Le Courrier de l'environnement n°24, avril 1995

Premières propositions pour un projet de parc de la Forêt tropicale guyanaise

Les motivations et les objectifs du projet
La solution proposée
Les premières propositions pour un parc de la Forêt tropicale guyanaise
La procédure de création du Parc

Mise en perspective historique du projet, ou de l'Inini à la Guyane " intériorisée "


Texte repris, avec l'aimable autorisation de l'auteur, de la plaquette éditée en novembre 1994 par la Préfecture de la Guyane, la direction régionale de l'Environnement et la Mission pour la création du parc de la Forêt tropicale guyanaise.

Le sommet de Rio sur la planète Terre, en juin 1992, a attiré l'attention de la communauté internationale sur le redoutable problème de la disparition des forêts tropicales. Celles-ci sont pourtant indispensables à la vie de notre planète, notamment comme réservoirs de la biodiversité et régulateurs des climats.
Soucieux, d'une part de contribuer à l'effort mondial déployé en faveur de la préservation des forêts tropicales, et, d'autre part, de faire de la Guyane un pôle d'excellence en matière d'écodéveloppement, l'Etat et les collectivités régionale et départementale de Guyane ont décidé de mettre à l'étude un projet de création d'un grand parc de la Forêt tropicale guyanaise dans le sud du département.
Une mission d'étude a été placée auprès du préfet de Région et un comité de pilotage composé d'élus, de fonctionnaires et de chercheurs a été institué pour réfléchir à la conception de ce projet de parc pour la Guyane.
J'ai le privilège de vous en présenter ici la première esquisse.
Il ne s'agit encore que d'une proposition, volontairement concrète pour que chacun comprenne ce que pourrait être ce parc. Il est bien évident que cette proposition est provisoire et perfectible.
Elle est destinée à susciter vos observations et vos propositions. Je vous remercie à l'avance de vos réflexions, et des idées que vous serez amenés à présenter.
En effet, ce projet de création du parc de la Forêt tropicale guyanaise est un enjeu suffisamment important pour qu'il devienne l'affaire de toutes les Guyanaises et les Guyanais.
Que notre mobilisation sur ce dossier soit à la mesure du défi à surmonter pour les générations futures !
Le Préfet de la Guyane,
Jean-François Cordet

[R] Les motivations et les objectifs du projet

- Tous les scientifiques sont unanimes pour dire que la forêt guyanaise est tout à fait remarquable par sa grande richesse faunistique et floristique et son fort taux d'endémisme (beaucoup d'espèces n'ont été répertoriées qu'en Guyane). Mais, comme tous les écosystèmes complexes, il est fragile et très sensible aux agressions d'origine humaine.
Il faut donc préserver ce patrimoine naturel exceptionnel, pour notre plaisir et afin de pouvoir le léguer intact à nos enfants.
- La forêt guyanaise abrite des populations créoles, amérindiennes et noirs-marrons, dont le mode de vie est très traditionnel, et qui ont la particularité de tirer l'essentiel de leurs moyens de subsistance de la forêt. Il faut donc donner à ces communautés les moyens de gérer ce territoire, pour continuer à vivre dans la forêt selon leurs traditions et à se développer dans le respect de leurs cultures.
- Un tel espace protégé et géré de façon durable doit devenir un exemple pour sensibiliser l'ensemble de la population, notamment les jeunes, à la nécessité de préserver son patrimoine. Il faut donc que le parc soit en grande partie ouvert au public et aménagé pour en permettre la découverte, dans des conditions compatibles avec la préservation de l'environnement et le respect des cultures locales.
- La forêt constitue aussi un potentiel économique pour la Guyane. Des activités telles que l'utilisation de la biodiversité ou l'écotourisme pourraient y être développées. Il faut donc promouvoir un mode de développement durable de l'intérieur guyanais, créateur d'activités et d'emplois pour les populations locales et respectueux du patrimoine naturel et culturel.
- La politique de préservation et la gestion de la forêt guyanaise ne peut pas être dissociée de celles menées par les autres pays d'Amazonie, et les fleuves frontaliers ne peuvent être gérés correctement qu'en concertation avec le Brésil et le Surinam. Il faut donc renforcer les liens de coopération avec les pays voisins, afin de mettre en commun nos expériences et d'aboutir à une gestion concertée des territoires.

En gras : les limites du parc
1 : zone de nature ; 2 : zone de vie ; 3 : zone de nature avec possibilité d'activité minière ; 4 : zone de vie avec possibilité d'activité minière.
5 : zone périphérique.
Le segment représente 100 km.

[R] La solution proposée

Pour répondre à l'ensemble de ces objectifs, il est proposé de créer un parc national sur une partie du territoire des communes de Maripasoula, Saül, Camopi et Régina.
C'est en premier lieu un territoire reconnu d'intérêt majeur, que l'on souhaite préserver et gérer de façon durable pour les hommes d'aujourd'hui et pour les générations futures. Pour cela on délimite sur le terrain différents types de zones ayant pour vocations la protection de la nature, la recherche scientifique, le soutien des cultures locales, l'accueil du public et la pédagogie, ou encore le développement d'activités économiques locales. On définit pour chacune d'elles des règles de gestion, et l'Etat met en place les moyens humains et financiers pour atteindre les objectifs fixés.
C'est donc aussi un outil d'aménagement du territoire, de dynamisation de l'économie locale, et un label de qualité internationalement reconnu. Il doit à ce titre concourir à l'amélioration de l'image de la Guyane à l'étranger.
Sa gestion devra être assurée le plus près possible du terrain, avec la participation active des élus et de la population.

[R] Les premières propositions pour un parc de la Forêt tropicale guyanaise

Voici la première esquisse de ce que pourrait être ce parc, avec la délimitation des différentes zones qui le composeraient, leurs réglementations propres, les mesures en faveur du patrimoine naturel et culturel, et les actions de développement que mènerait la structure locale de gestion.

1. La délimitation du territoire
Comme l'indique la proposition de carte, quatre types de zones pourraient être définis :
- une vaste " zone de nature ", non habitée, correspondant à un espace reconnu très riche d'un point de vue écologique, et d'une superficie suffisante pour assurer une bonne conservation de la diversité génétique. Elle couvrirait les hauts bassins versants des fleuves et des rivières du Sud Guyanais ;
- trois " zones de vie en harmonie avec le milieu ", correspondant aux territoires habités et couramment parcourus par les populations locales pour leurs besoins de subsistance. Elles seraient situées en amont de Maripasoula, autour de Saül, et de Camopi à Trois Sauts ;
- des " zones d'activité minière contrôlée ", correspondant aux territoires où il y a superposition d'intérêts miniers et d'intérêts écologiques ou culturels ;
- une " zone périphérique ", s'appuyant sur les grandes voies d'accès au territoire protégé (Maripasoula et le Maroni en englobant éventuellement Papaïchton et Grand-Santi, et l'Oyapock en aval de Camopi).

2. Les caractéristiques principales de chacune des zones
- La zone de nature
Elle a pour vocation d'être maintenue à l'écart des perturbations extérieures afin d'être conservée en l'état pour les générations futures. Pour cela, une réglementation va limiter les activités humaines susceptibles de dégrader le milieu naturel.
Ainsi pourraient être interdites les activités susceptibles de porter atteinte à la faune (chasse, pêche...), à la flore (cueillette, abattis...), au milieu physique (collecte de minéraux...) ou au patrimoine culturel (roches gravées...), ainsi que les activités industrielles, minières et commerciales. Les travaux publics et privés susceptibles d'altérer le caractère du parc y seraient soumis à autorisation. Cette zone resterait néanmoins ouverte à la fréquentation, à condition que la réglementation visant à la protection du milieu naturel y soit respectée. Des itinéraires de découverte y seraient aménagés. Les connaissances acquises sur le milieu naturel seraient utilisées pour la conception de documents et d'aménagements à caractère pédagogique, d'information et de découverte de la nature.
Cette zone constituerait aussi un laboratoire de terrain pour la recherche scientifique et le suivi de l'écosystème forestier tropical. Des stations légères d'accueil de chercheurs y seraient implantées.
Des programmes de coopération internationale seraient menés avec les pays voisins sur les thèmes de la connaissance et de la gestion du milieu.
- Les zones de vie
Leur vocation est, tout en respectant l'intégrité du milieu naturel, de donner des moyens réglementaires et techniques aux populations autochtones pour continuer à gérer le territoire qui leur est nécessaire et pour se développer dans le respect de leurs cultures.
D'un point de vue réglementaire, il serait possible de réserver aux seuls résidents permanents les droits de chasse, de pêche et de cueillette nécessaires à leur subsistance, sans, bien entendu, qu'ils puissent donner lieu à une commercialisation à l'extérieur de la zone de vie. Des mesures particulières de gestion des prélèvements pourraient être décidées localement.
De même les activités d'agriculture ou de foresterie pour les besoins locaux seraient libres pour les résidents, ainsi que les activités artisanales et commerciales.
Par contre les activités industrielles et minières y resteraient interdites.
Enfin, seuls les travaux importants susceptibles d'altérer le caractère du parc devraient faire l'objet d'une autorisation, les travaux courants prévus dans le cadre des documents d'urbanisme étant de la compétence du maire.
La fréquentation d'une grande partie de ces zones est actuellement soumise à autorisation préfectorale. Dans la mesure où les populations concernées le souhaiteraient, il serait possible de définir localement (en concertation avec les autorités municipales et coutumières), pour chacune des zones de vie, une réglementation particulière, plus souple et plus évolutive, permettant de maîtriser et de contrôler la fréquentation extérieure en définissant des zones d'accès interdit (des villages, des lieux de culte ou d'autres parties du territoire) et des zones d'accès réglementé (avec une réglementation particulière, des circuits imposés, un guide obligatoire, des quotas de visiteurs, etc.), afin que la découverte du milieu naturel environnant soit possible sans apporter de gêne aux habitants.
Une autre vocation de ces zones de vie est d'aider et d'appuyer les initiatives locales en matière de développement et de création d'emplois locaux, afin de les orienter vers un développement local durable, respectueux de la nature et des cultures.
A cette fin, le Parc pourrait participer à un programme de remise à niveau des infrastructures communales, ou aider matériellement au développement d'activités économiques telles que l'écotourisme (là où il est souhaité par la population) par la création de structures d'accueil, d'information, de découverte de la nature (sentiers, observatoires...), par la formation des populations à ces nouveaux métiers (guides, accompagnateurs, paysagistes...), ou par le soutien de projets privés ou communaux de nature à mettre en valeur le patrimoine naturel ou culturel.
Les villages de Maripasoula, Saül et Camopi deviendraient alors les " portes du parc ", c'est-à-dire les lieux privilégiés d'accueil des visiteurs, les centres aménagés pour la découverte du milieu naturel environnant et des cultures locales (expositions, musées...), et des lieux d'animation, d'information et de pédagogie (accueil de scolaires). De tels centres peuvent bien entendu être construits à l'écart des villages pour préserver la tranquillité de vie des habitants.
Le Parc pourrait aussi soutenir techniquement et financièrement d'autres actions en faveur du développement de l'artisanat et de la mise en valeur des cultures locales, de l'agriculture et de l'élevage, du maintien de l'architecture locale et de l'amélioration de l'habitat, ou encore de la valorisation de la biodiversité.

- Les zones d'activité minière contrôlée
Dans certaines parties de la zone de nature ou des zones de vie, les activités minières ou industrielles pourraient être autorisées, à condition qu'elles respectent des règles particulières visant à préserver l'environnement naturel et humain, et que des procédures de contrôle et de suivi soient mises en place. Le reste de la réglementation de ces zones correspondrait à celle de la zone dont elles font partie (zone de nature ou zone de vie).

- La zone périphérique
Elle a pour vocation d'accompagner la création du parc en incitant les collectivités situées à proximité et leurs habitants à l'accueil des visiteurs potentiels du Parc et à un mode de développement local qui respecte plus le milieu naturel. L'objectif est, sans qu'aucune réglementation particulière ne s'applique, que cette zone devienne une transition (une zone tampon) entre la zone protégée et le reste du département.
Un programme pluriannuel de réalisations et d'améliorations d'ordre social, économique et culturel serait établi en concertation entre les collectivités et les administrations. Le Parc participerait financièrement à la réalisation de ce programme et en suivrait l'exécution.

3. La structure locale de gestion
Un parc national est géré par un établissement public à caractère administratif, qui dispose d'un budget propre alimenté par l'Etat, et qui est piloté par un conseil d'administration composé :
- d'élus locaux, départementaux et régionaux ;
- de représentants de l'Etat dans le département ;
- de personnalités qualifiées en matière d'environnement, ou représentant des organismes scientifiques, des socio-professionnels locaux, des associations de protection de la nature, des communautés éthniques, etc.

Un comité scientifique, composé de personnalités reconnues pour leur connaissance du milieu naturel et humain de la Guyane, est créé pour assister le conseil d'administration dans ses prises de décisions et pour coordonner et suivre le programme scientifique du Parc.
La gestion au quotidien du Parc est assurée par une équipe permanente qui pourrait être composée de la façon suivante :
- une structure de direction, comprenant une cellule administrative et des missions compétentes dans les domaines scientifique, technique, de développement et d'écotourisme, de communication et de pédagogie, de relations internationales, etc. C'est la structure d'appui aux équipes locales, et de relation avec les collectivités territoriales et les autres services présents en Guyane ;
- dans chacune des communes-portes du parc (Saül, Maripasoula et Camopi), une structure de terrain relativement autonome, composée d'un délégué du directeur du Parc, de techniciens, d'agents de terrain et de gardes-moniteurs (chargés de la surveillance du territoire, de l'observation et de l'étude du milieu naturel, de l'animation, de l'assistance technique et humaine aux collectivités locales), de piroguiers, de guides et de personnel ouvrier temporaire d'entretien et de travaux.
Cette structure est conçue volontairement très proche du terrain, car la gestion de ce territoire doit être confiée aux municipalités et aux habitants eux-mêmes.
Ainsi, dans chacune des communes portes du parc, il pourrait être créé un " comité local de gestion ", composé des élus, de représentants des communautés et des intérêts locaux principaux, qui serait l'interlocuteur privilégié de la structure de terrain du Parc.
C'est en concertation avec ce comité que seraient notamment définies les règles particulières de gestion de chacune des zones de vie.

[R] La procédure de création du Parc

Un parc national est créé par un décret en Conseil d'Etat, pris après une longue procédure de consultation de toutes les instances décisionnelles et de la population.
Nous en sommes aujourd'hui dans la phase d'étude du projet. Cette première proposition est destinée à informer l'ensemble de la population guyanaise sur le projet et à recueillir les critiques et les contre-propositions du plus grand nombre. Elles aideront le comité de pilotage à concevoir un projet de parc acceptable par tous et utile à la Guyane.
C'est seulement à partir de ce moment là que pourra démarrer la procédure de création proprement dite. Celle-ci prévoit encore une consultation de tous les services et des collectivités concernées, suivie, si le Premier Ministre décide de prendre en considération le projet, d'une nouvelle consultation de l'ensemble de la population par voie d'enquête publique. A chacune de ses étapes, le projet pourra être revu et corrigé pour tenir compte des avis exprimés.

Vous pouvez nous faire connaître dès maintenant les observations qu'appelle de votre part cette première esquisse du projet de parc de la Forêt tropicale guyanaise, ainsi que vos suggestions, en vous adressant à :
Dominique Deviers
Mission pour la création du parc de la Forêt tropicale guyanaise
DIREN, BP 380, 97328 Cayenne.
Tél. : (594) 29 12 52 ou 37 89 80 ; fax : 37 89 81.
Le comité de pilotage vous en remercie d'avance.
(novembre 1994)

Le Courrier a demandé à M. Gachet un commentaire, que l'on trouvera ci-après.
Il a par ailleurs trouvé une présentation (didactique) de la Guyane...


[R] Mise en perspective historique du projet, ou de l'Inini à la Guyane " intériorisée "

Le projet de parc de la Forêt tropicale guyanaise (cette dénomination est d'ailleurs révélatrice d'une guyanisation du projet) doit être resitué dans la déjà longue histoire des rapports complexes, souvent empreints de méfiance, de non-dit, de sous-entendus qu'entretiennent les populations et les élus guyanais avec les projets divers " d'isolement " ou de " protection " du sud guyanais, projets émanant ou mis en oeuvre par l'Etat.
L'entité départementale guyanaise, telle qu'elle existe à ce jour, est une création politico-administrative récente. La Guyane est devenue département d'outre-mer par la loi de départementalisation de 1946. Mais il fallut attendre 1969 pour que cette réalité institutionnelle s'appliquât à tout le territoire de la Guyane. Jusqu'à cette date la Guyane était divisée en deux entités administratives très différentes : d'une part, le département de la Guyane qui s'étendait au sud jusqu'à la ligne constituée par les premiers sauts (rupture de pente) sur les fleuves, situés à environ 60 km des embouchures et, d'autre part, le territoire de l'Inini au sud de cette ligne, plus le territoire de la commune de Saint-Laurent du Maroni, dont la superficie dépassait les 7/8 du territoire de la Guyane. Ce territoire de l'Inini relevait de l'autorité du préfet " élevé " ainsi au rang d'un gouverneur colonial.
Encore faudrait-il ajouter pour être précis qu'actuellement la circulation dans le sud du territoire, en particulier pour remonter les fleuves frontières Oyapok et Maroni, est soumise à l'autorisation préalable du préfet. Il s'agit de protéger sanitairement les populations amérindiennes qui résident dans ces régions. Ces populations ont cependant tout le loisir de circuler vers l'aval et/ou de franchir ces fleuves pour atteindre soit le Brésil, soit le Surinam.

Les enjeux du Parc
A la lumière des discussions qui ont abouti aux propositions présentées ci-dessus, il apparaît qu'un certain consensus s'est établi sur les missions du futur parc, sur ses limites ainsi que sur les différentes zones qui devraient être distinguées au sein du parc.
Ces zones prendraient en compte les exigences liées aux modes de vie, aux pratiques culturelles de communautés humaines implantées de longue date dans ces régions et aussi les perspectives prometteuses d'exploitation industrielle de gisements aurifères et diamantifères qui ont été récemment mis en évidence.
Par ailleurs, le parc doit trouver sa place originale dans le cadre du projet constamment réaffirmé par l'exécutif régional : l' " intériorisation " de l'aménagement du territoire et du plan de développement. Il s'agit en effet d'inverser une tendance lourde qui orientait presque exclusivement la vie culturelle, économique et politique vers la bande côtière en ignorant l'intérieur. La Guyane regardait le grand large en tournant le dos à la forêt, et au continent sud-américain.
La majorité des acteurs locaux est convaincue que la Guyane doit fermement enraciner son avenir, son développement, dans l'arrière-pays, là où sont les richesses biologiques - encore très insuffisamment inventoriées - et minérales ; là où l'écotourisme peut trouver un champ privilégié et original.
La création du parc de la Forêt guyanaise constitue donc un formidable enjeu. Il s'agit en effet de concilier les légitimes ambitions politiques d'utiliser le territoire, de mettre en place les indispensables infrastructures de transport pour rendre facilement accessibles les régions périphériques et les exigences qui découlent de l'existence du parc.
M. Gachet

Silvolab-Guyane
Groupement d'intérêt scientifique pour la recherche forestière en Guyane
BP 316, 97379 Kourou cedex.
Tél. : (594) 32 26 75 ; fax : (594) 32 43 02.


Tiré de Géographie générale, par F. Foncin, publiée chez Armand Colin à Paris, en 1887.