Massy-Paris (1) 30 81 53 53 ; Jouy-en-Josas (1) 34 65 21 21 ; Lille 20 43 54 00 ; Montpellier 67 61 22 00 ; Nancy 83 39 40 41 ; Nantes 40 67 50 00 ; Orléans 38 41 78 00 ; Paris (1) 42 75 90 00 ; Poitou-Charentes 49 55 60 00 ; Rennes 99 28 50 00 ; Toulouse 61 28 50 28 ; Tours 47 42 77 00 ; Versailles (1) 30 83 30 00
La rubrique INRA EMPLOI, destinée, pourrait-on croire, à un public semblable, reste peu accueillante et l'explication du sigle ITA serait utile ; et que penser du message "la campagne 91-92 est close depuis le 13-12-91" qui vient à l'appel de la 1ère sous-rubrique "mobilité ITA" ?
Dernière visite recommandée, celle de MANIFESTATIONS qui annonce les colloques (organisés, au moins en partie, par l'INRA), une rubrique de nouveau vivante et intéressante. Qu'on se le dise.
A.F.
(décembre 1992)

3614 FDE

Ce serveur, géré par la direction de la documentation et des données de l'Office international de l'eau, met à la disposition des professionnels (abonnés) une véritable base de données bibliographiques. Une succession d'ordres simples (la prise en main du serveur est immédiate) permet l'accès aux fiches descriptives des documents référencés. Deux modes de recherche sont proposés, recherche assistée ou recherche libre.
L'interrogation guidée est rassurante, mais ne permet pas l'accès à l'ensemble des thèmes proposés. La sélection se fait en trois étapes : critère de langue, domaine ; descripteur(s). Les grands domaines sont : - Ressources en eau ; - Eau et agriculture (qui se subdivise en Drainage, Irrigation, Sol, Aménagement rural, Aquaculture, Nitrates et Pesticides) ; - Eau et Industrie ; - Alimentation en eau ; - Assainissement urbain ; - Analyse eau et déchets ; - Vie aquatique (Flore, Faune, Bactériologie, Ecologie, Aquaculture) ; - Politique et gestion ; - Pollutions ; Boues et déchets. Pour chaque domaine sélectionné le nombre de documents référencés est indiqué. Un second niveau d'interrogation permet d'affiner la recherche par croisement avec des descripteurs.
Pour se renseigner sur des thèmes tels que "mer", "estuaire", "littoral", l'interrogation libre est obligatoire. Elle s'effectue selon la logique booléenne de combinaison de descripteurs (ET, OU, SAUF). Certains descripteurs, "zone humide" par exemple, laissent le serveur parfaitement impassible. D'autres sont trop efficaces : parmi les 25 fiches appelées par "poisson", ne trouve-t-on pas une étude consacrée exclusivement aux organochlorés dans la graisse de... baleine ? Autre surprise : la combinaison de "littoral" avec "aquaculture" et avec "agriculture" conduit aux incendies de forêt en Méditerranée. Ces petits problèmes n'enlèvent rien à la richesse des informations contenues dans cette base bibliographique.
Le résultat de la recherche se présente sous la forme d'une liste des titres des documents. La fiche descriptive de chaque document peut-être visualisée dans son intégralité à partir du numéro (attribué dans la liste des titres). Chaque fiche comporte les rubriques-types d'une base bibliographique. Si le "résumé" est très succinct, il est heureusement complété par des appréciations qualitatives (public visé, qualité de l'ouvrage) et techniques très utiles (document scannérisé ou pas). Le système d'envoi de documents - un crédit de vignettes étant débité - ne fonctionne pas actuellement.
L'abonnement au service télématique comprend un code d'accès, la liste des descripteurs utilisés ainsi qu'un manuel d'utilisation.
Alain Fraval, Sophie Culleron et Gabrielle Bouleau

3617 EAUDOC

C'est la version "grand public" du précédent, "le monde de l'eau sur votre minitel où cette base documentaire est associée quelques autres services : les bibliothèques des services de l'Eau, les écoles et les emplois, des données chiffrées : - Consommation d'eau ; - Prix et coûts de l'eau ; - Pollution des eaux (pas encore en service) ; - Situation agro-météorologique (intéressante, signée de la direction de l'Eau du ministère de l'Environnement, mais... datée du 17 août 1992 !) ; - Inventaire général des services ; - Les fournisseurs ; etc.
Alain Fraval, Sophie Culleron et Gabrielle Bouleau


[R] LOGICIELS

Quel est donc cet oiseau ?
1992, Opus species, CDI

C'est devant la "télé" que se consulte - et s'écoute - ce guide d'un nouveau type. Il s'agit d'un disque compact interactif : le spectateur agit sur le spectacle, sur l'enchaînement des écrans, par le biais d'une télécommande. Un signal infrarouge transmet l'ordre au lecteur de disque, le disque tourne, l'information (ou la séquence) choisie s'affiche.
En route pour une promenade chez les oiseaux.
Premier écran : 3 "pavés" : un paysage, un oiseau marqué A-Z, un groupe de silhouettes (et cinq drapeaux figurant, pas très correctement, les cinq versions, différant par la langue du logiciel). Trois chemins possibles pour notre promenade de découverte : l'accès par le milieu (montagne, forêt, milieux méditerranéens, ville, marais, milieux ouverts, bord de mer), par l'index, de A...(Accenteur alpin, Accenteur mouchet, ACCENTEURS, Aigle botté...) jusqu'à Verdier d'Europe, par le guide enfin. Pas plus gros qu'un merle, bec fin = insectivores, plumage rayé, silhouette d'alouette. Serait-ce l'Alouette calandre ? Arrive le portrait d'icelle. Le curseur, près de sa tête, prend l'allure d'une note de musique et l'Alouette grisolle. Une fois bien imprégné de ce tirelire, allons consulter la carte de répartition (une bête du Sud !) ou une fiche illustrée (très succincte). Les noms communs de l'oiseau dans les cinq langues sont accessibles - mais pas le nom scientifique en latin.
Le plus fascinant consiste, une fois choisi un paysage, à laisser les écrans se dérouler : vues générales, plans rapprochés, formes en vol, silhouettes posées se succèdent, la Huppe fasciée, la Chouette chevèche, la Mésange bleue peuplent le village de leurs chants et ululements, se répondent... A chaque instant, il est possible de consulter la fiche, la carte puis, par exemple, de s'exercer à reconnaître à l'oreille le Moineau domestique du Moineau friquet. Les illustrations, lavis (pour les ambiances et les impressions) et aquarelles (pour les représentations plus académiques) sont remarquables - bien préférables à des photos dans ce contexte - et " passent " très bien sur l'écran d'un téléviseur bas de gamme.
Le sujet n'est certes point ingrat, mais il faut saluer cette réalisation aussi plaisante qu'instructive (*).
A.F.
(*) La génèse de cette réalisation esr contée dans Science et Vie Micro d'avril 1993, pp. 184-188, sous le titre Vol au dessus d'un nid de CDI.

Malherb
1991, éd. INRA-CNERTA, Version graphique sur CD-ROM

Que lisait-on, à propos de Malherb, à la page 79 du Courrier de la Cellule Environnement n° 16 ? Que nous ne disposions pas de lecteur de CD-ROM et que nous allions nous équiper. C'est chose faite. Et c'est pourquoi je reviens sur ce logiciel d'aide à la reconnaissance des mauvaises herbes, que la présence d'images, tirées de diapositives, rend beaucoup plus intéressant, en particulier pour l'enseignement et la formation. En effet, la version "texte", déjà présentée, est complétée, grâce aux très grandes capacités de stockage du disque compact, par une iconographie riche (plusieurs vues par espèce) et souvent austère, à l'image de l'ensemble du logiciel qui est beaucoup plus sérieux et efficace que plaisant.
Les malherbologues de l'INRA qui l'ont, avec les informaticiens du CNERTA, patiemment élaboré et vérifié, offrent un outil puissant à tous ceux que préoccupent les plantes adventices de nos cultures. L'équipe poursuit ses efforts pour achever une version prenant en compte les plantules. En effet, le Malherb actuel traite des plantes développées (celles qui ont échappé aux interventions de l'agriculteur, des bordures, des jachères...).
Encore un point de technique... Si Malherb-texte fonctionne sur un ordinateur portable "de cartable" , Malherb-graphique restera dans le bureau ou dans la salle de cours les lecteurs de CD-ROM ne fonctionnent pas au champ - et le cartable servira à rapporter les échantillons.
A.F.


[R] On signale : LIVRES

W. Stumm et P. Morgan : Chimie des milieux aquatiques
1992, éd. Masson, 408 pp.

N. Girard, P. Duncan, E. Rossier, E. Doligez, J. L. Tesson, J. C. Gleize, S. Boulot : L'élevage extensif de chevaux pour la gestion d'espaces naturels
1992, éd. CEREOPA, 64 pp.

F. Valiron et J.-P. Tabuchi : Maîtrise de la pollution urbaine par temps de pluie. Etat de l'art
1993, éd. Lavoisier, 560 pp.

Corvol Andrée et C. Dugas de la Boissonny (ed.) : Enseigner et apprendre la forêt. XIXe-XXe siècles
1992, l'Harmattan (coll. "Alternatives rurales"), 240 pp.

Corvol Andrée (ed.) : La nature en révolution
1992, l'Harmattan (Coll. "Alternations rurales"), 240 pp.

F. Verger (dir.), avec Yvette Palazot, R. Ghirardi et Isabelle Sourbès : Atlas de géographie de l'espace
1993, éd. Sides-Reclus, 292 pp.

Alla Yarochinskaya : Tchernobyl, vérité interdite
1993, Editions de l'Aube (coll. "Regards croisés"), 144 pp.


[R] RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES

J. Lesne (ed.) : Coquillages et santé publique  
1993, éd. ENSP, 343 pp.

Assises régionales pour l'environnement. Recueil des actes  
1992, éd. conseil régional d'Auvergne, 183 pp.

Eléments de génétique quantitative et application aux populations animales  
1992, n° hors série de Productions animales, INRA Editions, 302 pp.

L'homme et la biosphère. Rapport sur les activités du comité français du MAB, période 1990-1992  
1993, éd. MAB-France, 141 pp.

Le patrimoine naturel. Un atout pour le développement  
1993, co-éd. DATAR /ministère de l'Environnement, 29 pp. + 1 carte.

Traités des organisations non-gouvernementales et des mouvements sociaux  
1993, éd. CEDI, 315 pp.

Agriculture, environnement, qualité
1992, éd. J. Brun-Bellut et J.-L. Morel, 229 pp.


[R] PERIODIQUES

Trans-Disciplines, n° 4, 1er trimestre 1993

Hommes et Plantes, n°4, décembre 1992

Garde de l'espace littoral, n°20, octobre 1992

Phytoma, n°447, février 1993

Sécheresse, n°4, décembre 1992

Zones Humides Info, n°1, janvier 1993

Systèmes solaires, Spécial Royaume-Uni, n°84/85, 1992

La Garance Voyageuse, n°19, automne 1992

Insectes, n°87, 4e trimestre 1992

Sécheresse et agriculture, Chambres d'agriculture, Supplément au n° 807, janvier 1993

La feuille de Silva, n°11, mars 1993

L'Acteur rural, n° 2, mars-avril 1993

Le journal de FERME, n°1, non daté

La Recherche, Index général 1979-1992, 1993, 225 pp.

M. Monteil : Les ordinateurs doivent-ils être éliminés séparément ?, Bull. OFEFP, n°3, pp.32-39, 1992.

Le Pique-Boeuf, n°1, mars 1993

Nature vivante, n°1, mars 1993

Nature, Sciences, Sociétés, Vol.1, n°1, 1993

La lettre des Sylves, n°20/21, février 1993

Infozoo, n°8, avril 1993


[R] BROCHURES, DOCUMENTS, ETC.

Tourbières comtoises
1993, éd. Ecomusée de la Bresse bourguignonne, 28 pp.

Catalogue des films 1993
1993, éd. MAP, 40 pp.

J.-P. Tran-Thiet et M. Pamokdjian : Guide pratique du crédit d'impôt-recherche
1993, coéd. Juris Défi/Quantor, 173 pp.

Charte architecturale et paysagère de l'Auvergne
1992, éd. Région d'Auvergne, 31 pp.

Au catalogue de TechTendances de janvier 1993 :
Traitement et valorisation des déchets solides
1992, 230 pp.
Traitement et valorisation des déchets toxiques
1991, 220 pp.
Le traitement des eaux et des déchets par procédés biotechnologiques
1990, 273 pp.

Protection de l'Environnement au Danemark
1992, Coéd. MRAED/ME, 16 pp.

Guide des espaces naturels sensibles
1992, éd. IDEAL, 148 pp.

Jeux d'eau
1992, éd. DDASS de la Marne, 16 pp.

D. Clodic et F. Sauer (coord.) : Vade-mecum de la récupération des CFC et autres fluides frigorigènes
1993, éd. PYC, 259 pp.

Les formations pâturées d'altitude
1993, CEMAGREF Grenoble, 28 pp.

Ressources. Guide de thématiques de notre environnement Agriculture
1993, éd. OCE, 54 pp.

Claude-Georges Mallet : Art et Agriculture. Art et Biologie

Réussir ensemble la prévention
1993, éd. INRA/MPC, 48 pp.


[R] Le Courrier de l'environnement n°19 ; Les ressources bibliographiques du Courrier