Populiculture et gestion des espaces alluviaux
La populiculture française à l'orée
de l'an 2000
Le peuplier et son environnement
Démarche de gestion d'un espace
alluvial
En conclusion
Encadré 1 : Du peuplier à la
populiculture
Encadré2 : Où plante-t ? on des peupliers
?
Encadré3 : Du peuplier, pour quoi faire ?
[R] La populiculture française à l'orée de l'an 2000
La populiculture occupe actuellement une surface d'environ 230 000 ha pour
une surface boisée nationale de 14,5 millions d'hectares environ.
Les peupleraies se situent principalement dans les espaces alluviaux, qui
correspondent à leur biotope naturel. Depuis quelques années,
et suite aux progrès de la recherche génétique qui ont
permis de sélectionner de nouveaux cultivars hybrides, on voit se
développer des peupleraies hors zones alluviales.
La déprise agricole et le recul de l'élevage libèrent
aujourd'hui des terres ou des prairies dont certaines ont des potentialités
populicoles. Pour ces terrains, le choix du peuplier apparaît souvent
satisfaisant pour les propriétaires fonciers (durée de rotation
courte).
Aujourd'hui, la quasi-totalité des peupleraies de production utilise
du matériel végétal amélioré (hybride)
multiplié par voie végétative (boutures). Les
résultats de ces améliorations génétiques sont
principalement :
- un gain de productivité : la durée moyenne de la rotation
devrait passer progressivement à 20 ou 18 ans, voire moins, par des
adéquations cultivar/stations optimales (contre 20 à 25 ans
actuellement) ;
- une meilleure qualité du bois : les bois auront une couleur plus
claire et présenteront un aspect de surface plus satisfaisant ;
- la possibilité de développer une populiculture hors vallée
et/ou de pouvoir pratiquer une populiculture plus extensive ; en effet, certains
cultivars sélectionnés présentent des exigences en eau
moindres et une rusticité plus grande.
Depuis quinze ans, l'arrivée de ces nouveaux cultivars modifie
progressivement les pratiques en matière d'entretien du sol. Si la
distinction entre les populicultures " nordiques " et " méridionales
"1 persiste en matière d'entretien, la vulgarisation menée
sur le terrain permet la mise en place progressive d'une populiculture
raisonnée. L'identification des stations, le choix des cultivars en
fonction de la station, et la détermination de la nécessité
ou non des entretiens qui en découlent, sont des pratiques qui se
développent.
Actuellement, le recours aux entretiens se justifie essentiellement dans
les cas où la concurrence exercée par les plantes herbacées
à l'égard de l'eau pose un problème pour l'obtention
d'une production dans des conditions satisfaisantes. Les facteurs
économiques et la notion de rentabilité accentuent cette
orientation vers une populiculture adaptée.
Aujourd'hui, l'objectif de la populiculture est essentiellement la production
de bois d'uvre à destination des industries du contreplaqué
et de l'emballage bois. Parmi les orientations de certains industriels du
contreplaqué, le développement de panneaux avec des faces peuplier
apparaît comme une voie à développer. La qualité
du bois des nouveaux cultivars permettrait d'atteindre cet objectif et de
limiter l'utilisation de bois exotiques.
Depuis trois ans, la récolte est stabilisée aux alentours des
2,5 millions de m3/an et concerne annuellement une surface de l'ordre de
10 000 ha. Ce niveau de récolte permet d'alimenter l'industrie nationale,
mais aussi d'exporter du bois (400 000 à 500 000 m3/an).
[R] Le peuplier et son environnement
Les courts paragraphes qui suivent font un bref point sur les connaissances actuelles sur l'impact et le rôle du peuplier dans son environnement naturel.
Écologiquement parlant...
Peuplier, eau et sol
Proximité d'un cours d'eau : en cas d'érosion, les risques
de chutes d'arbres existent à proximité immédiate des
cours d'eau. Il peut y avoir alors formation d'embâcles. Ce risque
est plus ou moins important selon la dynamique du cours d'eau et les essences
forestières et, de plus, pour le peuplier, il est variable d'un cultivar
à l'autre (enracinement plus ou moins profond et traçant).
Drainage : lorsque les parcelles sont trop humides, la création de
fossés ou la pose de drains permet alors la plantation. L'impact sur
le régime hydrique et sur le biotope (modification des
caractéristiques de l'habitat) peut alors être sensible.
Chute et décomposition des feuilles dans l'eau : la décomposition
des feuilles mortes dans l'eau provoque des désoxygénations,
notamment là où l'eau n'est pas ou très peu courante
et de profondeur faible. Cependant, ce processus existe quelle que soit l'essence
forestière considérée en bordure de cours d'eau (ex.
: peuplier mais aussi frêne, aulne, saule).
Nappe : dans l'état actuel des connaissances, les causes et
mécanismes entraînant la baisse d'une nappe ne sont pas encore
cernés. Les processus au niveau d'un bassin versant sont complexes
et ne peuvent être imputés au peuplier ou à un système
populicole dans son ensemble.
Rôle épurateur : l'excès d'azote (sous forme de nitrates)
et de phosphore (sous forme de phosphates) dans les eaux de ruissellement
conduit à l'eutrophisation des milieux aquatiques. Consommateurs
d'éléments minéraux, les peupliers jouent un rôle
d'épurateur, en mobilisant et en stockant ces éléments
dans l'écorce (tronc, branches).
De plus, la rhizosphère des peupliers favoriserait le développement
d'une microflore du sol dénitrifiante, en apportant le carbone
nécessaire à son développement. Ce rôle de
purification du milieu peut être du même ordre de grandeur que
celui d'une ripisylve et largement supérieur à celui d'une
prairie.
Rôle de filtre : lors des crues, le courant est freiné par la
présence d'une prairie, d'une flore herbacée ou d'un
sous-étage dans une plantation. Les matières en suspension
(matière organique, argile, limon) transportées, se déposent
alors et contribuent à la fertilité des sols. Ce dépôt
favorisé ne peut qu'améliorer la limpidité de l'eau.
Peuplier, entretien et diversité
Entretien, produits agropharmaceutiques : les stations à peuplier
qui sont en zone humide ne nécessitent généralement
pas d'entretien si ce n'est pour le démarrage des plants. Cet entretien
se résume alors habituellement en un désherbage localisé
(sur 1 à 2 m² autour du plant) pendant les deux premières
années, permettant ainsi de diminuer la concurrence de la strate
herbacée au moment de l'enracinement du plançon.
Pollution génétique : le croisement entre Peuplier noir (Populus
nigra, espèce autochtone) et les hybrides est possible. Il semble,
par contre, que les graines obtenues soient stériles ou, lorsque ce
n'est pas le cas, ne trouvent pas les conditions de germination qui leur
conviennent. Actuellement, la distinction entre un individu Populus nigra
et un hybride n'est pas aisée à mettre en évidence,
à l'échelle de l'arbre comme à l'échelle
génétique.
Le XIXe Congrès mondial forestier (Antalya, octobre 1997)
énonçait les conclusions suivantes concernant la populiculture
: attention à l'appauvrissement génétique - besoin d'initier
des recherches sur Populus nigra - ; souhait de plantations multiclonales
(d'une parcelle à l'autre) ; attention aux risques phytosanitaires.
Aujourd'hui, les travaux de recherche sur Populus nigra sont largement
entamés. D'une manière générale, l'amélioration
génétique vise à proposer des nouveaux cultivars sur
une base génétique la plus large possible afin d'éliminer
tout risque d'appauvrissement génétique, de favoriser la
diversification et de limiter les risques phytosanitaires.
Esthétiquement parlant
L'approche de la peupleraie et de son rôle dans le paysage varie suivant
deux facteurs :
- en fonction des groupes sociaux : si certains rejettent la peupleraie en
adoptant une position quasi "idéologique", d'autres apprécient
celle-ci pour ses caractéristiques propres de géométrie,
de perméabilité à la lumière, etc. ;
- en fonction des particularismes régionaux : géomorphologie
(peupleraies accompagnant des petites vallées), culture locale (fortes
densités de plantation, cultures intercalaires
).
Comme tout peuplement forestier, la peupleraie permet d'observer un
étalement des couleurs dans le temps en fonction des saisons. Plus
précisément, la juxtaposition de peupleraies à
l'intérieur d'un massif et la présence de variétés
différentes, créent une mosaïque intéressante de
couleurs (en termes de précocité, de couleurs de floraison,
de couleurs de débourrement).
L'étagement des hauteurs par la proximité de peuplements
d'âge différent est également un facteur rentrant dans
la composition paysagère.
Une peupleraie peut être ressentie par certains comme une gêne
à la lecture d'un paysage en masquant des éléments de
perspective. Par contre, elle peut aussi constituer un élément
de structure du paysage, un indice de repère spatial, facteur de
contrastes (ombre/lumière, vertical/horizontal, ouvert/fermé)
et rompre, par exemple, la monotonie du paysage dans les régions de
grandes cultures.
L'appréciation du paysage passe aussi par la possibilité d'utiliser
ou simplement de traverser l'espace correspondant. Le maintien des berges
accessibles (pour des voies de desserte ou chemins pédestres) limite
alors déjà l'impression de fermeture.
[R] Démarche de gestion d'un espace alluvial
Avant toute intervention : connaître le terrain
La réalisation d'un état des lieux au sein de la
propriété concernée doit permettre d'identifier les
zones à peuplier et les autres (prairies, ripisylves, etc.).
Par exemple, avant toute opération, vérification doit être
faite de l'adéquation nature du sol / production peuplier (qualité,
quantité, rentabilité), mais aussi de la qualité des
milieux en terme de biodiversité et d'intérêt patrimonial.
Ainsi, la pose de drains est à raisonner (en terme de valeur patrimoniale
de l'habitat considéré) compte tenu de son impact sur le
régime hydrique et sur le biotope (modifications des
caractéristiques de l'habitat).
Ce diagnostic initial devrait être un préalable indispensable
à tout aménagement de l'espace.
Les études stationnelles sont envisageables assez facilement à
l'échelle de la parcelle ou de la propriété. Par contre,
il est plus difficile d'utiliser une telle procédure à une
grande échelle compte tenu du morcellement des
propriétés.
Dans la continuité et dans la perspective d'une mise en valeur par
la populiculture, une cartographie des stations potentielles est à
conseiller pour faire ressortir :
- les zones où le peuplier est adapté à la station,
ex. mégaphorbiaies2 ;
- les situations les plus extrêmes (trop humides ou trop sèches)
où la rentabilité risque de ne pas être assurée
(investissements lourds, productivité insuffisante) et à ne
pas retenir pour la populiculture.
En complément, la réalisation d'inventaires floristiques et
faunistiques permet une évaluation patrimoniale des habitats (degré
de rareté, étendue, typicité).
Quelques principes de gestion de l'espace alluvial
Le maintien d'une mosaïque (plantations, ripisylves, prairies) peut
être assuré en observant quelques principes fondamentaux :
- ne pas négliger le rôle biologique des ripisylves et, notamment,
leur importance pour la protection des berges contre l'érosion, leur
rôle de filtre et d'accueil de l'avifaune. Si une bande de ripisylve
existe ou si on souhaite la créer, il est conseillé de
réaliser les plantations de peuplier à une distance d'environ
5 m du haut de la berge. Cela permet de faciliter, par ailleurs, l'accès
au cours d'eau et à la parcelle pour leur entretien ;
- éviter la transformation de forêts alluviales préexistantes
en peupleraies. Outre l'intérêt patrimonial, elles peuvent avoir
un intérêt économique avec des essences intéressantes
comme le Frêne, l'Érable sycomore, le Chêne
pédonculé, l'Aulne ainsi qu'un intérêt social
(paysage, protection de berges) ;
- raisonner les objectifs et enjeux.
Les prairies subissent actuellement un changement d'affectation (remise en
culture, abandon des pratiques agricoles). Parmi ces prairies, il existe
des prairies humides de grand intérêt qui représentent
un patrimoine naturel de haute valeur qu'il convient de préserver
au même titre que les ripisylves. Leur maintien doit être
raisonné ; il peut être envisagé par des mesures de type
agri-environnementales qui financent un mode de gestion, en général,
assez simple : maintien des conditions hydrauliques et fauche. Les autres
prairies de type mégaphorbiaies peuvent être plantées
avec les précautions d'usage en matière de drainage et de
proximité de cours d'eau.
Un certain degré d'ouverture est conservé par la populiculture.
Il faut rappeler que l'installation d'une peupleraie sur un milieu humide,
généralement riche, constitue une utilisation temporaire et
réversible, sur une échelle de temps de l'ordre d'une cinquantaine
d'année : ce peut être un moyen et un objectif pour la conservation
de certaines espèces animales et la protection des milieux.
Principes de gestion de l'espace populicole
Au niveau de plantations déjà réalisées, quelques
principes simples permettront une gestion durable du milieu, et de
préserver ainsi ses capacités et caractéristiques
stationnelles :
- préférer des plantations multiclonales (3 à 5 ha par
cultivar). On obtient ainsi des mosaïques à l'échelle
de la peupleraie et on limite également les pertes éventuelles
liées aux problèmes phytosanitaires, inhérents aux
plantations monoclonales ;
- si un fauchage des interlignes est prévu, le réaliser de
préférence le plus tard possible en saison de
végétation pour limiter les dérangements vis-à-vis
de la faune ;
- sur les sols à faible portance, limiter au maximum le passage des
engins lourds, surtout en périodes humides. L'utilisation de machines
lourdes se fera principalement aux premières années de la vie
du peuplement (entretien) et lors de son exploitation ;
- utiliser raisonnablement les produits agropharmaceutiques. Leur utilisation
se fera notamment de préférence en localisé (soit "
20% au maximum de la surface pendant les 2 premières années),
avec des produits sélectifs rapidement dégradés.
L'étude de solutions alternatives est souhaitable lorsque de forts
risques d'entraînement existent (par ruissellement et/ou lessivage,
notamment à proximité immédiate des cours d'eau).
- veiller de très près à la qualité de
l'exploitation. L'organisation de l'abattage doit limiter une
pénétration trop grande des engins à l'intérieur
de la parcelle. Le broyage et la dispersion des rémanents sur le parterre
de coupe soulignent l'image d'un chantier propre.
Les vallées sont des espaces complexes où subsistent parfois
des habitats et espèces devenus rares. La gestion des espaces alluviaux
nécessite alors une intégration de la valeur patrimoniale de
certains milieux. Elle peut conduire, sur des prairies dont la vocation devient
le peuplier, à la mise en place d'un compromis entre la gestion des
peupliers et la conservation des habitats et espèces. Il est
nécessaire, pour bien mesurer les enjeux, d'avoir une vision large,
à l'échelle d'une vallée ou d'un bassin versant, ce
qui reste difficile à l'échelle du propriétaire privé
qui ne possède que 1 à 2 ha, et qui compose un élément
de la mosaïque qu'est la vallée ou le bassin versant.
Ce souci d'une démarche environnementale dépasse bien sûr
le cadre unique des espaces alluviaux étudiés ici. Sauvegarder
la richesse de notre patrimoine naturel tout en continuant à pouvoir
utiliser les entités économiquement rentables qu'il produit,
tel est l'enjeu actuel de la plupart des espaces ruraux. Par ailleurs, la
déprise agricole favorise l'évolution spontanée des
milieux. Perpétuer les pratiques qui ont créé ces espaces
(fauche, pâturage) est un moyen de les conserver. Le choix est là
: évolution ou conservation. Toute la difficulté actuelle
réside ainsi dans le fait de trouver un juste équilibre entre
une utilisation raisonnée des milieux, l'acceptation de leur
évolution spontanée et un interventionnisme poussé à
l'extrême où l'homme jardinerait son espace à partir
de ses souvenirs. Ce sont beaucoup de faits, possibilités ou contraintes
économiques, écologiques et humaines qui pondèreront
les choix.
L'auteur tient à remercier les différentes personnes qui ont apporté leur contribution à cette réflexion, ou à la relecture de cet article : J.-M. Barbier (Fédération nationale des syndicats de propriétaires forestiers), V. Gaudillat (Muséum national d'histoire naturelle), F. Hermant (CRPF Nord - Pas-de-Calais - Picardie), F. Lavarde (Association nationale des centres régionaux de la propriété forestière), S. Le Floch (CEMAGREF), Ph. de Boissieu, E. Paillassa et T. Formery (Institut pour le développement forestier), J.-C. Rameau (École nationale du génie rural, des eaux et forêts).
Les peupliers comprennent des espèces spontanées et des
espèces cultivées (cultivars), la plupart d'origine hybride.
Espèces spontanées : parmi le genre Populus, on recense 3
espèces européennes :
- Populus tremula L. (Tremble)
- Populus alba L. (Peuplier blanc)
- Populus nigra L. (Peuplier noir), avec des races géographiques
à l'origine de cultivars.
Peupliers hybrides : d'origine génétique variée, ils
sont apparus fortuitement ou au contraire sont artificiels et plus ou moins
récents.
Par exemple, le peuplier grisard est un hybride naturel fixé (Populus
alba x Populus tremula = Populus canescens).
Les peupliers artificiels sont crées à partir de trois
espèces (les peupliers noirs, les peupliers deltoïdes originaires
de l'est de l'Amérique du Nord, et les peupliers baumiers originaires
de l'ouest de l'Amérique du Nord) et de leur hybridation.
L'hybridation de ces espèces entre elles permet de créer de
nouvelles variétés (cultivars) qui conservent les
caractéristiques intéressantes de leurs parents tout en
éliminant les caractères jugés indésirables par
le sylviculteur.
Les critères recherchés sont ainsi :
- rapidité de croissance,
- rectitude du tronc,
- plasticité vis-à-vis des conditions de sol,
d'humidité...,
- qualité du bois,
- faible sensibilité aux maladies ;
- résistance au vent.
[R] Encadré 2 : Où plante-t?on des peupliers ?
Zones alluviales
Elles rassemblent en général beaucoup de conditions favorables
à la culture du peuplier : réserve en eau, richesse chimique.
La récolte des bois se fera entre 15 et 25 ans environ.
Hors vallées
La production sera toujours inférieure à celle enregistrée
dans les zones alluviales. Un labour préalable, une fertilisation
à la plantation, des entretiens superficiels dans les premières
années sont nécessaires pour limiter la concurrence pour l'eau
en période estivale. En effet, moins les conditions sont favorables
plus la nécessité de travaux se fait sentir. La récolte
des bois ne se fera pas avant 25 à 30 ans.
Alignement
On utilise alors en priorité des essences résistantes au vent,
faciles à conduire en taille de formation (pour la rectitude du tronc)
et élagage (pour limiter la présence de nuds).
[R] Encadré 3 : Du peuplier, pour quoi faire ?
Le peuplier est utilisé principalement
? en sciage : planches, poutres, chevrons... et dans les techniques modernes
de façonnage de bois : charpentes en lamellé?collé.
? en déroulage : à la base de nombreux conditionnements (cageots
et caisses, boites de camembert...)
Après utilisation, ces conditionnements peuvent être recyclés
pour de nouvelles utilisations comme la fabrication de panneaux de
particules.
Il rentre également dans la composition des contreplaqués.
Circulaire DERF/SDF/C98-3021 du 11 septembre 1998 :
Populiculture et environnement, recommandations pour les opérations
de boisement-reboisement en peuplier bénéficiant des aides
du budget de l'État ou du FFN.
CRPF Nord - Pas-de-Calais - Picardie, 1996. Le peuplier et son environnement,
quelques recommandations pour la valorisation écologique des
peupleraies.
Hermant F., 1996. Le peuplier dans son environnement, éléments
de réflexion sur la populiculture et ses impacts écologiques.
Rapport de DESS "Gestion des ressources naturelles renouvelables",
université des Sciences et technologies de Lille, centre régional
de la Propriété forestière, 137 p.
Le Floch S., 1996. Impacts paysagers de la populiculture. Courrier de
l'Environnement de l'INRA, 29, 39-46.
Lefèvre F. et al., 1998. Strategies for the conservation of a pioneer
tree species, Populus nigra L., in Europe. Genet. Sel. Evol., in
press.
Ruffinoni C., Gazelle F., 1997. Ripisylves et forêts alluviales,
restauration et gestion des ripisylves. Forêt-Entreprise, 116,
43-49.
Ruffinoni C., Pautou G., 1996. Ripisylves et forêts alluviales, des
boisements d'avenir. Forêt-Entreprise, 112, 57-64.
Turpok et al., 1997. Populus nigra Network, report of the third
meeting, 5-7 october 1996, Savar, Hungary. European Forest Genetic Resources
Programme (EUFORGEN), International Plant Genetic Resources Institute
(IPGRI).
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