L'INRA L'environnement et le génie
génétique
Dans le domaine agro-alimentaire les problèmes des risques
généraux et de sécurité de l'expérimentation
présentent par rapport à ceux connus dans d'autres domaines
(industriels, nucléaire, par exemple) des particularités
certaines.
Les résultats de la recherche agro-alimentaire sont en général
destinés à être mis en application sans dispositif
particulier de confinement, mis en oeuvre selon les modalités propres
à l'agriculture et introduits dans des systèmes ouverts, largement
interdépendants et très incomplètement connus et
maîtrisés
Les types de risques touchent à au moins deux domaines : la
sécurité alimentaire et les effets sur l'environnement et les
milieux. Ils peuvent se développer sur de longues périodes
et provenir d'effets de synergie inattendus et indésirables.
Par ailleurs et sur le plan strict de l'activité de recherche, les
techniques de base sont relativement simples à acquérir et
l'expérimentation d'accessibilité facile.
Cette situation impose l'élaboration de démarches intellectuelles
claires et rigoureuses, ainsi que la mise en oeuvre de dispositifs procurant
théoriquement comme en pratique une sûreté optimale.
Elle réclame aussi un effort scientifique, prospectif et évaluatif
accru et permanent qui doit intégrer notamment l'exploration des
conséquences économiques et sociales.
I1 est donc impératif que les chercheurs acceptent et prennent en
charge des objectifs qui dans un premier temps pourraient apparaître
comme des contraintes.
Ces démarches sont de la responsabilité pleine et entière
de la recherche publique.
Les questions de sécurité alimentaire comme celles concernant
l'environnement sont de la responsabilité première de l'état.
Par ailleurs l'ampleur réelle ou supposée des risques leur
donne d'emblée une dimension socio-politique.
Plus que tout autre, la recherche publique doit y soumettre de façon
exemplaire ses programmes et ses travaux.
Pour ce qui le concerne, l'Institut doit devenir une référence
tant en ce qui concerne la sécurité de l'expérimentation
qu'en ce qui touche à la maîtrise des risques pouvant
apparaître lors de la mise en oeuvre des résultats acquis par
la recherche agronomique.
L'intégration rigoureuse, explicite et générale de
ces dimensions dans les problématiques scientifiques est néanmoins
une pratique neuve.
Par certains côtés spécifiques, les questions posées
en matière de risques par la recherche agro-alimentaires sont encore
mal cernées. Les solutions ne sont pas, pour l'instant, totalement
acquises aux plans scientifiques, méthodologiques et expérimentaux.
C'est donc un domaine à explorer avec rigueur, et en y consacrant
dès maintenant un effort suffisamment important pour se placer rapidement
en position de leader.
La Commission "Génie Génétique et Environnement" jouera
sur ce plan un rôle important tandis que les différentes instances
de pilotage de la recherche auront à l'appuyer.
I1 confirme enfin que la compétence de la Commission touche tout les
secteurs scientifiques de l'Institut.
Les travaux de la Commission ont ensuite porté sur, notamment, les
conditions de fonctionnement et de mise en oeuvre de ses missions, ainsi
que sur l'examen de deux programmes . l'étude des risques de relargage
d'O.M.G. sur la base du modèle proposé par un rhizobium et
un projet de lutte biologique par l'utilisation d'un mutant avirulant d'une
bactérie phytopathogène.
Contact : Alain Deshayes, Secrétaire Général
de la Commission "Génie Génétique et Environnement"
(1)-42-75-90-00.
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