Bibliographie : Courrier n°32, décembre 1997


On a lu, on a vu, On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Documents, Cédéroms).
Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°32 ; Les ressources bibliographiques du Courrier
Nota bene


[R] On a lu, on a vu

Comme les huit doigts de la main (par Jocelyne Porcher) ; Court traité du paysage (par Pierre Donadieu) ; L’Environnement ou l’administration des possibles (par Danielle Barrès) ; Vie en danger, espèces disparues, espèces menacées (par Claire Villemant).

[R] Comme les huit doigts de la main, par Stephen Jay Gould  
1996, édition du Seuil, Paris,

Avant d’ouvrir un livre de S.J. Gould, par exemple L’éventail du vivant, son dernier ouvrage, ou Comme les huit doigts de la main, parcourez l’index du volume comme on anticipe l’agrément d’une promenade ou le plaisir d’un repas à la seule lecture de la carte. Quel paléontologue vous offre à la fois Dieu, DiMaggio(*) , «Diners» (restaurants), et Dinosaures à la suite et au choix(**) ? Si Darwin occupe une place particulière dans l’esprit et le cœur de S.J. Gould, la théorie de l’évolution, qu’il défend avec une ardeur renouvelée dans chacun de ses livres contre les créationnistes de tout poil, n’est pas son unique centre d’intérêt : le base-ball, son grand-père, d’illustres chercheurs oubliés que Gould fait resurgir du fond des bibliothèques (en nous rappelant au passage combien éphémères sont nos certitudes et dérisoires nos ambitions lorsqu’elles servent des maîtres indignes), de minuscules fossiles aux noms illisibles, auxquels on ne peut s’empêcher de s’intéresser tant Gould a l’air de les trouver formidables, et mille autres choses encore, font l’objet des essais qu’il publie régulièrement dans Natural History et à la New Review of Books et qui sont rassemblés en une succession de volumes, formant un ensemble de «Réflexions sur l’histoire naturelle».
Si vous voulez compatir au sort de H.E. Crampton, chercheur dont la vie de travail a été réduite à néant par la disparition (humainement commanditée) de Partula, le petit escargot objet de ses travaux, percevoir la question de la diversité des espèces et les problèmes d’environnement en fonction des échelles de temps, savoir pourquoi nous avons cinq doigts, comprendre par la même occasion ce que contingence veut dire et plus encore qu’il est temps pour vous de lire Les hauts de Hurlevent si vous voulez réellement comprendre ce que contingence veut dire ; appréhender l’idée que «la lutte pour la vie» est une expression métaphorique comme «la sélection naturelle» et vous interroger sur la réussite pédagogique de ces métaphores (et de celle «du coin» qui illustre encore mieux que les deux premières la place des espèces dans la nature pour n’importe quel quidam ayant fendu des bûches avec une masse et des coins), lisez Comme les huit doigts de la main ou un autre des ouvrages de S.J. Gould.
Humaniste, rationaliste, bourré d’humour et de culture, Gould est un paléontologue jubilatoire. Sa lecture est plus efficace que le paracétamol contre les maux du stress, n’en doutez pas ; elle a le parfum de l’intelligence, du respect, de l’amour et du bonheur d’exister. Merci Monsieur Gould !(*)
Jocelyne Porcher

(*) Fameux joueur de base-ball dans les années 50 qui a épousé Marylin Monroe
(**) Index de Comme les huit doigts de la main, p.501
(***) Et merci à Nathalie, la prof de biologie qui me l'a fait connaître en me prêtant Le pouce du panda !

[R] Court traité du paysage, par Alain Roger
1997, Gallimard, 210 pp.

Le livre d’Alain Roger, professeur d’esthétique à l’université de Clermont-Ferrand et chargé de cours au DEA «Jardins, paysages, territoires»(*) propose une mise au point salutaire sur la notion de paysage. On a déclaré que cette idée chère aux géographes était inutilisable parce que trop polysémique ; on la confond encore avec celles d’environnement, d’écologie, de nature et de patrimoine. À la lumière d’un parcours historique des œuvres d’art qui montrent des paysages, Alain Roger rappelle que le paysage est une invention culturelle, qu’il n’existe que par le regard humain et par le geste de l’artiste et que toutes les cultures n’ont pas eu ou n’ont pas aujourd’hui le privilège de permettre l’admiration d’une étendue à contempler.
Le point de vue culturaliste qu’il défend avec vigueur le conduit à une critique du «contrat naturel» proposé par le philosophe Michel Serres et à remettre en question des causes frileuses ou mal argumentées qui cherchent des cautions dans les sciences physiques ou biologiques. Résolument engagées, les thèses de l’ouvrage dissocient ce qui est amalgamé en redonnant à l’imaginaire la place qu’il mérite et en perfectionnant la théorie de l’artialisation exposée dès 1978(**) .
La pensée théorique du paysage trouve ici des fondements solides et rationnels qui permettront de mieux comprendre les questions que la société pose aux politiques en termes de paysage. En dénonçant les réductions géographiques du paysage aux «géosystèmes» et écologiques aux «écosystèmes», A. Roger contribue à refonder les relations entre disciplines universitaires de manière peu équivoque. Il ne fait nul doute que les pratiques des aménageurs devraient s’en trouver modifiées et que la question du paysage aura à rechercher désormais des réponses autant du côté des artistes et des paysagistes que des scientifiques.
L’ouvrage vient de recevoir le prix 1997 de la revue Urbanisme et architecture. Cette distinction montre que les thèses d’A. Roger s’inscrivent dans le renouvellement des idées qui inspirent dorénavant la construction et la gestion de la ville à l’échelle de pans entiers du territoire. L’exigence sociale de la qualité du paysage est au centre des alternatives proposées pour mieux habiter la Terre ; elle exprime sans ambages que l’être humain est le lieu d’une quête sensible et insatiable de l’intelligibilité du monde.
Pierre Donadieu

(*) A l'Ecole d'architecture de Paris-la-Villette et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
(**) A. ROGER, Nus et paysages, essai sur la fonction de l'art, Paris, Aubier, 1978.

[R] L’Environnement ou l’administration des possibles
La création des directions régionales de l’Environnement, par Pierre Lascoumes et Jean-Pierre Le Bourhis
1997, éd. l’Harmattan, 253 pp.

L’objet de ce livre est de rendre compte de la transformation de l’administration de l’environnement au début des années 90 (et, notamment, de la création des DIREN) et d’analyser la pratique actuelle des directions régionales de l’Environnement. Un livre passionnant aussi bien pour ceux qui s’intéressent à l’Environnement que pour les spécialistes des politiques publiques.
Les DIREN sont créées par décret en novembre 1991 (complété par une circulaire de mai 1992 relative à l’intégration des services hydrologiques centralisateurs dans les directions régionales de l’environnement). Elles succèdent aux DRAE (délégués régionaux à l’Architecture et à l’Environnement) créés en 1978, mais qui ne furent pas un véritable service extérieur au sens administrativement traditionnel, puisque, sous l’autorité du préfet, ils ont une «activité missionnaire de promotion, de consultant et plus largement de conseil».
Pour le ministère de l’Environnement, cette réforme devait permettre de passer d’une administration de mission - ayant essentiellement des tâches d’animation, de coordination, d’avis et appuis techniques, de recueil et diffusion d’informations et d’actions de communication - à une administration «normale» de type vertical, dotée d’une légitimité comparable à celle des autres services extérieurs (notamment l’Équipement, l’Agriculture et l’Industrie), donc d’une autonomie institutionnelle et jouissant à la fois d’une compétence très large englobant le contrôle des activités industrielles, agricoles et urbanistiques, et d’un fort pouvoir réglementaire.
Les auteurs font démarrer leur analyse en 1988, c’est-à-dire à l’arrivée au gouvernement de M. Rocard, avec Brice Lalonde en charge de l’Environnement qui est devenu un enjeu politique important du fait de l’impact social des thématiques environnementales, surtout entre 87 et 90, et de l’accroissement du vote écologiste.
Un intense travail, interne à l’administration de l’environnement d’abord et qui s’appuie sur de nombreuses réflexions antérieures, puis interministériel, va marquer la période 88-91. En témoigne les nombreux rapports administratifs réalisés à cette époque et analysés dans cet ouvrage : rapport Holleaux, rapport de la DAG, propositions des DRAE, rapport Suzanne, rapport Lorit, PNE. Début 1990 s’ouvre la phase de négociation interministérielle qui aboutira à la décision interministérielle du mois d’octobre qui sera donc concrétisé par un décret un an plus tard. C’est l’objet de la première partie du livre «La création des DIREN, chronologie d’une réforme administrative» que d’analyser l’histoire de cette prise de décision. Le titre de cette partie ne rend pas justice à son contenu qui va bien au-delà d’une simple chronologie puisqu’aussi bien elle étudie les évolutions internes au ministère, l’exercice interministériel avec les positions des différents acteurs institutionnels (ministères de l’Équipement, de l’Agriculture, de l’Industrie, de la Santé, de l’Intérieur, de la Culture), les ultimes négociations entre la prise de décision et sa concrétisation par la parution du décret.
En matière de politique d’environnement, la réforme doit pallier trois dysfonctionnements : tout d’abord, l’insatisfaction du public dont les sondages de l’époque montrent qu’il est très préoccupé par les questions environnementales et insatisfait de la façon dont elles sont traitées, ensuite le fractionnement des interventions publiques (l’exécution des décisions repose sur les services des autres ministères : DRIR, DDE, DDAF, DDASS, navigation fluviale), enfin les tiraillements des personnels entre des logiques d’action contradictoires. Ces dysfonctionnements relèvent pour l’essentiel de la faiblesse de l’administration territoriale de l’environnement qui va ainsi devenir l’enjeu majeur de la réforme.
Pourtant, vouloir créer une administration territoriale de l’environnement forte, fonctionnant selon la logique administrative traditionnelle de type vertical peut paraître paradoxal au moment où est lancé le processus de réforme de l’État et de «modernisation (ou de renouveau) du service public» qui vise, au contraire, à mettre de l’horizontal dans le vertical, c’est-à-dire à développer les coordinations transversales, donc à privilégier une «logique intégratrice» face, notamment, à l’émergence des nouveaux acteurs locaux que sont les présidents de conseils généraux et régionaux. Mais ce paradoxe n’est qu’apparent et les auteurs le montrent bien tout au long de l’ouvrage : pour être efficace sur le terrain la compétence transversale doit pouvoir s’appuyer sur une autorité légitime qui ne peut être que de type vertical.
Le ministère de l’Environnement s’est donné des objectifs ambitieux en proposant un projet global et cohérent :
- une organisation verticale avec une présence à tous les échelons territoriaux (région et département) et un personnel spécialisé (corps de l’environnement),
- ayant des compétences sur l’ensemble des problèmes environnementaux «allant des installations classées jusqu’à la police de la pêche en passant par les sites et les zones sensibles» ce qui lui donnerait une situation de monopole sur l’environnement,
- et mettant en œuvre des pouvoirs réglementaires de contrôle et de sanction.
Tous ces objectifs ne seront pas atteints :
- sur le premier point, si une direction régionale de l’Environnement est bien créée, il n’y aura pas d’administration départementale de l’Environnement, ni d’ailleurs de corps de l’environnement, cette limite à la «verticalisation» étant compensée par le maintien des missions horizontales de coordination au plan local ;
- sur le deuxième point, certains pans du domaine de l’environnement (les problèmes d’écologie urbaine, d’air, de bruit, de transport, de déchets, de risques naturels et technologiques) continuent à échapper au ministère de l’Environnement que ce soit au niveau central ou régional.
Les auteurs analysent en détail les positions des différents acteurs institutionnels qui ont participé à la négociation interministérielle qui a abouti au décret de novembre 1991, et notamment la résistance des autres départements ministériels concernés par cette réforme qui ne peuvent pas voir d’un bon œil ce qu’ils considèrent comme une volonté de l’Environnement de les dépouiller ou de les amputer d’une partie de leurs prérogatives et de leurs services. Ce type de réaction, tout à fait normal, chaque administration défendant son existence et ses pouvoirs, a été renforcé, notamment pour les ministères de l’Équipement et de l’Agriculture, par le contexte dans lequel s’est déroulée la négociation : le processus de décentralisation a, en effet, entraîné le départ de certaines compétences, donc de certains services (avec une partie de leur personnel) de ces 2 ministères vers les services techniques des conseils généraux. Cette «partition», comme on l’appelle en langage administratif, a souvent été durement ressentie et les prétentions du ministère de l’Environnement sont vécues comme une nouvelle « partition » en perspective. Pour ces deux ministères, les auteurs indiquent que «pour l’un et pour l’autre les pertes cumulées dues à la décentralisation et au transfert de personnels <environnement> avoisineraient les 20% de l’effectif total». C’est d’ailleurs autant pour se renforcer face au pouvoir décentralisé que pour contrer les propositions du ministère de l’Environnement que ces 2 ministères prendront l’initiative d’un rapprochement expérimental de leurs services. La résistance des autres ministères est d’autant plus forte que le Premier ministre a d’emblée indiqué que cette réforme serait «un jeu à somme nulle» dans lequel ce que l’un gagne est perdu par l’autre.
C’est peut-être à ce sujet d’ailleurs que l’on peut émettre une critique à cette première partie du livre : le contexte politico-administratif, notamment tout ce qui relève de la décentralisation, de la réforme de l’État, est évoqué de manière dispersée, quand le besoin s’en fait sentir pour expliquer telle position de tel ministère, par exemple. Une rapide récapitulation au début du livre aurait permis d’avoir en tête l’ensemble des éléments nécessaires à la compréhension d’un processus complexe en lui-même et par le nombre d’acteurs qu’il met en jeu.
Dans la deuxième partie «Définir et administrer les possibles : les DIREN en action», les auteurs s’attachent «aux pratiques concrètes de construction et de gestion des problèmes environnementaux sur le terrain» ou comment, sur le terrain, les DIREN ont construit leur cadre d’action et leurs stratégies.
Les deux modes d’action (vertical et transversal), bien décrits dans la première partie, se retrouvent dans les actions de terrain des DIREN. Contrairement peut-être à d’autres administrations, la mise en œuvre d’actions de type transversal n’est pas une nouveauté pour elles qui sont, ne l’oublions pas, les héritières des DRAE : les nouvelles tendances de l’action publique, qu’on voit à œuvre dans les débats sur la modernisation des services publics et qui privilégient les approches territoriales et transversales leur sont non seulement familières mais pour ainsi dire imposées pour leur objet. Cette deuxième partie montre finalement comment les 2 types d’action, transversal et vertical, sont non seulement complémentaires mais se confortent l’un l’autre : c’est en effet parce que, contrairement aux DRAE, elles pourront inscrire leur action dans un modèle vertical descendant que les DIREN voient leur capacité d’action transversale renforcée aussi bien auprès des autres services déconcentrés qu’auprès des collectivités territoriales. Comme le signalent les auteurs, s’appuyant sur une distinction faite par certains DIREN eux-mêmes, «c’est parce que maintenant la DIREN est administrativement légitime à ‘faire de l’environnement’ qu’elle peut efficacement inciter les autres à ‘prendre en compte l’environnement’ dans leurs décisions».
Ainsi, en matière d’actions verticales, les auteurs distinguent 3 types d’activités :
- le recueil et le traitement d’informations sur l’état de l’environnement et la réalisation de cartographies ; cette activité est conçue comme le préalable et le support de toute action politique rationnelle et elle est le principal instrument d’ «objectivation» de l’environnement ;
- les suivis de procédures réglementaires pour la gestion des milieux naturels, la gestion des eaux, en matière de surveillance des risques naturels, d’architecture, d’urbanisme et de paysage et d’impacts d’aménagements ;
- la gestion de crédits (contrats de plan Etat-région, programmes européens, emplois verts).
De même, en matière d’actions horizontales (qui regroupent des actions sectorielles au plan régional et interdépartemental), ils distinguent 3 types d’activités :
- les actions d’information, de communication et de formation ;
- la participation à la définition et au guidage de politiques territoriales grâce à leur apport de connaissances, par la valorisation des principes ou par arbitrage entre intérêts contradictoires (planification et programmation) ; elle suppose une capacité d’expertise et l’existence de réseaux actifs ;
- les travaux d’études, de conseil et d’évaluation effectués pour les partenaires locaux ou en relation avec eux.
Cette partie s’attache donc à décrire ces deux types d’activités, vertical et transversal, et leur articulation, en s’appuyant sur une enquête réalisée par le collège des DIREN en 1994, que les auteurs ont complétée par des entretiens avec certains d’entre eux.
A partir de cette enquête (qui montre notamment que l’activité principale de toutes les DIREN est la production de connaissances), les auteurs ont bâti une typologie à partir de 2 variables principales : l’une mesurant le poids des activités d’ordre réglementaire (une des activités verticales), l’autre celui des activités de guidage politique et de coordination (typique des activités transversales), auxquelles ils ont ajouté un certain nombre de variables qualifiant la situation locale (comportement électoral, pourcentage de militants associatifs en environnement, nombre d’associations par rapport à la population régionale, nombre de ZNIEFF par départements). L’ensemble de ces éléments leur permet de dégager 4 profils types de DIREN :
- les DIREN «régaliennes» (Haute-Normandie, Picardie, Aquitaine, Bretagne) : elles ont une forte activité réglementaire ainsi qu’une forte activité de guidage politique (toutes deux se situant au-dessus de la moyenne des DIREN). En outre, c’est le groupe dans lequel le poids des activités de production de connaissance est le plus bas (même si c’est toujours l’activité qui arrive en tête). Le contexte dans lequel se situe l’action de ces directions se caractérise par un militantisme écologique élevé et un poids des votes écologistes supérieur à la moyenne nationale ;
- les DIREN «gardiens du temple» (Poitou-Charentes, Pays de Loire, Auvergne, Midi-Pyrénées, Limousin) : l’activité réglementaire y est aussi forte que dans les DIREN régaliennes, en revanche, l’activité de guidage politique est inférieure à la moyenne. Le contexte est aussi très différent : le militantisme associatif et le vote écologiste y sont moins développés ;
- les DIREN «pilotes» (Île-de-France, Alsace, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Lorraine) : l’activité réglementaire y est inférieure à la moyenne et l’action de guidage politique est très importante (la moyenne la plus élevée). Le poids des votes écologistes est au-dessus de la moyenne nationale, le militantisme associatif y est très fort et très structuré ;
- les DIREN «observatoires» (Basse-Normandie, Corse, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Bourgogne, Languedoc-Roussillon, PACA) : les activités de production de connaissance y sont très nettement plus importantes que dans les autres directions, les autres types d’activité y sont donc au-dessous de la moyenne. Le vote écologiste est au-dessous de la moyenne nationale et le militantisme associatif peu développé.
Bien sûr, le poids respectif de chacune de ces activités est lié non seulement au contexte local mais aussi à un certain nombre de contraintes : la faiblesse des moyens financiers et en personnel, le maintien de clivages sectoriels, eu égard à l’hétérogénéité des personnels, l’absence d’opérationalité au niveau départemental où la DIREN reste tributaire des autres administrations. Face à ces contraintes, les DIREN ont développé des stratégies d’action différentes, notamment dans 3 domaines : celui de la coopération avec les autres services (allant d’une intégration relationnelle forte à des relations plus distanciées), celui du positionnement par rapport aux préfets (l’État doit-il s’exprimer d’une seule voix ou les différents services peuvent-ils avoir des avis divergents sur des enjeux locaux ? ), enfin celui des relations avec les pouvoirs locaux (coopération fonctionnelle privilégiant le niveau régional et les problèmes globaux ou coopération stratégique rapprochée, notamment au niveau départemental).
Ramené à la typologie proposée plus haut, les auteurs notent une différence entre les DIREN «régaliennes» et «gardiens du temple» d’une part et, d’autre part, les DIREN «pilotes» et «observatoires» :
- les premières ont des rapports distanciés avec les autres services, jouant vis-à-vis d’eux un rôle de contrepoids scientifique et légal ; elles n’hésitent pas à affirmer leurs positions propres et leurs différences, ce qui peut rendre leurs relations avec les préfets conflictuelles ; enfin, elles développent une coopération rapprochée avec les collectivités territoriales ;
- les secondes, au contraire, privilégient les relations avec les autres services, jouant le jeu d’une coopération forte, acceptant une expression unitaire de la politique étatique avec une coopération limitée avec les acteurs locaux.
Tout au long de cette deuxième partie, les auteurs nous donnent à voir, d’une part, la construction permanente par les DIREN de leur champ d’intervention en fonction d’instructions hiérarchiques, mais aussi en fonction du contexte local (imbrication du vertical et de l’horizontal), d’autre part, l’adaptation de leur mode d’action en fonction des rapports de force existant sur le terrain. Un petit regret, cependant, à propos de cette partie : à aucun moment, les auteurs n’évoquent la personnalité du responsable de la DIREN : qui est-il ? de quelle administration et/ou de quel corps est-il originaire ? Il aurait été intéressant de voir s’il y avait ou non une corrélation entre la réponse à cette question, d’une part, le type d’actions menées et les relations avec les autres administrations, d’autre part.
D’une façon plus générale, le lecteur reste un peu sur sa faim sur ce qui se passe entre le moment où la décision de la création des DIREN est prise (ce qui correspond à la 1ère partie) et le mode d’action et la stratégie de ces nouvelles administrations régionales (la 2e partie). Il y a bien une énumération des problèmes concrets qu’il a fallu résoudre pour passer à l’acte : sélection des futurs directeurs, formation à la prise de poste, modalités du transfert des moyens en provenance des services fusionnés, l’éventuel regroupement physique de ces personnels dans des locaux communs, la définition des organigrammes, l’élaboration d’un système de rémunération... Les solutions retenues pour régler cet ensemble de problèmes pouvaient peut-être contribuer à éclaircir aussi les questions posées par ce livre qui malgré ces quelques critiques est déjà extrêmement riche, passionnant et qui a le grand mérite de bien montrer la complexité des processus en œuvre tout en les éclairant.
Danielle Barrès

[R] Vie en danger, espèces disparues, espèces menacées
Cédérom W95
Muséum national d’histoire naturelle, collection « Patrimoine de l’Humanité ». EMME Interactive - Anten, 1997.

L’extinction des espèces fait partie de l’évolution et, au cours des millénaires, beaucoup ont disparu sans l’intervention de l’Homme. De nos jours ce processus s’accélère considérablement et les extinctions se produisent à un rythme 1 000 à 10 000 fois supérieur à celui du phénomène naturel. Le quart ou la moitié des espèces pourrait ainsi avoir disparu d’ici l’an 2050. Cette crise de la biodiversité, sans précédent dans l’histoire de la vie sur terre, est traitée sans concession mais de façon vivante et interactive dans Vies en danger, un double cédérom réalisé par une équipe du Muséum national d’histoire naturelle sous la direction de Philippe Bouchet.
Le coffret, familial, comprend un disque Référence et un disque Junior qui permettent à tous, petits et grands, de comprendre pourquoi et comment de nombreuses espèces peuvent disparaître. On découvre l’ampleur, l’ancienneté et l’aspect international du phénomène lié à l’accroissement de l’activité humaine et de la pression démographique. Plantes et animaux sont pareillement menacés, et tout particulièrement les espèces endémiques des îles. C’est toutefois dans les forêts tropicales, renfermant la majeure partie de la biodiversité mondiale sur seulement 6% de la surface terrestre, que la dégradation des habitats a ses conséquences les plus graves. En outre, si de grandes espèces emblématiques (éléphants, baleines...) ont fait l’objet de mesures de protection, d’innombrables organismes de petite taille (invertébrés, champignons, mousses...) disparaissent dans l’indifférence générale du public et des décideurs, alors qu’ils jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement des écosystèmes et le maintien de la biodiversité.
Le disque Référence, véritable ouvrage encyclopédique, présente une synthèse des connaissances et réflexions de scietifiques du monde entier sur la crise de la biodiversité. La visite virtuelle d’un musée, qui débute par une exposition allant à l’assaut des idées reçues, nous conduit dans trois grands espaces. Le premier présente les 4 grandes causes de disparition des espèces (introduction d’espèces étrangères, morcellement et destruction des habitats, prélèvements excessifs, enchaînements d’extinctions) en 16 histoires remarquables illustrées avec 26 séquences de films, 30 mn de commentaires par 13 scientifiques de renommée mondiale et une centaine de photos commentées. Des liens hypertextes permettent l’accès à un lexique dont les informations sont toutefois d’importance inégale. Si le visiteur possède le navigateur approprié, il appréciera de pouvoir accéder via Internet aux sites de divers organismes internationaux. Dans le second espace, 285 espèces animales ou végétales menacées ou éteintes, sont présentées par des photos, dont certaines d’une grande rareté, et des cartes de localisation accompagnées de textes circonstanciés. Dans l’espace des textes de références enfin, le visiteur peut consulter la liste des espèces éteintes, les principales conventions internationales et les textes européens et nationaux sur la protection de la nature. On peut en outre, avec la boite à outils, accéder au lexique et aux vidéos, faire des recherches «plein texte» ou «élaborées», et imprimer textes et images.
Le disque Junior constitue l’élément original et ludique du coffret dont l’exploration enthousiasme autant les adultes que les enfants. Les quatre grandes causes de disparition des espèces et les 16 histoires remarquables sont reprises et commentées dans quatre collections de bandes dessinées interactives aux images attrayantes, animées et bruitées, et aux titres alléchants : «La tortue prend l’eau», «La disparition des papillons bleus», «Escargot mini contre escargot géant», «Panique chez les Cichlidés», «Touche pas à mon eau», etc. Des liens hypertextes aboutissent à un lexique et la boite à outils permet d’accéder directement à la séquence vidéo, aux photos et à la carte qui se rapportent à l’histoire. Des jeux apportent un regard nouveau sur le monde qui nous entoure : «Enquête dans ta maison» invite le lecteur à identifier et souvent à découvrir avec surprise les objets quotidiens fabriqués à partir de ressources naturelles menacées ; le «Quizz», chronomètre en main, permet de tester ses connaissances sur la biodiversité et les problèmes de sa conservation. Le jeune lecteur apprécie ensuite de pouvoir trouver dans le disque Référence des informations complémentaires ou des éléments pour préparer un exposé scolaire ou sensibiliser son entourage à ce sujet grave mais passionnant.
On ne peut que recommander vivement à tous ce double cédérom, déjà plébiscité par de nombreux magazines entretenant une rubrique édition électronique pour sa très grande qualité et la richesse et l’originalité de ses informations et illustrations. Scientifiques, enseignants du primaire comme de l’université, responsables d’associations, écologues, gestionnaires de la biodiversité, tous trouveront ici les données, parfois inédites, qui enrichiront leurs connaissances et fortifieront leur action en faveur de la préservation des espèces et de leurs milieux naturels. La multiplicité et l’universalisme des exemples devraient sensibiliser les personnes de toutes les générations et les amener à se sentir plus concernées par le développement durable qui implique une utilisation raisonnée des ressources naturelles afin de préserver leur richesse au maximum pour les générations futures.
Claire Villemant

Depuis toujours, chaque livraison du Courrier contient cette rubrique Bibliographie (de plus en plus copieuse) qui présente un choix (subjectif) de livres, de périodiques, de cédéroms et de documents divers, lus ou vus (On a lu, on a vu) ou seulement parcourus (On signale) par la rédaction du Courrier - renforcée pour les recensions détaillées (qui sont signées) par des collaborateurs extérieurs (le plus souvent). Ces pages sont en ligne, du Courrier n°11 (septembre 1990) au Courrier n°32 (décembre 1997), à www.inra.fr/dpenv/biblio.htm sur Internet.
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NB : ces pages transcrites des livraisons successives du Courrier ne sont pas mises à jour. Leur contenu est livré à titre indicatif. Le Courrier n’est pas en mesure de procurer les documents signalés, qui doivent être demandés à la revue d’origine ou à l’éditeur.
Les revues francophones les plus lues et analysées au Courrier sont présentées au Rayon des revues, à www.inra.fr/dpenv/rayonrev.htm, tenu par Sophie Le Perchec.


[R] On signale : LIVRES

Bernadette Lizet : Le cheval dans la vie quotidienne
1997, éd. JMP, 218 pp.

F. Cantonnet, L. Casset et G. Toda : Coléoptères du massif de Fontainebleau et de ses environs
1997, éd. ANVL, 251 pp.

Brigitte Genin, Christian Chauvin, Françoise Ménard : Cours d’eau et indices biologiques
1997, éd. ENESAD-CNERTA, 202 pp.

Dominique Legrain : Le conservatoire du littoral
1997, coéd. Actes Sud/ELF, 77 pp.

Les hommes et l’environnement. Quels droits pour le XXIe siècle ?
1998, éd. Frison-Roche

Fakri Bazzez et Wim Sombrock (dir.) : Changements du climat et production agricole
1997, coéd. FAO/Polytechnica, 406 pp.

Hervé Brédif et Henry Ollagnon : Gestion durable des forêts , la France à l’heure des choix
1997, éd. AFOCEL

Denis Baize : Teneurs totales en éléments traces métalliques dans les sols
1997, INRA Éditions, 408 pp.

Lahsen Abdelmalki et Patrick Mundler : Économie de l’environnement
1997, éd. Hachette, 160 pp.

L’agenda du jardinier
1997, éd. Terre vivante, 156 pp.

Météo France publie :
Jean-Charles Rivrain : Les épisodes orageux à précipitations extrêmes sur les régions méditerranéennes de France
1997, 94 pp.

Normales climatiques des stations de métropole pour la période 1961-1990
1997, 467 pp.

Alain Viguier : L’observation météorologique en surface : nuages et autres météores
1997, 143 pp.

Françoise Brenckmann : Grains de vie
1997, éd. Arthaud, 159 pp.

Brys Bonnal : Vie secrète au royaume montagne
1997, éd. Edisud, 143 pp.

Philippe Desbrosses : L’intelligence verte
1997, éd. du Rocher, 266 pp.

Jean-Michel Derex : Histoire du Bois de Boulogne  
1997, éd. l’Harmattan, 235 pp.

Catherine Suéron : La vie de la forêt
1997, éd. ONF, 47 pp.

Traiter et valoriser les boues
1997, éd. OTV, 455 pp.

R. Bellefontaine, A. Gaston et Y. Petrucci : Aménagement des forêts naturelles des zones tropicales sèches
1997, éd. FAO, cahier conservation n°32

Claude Aubert (coord.) : La friche aux mille ressources
1997, éd. Terre Vivante/Geyser, 112 pp.

Jean Lozet et Clément Mathieu : Dictionnaire de science du sol
1997, éd. Tec et Doc, 488 pp.

Bernard Laponche, Bernard Jamet, Michel Colombier et Sophie Attali : Maîtrise de l’énergie pour un monde vivable
1997, ICE Éditions, 325 pp.

Josiane Ubaud : Des arbres et des hommes
1997, Edisud

Serge Plaisance : Guide des forêts de France
1997, éd. Horay, 477 pp.

Henri Ulrich : Arbres
1988, éd. La Nuée-Bleue, 127 pp.

Anne Teissier-Ensminger et Bertrand Sajaloli (dir.) : Radioscopie des mares
1997, éd. l’Harmattan

Eric Nowak : Légendes et comptines d’animaux en Nord-Gironde et dans les Charentes
1996, Geste Éditions, 73 pp.

Paul Arnould, Micheline Hotyat et Laurent Simon : Les forêts d’Europe
1997, éd. Nathan, 413 pp.

Raymond Cousse : Stratégie pour deux jambons
1995, éd. Le serpent à plumes, 125 pp.

Guillaume Sainteny : Les Verts
1997, éd. PUF «Que sais-je ?», 127 pp.

Violette le Quéré, Gérard Arnold et Joseph Cady : Apis et Osiris
1997, INRA Editions, 32 pp.


[R] On signale : RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES

Louis-Marie Rivière (dir.) : La plante dans la ville
1997, INRA Editions, 351 pp.

Marie-Cécile Andreï-Ruiz Stratification verticale et diversité des peuplements d’insectes des végétations sclérophylles méditerranéennes - Réserve de la Biosphère du Fangu (Haute-Corse)
Thèse de doctorat soutenue le 9 janvier 1998, 2 vol., 264 pp., université de Corse.

Caulerpa taxifolia
1997, éd. Acad. sci., 379 pp.

Anne-Marie Jouve (dir.) : La modernisation des agricultures méditerranéennes.
1997, Options méditerranéennes, sér. A, n°29, 307 pp.

Thierry Joly : Établissement d’une cryobanque de semence ou d’embryons pour la conservation ex-situ de la diversité génétique chez les mammifères domestiques. L’exemple du Lapin Oryctolagus cuniculus
1997, thèse, 143 pp.

Au Journal officiel
Avis et rapports du Conseil économique et social

Réduction des émissions de CO2 : Politiques et mesures pour la France
1997, éd. WWF, 107 pp.

Impact des perturbateurs d’endocrines sur la santé des êtres humains et de la faune
1997, éd. CE-DG XII, 125 pp.

Faut-il sauver les mauvaises herbes ?
1997, éd. CBN Gap-charance, 267 pp.

Patricia Volland-Nail : L’information scientifique et technique
1997, INRA Editions, 279 pp.


[R] On signale : PÉRIODIQUES

Spécial Guyane, Le Courrier de la nature, n°168, janvier 1998

Écoforesterie, La biodiversité mondiale, vol. 7, n°2, automne 1997

L’Europe et les biotechnologies végétales, Biofutur, n°72, novembre 1997

Responsabilité et environnement, Annales des mines, n° 8, octobre 1997

Souffle d’ERE, n°1, novembre 1997

Futuribles, n° 225, nov 1997

Prospective et environnement. Maîtrise du long terme, Ingéniéries, hors série, 1997

Moyenne vallée de l’Oise infos, n°1, 1997

ECERN, n°19, juin 1997

Bulletin de la stratégie, n°4, août 1997

La forêt française, n°1, septembre 1997

Séquences/Paysages, 1997

Trans Rural Initiatives, n°102, 10 octobre 1997

Environnement, n°3, 1997

Alter agri, n°25, septembre-octobre 1997

Bulletin de la SRNMB, n°59, 1996

Le râle d’eau, n°91, octobre 1997

Nature, sciences, sociétés, vol. 5, n°3, 1997

A Joaninha, n° spécial, juillet 1997

Charente nature, n°147, octobre 1997

BEDIM, vol. 5, n°2, 1996

Ecologue XXI, n°3, septembre-octobre 1997

Arborescences, n°69, juillet-août 1997

L’Encre verte, n°32, été 1997

Ingénieries, n°11, septembre 1997

La santé des forêts en 1996, Les cahiers du DSF, 1-1997, 87 pp. + ann.

The IPTS repport, n°16, juillet 1997

Le Sabot de Vénus, n°9, août 1997

Le Courrier de la nature, n°166, septembre-octobre 1997

Les cahiers de l’APPI, n°2, été 1997

Pen ar bed, n°163, décembre 1997

Strates, n°9, 1996-1997

Economie rurale, n°241, septembre-octobre 1997

Internautes, notez l’ouverture du catalogue en ligne d’INRA Éditions (www.inra.fr/Editions/) : une librairie attirante, riche de ressources et qui met à disposition des futurs lecteurs un outil de recherche multicritère et un panier virtuel pour collecter livres, vidéos, bédés, cédéroms, abonnements aux revues, cartes et... Dossiers de l’environnement de l’INRA. Il ne reste plus qu’à cliquer et la commande parvient à INRA Éditions par courriel. Et il ne reste plus qu’à régler la note - par divers moyens, fort classiques et sûrs. Paiement en ligne et consultation du contenu des ouvrages sur votre écran (à péage) sont en projet.


[R] On signale : DOCUMENTS

Châteaux d’eau et paysage
1997, éd. Espaces pour demain, 47 pp.

Le changement climatique : dimensions économiques et sociales
1997, éd. LDF, 554 pp.

Recensement 1996 des sites et sols pollués
1997, éd. MATE, 430 pp.


Vietnam
1997, coéd. CERF/A&D, 223 pp.

Sentiers nature en Alsace
1997, DNA, la Nuée bleue, 45 pp.

Paysages ruraux et société en France septentrionale
Enquêtes rurales n°2, MRSH de Caen, 152 pp.

Jérôme Chaïb et Thierry Dutoit : Connaître et gérer les coteaux crayeux
1997, ed. CSNHN, 32 pp.

La forêt de Brière. Patrimoine naturel mondial
BANVL n°3, vol.73, 1997

Les friches agricoles péri-urbaines
1997, éd. BNR, 11 fiches

Atlas d’élevage du bassin du lac Tchad
1997, éd. CIRAD-EMVT, 158 pp.

Les Européens et la biotechnologie moderne
Eurobaromètre 46.1, 1997, OPOCE, 89 pp. + ann.

Eau vivante
1997, éd. FNE, np.

Problèmes d’environnement. Dires d’experts
1997, éd. EE, 288 pp.

Lucie Chabrol : Forêts et sociétés en Languedoc
(Néolithique final, Antiquité tardive), 1997, éd. MSH, 189 pp.

Annuaire des chercheurs en sciences de l’eau
1997, éd. UOF, 280 pp.


[R] On signale : CEDEROMS

Mesurol
Cédérom W95, par Bayer Agro

Jean-Marie Albertini et Christophe Sibiende : Enjeu, ma Planète
Cédérom W95, coéd. la Cinquième multimédia, NOTA multimédia


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°32 ; Les ressources bibliographiques du Courrier