Le Courrier de la Cellule Environnement n°4, juin 1988

En 1987, Les activités de la cellule environnement
Éléments pour le compte rendu d'activités de l'INRA


La protection, la sauvegarde et la gestion des ressources naturelles et de l'espace rural font partie des missions de l'Institut qui y consacre environ un cinquième de ses moyens de recherche. Certains programmes sont principalement orientés vers l'environnement (pollution des sols par les métaux lourds, valorisation des boues de stations d'épuration, dépérissement des forêts - programme DEFORPA -, risques dus aux organismes modifiés génétiquement, faune sauvage, économie de l'environnement, ...). D'autres intègrent accessoirement la dimension "environnement"
(cycle de l'azote et fertilisation raisonnée, lutte biologique ou intégrée contre les ravageurs, éco-développement, consommation humaine, ...) Cette stratégie permet d'éviter l'isolement d'une problématique par nature multidisciplinaire.
En 1986, cette option a conduit l'INRA à se doter d'une Cellule Environnement. Constituée en réseau, présente dans la majorité des départements de recherche et des Centres, cette Cellule rassemble une trentaine de chercheurs. Rattachée au Directeur chargé des Politiques Régionales, elle a pour missions, dans son domaine de compétence : l'élaboration d'orientations générales et de stratégies de recherche, le suivi en coopération avec les directions scientifiques de programmes particuliers, la synthèse et la valorisation des travaux de l'Institut, la sensibilisation des équipes à la spécificité des questions d'environnement et la coordination des contacts avec les administrations spécialisées, nationales ou européennes.
Dans le cadre de ses missions exploratoires et au titre de son programme "Conservation du patrimoine génétique", la Cellule Environnement a, en 1987, poursuivi le recensement des ressources génétiques maintenues par l'Institut et l'examen des conditions scientifiques et techniques de leur gestion et de leur mise à disposition ; elle a travaillé sur un programme "Validation des pratiques d'agriculture biologique", et préparé la création d'un groupe de travail sur les aspects écologiques des mutations de l'espace rural et de la déprise agricole. La Cellule Environnement a contribué aux réflexions qui sont à l'origine de la commission "Génie Génétique et Environnement" et participe à ses travaux.
Structure d'appui aux chercheurs, la Cellule Environnement a durant cette année relayé la diffusion d'une dizaine d'appels d'offres nationaux ou européens comme, le "Programme 86/90 Protection de l'Environnement" (Commission des Communautés Européennes), et les programmes "Écologie du paysage", "Effets de pesticides sur la faune et la flore sauvages", "Gestion des arbre d'ornement", "Conséquences écologiques de la déprise agricole" et "Contrôle du devenir des substances chimiques polluantes dans les sols" (ministère de l'Environnement). Elle a collaboré à 1a coordination des projets et au suivi des résultats.
Certains membres de la Cellule représentent l'Institut dans les comités chargés, au ministère de l'Environnement, de 1a programmation de la recherche (comités "Écologie et Gestion du Patrimoine Naturel", "Sols et déchets solides" notamment) et auprès d'instances plus opérationnelles, parfois interministérielles, comme le "Comité d'Orientation pour la Réduction de la Pollution des Eaux par les Nitrates d'origine agricole" (CORPEN). Elle est par ailleurs en contact avec les organismes professionnels ou certaines industries. La Cellule fournit enfin des experts pour l'instruction de dossiers concernant la protection des espèces et des milieux naturels.
Au titre de ses missions d'animation et d'information, la Cellule a édité, en 1987, les premiers numéros du Courrier de la Cellule Environnement ; ce bulletin trimestriel diffuse des informations pratiques ou générales et présente dans des articles de fond, des orientations de recherche et les discussions suscitées par des hypothèses ou des résultats.
La Cellule Environnement s'est aussi durant cette année intégrée à des réseaux télématiques inter-organismes.
En 1988, la Cellule Environnement conclura certains de ses programmes exploratoires, initiera de nouveaux axes (conséquences écologiques de la déprise agricole, prospective des retombées environnementales de la recherche agronomique, ...), et confortera son fonctionnement en réseau. Elle devrait ainsi remplir plus complètement ses deux rôles principaux d'une part, conduire des réflexions sur les questions se posant avec de plus en plus d'acuité à l'interface agriculture-recherche agronomique et environnement en intégrant de façon rigoureuse l'environnement dans la recherche, et d'autre part, assurer les liaisons entre l'Institut et les acteurs de l'environnement.


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