1. Des surfaces de valeur a priori
incertaine
2. Tradition et renouvellement des approches
disciplinaires
3. De nouvelles modalités d'élevage
adaptées à la valorisation des milieux
embroussaillés
Conclusion
Références bibliographiques
En France, depuis 1970, les surfaces en herbe ont perdu 3,5 millions d'hectares
(soit 25% de la surface initiale) et les surfaces embroussaillées,
plus ou moins enforestées, en ont gagné 6,5
millions (1). Le domaine forestier, au
sens juridique et administratif, ne s'est pourtant pas significativement
accru aux dépens du domaine agricole. Ce dernier s'est divisé,
comprenant aujourd'hui des herbages qui jouxtent des espaces de parcours
constitués de prairies naturelles, de landes et de sous-bois à
divers stades d'embroussaillement, espaces où l'uniformité
perd ses droits, où l'hétérogénéité
et la variabilité en gagnent. Les parcours portent si visiblement
la marque d'une déprise agricole qu'ils suscitent des convoitises
nouvelles d'ouverture, afin d'être reconstruits ou, le plus souvent,
construits dans une perspective ménageant la Nature pour sa
diversité. C'est la raison d'être des mesures agri-environnementales
dites de " redéploiement pastoral ".
Un élevage de petits et gros ruminants (brebis, chèvres, vaches),
redéployé sur les espaces en déprise, est sensé
avoir la capacité de contribuer efficacement à la réalisation
d'un programme d'ouverture de milieux embroussaillés. C'est un postulat
qui s'est imposé d'autant plus facilement qu'il permettait d'associer
le monde agricole à la nouvelle perspective environnementaliste et
qu'il mobilisait un débroussailleur biologique plutôt qu'un
débroussailleur mécanique ou chimique (Alphandéry et
al., 1995 ; Deverre et al., 1996 ; Hubert et al., 1996
; Léger et al., 1996). A ce jour, les surfaces traitées
sont encore relativement modestes, puisque les opérations locales
ne touchent qu'environ 10% du territoire dont on estime qu'il s'embroussaille
du fait de la déprise. Pourtant, les auteurs, qui participent en tant
que membres des comités techniques à la mise en uvre
des mesures agri-environnementales des Baronnies (Drôme -
redéploiement pastoral pour le maintien d'un paysage ouvert) et du
Lubéron (Vaucluse - redéploiement pastoral pour la maintien
de biotopes rares), observent d'ores et déjà que la nouvelle
politique prend à revers un ensemble de principes et de
références techniques que la modernisation de l'agriculture
avait consacré depuis plus de 30 ans, tant chez les éleveurs
que chez les chercheurs.
[R] 1. Des surfaces de valeur a priori incertaine
L'élevage moderne a progressivement délaissé la pratique
du pâturage pour celle de l'alimentation à l'auge, où
les animaux ne se déplacent guère. Sélectionnés
sur des critères de performances zootechniques, ils exigent une
alimentation à haute valeur nutritive susceptible de permettre
l'expression de leurs potentialités génétiques. Dans
l'enseignement agricole et agronomique, c'est aujourd'hui encore le règne
de l'optimisation par calcul des rations alimentaires. Une culture plus
générale en matière d'élevage s'est quelque peu
perdue, sous l'assaut de références techniques
particulièrement normées (Landais et Bonnemaire, 1996). Lorsqu'un
éleveur se voit aujourd'hui encouragé à faire pâturer
des surfaces embroussaillées, il constate rapidement que les
références techniques sont quasi inexistantes. Sur de tels
pâturages, un calcul précis de ration alimentaire pour les animaux
est en effet irréalisable. Ces derniers se déplacent et subissent
des écarts thermiques, ce qui ne permet plus d'estimer rigoureusement
leurs besoins énergétiques. Par ailleurs, ils sélectionnent
leur ration parmi une multitude de plantes, dont la plupart n'ont pas de
valeur référencée dans les tables d'alimentation (Jarrige,
1988), ce qui ne permet pas d'estimer l'offre alimentaire.
Les surfaces pastorales deviennent ainsi des ressources alimentaires à
risque, et lorsque les éleveurs désirent néanmoins tenter
" l'aventure " en sortant leurs troupeaux, l'habitude des techniciens
d'élevage - impliqués aujourd'hui dans les comités
techniques des mesures agri-environnementales - consiste encore à
leur faire jouer la carte de la " sécurité " à partir
d'apports complémentaires souvent conséquents en foins et en
aliments concentrés. Cette sécurité est en
réalité assez inopportune, puisque ces apports démotivent
les troupeaux vis-à-vis de l'activité de pâturage. Dans
l'attente des apports prévisibles et confortablement consommés
à l'auge, les animaux se focalisent sur leurs quelques zones
préférées (qui constituent parfois seulement 10 à
20% de la surface à faire pâturer), ou près de la porte
du parc, ce qui ne permet pas aux éleveurs de maîtriser les
végétaux indésirables à l'aide du pâturage.
Les zones délaissées s'embroussaillent rapidement, perdant
peu à peu de leur valeur aux yeux des éleveurs, " puisque
mes bêtes n'y vont plus ! ".
[R] 2. Tradition et renouvellement des approches disciplinaires
Les phytoécologues et agrostologues ont cherché depuis longtemps à constituer les " bases objectives " d'appréciation de la valeur d'un pâturage, en élaborant des tables de " valeur pastorale " des milieux (VP) (Daget et Godron, 1995). Cette valeur est calculée à partir de la composition botanique du couvert végétal, de son recouvrement global et d'un indice théorique représentant la valeur nutritive de chaque plante pour un ruminant. Dans un parc clôturé, constitué d'une mosaïque de végétations, la VP moyenne est calculée par la moyenne des VP de chaque unité homogène de végétation, pondérée par leur surface. Ce point de vue, qui attribue à chaque unité spatiale de végétation une valeur spécifique, sert à cartographier les " potentialités pastorales " (ou " carrying capacity ") des milieux, parfois à l'échelle d'une région, voire d'un continent entier. De type " passe-partout " et reprenant l'esprit des tables de valeur alimentaire des aliments, ces références sont d'après nous inadéquates pour raisonner la gestion des surfaces embroussaillées par le pâturage. Sous influence directe des modèles de nutrition animale fondés sur l'étude des régimes à haute densité énergétique, qui associent une plus grande fibrosité à une moindre valeur alimentaire des aliments, ces références imposent une règle : l'embroussaillement représente une dégradation pastorale. Un bon parcours ne saurait être composé que d'herbe. Il s'en suit une recommandation univoque : " Débroussaillez au préalable, afin d'améliorer vos surfaces ! ", ce qui n'incite pas les éleveurs à faire pâturer des milieux embroussaillés.
Figure 1. Un lieu de distribution en libre-service d'aliment
complémentaire dans un grand parc
(plus de 10 ha) constitue un " point de focalisation " pour le troupeau,
puisque ce dernier fera chaque jour de fréquents déplacements
vers et depuis ce lieu, tout en consommant une partie des ressources
rencontrées. Un éleveur dispose ainsi d'un moyen pour influer
à distance sur la localisation du pâturage, en incitant, comme
dans cet exemple, la consommation sur la zone du parc (en grisé)
habituellement non préférée et qui de ce fait
s'embroussaille (d'après Meuret, 1997).
Mais, les contacts interdisciplinaires aidant, quelques travaux ont récemment remis en question bien des idées établies. Des agronomes ont montré, par des études morphogénétiques des prairies, que les relevés botaniques ne permettaient pas d'en apprécier correctement la valeur (Fleury, 1994). D'après eux, il existe moins de variabilité en valeur nutritive et en attraction pour des animaux (" palatabilité ") entre les feuilles de deux espèces végétales qu'entre les feuilles d'une même espèce, selon la morphologie de la plante (grosses touffes, petites touffes ou tapis ras). Ils montrent que la " valeur d'usage " des couverts hétérogènes peut être appréciée par le repérage d'" unités physionomiques homogènes " et des dynamiques spécifiques de croissance qui s'y rapportent. De leur côté, des nutritionnistes renouvellent actuellement quelques principes fondateurs du rationnement des animaux (Jarrige et al., 1995 ; Provenza, 1996). En associant un point de vue plus éthologique à une analyse des dynamiques digestives et de leurs rétroactions sur le comportement, ils montrent que le temps est une dimension fondamentale pour interpréter la motivation alimentaire. Les choix réalisés à un instant donné sont fonction du temps long des apprentissages précoces ainsi que du temps court de la reconnaissance des conséquences post-ingestives liées aux choix antérieurs. Au pâturage, ces avancées conduisent à privilégier la notion de " palatabilité instantanée " des plantes (Sauvant et al., 1996) et à ne plus conclure à la valeur de l'une d'entre elles indépendamment du mélange de plantes auquel l'animal est confronté.
[R] 3. De nouvelles modalités d'élevage adaptées à la valorisation des milieux embroussaillés
Nos recherches nous permettent d'argumenter que les broussailles, à
maîtriser au titre de la nouvelle politique agri-environnementale,
peuvent constituer une ressource alimentaire de valeur. Mais pour que cela
puisse s'évaluer, en termes de qualités accordées aussi
bien à un paysage qu'à de la viande, à du lait ou à
du poil, il convient de se rallier à de nouveaux principes
d'éducation et d'alimentation des troupeaux (Leclerc et Lécrivain,
1979 ; Meuret, 1993 ; Meuret et al., 1995). Paradoxalement, le souci
de valoriser l'espace révèle que la variable " temps ",
généralement peu considérée en alimentation animale,
devient ici fondamentale.
A l'échelle de la vie de l'animal, l'aptitude à exploiter des
broussailles s'acquiert par apprentissage précoce, en présence
le plus souvent de congénères expérimentés. Des
agnelles élevées sur milieux embroussaillés, dès
leur première saison de pâturage, avec des adultes grégaires
expérimentés, s'intègrent rapidement au troupeau et
prélèvent au cours de la seconde saison 15% de broussailles
en plus, par rapport à leurs semblables élevées en prairies,
qui ne découvrent qu'à ce moment ce type de végétation
(Lécrivain et al., 1996). Au fil des années, un troupeau
de brebis régulièrement conduit sur de tels milieux peut "
prendre goût " aux broussailles et il n'est pas rare d'observer des
troupeaux dont les rations en comportent plus de 60%, exprimant là
un comportement généralement attribué à la
chèvre (Lécrivain et al., 1989). Un éleveur dispose
de moyens pour éduquer son troupeau : il peut choisir l'âge
et la période de première confrontation des jeunes à
une végétation donnée, mélanger dans son troupeau
des animaux expérimentés et naïfs, procéder à
une conduite en parcs spécialement conçus afin de réaliser
une accoutumance vis-à-vis de plantes notoirement moins
appréciées.
A l'échelle des journées de pâturage, dans un espace
hétérogène où les animaux sont supposés
être livrés à eux-mêmes, un éleveur peut
se donner les moyens de polariser les déplacements et de maîtriser
les activités du troupeau en cours de journée, de façon
à guider indirectement l'utilisation du parc. Cela lui permet d'orienter
les choix et l'impact de son troupeau, de façon à respecter
un cahier des charges agri-environnemental exigeant de lui un impact sur
des portions d'espace localisées. En décidant de la configuration
spatiale du parc, de la localisation de la porte, de celle du point d'eau
ou de la distribution en libre-service d'un aliment complémentaire,
l'éleveur peut conférer un attrait particulier à chaque
portion de l'espace, attrait dont le niveau varie en fonction des moments
de la journée et qui détermine des déplacements vers
des lieux préférentiels de pâturage (Meuret, 1997). Le
cas d'une sortie quotidienne transforme la porte du parc en " point de
focalisation ". Cela oriente les déplacements et influe sur les sites
de pâturage plusieurs heures avant la sortie. On observe ainsi, avec
un troupeau de chèvres en taillis qu'il est possible de lui faire
consommer dès les premiers jours en parc l'espèce
végétale pourtant en principe la moins appréciée
(du feuillage de chêne vert, comparé à du chêne
pubescent), en situant la porte du côté des zones où
elle se trouve en abondance (Leclerc et Lécrivain, 1994). Anticipant
leur retour en chèvrerie, les animaux se cantonnent chaque jour plus
de deux heures sur cette zone, soumis à une double motivation : se
rapprocher de la porte, tout en consommant un repas.
Figure 2. Le modèle " Menu "
tirant parti de l'hétérogénéité
d'une surface pastorale, permet au berger d'organiser son circuit de gardiennage
afin de stimuler l'appétit. Observant fréquemment les
réactions de son troupeau au cours de la demi-journée (le circuit
correspond alors à un repas), il peut enchaîner judicieusement
l'usage de zones contrastées en termes de palatabilité
instantanée et d'abondance relative des ressources. Cette succession
de " plats " favorise les synergies alimentaires et développe
l'appétit vis-à-vis de la " zone-cible ", comportant des ressources
habituellement plus difficiles à faire manger (d'après Meuret,
1993).
M : modération A : mise en appétit PP : plat principal Ra, Rb : relances PS : plat secondaire D : dessert
A l'échelle des repas pâturés, la grande
hétérogénéité des milieux embroussaillés
ne doit pas être considérée comme un handicap, puisqu'elle
se révèle un facteur d'appétit. Dans de tels milieux,
la consommation des repas consiste en une succession de phases longues avec
consommation des plantes les plus abondantes et souvent les plus
grossières, entrecoupées de phases courtes sur des espèces
plus rares et de nature très différente (Meuret, 1996 ; 1997).
C'est typiquement le cas avec des chèvres en taillis embroussaillé,
où la motivation à consommer le feuillage de chêne est
surtout fonction de la possibilité de diversifier
régulièrement le repas avec des légumineuses arbustives
ou des lianes très attractives. C'est également le cas avec
des brebis parquées sur des landes, où la motivation
vis-à-vis d'espèces herbacées déjà mûres
et épiées est spontanément renouvelée par des
passages sur genêts. C'est ainsi que les genêts, espèce
a priori trop envahissante, se révèlent en
réalité très utiles pour diversifier de temps à
autre le repas et ainsi relancer l'appétit vis-à-vis des couverts
herbacés. Des mélanges composites de plantes, parmi lesquels
les broussailles ont un rôle à jouer, peuvent ainsi
générer des " synergies alimentaires ", susceptibles d'influer
favorablement sur la motivation des animaux à pâturer.
La politique agri-environnementale invite donc à de nouvelles
modalités techniques en élevage, particulièrement en
ce qui concerne l'évaluation et la valorisation des ressources pastorales.
Il s'agit de se détourner des principes uniformisateurs
légitimés jusqu'ici par l'intensification au profit de nouveaux
savoir-faire plus localisés. Constatons que nous sommes encore aujourd'hui
loin du compte, même si des éleveurs testent quantité
de procédés nouveaux, souvent venus d'ailleurs (pose de
clôtures à la néo-zélandaise
(2) ou dressage de chiens à
l'écossaise(3)) et même si quelques chercheurs,
issus de différentes disciplines, commencent à produire de
quoi raisonner les techniques appropriées au redéploiement
pastoral.
La politique agri-environnementale stimule un mouvement d'innovations et
de questionnements chez les chercheurs comme chez les producteurs tout en
restant confrontée à de nombreuses incertitudes, y compris
dans le domaine technique. Une vérité et un savoir-faire issus
d'une technoscience ne peuvent lui servir de justification pour plier l'existant
dans un projet carré de développement ou d'aménagement.
Elle se trouve ainsi dans une situation assez différente de celle
de la politique agricole mise en uvre pendant les Trente Glorieuses,
jusqu'au grand tournant de la Politique agricole commune de 1992.
Déjà, l'objectif d'ouverture du paysage n'est pas porté
par un large consensus, comme pouvait l'être celui de l'augmentation
d'une production agricole destinée à nourrir le monde. Il est
le fruit de laborieuses négociations entre des acteurs très
divers, invités à la table de comités locaux, qui finissent
par se mettre d'accord sur un zonage d'éligibilité, des
priorités d'action, etc. De plus, les moyens à mettre en
uvre, consignés dans un cahier des charges, ne se déduisent
pas facilement de cet objectif, par suite de la diversité des milieux
sociaux et naturels concernés, diversité qui doit être
préservée et non gommée comme dans les anciens plans
de modernisation. Enfin, dès qu'il est fait état d'une ouverture
d'un milieu naturel, qui de plus est peuplé de broussailles ligneuses,
il est introduit une dimension dynamique difficile à cerner a priori.
Ce n'est pas parce que l'on parviendra à démontrer que
la broussaille peut constituer une ressource de valeur que l'on sera à
même de dire si, à terme, le milieu sera maintenu ouvert. En
effet, les animaux n'aiment pas toutes les sortes de broussailles, et les
non comestibles risquent de se multiplier au point de fermer à elles
seules le paysage, comme c'est le cas avec le pin sylvestre dans les Baronnies
ou avec le buis dans le Lubéron.
Avec les mesures agri-environnementales, éleveurs et chercheurs se
trouvent actuellement face à la broussaille dans une situation
d'expérimentateurs, et non de développeurs dont les performances
peuvent être facilement appréciées. Ces mesures ne sont
pas assurées aujourd'hui de pouvoir définir des moyens
cohérents avec leurs objectifs. De ce fait, tant pour une obligation
de moyens que pour une obligation de résultats, les relations entre
décideurs et producteurs ne peuvent s'appuyer sur des
fonctionnalités précises, faisant autorité lors des
inévitables contrôles et évaluations.
Texte établi à partir d'une contribution au colloque de la Société française d'économie rurale - Les mesures agri-environnementales, premiers bilans des expériences européennes : une perspective pluridisciplinaire, 3 et 4 novembre 1997, Paris.
[R] Notes
(1) Source: Les données de
l'environnement, n°25, octobre 1996, périodique de l'Institut
français de l'environnement (IFEN); Inventaire forestier
national, 1996 [VU]
(2) Les Néozélandais ont fait une percée
sur le marché des clôtures électriques, fixes et mobiles.
Ils proposent des kits intégrés qui vont des fils en acier
haute résistance à des fils souples avec brins conducteurs
et porteurs autour d'une âme en plastique, à des piquets en
bois ou en plastique que peuvent équiper une grande diversité
d'isolateurs, en passant par des postes permettant d'identifier les points
précis de dysfonctionnement et télécommandables lorsqu'une
intervention s'impose. Une gamme de machines, motorisées ou non, est
proposée pour une pose ou une dépose rapides. Les clôtures
mobiles intéressent les éleveurs ne disposant pas de garanties
foncières et désireux, parfois, de séduire les
propriétaires par une démonstration d'impact de pâturage
sur le milieu, avant négociation d'une plus grande pérennité.
Divers types d eclôture sont aisément franchissable par les
promeneurs, par les chasseurs et leur gibier, conçues dès l'origine
pour un usage multifonctionnel de l'espace. [VU]
(3) le border colie est un chien écossais fort prisé
par les éleveurs qui ont à trier leurs animaux ou à
les faire passer d'un parc à l'autre. Cette race de chien est celle
de l'élevage moderne de plein air en parcs, alors que les races
françaises (beauceron, briard et labris, entre autres) sont plutôt
celle des bergers de l'élevage transhumant, ayant à maintenir
leurs animaux dans les limites non matérialisées par des
clôtures, mais néanmoins souvent très précises.
[VU]
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