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Bibliographie : Courrier n°28, août 1996

On a lu, on a vu, On a écrit (publicité...), On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Documents, plaquettes, etc., Films, vidéogrammes, etc.)
Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°28 ; Les ressources bibliographiques du Courrier.


[R] On a lu, on a vu

L'environnement dans les sciences sociales : le regard des chercheurs sur les thèmes porteurs (par Bruno Maresca et Guy Poquet) ;  L'évolution : collectif d'auteurs sous la direction de Patrick Blandin  (par Jacques d'Aguilar) ; Michel Froissart : Froissartage (par Alain Fraval) ; Franck-Dominique Vivien : Economie et écologie (par Thierry Hommel) ; Paysage au pluriel : pour une approche ethnologique des paysages (par Pierre Donadieu).

[R] L'environnement dans les sciences sociales : le regard des chercheurs sur les thèmes porteurs par Bruno Maresca et Guy Poquet
Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, 142, rue du Chevaleret, 75013 Paris.

Résumé des Auteurs (*)
(*) Le document original, de 77 pages, est daté du 8 janvier 1996. Il est publié par le CREDOC sous ce même titre.

Le département Evaluation des politiques publiques du CREDOC a interrogé les chercheurs en sciences sociales sur les thèmes qu'ils estiment porteurs en matière d'environnement et sur des modalités institutionnelles qui permettraient au ministère de l'Environnement de soutenir et valoriser les travaux de la recherche française de manière mieux ciblée. Cette étude du CREDOC ne dresse pas un état des lieux exhaustif de la recherche en sciences sociales concernant l'environnement, mais permet de dégager les principaux thèmes de l'offre de recherche et de repérer parmi les équipes, ou les individualités pouvant servir de pivot à des programmes de recherche, ceux qui sont actuellement les plus facilement mobilisables sur des thématiques intéressant le ministère (indépendamment de toute évaluation scientifique).
Les thématiques des chercheurs
1. L'occupation du territoire et le rapport à la nature : cette thématique concerne, d'une manière générale, la question des représentations de l'environnement auprès du public, à laquelle s'ajoutent les travaux qui portent sur l'appropriation et la socialisation de la nature. Quant à la gestion de la nature, autre aspect de cette thématique, elle inclut la dimension de l'aménagement du territoire, avec en particulier une interrogation sur le devenir du monde rural et du rôle des agriculteurs. Les recherches proposées visent à élucider selon quels mécanismes l'évolution des systèmes et des structures agricoles affecte nature et paysages.
2. Environnement et urbanité : la gestion de l'espace urbain : dans le fil de la thématique précédente, sont mises en question les représentations socio-spatiales des usagers de l'espace urbain. Les facteurs qui concourent à la qualité de vie en centre-ville constituent un autre registre. Ces recherches convergent vers l'étude d'un certain nombre de nuisances.
3. Analyse des pratiques et savoir-faire : c'est toutes les pratiques quotidiennes de l'environnement et leurs transformations qui doivent être comprises et théorisées. C'est ainsi que la reproduction et le maintien dans le temps des savoirs et des pratiques constituent un champ d'investigation important. Les géographes semblent davantage s'intéresser au thème du tourisme, à travers ses impacts sur le patrimoine paysager et naturel. Sociologues et ethnologues mènent des réflexions sur un thème plus globalisant : la gestion de l'espace et du territoire au nom de l'environnement.  
4. Les acteurs de l'environnement : le changement de représentations et de comportement des acteurs institutionnels et des catégories professionnelles constitue un premier axe de cette thématique. A travers ces approches, les chercheurs semblent vouloir esquisser des voies pour une gestion de l'identité locale ouverte sur l'Europe. L'analyse des mouvements verts et des écologistes possède une dimension plus politique. Les chercheurs veulent s'interroger sur les spécificités de ceux qui peuvent se présenter comme de nouveaux acteurs gestionnaires de l'espace. D'une manière plus générale, le thème " Action et mobilisation collective " semble porteur à nombre de sociologues.
5. Environnement et développement économique : cette thématique, traditionnelle, n'en reste pas moins importante pour nombre de chercheurs, car les réflexions de fond ont été jusqu'ici décevantes et parce que la rapidité des progrès technologiques confère aux recherches en ce domaine une actualité permanente. Il s'agit de confronter les problématiques de l'environnement et celles du développement économique. Parallèlement aux sociologues qui s'interrogent globalement sur les perceptions du développement scientifique et technique par les Français, les géographes abordent la même thématique à travers des travaux portant sur les risques industriels et naturels, sur l'évaluation de ces risques au regard du paysage et de sa dynamique, sur l'évolution des transports de marchandises en Europe à l'horizon 2000 ou sur l'impact socio-économique et foncier des autoroutes.
6. L'humain et le rapport à l'animal : une dernière thématique, presque exclusivement avancée par les ethnologues et les anthropologues, porte sur le rapport entre l'homme et l'animal et sur le statut même de l'animal à travers des pratiques comme la réintroduction des espèces ou le maronnage (retour des animaux domestiques à la vie sauvage)...
Ces thématiques révèlent l'absence de tout ce qui touche à l'évaluation des politiques de l'environnement. Les chercheurs consultés n'ont dans l'ensemble pas évoqué la constitution de séries de données (statistiques entre autres) sur les aspects sociologiques de l'environnement. En ce qui concerne les acteurs de l'environnement, les chercheurs ont évoqué les acteurs institutionnels, les écologistes et les mouvements associatifs, mais semblent négliger des acteurs importants comme les industriels, les entreprises, les activités de « commerce ». Si des recherches sur les risques, tant naturels qu’industriels, ont été mentionnées, les questions relatives aux expertises et au rôle de l’expert, pourtant fondamentales au regard de ces préoccupations, ont été passées sous silence.
Les thèmes porteurs selon les chercheurs
Des déclarations convergentes de chercheurs traduisent un réel besoin de connaissances dans des champs plus ou moins en jachère. Les axes majeurs ci-dessous pourraient être proposés comme les thèmes d'offre de recherche à partir desquels le ministère de l'Environnement s'attacherait à susciter des réseaux de recherche.
1. Les perceptions/représentations de l'environnement : Repenser le concept d'environnement peut contribuer à décloisonner les différentes facettes de la recherche en sciences sociales et à réarticuler les différentes contributions disciplinaires. A cette perspective se rattacheraient les travaux abordant le fonctionnement des organes politiques et le dossier de la gestion de l'environnement, ainsi que les approches quantitatives et comparatives des investissements nationaux en matière d'environnement. On peut articuler cette démarche avec celle relative à l'évaluation des politiques d'environnement (axe 6), tout en distinguant la réflexion sur le concept même d'environnement et l'évaluation des politiques d'environnement.
2. La question de l'occupation des territoires : les concepts de nature, d'espaces naturels et de paysage sont associés dans une problématique qui reste à approfondir et qui devrait dépasser les perspectives rétrospectives pour développer les modalités de la production de l'idée de nature. Il s'agit de reconnaître à la question de l'occupation du territoire le statut d'un nouvel objet d'analyse. Des recherches sur les modalités d'intégration de l'environnement aux politiques d'aménagement du territoire et de développement local sont à développer. La question de l'" occupation des territoires " invite à un renouvellement des perspectives de la sociologie ruraliste, associant étroitement sociologie, géographie et ethnologie. Elle introduit également à la question de l'expertise et du rôle des experts dans l'élaboration des zonages concernant un territoire donné.
3. Analyse des pratiques et des modes de vie : ce sont les mécanismes de prise de conscience des contraintes environnementales qui devraient être mis à jour, ainsi que les rapports avec la demande sociale en ce domaine. Les pratiques et les logiques de comportement de grandes catégories d'acteurs usagers, associations, acteurs économiques, techniciens des administrations - doivent constituer des champs d'enquêtes et de recherches privilégiés. On doit s'intéresser non seulement aux formes de mobilisation collective, mais également aux pratiques individuelles. Les approches statistiques de l'évolution des pratiques, qui restent une thématique sous-jacente dans les déclarations des chercheurs interrogés, méritent d'être développées, ainsi que des observations et des programmes de recherche sur les acteurs volontaires de l'environnement.
4. Environnement et urbanité : la gestion de l'espace urbain : c'est le rapport à la nature dans la ville qui demande à être exploré. Ce thème, récurrent à travers les différentes disciplines, a été abordé et traité par des géographes et urbanistes, mais dans une optique qui a laissé peu de place à la sociologie et à l'approche ethnographique. Tous les chercheurs en conviennent et déplorent le retard pris en ce domaine sur les autres pays européens. Cette analyse du rapport qu'entretiennent les citadins à la nature doit permettre d'affiner la réflexion sur la gestion de l'espace urbain. Doivent être analysées en particulier les relations entre les populations locales et le " pouvoir urbain ", en mettant particulièrement en lumière le jeu des acteurs politiques et des médias. On retrouve ici les interrogations sur les comportements et les stratégies des acteurs du champ de l'environnement, qui appellent des observations sur le terrain. L'environnement est dans cette perspective une entrée essentielle pour interroger le futur de la ville. L'intégration des urbanistes et des architectes est à ce niveau souhaitable.
5. La santé et la gestion des risques : cette question mériterait d'être développée comme un axe spécifique, notamment à propos des enjeux d'environnement international ou planétaire qui n'apparaissent pas avec netteté dans les déclarations des chercheurs. La gestion des risques, tant naturels qu'industriels, constitue un champ d'investigation important dans lequel les travaux ont besoin d'être poursuivis. Des recherches seraient à mener pour déterminer les modalités d'appréciation des risques réels encourus par une population face à une situation donnée. L'interdisciplinarité est dans ce domaine fondamentale.  
6. La question de l'évaluation des politiques d'environnement : une politique de l'environnement doit aujourd'hui être en mesure de dépasser son projet initial la seule protection des milieux et des espèces - pour déboucher sur une compréhension profonde du sens et du devenir des espaces. Du même coup, c'est toute la démarche d'évaluation d'une politique de l'environnement qui se verrait invitée à prendre en compte de nouveaux critères, prise en compte qui appelle des recherches spécifiques. Cette investigation requiert la capacité de faire converger les apports disciplinaires de la sociologie, de la géographie, de l'histoire et de la philosophie. Ce thème d'offre de recherche trouverait sa perspective opératoire dans l'analyse des conduites d'évaluation.  
7. Démarches et études comparatives : toutes les recherches qui seraient entreprises autour des thématiques évoquées seraient à mener, non seulement dans le souci de la pluridisciplinarité, mais aussi en s'appuyant sur des problématiques comparatives internationales. Les travaux entrepris jusqu'ici dans le champ de l'environnement pêchent trop souvent par leur caractère franco-français. L'accumulation de données à des fins comparatives s'impose et le ministère pourrait jouer un rôle extrêmement important pour mettre en place des programmes de recherches comparées, et inciter à l'élargissement des équipes à des chercheurs étrangers. Il convient de noter que l'intégration d'équipes françaises dans des projets internationaux suppose une intégration des approches théoriques sans laquelle les comparaisons s'avèreraient difficiles, voire impossibles. C'est pourquoi des échanges réguliers sur ce point devraient être prioritairement organisés.
La tonalité générale des recherches proposées peut sembler abstraite. Plusieurs chercheurs estiment que les thèmes de recherche retenus gagneraient à être centrés sur des objectifs précis, à répondre à une préoccupation forte et à permettre des applications concrètes. On pourrait rajouter aux thématiques suggérées la question de l'élaboration d'outils d'aide à la décision en matière de gestion écologique des milieux, en collaboration avec les acteurs et décideurs. Ces outils d'aide à la décision sont certes directement liés à des problèmes de développement local, mais sont susceptibles de favoriser des connaissances nouvelles sur l'environnement à partir de la confrontation et de l'évolution des points de vue des acteurs. On peut aussi penser au développement d'une comptabilité patrimoniale plus efficiente et précise des actifs naturels. Reste que les thèmes d'offre de recherche proposés ne sont pas nouveaux. C'est pourquoi, il faudrait recenser les pratiques innovantes fondées sur des réflexions conceptuelles originales.
Les souhaits quant aux modalités de mise en oeuvre  
Pour la majorité des chercheurs, toutes disciplines confondues, le ministère devrait intervenir d'une part sur le décloisonnement des différentes disciplines en favorisant la rencontre physique des chercheurs et, d'autre part, sur la diffusion des travaux, ce qui dénote que les orientations en cours du SRAE (service de la Recherche et des Affaires économiques du ministère de l'Environnement) sont mal connues des chercheurs. Les deux domaines d'action évoqués peuvent se décliner en cinq points.  
1. Préciser le rôle du SRAE : même si le rôle du ministère n'est pas mis en question et si l'initiative dans la stimulation des chercheurs ne lui est pas contestée, une clarification du rôle du SRAE est souvent demandée. Cet effort de communication devrait s'accompagner d'un effort similaire en matière de coordination entre les différents ministères. Cette coordination institutionnelle devrait également s'accompagner d'une meilleure coordination du point de vue des différentes disciplines et des différents thèmes concernant les préoccupations environnementales. Les chercheurs ressentent fortement un manque de synthèse à cet égard, certains trouvant que l'organisation du ministère en secteurs très cloisonnés favorise une telle segmentation. Favoriser la pluridisciplinarité des équipes de recherche doit être un objectif privilégié.
2. Lancer des appels d'offres, contribuer à la diversité des financements : les chercheurs souhaitent ne pas être trop contraints par des impératifs financiers, à savoir, pouvoir disposer d'un budget suffisant pour inscrire leurs travaux dans un terme assez long. Le ministère devrait s'efforcer d'organiser ses appels d'offres en ce sens et limiter le saupoudrage des financements. Enfin, le ministère devrait mener une action pour associer les moyens de l'Etat à ceux des grandes entreprises publiques et privées concernées par les problèmes d'environnement.
3. Organiser des rencontres de chercheurs, constituer des réseaux : le ministère doit favoriser la communication entre chercheurs dans des rencontres thématiques, les thèmes devant être aussi précis que possible. Ces rencontres devraient être moins formalisées que les grands colloques ou séminaires et être limitées à quelques journées dans l'année. Pour nombre de chercheurs, c'est un des plus sûrs moyens de créer un lien durable entre eux et des équipes pourraient se constituer naturellement. Pour favoriser le phénomène, deux possibilités s'offrent au ministère : par le biais d'appels d'offres spécifiques, il pourrait soit favoriser le regroupement de certaines équipes de recherche pour des périodes courtes d'environ deux à quatre ans, soit provoquer la constitution d'équipes pour des périodes beaucoup plus longues. La première possibilité semblerait entrer davantage dans le rôle du ministère.
4. Diffuser l'information : publications, séminaires et valorisation des recherches doivent viser à créer ou améliorer la synergie entre équipes de recherches. Le ministère doit avoir une véritable politique de diffusion de l'information, puisque celle-ci doit contribuer à la multiplication des contacts entre chercheurs, à l'augmentation des collaborations interdisciplinaires, permettre une meilleure couverture des différents champs intéressant l'environnement, vulgariser et faire connaître les travaux. Cette politique d'information passe d'abord par une politique éditoriale. Au delà de cette information de fond, le ministère pourrait favoriser un meilleur contact entre chercheurs en assurant à des informations plus ponctuelles une large diffusion (liste régulière des séminaires, recensement des chercheurs isolés et des travaux qu'ils ont menés au cours des cinq dernières années, informations sur les études entreprises par les collectivités locales). Enfin, le ministère devrait assurer la valorisation des différents travaux et recherches concernant l'environnement, d'une part en en favorisant la publication à l'intention de la communauté scientifique, mais aussi en en assurant la vulgarisation.
5. Favoriser l'ouverture et les confrontations : pour nombre de chercheurs, il convient de reconnecter les sciences sociales et les sciences de l'ingénieur. Si une telle tâche relève du ministère de l'Education, il n'en reste pas moins que le ministère de l'Environnement pourrait au moins contribuer à la reconnaissance de l'environnement comme un domaine à part entière par les Universités. Au coeur de cette pédagogie de l'environnement, se trouve l'interdisciplinarité des thématiques et la nécessité d'engager des recherches dans cette optique, pour améliorer quantitativement et qualitativement les connaissances. L'ouverture sur les autres disciplines, doit s'accompagner d'une ouverture sur l'étranger. Le ministère devrait trouver là un axe d'action privilégié et concentrer des moyens pour assurer la réalisation de comparaisons et de thématiques internationales, notamment européennes.
L'analyse de réseau, les relations de travail et les liens de proximité entre chercheurs
Avant de chercher à identifier des liens de proximité, nous avons cherché à prendre une vue d'ensemble des relations entre groupes disciplinaires.
Les géographes mentionnent peu de relations de travail effectif avec des sociologues (8%) : plus des 3/4 des relations avec des géographes sont évoquées par d'autres géographes. La forte structuration de la discipline explique sans doute son fonctionnement en grande partie autarcique, malgré les besoins d'ouverture souvent soulignés par les chercheurs consultés. Si les géographes mentionnent peu de relations avec les sociologues, la réciproque est encore plus vraie (6%) : les sociologues sont certes moins refermés sur eux-mêmes (seulement 50% de leurs relations concernent d'autres sociologues), mais ils sont surtout ouverts sur l'ethnologie, encore que les relations entre sociologues et ethnologues sont un peu plus évoquées par les ethnologues (24%) que par les sociologues (20%).
La moitié des relations de travail mentionnées par des ethnologues se limitent au cadre de leur discipline. Mais les ethnologues sont ceux qui déclarent le plus de relations avec les sociologues (24%), ainsi qu'avec des chercheurs d'autres disciplines (13%). Les réseaux relationnels des sociologues et ethnologues se recoupent en bonne partie et sont en tous cas plus perméables entre eux qu'avec la discipline très structurée qu'est la géographie.  
Parmi les relations de travail des chercheurs d'autres disciplines (psychologie, histoire, écologie...), environ 32% concernent des sociologues, 14% des ethnologues et 9% des géographes. La diversité des disciplines explique la plus grande dispersion des citations.
En ce qui concerne les relations de travail avec les organes institutionnels, elles sont beaucoup plus fréquentes chez les sociologues (16%) et chez les chercheurs des " autres disciplines " (12%). Seulement 4% sont évoquées par des ethnologues et 3% par des géographes. Pour les géographes, ce score peut s'expliquer par leur plus grande faculté d'accéder à des sources de financement auprès des collectivités locales.
Les résultats obtenus par la technique de l'analyse de réseau révèlent la présence de trois nébuleuses de chercheurs. Ces nébuleuses recouvrent les trois disciplines les plus représentées parmi les chercheurs consultés : la géographie, l'ethnologie et la sociologie. On note que les autres disciplines n'apparaissent pas en tant que telles : seuls certains individus qui en relèvent se retrouvent à la marge des différents sous-groupes. Les trois nébuleuses se recoupant en partie, l'analyse désigne les individus qui jouent un rôle, de manière plus ou moins formelle d'ailleurs, dans la vie de réseau, que ce soit à l'intérieur de leur propre discipline ou dans son ouverture sur d'autres disciplines. Les résultats ainsi obtenus par l'analyse de réseau confirment, et illustrent nominativement, les indications concernant les relations de travail entre chercheurs de disciplines différentes. Il convient cependant de rappeler qu'il ne s'agit que de présomptions de relations de travail entre chercheurs travaillant sur des thèmes intéressant l'environnement et non de relations objectivement identifiées. Cependant les caractéristiques de la technique de l'analyse de réseau, qui ne retient que les liens les plus fréquents entre individus, en rejetant à la marge les liens les plus faibles, ainsi que notre stricte sélection des individus les plus fréquemment cités soumise à traitement, nous permettent d'affirmer que les relations que nous avons identifiées présentent un degré de fiabilité élevé.
Toute action du ministère de l'Environnement entreprise dans le cadre d'une stratégie de dynamisation ou de redynamisation de réseaux peut prendre ainsi appui sur la centralité et le tissu relationnel de chercheurs dont l'analyse de réseau a révélé ou confirmé la place privilégiée qu'ils occupent.

[R] L'évolution : collectif d'auteurs sous la direction de Patrick Blandin
1996, Bordas, 96 pp., 180 photos en couleurs.

Des milliers de visiteurs ont déjà parcouru cette Grande Galerie de l'évolution du Muséum d'histoire naturelle de Paris, inaugurée en juin 1994. Ils ont certainement été étonnés par l'abondance des matériaux présentés et ont pu parfois perdre le fil conducteur qui guidait les réalisateurs. Ils le retrouveront en lisant ce livre.
P. Blandin a en effet, dans ce livre richement illustré, repris le thème général de cette exposition en nous décrivant, en trois actes, la grande épopée de l'évolution. Le premier acte nous montre la diversité des espèces et des milieux. C'est l'occasion de décrire, en rappelant leurs caractéristiques et leur composition, des milieux aussi différents que le monde pélagique, les abysses, les zones littorales, les récifs coralliens, les régions polaires et subpolaires, les forêts tempérées et tropicales humides, les déserts, les savanes d'Afrique. L'acte II présente les processus d'évolution en suivant à partir de la cellule, unité fondamentale du vivant - l'émergence du concept d'évolution, la sélection naturelle en action, la multiplication des espèces, les grandes extinctions, les origines de la vie, l'évolution et la diversité des organismes unicellulaires et pluricellulaires puis la conquête des terres émergées enfin l'ascendance de l'humanité. Le dernier acte est celui de la suprématie de l'Homme et son rôle comme facteur d'évolution. Ce qui amène à montrer son influence sur l'exploitation et la surexploitation des êtres vivants, la domestication, la transformation des paysages, les pollutions, la disparition et les transferts des espèces. Enfin notre responsabilité dans le devenir et la gestion de la biodiversité.
Les géographies de la Terre sont présentées, sous forme d'annexes, depuis la boule de gaz et l'évolution des continents émergés puis il y a 650 millions d'années l'apparition des premiers êtres pluricellulaires ; 300 millions d'années la conquête du milieu terrestre ; 200 millions d'années l'expansion de la vie ; 50 millions d'années la considérable diversification des espèces et il y a 10 000 ans la domination de l'Homme.  
Ce livre permet d'embrasser la globalité de l'évolution physique, chimique et biologique de la planète et de mesurer notre rôle dans cette dynamique.
Jacques d'Aguilar.

[R] Michel Froissart : Froissartage  
1995, éd. Chiron, 128 pp.

" Vieux moyens avec presque rien d'être utile et de devenir habile " : c'est la réédition d'un manuel de savoir bricoler en bois dans la nature publié pour la première fois en 1936 à l'intention des jeunes campeurs. Muni de la panoplie d'outils à main ad hoc, l'apprenti boiselleur (tout autant charpentier, charron, menuisier...) s'imprégnera de " quelques principes d'équilibre des forces et de mécanique de la construction " et étudiera les assemblages, apprendra à choisir le bois sur pied, examinera les matériaux, commencera par " l'essentiel de la méthode du froissartage " avant de s'attaquer à des travaux plus compliqués : parti du porte-serviettes, il pourra aller jusqu'au pont en passant par la barrière et par la cabane. Une fois ce livre lu et assimilé, et après quelques exercices, le jeune citadin n'aura plus l'idée d'assembler deux rondins à coups de marteau et à grand renfort de clous et il aura, en tous cas, passé de bons moments, attrapé des ampoules, appris des techniques simples, efficaces astucieuses, respectueuses des matériaux, de " bricolage durable ".
Puisse la méthode inspirer certains ruraux ou leur rappeler certains souvenirs - et leur faire abandonner l'idée de construire pour leurs prés des barrières à base de vieux sommiers...
A.F.

[R] Franck-Dominique Vivien : Economie et écologie
Collection Repères, La Découverte, 121 pp.

Un titre simple, peut-être pas assez accrocheur, pour un petit ouvrage d'une grande qualité. Cet ouvrage fait le point sur un sujet épineux. Il dresse un bilan des relations souvent conflictuelles existant entre les deux disciplines qui en forment le titre, tout en replaçant le débat dans une perspective historique et évolutive. En effet, parler de relations conflictuelles, c'est retracer l'émergence du débat, soit exposer et opposer judicieusement l'économie et l'écologie dans leurs contenus et leurs enjeux pour introduire le lecteur aux théories les plus récentes. Des Physiocrates à l'école de Chicago, en passant par Linné, Darwin et Georgescu-Roegen, F. D. Vivien nous fait voyager dans les méandres du temps et de l'évolution scientifique et technique, support du développement des sciences économiques et de la prise de conscience écologique. Deux fois bravo pour des encadrés très instructifs et parfois étonnants, qui illustrent bien les propos avancés par l'auteur, et pour la bibliographie très étoffée qui font de ce petit livre la synthèse idéale pour le spécialiste et une introduction rêvée pour le novice. Quelques notions de bases en économie sont toutefois sollicitées pour une meilleure compréhension du problème.
Thierry Hommel

[R] Paysage au pluriel : pour une approche ethnologique des paysages
Collection Ethnologie de la France, cahier 9, Maison des sciences de l'homme, Paris, 240 pp.

Issu, pour l'essentiel, de l'appel d'offres de recherche lancé en 1989 par la mission du patrimoine ethnologique, cet ouvrage collectif apporte une remarquable contribution de vingt-deux chercheurs au débat sur la question sociale et politique du paysage.
" Le paysage désigne à la fois une réalité, l'image de cette réalité et les références culturelles à partir desquelles cette image se forme ". A partir de cette claire définition, qui n'a rien de spécifiquement ethnologique et qui reprend celles données par A. Cauquelin, A. Roger et A. Berque, l'anthropologue Gérard Lenclud trace une voie qui n'est pas exactement celle des ethnosciences. Pour les chercheurs, il s'agira de mettre en évidence de construire - les schèmes (les modèles) culturels qui rendent compte des représentations et des comportements sociaux, d'expliquer les conflits qui en résultent et d'indiquer comment l'Etat induit, au nom du paysage, des productions de territoires nouveaux.
Le paysage, produit aléatoire de la rencontre entre l'univers matériel et le regard, point de vue extérieur au territoire est, dans la culture occidentale, conditionné par la culture du paysage-image ; ce point est largement admis, mais, écrit Lenclud, il a bien d'autres manières de donner forme à un paysage que d'en faire un tableau. En effet " aucune réalité n'est là qui ne soit déjà interprétée ". Pour voir, il faut avoir vu. Aussi les questions posées depuis environ un siècle en terme de paysage sont-elles interprétables comme " des décalages entre le produit de la perception et l'idéal attendu ". De cette déception, naît la disqualification du paysage que l'ethnologue enregistre au sein d'un champ d'analyse beaucoup plus vaste des pratiques et des représentations sociales de l'espace. Non sans difficultés, car il est difficile d'observer des regards et les mots sont parfois impuissants à rendre compte des pratiques sociales.
En quête de modèles conceptuels qui rendent compte d'une construction culturelle et d'une production sociale de paysage, les chercheurs ont pu élucider des situations parfois complexes. Le plateau d'Aubrac, vide et dénudé, la ravine exotique de Bernica à la Réunion et les campagnes pastorales normandes réunissent tous les ingrédients des stéréotypes du paysage pittoresque et délocalisé tel qu'il fut défini à partir du XVIIe siècle : ce qui peut être peint et suggérer les sentiments du sauvage, du sublime ou du bucolique. Dans le Domfrontais normand s'ajoutent des éléments plus localisés et régionaux : les vaches dans les prés plantés de pommiers, les haras et les maisons à colombage, spectacles régionaux emblématiques empruntant parfois leurs motifs à des régions voisines (l'architecture rurale du pays de Caux). Les visions idéales sinon idylliques l'emportent sur la réalité agricole qui s'estompe dans " l'absolu dépaysement " de l'Aubrac de Gracq où est exaltée sous la forme noble des élevages de haras. Dans tous les cas, les figures récurrentes des motifs géographiques de paysage apprises à l'école et décrites par A. Mazas sont repérables dans les représentations courantes des Français : le clocher, le bois, le vallon, le sentier et la rivière.
Quand le voile paysagiste est absent, qu'offre à comprendre le paysage nu ? Le site célèbre du Mont Gerbier-des-Joncs, sans qualité paysagère reconnue, jouit cependant d'une réputation touristique indiscutable. Pourquoi ? Parce que, écrit M. de la Soudière, en tant que mont et source, en tant que motif de la culture scolaire, il s'impose comme porte-parole emblématique du plateau d'Ardèche et suggère le pèlerinage rituel à l'origine du fleuve. La ferveur populaire consacre la relation au lieu ; elle n'est pas sans rappeler les comportements religieux primitifs. Les territoires sans qualités esthétiques ou prestigieuses reconnues offrent d'ailleurs des comportements sociaux inattendus. Au Creusot, la multiplication des infrastructures locales, le TGV après le canal par exemple, aurait pu provoquer des réactions de rejet. Non, dans le contexte de la culture industrielle locale, le TGV et sa gare en pleine campagne sont perçus comme des symboles de la technologie française que l'on contemple avec ravissement. De même, à Plouzané dans la banlieue de Brest, les nouveaux habitants des lotissements, frustrés de paysages locaux, entreprennent, sur fond de discours écologique et paysager, un travail d'anamnèse et réinventent un néo-bocage breton avec talus et haies pour leur cadre de vie. Par contre à Alès, la population locale, refusant tout simulacre paysager de restauration des lieux abandonnés, s'installe dans un travail de deuil de l'activité minière défunte. Adoration, souvenir et regret, autant de comportements collectifs qui parfois contribuent à refonder des sociétés dans des territoires en mutation, non sans conflits entre les prétendants.
Ces conflits fondateurs sont bien mis en évidence. Dans chaque contexte, un ou plusieurs groupes sociaux convoitent le territoire en déréliction et construisent les discours qui doivent les légitimer aux yeux de leurs pairs. En Tarentaise, les montagnards qui ont, sans les mots pour le dire, intériorisé les risques naturels (avalanches, glissements de terrains) s'opposent à ceux qui les extériorisent (l'Etat) ou à ceux (les écologistes) qui esthétisent ou " sacralisent " le pays au nom du patrimoine naturel. Dans le marais Vernier, les éleveurs orthodoxes de races domestiques n'apprécient guère les pratiques hérétiques d'élevage de boeufs rustiques " porte-parole d'après l'agriculture et d'avant l'homme ". Dans ceux de Dol, un même quiproquo met face à face les agriculteurs tenant d'un marais propre, drainé, privatisé et ordonné et les chasseurs, les naturalistes et l'Etat nourrissant, avec des marais en eau, des projets différents de l'ordre agricole. D'une manière plus générale, les pouvoirs publics s'emploient à traduire ce qu'ils comprennent et interprètent de la demande sociale en actes de régulation et d'aménagement. Mais que comprennent-ils ?
En Auvergne, le " 1% paysage ", lié au passage de l'autoroute A75 a donné lieu, avec d'autres actions, à un ensemble de projets régulateurs de la transformation du paysage : charte agricole pour les terrasses, points noirs paysagers à réduire, conservatoire de paysages régionaux, etc. Au moment où s'efface le deuil de l'activité agricole, ne s'agit-il pas d'un leurre ? s'interroge Bruno Ythier. Même question pour Josette Debroux qui analyse les études paysagères du CEMAGREF de Grenoble sur le massif de Belledonne. Ces projets, qui s'appuient sur l'expertise des professionnels du paysage, induisent-ils réellement une recomposition sociale et économique des territoires en crise ? Dans la commune ardéchoise de Ribes, J. Cloarec montre comment un réel débat démocratique a été mis en place, avec la prescription d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) entre l'architecte des bâtiments de France, les inspecteurs des sites, les paysagistes, les élus et les habitants. Toutefois, il doute que ce paysage-patrimoine soit réellement un enjeu pour un avenir local sans agriculture.
Le doute des chercheurs se transforme quand, à la manière d'Yves Luginbuhl dans la région angevine, ils s'engagent dans l'action. Là est sans doute la limite de cet ouvrage qui passe sous silence ce que permettent les motivations paysagères de la société française et les compétences des professionnels du paysage, notamment celles des architectes-paysagistes. Agir avec les acteurs locaux pour aider les territoires ruraux à devenir autres, sans nostalgies ni utopies excessives, mais en fonction d'idéaux, c'est-à-dire de valeurs mobilisatrices, esthétiques et éthiques. Il s'agit bien en effet de construire villes et campagnes, avec imagination autant qu'avec réalisme. Les valeurs du paysage participent au marché des biens symboliques ; elles sont devenues aujourd'hui un enjeu économique. Le paysage invite à agir autant qu'il détermine les regards. Cet ouvrage l'illustre de manière convaincante.
Pierre Donadieu


[R] On a écrit (publicité...)

Jacques d'Aguilar, Remi Coutin, Alain Fraval, Robert Guilbot, Claire Villemant : Les illustrations entomologiques
1996, INRA Editions, 156 pp.

Les insectes, animaux petits, souvent discrets, mais d'une diversité extraordinaire, sont présents et extrêmement actifs, en bien comme en mal de notre point de vue d'humains, dans tous les milieux, terrestres et aquatiques (sauf en pleine mer), naturels et artificiels. Leur étude scientifique, l'entomologie, lancée par des savants naturalistes, a été poursuivie et perfectionnée par des spécialistes, les entomologistes, au sein d'institutions savantes, souvent à but appliqué. Les uns comme les autres ont eu besoin de décrire les espèces et, pour ce faire, de représenter les individus caractéristiques, les " insectes parfaits ". La plume et l'encre noire, surtout, mais aussi le pinceau et l'aquarelle, auront été les outils de ces illustrations, que ni la photographie ni l'imagerie informatique n'ont supplantés.
L'ouvrage présente, comme dans une exposition, un choix des dessins d'insecte qui ont accompagné et soutenu le travail des entomologistes, notamment ceux qui ont été réalisés à l'INRA par Fernand Pétré et René Préchac pour et avec divers chercheurs.
Les textes qui partagent avec eux l'espace du livre sont comme le catalogue de l'exposition, avec une préface de Jean Dorst (membre de l'Institut et professeur au Muséum), un texte introductif d'Alain Fraval (agronome, entomologiste et éditeur à l'INRA), une histoire des illustrateurs d'entomologie par Jacques d'Aguilar (ancien responsable du service faunistique de l'INRA), un aperçu des techniques de représentation (par Remi Coutin, ancien chercheur à l'INRA et Claire Villemant, du Muséum national d'histoire naturelle), une postface de Pierre Ferron (INRA, département de Zoologie). L'Office pour l'information éco-entomologique (OPIE), en la personne de Robert Guilbot, est co-auteur de cette entreprise.
Mais l'essentiel, c'est la centaine d'images d'insectes qui est donnée à voir. La majorité est dans l'habit austère, précis, académique, du noir et blanc ; quelques unes sont en couleurs. Chacune a été choisie pour sa beauté, son intérêt graphique, pour le talent très grand qu'elle traduit. Nulle hiérarchie dans cette faune graphique : insectes prestigieux, aériens, exotiques (de la faune des Antilles) s'y mêlent aux domestiques cossons, aux agricoles pucerons et thrips comme aux exécrables moustiques. Les uns et les autres, disposés comme les pièces de collection qu'ils sont, peuplent un album destiné avant tout aux amateurs de belles choses, savants comme simples curieux.
A.F.

NDLR : Cet ouvrage est présenté également dans la rubrique Oeuvres


[R] On signale : LIVRES

R.L. Boehme et V.E. Flint : Lexique des oiseaux
1995, Masson, 845 pp.

Jean-Marie Legay et Robert Barbault (dir.) : La révolution technologique en écologie
1995, éd. Masson, 259 pp.

Jacques Blondel : Biogéographie. Approche écologique et évolutive
1995, éd. Masson.

Fançoise Mosse : A la découverte des réserves naturelles de France
1996, éd. Nathan, 320 pp.

Sylvain Olivier et Guy Roland : Environnement et contentieux administratif
1995, coéd. Juris-service/Victoires Editions, 226 pp.

Michel Robert : Le sol
1996, éd. Masson, 244 pp.

Les procédés de traitement des déchets industriels solides et liquides
1996, éd. ADEME, 168 pp.

Méthode de " plan environnement entreprise "
1996, éd. ADEME, 100 + 350 pp.

Thierry Dutoît : Dynamique et gestion des pelouses calcaires de Haute-Normandie
1996, diff. CID, 220 pp.

Jacqueline Bonnamour (dir.) : Géographies et campagnes
1996, éd. ENS Fontenay-Saint-Cloud.

J. Bonnamour et B. Vélard : Quelles recherches aujourd'hui pour les campagnes de demain ?
Aménagement rural et recherche géographique
1996, ENS Editions, 190 pp.

Frédéric le Play : Des forêts
1996, ENS Editions, 248 pp.

Les dents du ciel II
1996, coéd. CIRAD-GERDAT-PRIFAS, 44 pp.

Yves-Henri Bonello : La ville
1996, éd. PUF, coll. " Que sais-je ? ", 128 pp.


[R] L'INRA publie

P. Houée : Les politiques de développement rural
1996, coéd. INRA Editions-Economica, 322 pp.

Michel Sébillotte : Le monde de l'agriculture
1996, INRA-Editions, 260 pp.

J.-J. Drevon (coord.) : Facteurs limitant la fixation symbiotique de l'azote dans le bassin méditerranéen
1995, INRA-Editions, coll. Les colloques n°77, 337 pp.

Danielle Galliano : Les groupes industriels de l'agro-alimentaire français
1996, coéd.INRA-Editions-Economica, 210 pp.

G. Gauvrit : Efficacité et sélectivité des herbicides
1996, INRA-Editions 168 pp.
Dans la collection Du labo au terrain.

J.-C. Muller (coord.) : Trente ans de lysimétrie en France (1960-1990)
1996, coéd. INRA-COMIFER, 392 pp.

Pierre Davet : Vie microbienne du sol et production végétale
1996, INRA Editions, 385 pp.

P. Mérot et A. Jigorel (ed.) : Hydrologie dans les pays celtiques
1996, INRA-Editions, 470 pp.


[R] RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES

Les incendies de forêt en région méditerranéenne.  Constitution et utilisation des bases de données
1996, Options méditerranéennes, sér. A, n°25.

Les produits de la protection des plantes
1996, éd. UIPP, np.

Les systèmes ruraux en question : perspectives de recherche
1994, éd. CNRS PIR EVS, 26 pp.

Attention public !
1996, CRACL, 12 pp.

Agriculture et développement péri-urbain
1996, éd. URVN, 93 pp.

Bio-indicateurs végétaux de la qualité de l'air
1996, coéd. ADEME-INRA, 153 pp.

Les oiseaux à risques
Phytoma n° 485, juillet 1996


[R] PÉRIODIQUES

Le Saint-Hubert, n°6, mai-juin 1996

Les Clés de l'environnement junior, n°2, 1er trimestre 1996

Le jardin de Frédéric, n°5, automne 1995

Droit de l'environnement, n°37, avril 1996

Forêt méditerranéenne, tome XVII, n°2, avril 1996

Aux échos du CO-GARD, n°55, mai 1996

Nature environnement en région Centre, n°46, mars 1996.

Adalia, n°31, 2e trimestre 1996

Espaces pour demain, n°48, 2e trimestre 1996

Afrique : oléagineux et développement, OCL, vol. 3, n°2, mars-avril 1996.

Productions animales, vol. 9, n°2, mai 1996

Le Rhin, Eaux libres, n°18, 1996

Voies de l'insertion, n°1, avril 1996

Le cri du Pangolin, n°16, janvier-mars 1996

ORSTOM Actualités, n°49, 1996

Infozoo, n°11, mars 1996

Frédéric Mortier : Le CO2 et la forêt, Bulletin technique n°29, octobre 1995, 159 pp.

FIR, n°28, mai 1996

Spore, n°62, avril 1996

Forêt méditerranéenne et faune sauvage, Forêt méditerranéenne, tome XVI, n°3, juillet 1995

La Feuille de SILVA, n°20, février 1996

La Salamandre, n°20, printemps-été 1996

La lettre des cindyniques, n°18, mars 1996

Adour Garonne, Printemps 1996

La Lettre de la biosphère, n°30, mai 1996

Infos-CTIFL, n° 121, mai 1996

La lettre de l'ANCER, n° 22

L'écho des tourbières, n°1, avril 1996

Ecodécision, n°20, printemps 1996

Infores'eau, n°6 novembre 1995

L'érosion du littoral, phénomène naturel, doit-elle être contenue à tout prix ? Les Données de l'environnement n°22, juin 1996

Laguna, n°1, mars-avril 1996

Les cahiers de Global Chance, n°7, juillet 1996

Sécheresse, n°2, vol7, juin 1996

Le Bièvre, t. 14, année 1996

Lignes bleues, n°5, été 1996

La lettre du Léman, n° 12, février 1996

Source, n°25, mai-juin 1996

Politiques de gestion des risques littoraux, Larus, hiver 1995-1996

Chasse et conservation des araignées, Pénélope n°19, automne 1995

Responsabilité et environnement, n° 3, juillet 1996

Systèmes solaires, n°114, juillet-août 1996


[R] DOCUMENTS, PLAQUETTES, ETC.

Le lièvre d'Europe
Bulletin mensuel de l'Office national de la chasse, n° 204, octobre 1995

HYPP : Encyclopédie de la défense des végétaux sur cédérom.
1995, coéd. ACTA/INRA

La diversité des espaces protégés en France
Les Données de l'environnement, n°21, avril-mai 1996

Etude des milieux naturels du Val de Saône
1996, éd. CAE - univ. de Bourgogne, 136 pp. + ann.

Un nouvel instrument de politique agricole : L'assurance revenu
1996, cahier de réflexion n°8 du club Déméter.

Chartes pour l'environnement en Ile-de-France
1996, éd. AREME, cahier technique n°1, 52 pp.

Vallées alluviales du Nord et de l'Est de la France
1996, éd. CSNP et al., 8 pp.

Mer et eau. Guide des formations
1996, éd. IO-CME, 176 pp.

Consommation, commerce et production de viande bovine : tendances et structures
INRA Sciences sociales, n°3, mai 1996.

Loire Nature
1995, éd. ENF, 12 pages + fiches

Research activities on nature and environment
1996, publication RMNO n°114, 357 pp.

Une forêt pour les hommes, Trente ans de passion
1996, éd. ONF, 85 pp.

Pour une agriculture citoyenne
1996, éd. Paysans et citoyens, 38 pp.


Sous le signe de la célébration du cinquantenaire de l'INRA

Il était une fois l'INRA
1996, INRA-DIC, 23 pp.

Regards sur l'INRA de 1994 à 1996
1996, INRA-DIC, 51 pp.


Le Sadoscope. Publications 1995
1996, éd. INRA-SAD, 154 pp.


[R] FILMS, VIDEOGRAMMES, ETC.

Brigitte Coscas : Compositions agricoles
Vidéogramme

Correspondance
1996, INRA-RFPB, multimédia


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°28 ; Les ressources bibliographiques du Courrier