Bibliographie : Courrier n°24, avril 1995  

On a lu, on a vu, on a entendu, On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Documents, plaquettes, etc.).
Le Courrier de l'environnement n°24
; Les ressources bibliographiques du Courrier


[R] On a lu, on a vu, on a entendu

Hervé Maurin (dir.) : Inventaire de la faune menacée en France (par Alain Fraval) ;Charles Bukowsky : Pulp (par Patrick Legrand) ; Yves Laissus et Jean-Jacques Petter : Les animaux du Muséum  (par Alain Fraval) ; Annick Audiot : Races d'hier pour l'élevage de demain  (par Bertrand Vissac et Etienne Landais) ; Maxime Lamotte : Théorie actuelle de l'évolution  (par ?) ; Les insectes et autres petites bêtes  (par Alain Fraval)

[R] Hervé Maurin (dir.) : Inventaire de la faune menacée en France  
1994, coéd. WWF/MNHN/Nathan, 175 pp.

Ce bel ouvrage s'inscrit dans une série lancée en 1966 par le premier livre rouge (red data book), publié par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) recensant les espèces menacées. Pour ce qui est de la faune, en France, ce n'est qu'en 1983 que paraît le premier ouvrage équivalent. Il est consacré aux seuls vertébrés. Suivront les espèces marines et littorales, les oiseaux, les poissons d'eau douce. La présente édition par le Fond mondial pour la nature (WWF-France), le Muséum national d'histoire naturelle et l'éditeur Nathan, est une refonte des livres précédents, incluant les derniers résultats et faisant - pour la première fois - une place aux invertébrés. Parmi eux les insectes, dont une centaine d'espèces - sur les quelque 40 000 connues en France - sont classées menacées ou tout au moins à surveiller.
Robert Guilbot (secrétaire général de l'Office pour l'information éco-entomologique) nous les présente, dessin en couleur (très beau) et carte de répartition à l'appui. Bien sûr, ce sont presque tous de grands insectes, libellules, carabes, papillons... et la plupart d'entre eux ne sont menacés qu'en tant qu'habitants de la France (l'un est même décrit comme "limité à l la Sibérie, à l'Asie centrale [...]"). Ils sont des signes distinctifs de nos paysages, colorés gracieux et animés... Avec eux ils ont une valeur sentimentale et patrimoniale et tendent à disparaître avec certaines modifications actuelles, liées à l'évolution des pratiques agricoles par exemple qui - soit dit en passant - enrichissent notre faune de nouvelles espèces d'insectes... Ils sont des indicateurs de "qualité" des milieux. Beaucoup sont inféodés à des habitats reliques en voie de disparition ou... trop fréquentés (comme les cavernes). Les prélèvements abusifs, une chasse aux papillons rares, le ramassage acharné des carabes - et d'autant plus acharné que leur rareté et donc leur prix s'accroissent - menacent directement bien des espèces d'insectes.
Ce livre rouge, d'une lecture aisée, très bien illustré, fort savamment documenté, n'a rien d'un monument aux (futurs) morts. Il dresse un tableau de vies précieuses, qui ne seront définitivement condamnées que si l'on laisse leurs habitats se dégrader ou se détruire.
A.F.

[R] Pulp : Charles Bukowsky  
1994, Grasset, 265 pp.

Ornithologie fatale
Dans son ultime roman, Bukowski se glisse dans la peau d'un détective privé de Série noire, bizarrement mandaté par la Grande Faucheuse. La belle équivoque ("Quand elle traversa l'espace qui nous séparait, elle me fit penser à une grue couronnée qui aurait forcé sur l'alcool. Vingt dieux, ce qu'elle tanguait. Mais quel sublime flash de chair fraîche!") est amère. Depuis une bonne trentaine d'années, elle se fait mener en bateau par un certain Céline. Présumé mort à Meudon, en 1961, il coulerait en fait des jours tranquilles dans le Los Angeles crépusculaire et glauque des années 90. L'enquête commence ; d'autres s'y mêlent. La mort rôde ; des extraterrestres aussi. Un mystérieux Moineau Ecarlate tripote les fils du destin.
Advienne que pourra. Le privé vit sur son erre avec nonchalance, sans étonnement devant le tour fantastique que prennent les événem; ents. Fondant de désir, il oppose un cynisme bien tempéré au pessimisme écologique d'une belle de Zaros, charmant serpent sur sa planète natale et, pour l'heure, pin-up dans un corps de deuxième main. Quand elle annonce : "Après mûre réflexion, nous sommes arrivés à la conclusion que votre planète était trop affreuse. Et nous avons renoncé à la coloniser. [...] En définitive, vous n'avez pas su vous arrêter à temps, vous avez creusé votre propore tome", il reste froid et lui oppose la durabilité de l'incertitude : "Sauf que ça peut péter demain comme dans mille ans. Du coup, puisque nul ne sait pour combien de temps on en a encore, la plupart des Terriens ont renoncé à changer quoi que ce soit à cet état des choses. Après nous, le déluge, n'est-ce pas ?"
Ses enquêtes achevées - l'affaire Céline est rentrée dans l'ordre - Bukowsky découvre que l'ornithologie est en définitive plus dangereuse que sa patiente cueillette du bouchon de blanc. Le Moineau Ecarlate, "immense et boulversant oiseau", le rattrape pour 600 dollars mal empruntés. La Grande Faucheuse, toujours aussi belle, veille.
Inattendu et inhabituel, apparemment loin du Bukowsky traditionnel, ce dernier roman, plus noir que ne devait l'être bien souvent son auteur, est d'autant plus attachant qu'il sonne parfois comme une épitaphe : "Regardons les choses en face, j'étais assis entre l'Espace et la mort".
P.L.

[R] Yves Laissus et Jean-Jacques Petter : Les animaux du Muséum  
1993, coéd. MNHN, Imprimerie nationale éditions, 204 pp.

Livre à deux voix. Jean-Jacques Petter, longtemps professeur au Muséum, actuel directeur du "Zoo de Vincennes" et de la ménagerie du Jardin des plantes - dépendances dudit Muséum -, traite de l'avenir des parcs zoologiques, en trois chapitres : - Une mission de sauvetage ; - L'enseignement et la recherche ; - Le monde en alerte.
Les zoos fonctionnent en réseau pour préserver les espèces menacées. Ils ne sont ni un faire-valoir pour le prince, ni une baraque foraine fixe, ni une vitrine zoologique animée. Ils furent cela, jadis, comme le retrace Yves Laissus dans la seconde partie "Les animaux du Jardin des plantes - brève histoire de la ménagerie, 1793-1934" divisée en 4 périodes : - Le hasard et la nécessité, 1793-1802 ; - L'âge d'or de la girafe, 1802-1838 ; - Le temps de l'acclimatation, 1838-1890 ; - La gloire de l'Empire, 1890-1934. Et pourtant... ils restent des entreprises de spectacle où les animaux sont mis en scène et le public mis en face d'animaux gros, rares, exotiques, féroces, rigolos... dans une représentation aménagée comme un décor de la nature sauvage. Bon...  
Le zoo, son existence, son principe, son fonctionnement... ne peuvent que susciter des débats (sinon des disputes) pour lesquels il importe d'être bien informé. Au moyen, par exemple, de cet ouvrage agréable à lire, instructif, très bien illustré.
A.F.

[R] Annick Audiot : Races d'hier pour l'élevage de demain  
1995, INRA Editions, Coll. Espaces ruraux, 229 pp.

Le souci de conserver des populations animales domestiques résulte de l'efficacité remarquable, mais aussi des limites, de la loi sur l'élevage de 1966, qui organise sur des bases modernes la maîtrise de l'élevage des animaux. Le contrôle des performances, l'estimation de la valeur des reproducteurs à partir de la production de leurs descendants, l'insémination artificielle, le mouvement d'intensification et de spécialisation des conditions d'élevage en sont les piliers. La logique scientifique sous-jacente, qui est celle de la maximisation du progrès génétique, a largement fait, depuis, la preuve de son efficacité. Mais l'espérance du progrès génétique est d'autant plus grande que les effectifs des populations contrôlées sont plus importants. La structure mise en place en 1966 a entraîné de ce fait l'"érosion génétique" et la marginalisation des races locales, incapables de suivre les progrès des grandes races, dont les schémas de sélection sont organisés à l'échelle nationale et s'appuient sur des réseaux internationaux d'échanges de reproducteurs.
Cette évolution s'est traduite par un appauvrissement très rapide de la diversité du patrimoine génétique du cheptel français, mais aussi par la fragilisation des systèmes agraires régionaux qui étaient les utilisateurs des races rustiques locales, et qui se sont trouvés, dans un contexte politique et économique favorable aux modèles intensifs, soumis à la concurrence des modèles techniques productivistes diffusés avec les races spécialisées (le modèle "maïs-Holstein" en élevage bovin laitier en est le meilleur exemple).
Les interrogations émises dès les années 70 par certains chercheurs et professionnels agricoles ont rejoint celles qui s'expriment de plus en plus fortement dans nos sociétés à propos du devenir de la biosphère, en particulier à travers les débats souvent confus qui s'élèvent autour du concept de "biodiversité", mis en lumière par le Club de Rome lors de la conférence de Stockholm, en 1972.  
L'intérêt manifesté par le corps social envers le problème des races domestiques en péril reste cependant modéré. C'est que les races d'animaux de ferme constituent une catégorie ambiguë, puisque pour les conserver, il faut aussi les exploiter, c'est-à-dire en général les tuer et en manger la viande, paradoxe que l'opinion a du mal à intégrer...  
Annick Audiot retrace d'abord l'histoire des populations animales, de leur différenciation en races, de leur amélioration, puis l'émergence plus récente du concept de conservation. Ce dernier résulte à la fois d'un mouvement de l'opinion et d'un courant de recherche, dont la convergence a amené sa reconnaissance progressive puis conduit à son institutionnalisation. Dans ce cadre et il faut le dire à contre-courant des idées qui dominaient alors dans le monde de la recherche comme dans celui du développement agricole - l'auteur a activement participé aux initiatives locales qui se sont développées à travers tout le territoire national pour conserver des races domestiques menacées, découvrant à cette occasion (et s'appuyant sur) une diversité culturelle elle-même menacée par les excès rationalistes et jacobins de l'application de la loi sur l'élevage.  
L'ouvrage analyse les dynamiques de conservation qui se sont mises en place pour les différentes espèces de bétail, et leur accompagnement scientifique. Chaque exemple est appuyé sur une présentation détaillée du contexte local et du rôle joué par les différents partenaires de l'action, ce qui met en évidence les spécificités de chaque cas et la diversité des approches, en relation avec la diversité des succès qu'elles ont connus. Cette présentation souligne aussi les profondes convergences intellectuelles qui réunissent toutes ces initiatives. L'iconographie abondante, la cartographie, l'usage judicieux des hors-textes aident le lecteur à se construire une image précise et cohérente de ce mouvement à l'échelle nationale.
De cette analyse émergent trois principaux types de modèles de conservation associant l'homme, éleveur ou technicien, l'animal, pris comme individu ou intégré dans un troupeau, la technique et ses outils. Pour chacun d'eux, la question de l'organisation humaine sous-jacente à la conservation biologique apparaît centrale :
- dans le cas des bovins et des porcs, la maîtrise technique de la congélation de la semence, l'affranchissement vis-à-vis de l'inscription régionale, la médiation du technicien qui relaie l'éleveur confèrent un rôle dominant à l'infrastructure ;
- dans le cas des petits ruminants, ovins et caprins, c'est au contraire l'organisation collective des éleveurs et son inscription dans des systèmes agraires locaux qui prédominent ;
- le changement rapide d'usage des chevaux et l'existence d'une administration d'Etat (le Service des haras) a conduit à privilégier des actions techniques de reconversion de l'usage du cheptel, aboutissant ainsi indirectement à sa conservation.
Approfondissant son analyse, Annick Audiot s'attache à préciser ce que les protagonistes s'efforcent de conserver derrière l'identité sociale du bétail et ses expressions héréditaires. Il peut s'agir du polymorphisme dû à des gènes dont l'effet est visible ou s'exprime par des variations de nature biochimique ; il peut aussi s'agir de polygènes dont les effets quantitatifs sur les productions de lait ou de viande sont statistiquement estimés dans les populations contrôlées et introduits dans l'expression savante des index génétiques ; il peut s'agir enfin de caractères dépendant largement d'interactions entre le génotype des animaux et le milieu, comme les caractères d'adaptation de telle race à tel milieu d'élevage, défini à la fois par les caractéristiques de l'environnement physique et les pratiques des éleveurs, gestionnaires des troupeaux. Mais les ressources qu'ils leur attribuent et les objectifs de production qu'ils leur fixent (niveau des performances escomptées, période de mise-bas, de vente...), dans leur diversité, échappent à l'expérimentation et sont du seul ressort de l'observation.  
D'une manière générale, le propos, à la fois clair, précis et concret, appuyé sur de multiples exemples, est extrêmement pédagogique. Il s'agit pour l'auteur de mettre à la disposition du lecteur les connaissances zootechniques et génétiques qui fondent le concept de race et de lui montrer comment il peut les utiliser à l'appui d'un projet de conservation. Dans le cas des ovins, l'auteur, intégrant les caractères mis en jeu en élevage extensif, où le comportement social, spatial et alimentaire de l'animal joue un rôle central, ébauche ainsi la structure d'une typologie des races rustiques et explique comment évaluer l'adaptation d'une race à un milieu d'élevage donné. Comme elle l'écrit (p. 17), il s'agit "d'apporter des éléments de raisonnement et d'action à ceux qui se considèrent comme responsables de la défense et de la valorisation du patrimoine génétique".
Mais les acquis de la biologie ne suffisent pas, car la race est à la fois un fait de nature, un fait de société et un fait de culture : il faut "comprendre comment la connaissance des processus biologiques et socio-économiques peut concourir à l'élaboration de programmes de conservation et de gestion des races locales". Annick Audiot mobilise à cette fin les représentations systémiques développées par les chercheurs du département Systèmes agraires et développement (SAD) de l'INRA, ce qui lui permet d'intégrer les "points de vue" des différents acteurs concernés et la diversité des stratégies de conservation qu'ils mettent en oeuvre. Sont ainsi croisés le point de vue "biologique" (quand race rime avec ressource), le point de vue administratif (quand race rime avec reconnaissance), le point de vue économique (quand race rime avec revenu), le point de vue des pratiques (quand race rime avec système agraire), le point de vue culturel (quand race rime avec identité), pour déboucher sur une conception élargie de la race, vue comme le produit d'un système social.  
Annick Audiot ne le dissimule pas, son engagement dans la lutte pour la conservation des races en péril a été et reste guidé par la passion qu'elle a découverte et appris à partager auprès de ces éleveurs militants, véritables résistants, à qui nous devons la survie de ces races d'hier dont nous aurons besoin pour l'élevage de demain. Comme elle l'écrit elle-même (p. 36), la singulière richesse des ressources génétiques françaises réside à la fois, en effet, "dans la puissance des races portées par des programmes de sélection parmi les plus performants au monde et dans la diversité des races anciennes maintenues malgré tout".  
Cet ouvrage né de la passion et de l'action, elle l'a d'abord écrit pour les acteurs de la conservation. Mais en vérité l'actualité de la question, la généralité de la controverse socio-scientifique qu'il soulève, l'image exemplaire qu'il donne de l'engagement du chercheur dans l'action retiendront à coup sûr l'attention d'un public beaucoup plus large, qui partage la passion de l'auteur pour les animaux domestiques et les races anciennes de notre pays.
Bertrand Vissac et Etienne Landais

NB : la clarté et la présentation attrayante de cet ouvrage le rendent accessible à un très large lectorat de professionnels, d'enseignants, d'élèves de l'enseignement technique agricole ou de l'enseignement général, d'étudiants, comme au grand public. Les définitions de tous les termes spécialisés qui sont utilisés sont parfaitement explicitées.

[R] Maxime Lamotte : Théorie actuelle de l'évolution  
1994, Hachette, coll. , 444 pp.

Les mécanismes de l'évolution posent des problèmes où interviennent, étroitement imbriqués, les phénomènes génétiques, embryologiques, démographiques et écologiques. Leur compréhension doit évidemment tenir compte de cette complexité. Le volume qui vient de paraître chez Hachette dans la collection "Histoire et Philosophie des Sciences" devrait remettre bien des pendules à l'heure dans ce domaine où les réalités sont trop souvent occultées par des opinions passionnelles sans fondement scientifique.
La meilleure façon de rendre compte du contenu de cet ouvrage est sans doute d'en reprendre les principales conclusions. Celles-ci peuvent être regroupées en 5 rubriques.
1. Les mutations et leur faible probabilité intrinsèque d'envahir une population
Les progrès les plus étonnants réalisés depuis quelques dizaines d'années l'ont été sans nul doute dans le domaine de la génétique et plus précisément sur la structure moléculaire du matériel héréditaire, sur son expression phénotypique à l'échelle de l'individu et sur les modalités de sa transmission, donc aussi de ses modifications dans le temps. La découverte de la composition précise de l'ADN et de la succession des bases nucléotidiques qui déterminent le code génétique a fait ainsi apparaître la fréquence considérable et inattendue- de l'ensemble des erreurs de copie, c'est-à-dire des mutations. Elle a révélé aussi des mécanismes qui permettent d'en corriger une bonne proportion et le fait que le taux individuel de chacune de ces mutations était, lui, extrêmement faible, de l'ordre de 10-9 par base nucléotidique.
La génétique des populations a montré la très faible efficacité de taux aussi bas pour permettre l'invasion d'une population par un nouvel allèle. L'événement ne peut se produire rapidement, quand l'allèle muté est rigoureusement neutre, que dans une population de très faible effectif quelques individus -, ou sinon en un temps extrêmement long, que le calcul des probabilités permet d'estimer à des millions de générations. Une telle neutralité ne peut par ailleurs exister qu'en l'absence de tout effet phénotypique du mutant car toutes les observations concordent pour montrer qu'une telle manifestation se traduit presque immanquablement par une valeur sélective différente. Parfois même souvent ? - c'est l'équilibre interne de la molécule d'ADN, ou d'ARN, qui est soumis à des forces sélectives. Vouloir expliquer l'évolution sans cette prépondérance de la sélection naturelle est donc une utopie sans fondement.
2. Les variations fortuites des fréquences génétiques et leur interférence avec les forces sélectives
L'existence de phénomènes fortuits dans les transformations héréditaires n'en est pas exclue pour autant. Tout d'abord, en effet, les passages par de faibles effectifs, tels qu'il en existe à certains moments de la vie d'une population, notamment lors d'une migration ou d'une fondation nouvelle, peuvent aboutir à la formation d'un patrimoine génétique sensiblement différent de celui de la population d'origine. Il y a de fortes chances pour que la sélection se comporte alors différemment sur ce nouveau patrimoine et soit à l'origine d'une orientation imprévue.
Plus généralement encore, les forces sélectives déterminant l'évolution d'un caractère, et donc de tout génome, sont d'une telle diversité que le résultat de leur action apparaît comme fortuit en ce sens qu'il est totalement imprévisible et que tout autre contexte du milieu conduirait à un résultat différent, non moins imprévisible. Tout se passe comme dans les jeux de hasard, dés ou loterie : la face sur laquelle retombe un dé ou le numéro sur lequel s'arrête une roue de loterie sont rigoureusement déterminés par l'ensemble des forces mécaniques en jeu, mais ils peuvent être considérés comme tirés au hasard parce que ces forces sont inconnaissables dans la pratique.
La nature fortuite provient aussi de recombinaisons génétiques au sein du génome, car les divers contextes génotypiques déterminent mais de façon non prévisible - des équilibres différents au niveau de chaque locus. Cet effet fortuit est lui aussi accru par le faible effectif des populations et donc tout spécialement par les valeurs très réduites qui correspondent à leur fondation. Les phases initiales et toutes les autres phases ultérieures de restriction de l'effectif tiennent ainsi une place essentielle dans l'évolution génétique des populations, surtout lorsqu'elles sont suivies d'un strict isolement. Elles constituent comme un aiguillage déterminant de façon imprévisible - l'orientation future des lignées.
3. L'omniprésence du polygénotypisme dans les populations
Un phénomène s'est révélé jouer un rôle fondamental dans le mécanisme de l'évolution : c'est le polygénotypisme, généralisation de la situation connue depuis longtemps de polymorphisme. Il consiste en la coexistence, au sein d'une population, de plusieurs allèles en un même locus, ce qui se traduit aussi par la présence de nombreux individus hétérozygotes en ces locus. Une telle coexistence peut avoir des explications diverses, depuis l'avantage sélectif des hétérozygotes, situation autrefois privilégiée par les généticiens de laboratoire, ou un équilibre entre mutations et sélection, jusqu'à des valeurs sélectives différentes dans un milieu hétérogène, ou encore le passage d'un allèle à un autre par des fréquences transitoires intermédiaires dans la population. Parmi ces explications, la principale semble être maintenant celle d'adaptations diverses liées à l'hétérogénéité des milieux. Elle est d'ailleurs plus générale que la supériorité des hétérozygotes, qui ne peut s'appliquer qu'à des organismes diploïdes.
Le polygénotypisme a, dans les mécanismes évolutifs, une double action. La première est le maintien en réserve, dans les populations d'organismes diploïdes, d'une diversité génétique bien supérieure à celle que permettrait en une génération la simple production de mutations. La seconde est une multiplication presque infinie de cette diversité génétique à l'échelle du génome par le jeu des recombinaisons que permet à chaque génération la reproduction sexuée.
4. Les premières étapes de l'évolution : anagenèse et spéciation
La transformation génétique élémentaire d'une population n'est que le premier pas, en apparence insignifiant, de l'évolution. L'explication des étapes ultérieures exige a priori des compléments importants dont les généticiens de laboratoire n'ont pas toujours conscience. C'est en effet à une échelle spatiale bien supérieure à celle d'une population mendélienne, dans le cadre de l'ensemble de biocénoses de la planète, que s'est déroulée l'évolution au cours des temps géologiques. Deux modalités différentes ont présidé et président conjointement à la mise en route de ces étapes ultérieures.
La première est la simple accumulation, au sein d'une population, de modifications génétiques conformes au mécanisme précédent. Une telle transformation, qui se fait en réponse à des changements des facteurs physico-chimiques et surtout biotiques du milieu, a été appelée anagenèse. Elle se produit dans des populations qui occupent une aire réduite par rapport au pouvoir de déplacement des individus et peuvent ainsi rester homogènes. Une évolution du même type caractérise aussi les organismes à reproduction asexuée, lorsqu'ils occupent une aire réduite. Cette situation est toutefois instable car elle débouche au bout d'un certain temps, soit sur l'extinction de la population, soit sur son extension dans l'espace et donc l'occupation d'une aire hétérogène plus ou moins compartimentée.  
Or, toute hétérogénéité spatiale, souvent renforcée par un isolement géographique, provoque des divergences dans les transformations génétiques des diverses populations. Elle aboutit ainsi à la seconde modalité susceptible de présider au départ d'un phénomène évolutif. En s'accentuant au cours du temps, la différenciation mène en effet à la formation de ce que l'on appelle des races géographiques, ou sous-espèces, au sein d'une espèce dite polytypique. Il vient ensuite un moment, parfois rapproché, parfois éloigné, où ces races, encore interfécondes au départ, perdent la possibilité de se croiser ou ne donnent plus que des descendants stériles. Les entités ainsi isolées génétiquement sont désormais des espèces distinctes et l'acquisition de cet isolement est appelée spéciation, plus particulièrement ici spéciation allopatrique pour rappeler qu'elle s'est faite à la suite d'un isolement géographique.
A l'opposé des transformations génétiques au sein d'une même population, la spéciation allopatrique est un phénomène qui se déroule sur une vaste superficie, parfois tout un continent ou encore un ensemble d'îles ou de lacs. Il échappe donc par essence, au domaine des travaux de laboratoire, d'autant qu'il implique aussi de nombreuses transformations génétiques successives, donc une durée inaccessible à l'échelle de la vie d'un chercheur. Aussi son étude s'est-elle faite surtout par l'analyse des étapes successives de phénomènes qui peuvent se rencontrer dans la nature à un moment donné. Le nombre immense d'espèces présentes sur notre globe et la relative fréquence des spéciations font que les situations intermédiaires qui mènent à une spéciation sont relativement nombreuses. Il serait plus exact de dire que l'abondance des situations intermédiaires dans la nature actuelle traduit tout à la fois la forte fréquence des phénomènes de spéciation et leur durée non négligeable dans le temps, autrement dit leur progressivité.
Parmi les mutations, certaines affectent la structure chromosomique elle-même ; elles sont généralement létales, même si elles n'affectent apparemment pas le phénotype. Il est néanmoins des cas où elles peuvent se maintenir, mais se révèlent incompatibles avec la structure génétique des parents. D'emblée se forment alors des organismes isolés sexuellement, qui peuvent être à l'origine d'une nouvelle espèce. Ce mode de spéciation est appelé spéciation sympatrique parce qu'il se déroule au sein même d'une population. Il conduit par exemple à des espèces polyploïdes, abondantes dans le monde végétal, mais le plus souvent peu différenciées morphologiquement.
Isolement génétique, la spéciation diffère fondamentalement des mécanismes élémentaires qui aboutissent à sa réalisation. Elle n'est pas, en soi, un facteur de différenciation morphologique rôle tenu par la transformation génétique progressive des populations -, mais son rôle évolutif n'en est pas moins fondamental. D'une part, en effet, elle contribue à accélérer la divergence génétique, et donc morphologique, des populations entre lesquelles elle a supprimé les échanges génétiques. D'autre part elle amplifie la marge de l'évolution ultérieure de chacune et donc l'enrichissement du monde vivant - en permettant le retour à la coexistence des espèces individualisées dont elle rend toute diversification ultérieure indépendante de l'isolement géographique nécessaire au départ.
Tout autant que les modifications génétiques liées aux mutations et à la sélection qui sont à son origine, la spéciation est donc un mécanisme majeur de la différenciation des lignées et par là de l'ensemble de l'évolution des organismes. Par les modalités de sa réalisation, elle apparaît liée étroitement à l'extraordinaire hétérogénéité de la surface du Globe et aux multiples barrières d'origine géomorphologique qui y existent et s'y modifient continuellement. Aussi fait-elle bien comprendre l'inépuisable diversification des formes qui caractérise l'évolution des organismes depuis l'origine de la vie.
5. L'évolution ultérieure des lignées
Le rôle essentiel de l'hétérogénéité des milieux et des barrières physiques qui les séparent ne se limite pas à la spéciation. Il se poursuit évidement tout au long de l'évolution ultérieure des lignées et s'y trouve prodigieusement accru par les variations continuelles dans le temps de cette hétérogénéité et de ces barrières. Son intervention dans les phénomènes évolutifs fait même apparaître un nouveau mécanisme qui constitue un lien entre les modifications des milieux et celles de la structures des espèces.
Lorsque se produisent des changements dans les caractéristiques physico-chimiques et géomorphologiques d'une région, c'est en effet la composition spécifique des biocénoses qui se trouve immédiatement modifiée : seuls interviennent, en effet, un déplacement d'espèces préexistant dans les milieux voisins ou un changement de leur densité. Ce sont les interactions spécifiques ainsi modifiées compétition, mutualisme, prédation, parasitisme - qui représentent pour chaque espèce les facteurs biotiques influant sur son génome : ce sont leurs changements qui, par le jeu de la sélection naturelle, vont déterminer ensuite son évolution. Autrement dit, les caractéristiques des écosystèmes et leurs variations déterminent la dynamique des variations génétiques qui y seront induites par les facteurs sélectifs nés de cette dynamique. Ce sont ces caractéristiques qui vont ainsi orienter l'évolution des lignées sans que, cependant, puissent être prévues les modalités de ce pilotage.
Sans que soit nullement remis en cause le rôle primordial du mécanisme élémentaire fondamental la sélection de changements génétiques dus à des mutations et modulés par l'intervention d'événement fortuits -, des mécanismes viennent donc s'ajouter pour expliquer l'évolution des organismes. Des spéciations permettent d'abord la formation d'entités génétiques distinctes. Sous l'influence des variations d'un milieu physico-chimique et des multiples interactions entre espèces, l'évolution de chacune de ces entités se poursuit ensuite pour donner les divers organismes qui coexistent dans un univers fondamentalement hétérogène et se succèdent au cours des âges.
On comprend ainsi comment la diversité et la continuelle variation des milieux physico-chimiques répandus sur toute la surface de la Terre, l'isolement plus ou moins complet, temporaire ou non, des divers territoires, expliquent tout à la fois la prodigieuse variété des espèces et des biocénoses qui constituent la biosphère, comme aussi leur perpétuel renouvellement depuis qu'existent des êtres vivants.

[R] Les insectes et autres petites bêtes  
1994, Edusoft, CD-ROM (sous MSDos)

Le générique est impressionnant : une abeille (japonaise, m'a soufflé un spécialiste) virevolte dans un sous-bois, parmi les feuilles, s'envole vers la cime d'un arbre, traverse un tronc creux et finit... dans une toile d'araignée : une animation satisfaisante, sur une partie de l'écran, avec des images à l'allure de mosaïque - mais l'ordinateur, sans dispositif additionnel, ne peut rivaliser avec une "télé".
D'ailleurs, on se laisse prendre au spectacle et au jeu. Le Cinéma de la ruche comme la Cave sont des mises en scène astucieuses du monde des insectes et autres arthropodes, propres à captiver l'attention des jeunes (et des autres) et à le leur faire découvrir, images fixes et animées, sons et textes fort bien faits et exacts à l'appui, sans ennui. La "base de connaissance" - qu'on parcourt au moyen de touches analogues à celles d'un lecteur de cassettes - est riche et variée ; à droite, un texte se déroule au fur et à mesure de sa lecture par une voix appropriée (plusieurs acteurs ont prêté leur voix, en fonction du de la bestiole) tandis qu'à gauche figure une photo, parfois un vidéogramme.
Un livre parlant et un jeu s'adressent aux plus petits. Conçu à Los Angeles par les équipes de Knowledge Adventure et (bien) adapté en français, ce titre fait partie d'une collection : L'aventure de la connaissance, aux côtés de Du big bang aux dinosaures, le monde sous-marin, le corps humain en trois dimensions, les découvreurs. A signaler : les deux premiers titres ci-dessus et Les insectes existent aussi sur disquettes (avec des performances réduites).
A.F.


[R] On signale : LIVRES

Christian Bain, Jean-Louis Bernard et André Fougeroux : Protection des cultures et travail des hommes
1995, éd. Le Carrousel, 264 pp.

Jean-Pierre Darré (dir.) : Pairs et experts dans l'agriculture  
1994, éd. Eris, 228 pp.

Christian Rémésy : Alimentation et santé  
1994, éd. Flammarion, coll. " Dominos ", 128 pp.

L'Europe et la forêt  
1994, Eurofor, 2 vol, 1 530 pp.

Jean-Claude Roland et Françoise Roland : Atlas de biologie végétale  
T. 2 - Organisation des plantes à fleurs, 1995, éd. Masson, 133 pp.

Jean Lhoste et Jacques Ponchet : Histoire de la phytopathologie française et des artisans de son évolution en France
1994, éd. OPIE, 343 pp.

Alain Rérat : Production alimentaire mondiale et environnement  
1994, éd. Tec et Doc, Lavoisier.

Roger Cans : La bataille de l'eau  
1994, éd. Le Monde-Editions, 219 pp.

H.H. Sambrans : Guide des animaux d'élevage  
1994, éd. Eugen Ulmer, 304 pp.

Volkmar Lust : Production bio-dynamique de fruits et de légumes  
1994, éd. Eugen Ulmer, 182 pp.

Les salades sauvages
1994, éd. les Ecologistes de l'Euzière, 47 pp.

Le frêne en liberté

Elagage et taille de formation des arbres forestiers

Les bonnes recettes des forestiers

Tourisme de pays : L'envol des initiatives  
1994, éd. ADIR

Frank-Dominique Vivien : Economie et écologie  
1994, éd. La Découverte, coll. "Repères" n° 158, 121 pp.

Sylvie Mortadet : Pratiques et stratégies financières des agriculteurs  
1995, éd. CEMAGREF, 292 pp.

Philippe Delcros : Ecologie du paysage dynamique végétale post-culturale en zone de montagne.

Jean-Paul Ventère : la qualité écologique des produits  
1995, coéd. Sang de la Terre/AFNOR, 184 pp.

Dominique Bourg : Les sentiments de la nature  
1994, éd. La Découverte, 246 pp.

Gérard Duhamel : Flore des Carex de France  
1994, éd. Boubée, 174 pp.

Gilles Allaire et Robert Boyer (dir.) : La grande transformation de l'agriculture  
1995, coéd. INRA/ECONOMICA, 442 pp.

Poitou-Charentes. Produits du terroir et recettes traditionnelles  
1994, éd. Albin Michel, 379 pp.

Andrée Corvol et Jean-Paul Amat : Forêt et guerre  
1994, éd. l'Harmattan, 325 pp.

Gérard Lambert : L'air de notre temps  
1995, éd. Le Seuil, 246 pp.

R. Perrin et J.R. Sutherland (dir.) : Diseases and insects in forest nurseries  
1994, INRA Editions, coll. " Les Colloques ", 332 pp.

Gilles Delluc : La nutrition préhistorique  
1995, éd. Pilote 24, 200 pp.

Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet : Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée  
1995, Edition Méloé, 96 pp.

Denis Fougerat et Thierry Sibiende : PME/PMI Intégrer l'environnement dans votre gestion  
1995, éd. ECONOMICA, 224 pp.

Fuhrer Urs (dir.) : OEkologisches Handeln als sozialer Prozess  
1995, Birkhäuser Verlag, 150 pp.

Une dizaine d'articles (en allemand, français ou anglais) de chercheurs en sciences sociales impliqués dans le programme prioritaire suisse (PPS) "Environnement" alias "Umwelt".


[R] RAPPORTS, COMPTE RENDUS, THESES

O. M'hirit, A. Samih et M. Malagnoux (dir.) : Le Cèdre de l'Atlas Cedrus atlanticus (Manetti)
Annales de la Recherche forestière au Maroc, n°27 (spécial), 2 vol., 734 pp.

Agriculteurs pour un avenir durable
1995, éd. FIPA, 24 pp.

Chantal Blanc-Pamard et Jean Bontrais (dir.) : A la croisée des parcours
1995, ORSTOM Editions, 336 pp.

La dimension environnementale de "1992". L'environnement et le marché intérieur
1993, Economica Verlag, 293 pp.

Dominique Bourg (dir.) : La nature en politique
1993, coéd. L'Harmattan/association Descartes, 172 pp.

Zones humides
1994, éd. min. Environnement, 33 pp.

Loisirs : aménagement et environnement
1995, éd. AIDEC, cahier n° 31

Gestion différenciée des espaces verts
1995, éd. CNFPT/AIVF, 231 pp.

Annales 1993 des Ateliers du conservatoire du littoral
1995, éd. CNLRL, 170 pp.

La mouche du coche
1994, éd. FPH, 47 pp. + ann.


[R] PÉRIODIQUES

Les chiffres de l'agriculture et de la pêche 1995, Bima n°1429, décembre 1994

Pollution atmosphérique, n°144, octobre, décembre 1994

Perspectives Sud-Sud, n°1, octobre 1994

Nature 2000 Infos, n°2, automne-hiver 1994

Transhumance, n°10, décembre 1994

Actes de l'IAV Hassan II, Vol. 18(4), 1993

Forêts-entreprise, n°100, décembre 1994

Sécheresse, Vol. 5, n°4, décembre 1994

Alter Agri, n°11, automne 1994

Fourmi verte, n°7, décembre-janvier-février 1995

Le Courrier de la nature, n°147, septembre-octobre 1994

A l'actif de la SNPN, également :

Zones humides infos, n°6, 4e trimestre 1994

Dossier jachères, Phytoma n°488, janvier 1995

La lettre de la DADP, n°1, octobre 1994

Prof infos, n°1, décembre 1994...

...n° 3, mars-avril 1995

L'Environnement magazine, n°1535, mars 1995

Polyphénols actualité, n°12, février 1995

Environment and History, 1995

Agroforesterie en zone tempérée, Revue forestière française, n° spécial, 1994, 188 pp.

Productions Animales, Vol. 8, n° 1, février 1995

La protection des végétaux et l'environnement, BTI, n°17-18-19, juillet-décembre 1994

SYFIA, n°71, décembre 1994

Vers une renaturation en Alsace, Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, n°832, 1/1994

Michel Robert : Le sol, une interface dans l'environnement, Sciences, n°95-1, janvier 1995

BRISE, n°0, décembre 1994

Les emploi de l'environnement, Aménagement et nature, n°114, été 1994

BDEI, n°1/95

Arborescences, n°52, septembre-octobre 1994

Arbre Actuel, n°16, décembre 1994 - janvier 1995

Ligne verte, n°5, septembre-octobre 1994

La Plume, n°4, octobre 1994

La diversification des usages du sol, L'aménagement foncier agricole et rural, n°83, décembre 1994

Paysages des villes et des campagnes, n°3, janvier-février 1995

EUR-OP News, 3e année, n°3, automne 1994

Le Soleil, Courrier de l'UNESCO, Janvier 1995

Variétés légumières, Foliaison, n°8, octobre 1994

Equinoxe, n°53, novembre-décembre 1994

In Vivo, n°1, janvier-mars 1995

Fléaux atmosphériques, n°8, février 1995

Gestion écologique par le pâturage, La Lettre des réserves naturelles, n°33, décembre 1994

Nature & Jardin, n°2, avril 1995

Comment se comporte le bison ?, INRA Mensuel, n°80, février 1995

Paysage et Aménagement, n°30, février 1995


[R] DOCUMENTS, PLAQUETTES, ETC.

INRA information et communication Catalogue des films
1994, éd. INRA-DIC, 89 pp.

Office international de l'eau. Catalogue des stages 1995
1995, éd. OIE, 49 pp.

Législation communautaire en matière d'environnement
1995, éd. CCE, 7 vol.

L'environnement pour l'agriculture
1994, éd. Club Déméter, 23 pp.

L'arbre en ville et les constructions en souterrain
1994, cahiers techniques d'Arbre Actuel, n°1

Pour lutter contre l'Eudémis : La confusion sexuelle
1994, éd. INRA-DIC.

J. Gondran, R. Bournoville et C. Duthion : Diagnostic des maladies, ravageurs et accidents chez le lupin blanc
1995, INRA Editions, 47 pp.

Jacques Baillon : Le loup, essai de bibliographie
1995, éd. LNOLM, 68 pp.

Jean-louis Choisel : La Géline de Touraine
1994, éd. ANAGT, 25 pp. + ann.

Crânes de mammifères
1994, éd. CPN, 39 pp.

Emile Vivier : Le lagunage naturel
1994, éd. Nord-Nature, 72 pp.

Martine Georget et Pascale Scheramm : Lutte contre les insectes ravageurs des cultures. Les apports de la biologie
1995, éd. INRA-DIC, 42 pp.

Bernard Defaut : Les synusies orthoptériques en région paléarctique occidentale
1994, éd. ANA, 275 pp.

Le centre d'études et de recherches sur les montagnes sèches et méditerranéennes
1994, Montagnes méditerranéennes, n° hors-série.

Guide des interventions régionales
1995, éd. Conseil régional d'Auvergne, 241 pp.

L'élu face aux nitrates
1994, éd. CORPEN, 20 pp.

Annuaire des chercheurs de la recherche forestière tropicale française
1995, CIRAD, 345 pp.

Maghreb
Version originale, n°4, 1994

Dans la nature
1995, éd. REN, 46 pp.

François Grosclaude : Les productions animales : Politique scientifique 1993-1996

Guide du consommateur européen dans le marché unique
1994, éd. CECA-CE-CEEA, 231 pp.

Le gibier de tir
1995, éd. ANCER, 18 pp.

Guide jachère
Cultivar, hors-série, avril 1995


[R] Le Courrier de l'environnement n°24 ; Les ressources bibliographiques du Courrier