Noix et fruits tropicaux ? Écotourisme ? Non. Mais élevage ou collecte d'insectes pour les vendre ; et c'est tout ce qu'ont certains peuples indigènes pour sauvegarder leur forêt tropicale. Les encouragerez-vous ?
Vous n'êtes pas sans savoir que les forêts tropicales disparaissent
à un rythme effrayant : plus de la moitié en a été
rasée durant les quarante dernières années. Et vous
n'ignorez pas que plus des deux tiers de toutes les espèces de la
planète vivent entre les tropiques, dans un immense réservoir
de nature qui renferme des remèdes inédits et d'autres substances
pour notre avenir. Il est évident qu'il faut sauvegarder ces forêts.
Beaucoup participent à cette action en achetant des «produits
de la forêt » ou en aidant les ONG qui travaillent dans ces
pays.
Et, dans cette optique, capturer ou acheter des papillons exotiques ne ressemble
à rien d'autre qu'à un moyen d'accélérer leur
disparition. N'est-ce pas ? Pas du tout ! ceux qui énoncent que
récolte des papillons égale destruction des papillons en savent
bien peu sur les papillons, les tropiques et les stratégies que les
gens ont construites dans les pays en développement pour la sauvegarde
de leurs forêts. Le fait est qu'acheter des papillons pour enrichir
votre collection peut être le meilleur investissement que vous puissiez
faire en faveur de la protection des forêts tropicales. Cette note
va vous expliquer pourquoi.
La P-N-G, un petit pays situé au nord de l'Australie, est l'un des
4 endroits au monde où subsisteront dans vingt ans de grands pans
de forêt tropicale vierge (1)
(a). Il héberge quelques insectes
extraordinaires, dont les plus grands papillons au monde, Ornithoptera
alexandrae, la Reine Alexandra (b)
et le second en taille, O. goliath, le Goliath, le plus grand de tous
les phasmes, la plus grande sauterelle Tettignoniide, le plus grand Diopside
et un charançon qui entretient un parterre de lichens et de mousses
sur son dos. A ces merveilles s'ajoutent 3 000 espèces d'orchidées,
10% des rhododendrons de la planète et la plupart des espèces
d'oiseaux de paradis et d'oiseaux-berceaux (Ptylorynches). Du point de vue
des insectes, la P-N-G est unique par d'autres aspects. C'est le seul État
dont la constitution inclut les insectes dans ses ressources
naturelles renouvelables (2).
C'est aussi le seul pays dont le gouvernement a instauré un organisme
pour développer cette ressource de façon durable : l'Insect
Farming & Trading Agency - IFTA (à Bulolo, dans la province de
Morobe). L'Agence a démarré en 1978
(3) et vend bon an mal an pour 400 000 dollars d'insectes
papous-néoguinéens à des collectionneurs, des naturalistes,
des chercheurs et des artistes partout dans le monde. Elle se procure les
insectes uniquement auprès des villageois
(4), la plupart des spécimens résultant de
captures mais, dans le cas des Ornithoptères, le gouvernement exige
qu'ils soient issus d'élevages.
Au début du XXe siècle, l'explorateur et naturaliste
A.S. Meek demanda l'aide des Papous pour capturer de nouvelles espèces
d'ornithoptères. Le dessin ci-dessus est repris d'une peinture
contemporaine, parue dans Illustrated London News, et montre Ornithoptera
chimaera visé à l'aide d'une flèche à quatre
fourchons.
Doc. OPIE
Dans les pays développés, la stratégie des « parcs
nationaux », consistant à acquérir des terrains et à
les consacrer à la flore et à la faune sauvages, a bien
marché. Des gens en ont parfois violé les règlements,
mais il a suffi presque toujours de quelques gardes et de rappels à
la loi. Avec ce type de suivi, il était naturel qu'on essaye d'installer
des « parcs nationaux » dans le Tiers Monde
(5), par exemple pour protéger le gros gibier sauvage
africain. Mais cela fait plus de trente ans que les spécialistes de
la conservation ont constaté que cette stratégie n'était
pas efficace. Les revenus tirés de ces parcs sont allés pour
la plupart dans les caisses des gouvernements, tandis que les gens des alentours
n'en tiraient au mieux - que de maigres bénéfices. Petit miracle
: ces gens n'avaient aucun ou très peu d'intérêt à
ne pas toucher à ces parcs. D'un autre côté, ils pouvaient
se faire de l'argent en braconnant. Et là où les gens étaient
de plus en plus nombreux et leur survie de plus en plus difficile, il était
tout bénéfice pour eux de bûcheronner ou d'établir
des jardins dans ces parcs. Réfléchissez : pourquoi quelqu'un
qui arrive tout juste à ne pas mourir de faim choisirait de ne pas
perturber la faune sauvage, juste parce que « c'est agréable
de l'avoir à côté de soi » ? Cette formule naïve
est bonne pour qui a tous ses besoins fondamentaux satisfaits et oublie que
son mode de vie privilégié lui fait voir les choses d'un unique
point de vue.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) reconnaît
dans son ouvrage World Conservation Strategy
(6)que la stratégie des « parcs nationaux
» a échoué à contribuer au développement
des pays. Elle recommande à la place une stratégie de «
la conservation par le développement »
(7) qui préconise essentiellement de déterminer
d'abord les besoins des gens sur place puis de leur offrir des stimulants
à s'aider eux-mêmes en prévoyant de récompenser
leur travail et leur comportement en faveur de la nature. Chasser et vendre
les animaux en surnombre est un stimulant très efficace, car tout
le monde apprécie un lien direct de cause à effet et ce stimulant
établit un lien direct entre la conservation et les «
opportunités » de développement
(8) : la subsistance des gens est liée étroitement
à la survie des espèces sauvages. Ceci explique pourquoi les
effectifs d'éléphants sont stables en Afrique du Sud où
l'on a pratiqué des prélèvements, alors qu'en revanche,
les populations « strictement protégées » des parcs
plus au nord ont été ravagées par le braconnage.
En P-N-G, les villageois collectent papillons et autres insectes de leur
forêt pour les vendre. Ou bien ils font pousser les plantes
nourricières des chenilles et commercialisent les papillons issus
de la métamorphose des larves qu'ils installent dessus : une pratique
connue sous le nom de «butterfly ranching », presque un symbole
de la « conservation par le développement »
(9). Beaucoup de ces éleveurs gagnent des centaines
de dollars par an -dans un pays où le salariat ne concerne que 15%
de la population. Les villageois comprennent que la forêt est la source
de leur revenu et cela les incite fortement au respect de cette forêt,
surtout lorsqu'on leur montre que ces insectes ont besoin de la forêt
pour survivre. L'argent qu'ils gagnent est important : ils en ont besoin
pour payer la scolarité de leurs enfants (qui n'est nullement gratuite)
et de même que vous ne renoncez pas à des luxes discutables
comme votre voiture, les villageois de P-N-G ne renoncent ni au thé,
ni à la vaisselle, ni à d'autres choses simples qu'ils doivent
acheter.
Les villageois papous-néoguinéens cherchent à se procurer
de l'argent et s'ils ne s'en procurent pas grâce aux papillons, ils
le trouveront autrement. Les cultures de rente impliquent le défrichage,
l'exploitation du bois d'oeuvre également. Ces deux activités
sont-elles préférables à la collecte et à la
vente des papillons ?
[R] Est-ce que les villageois ne prélèvent pas ainsi trop de papillons ?
Ce serait le cas s'ils le pouvaient. Mais en fait, les populations d'insectes sont terriblement difficiles à surexploiter (10). Les seules qui paraissent sensibles à la surchasse sont les populations très réduites, relictuelles ou insulaires, ou celles qui sont décimées par la destruction de leur habitat. Deux éminents biologistes, Robert Mac Artur et Vincent Dethier ont jadis essayé de capturer tous les individus d'un papillon de l'Est des Etats-Unis, le Baltimore (c). Ils n'y sont pas parvenus (11). Leur impact n'aura pas été pratiquement différent de celui d'un prédateur quelconque (un oiseau, une araignée). Chaque capture réussie rend la suivante plus aléatoire. Et les chenilles qui en réchappent ont une chance supérieure de devenir papillon (échappant aux facteurs antagonistes densité-dépendants). Et les papillons résultants, plus rares, ont plus de chance d'échapper à leurs prédateurs naturels et donc de se reproduire. Et l'année suivante, l'effectif de chenilles de revenir à son niveau normal. La population du Baltimore n'a subi aucun dommage, alors qu'elle était localisée, sédentaire et particulièrement sensible à la surcollecte. En fait, beaucoup de biologistes appliquent aux insectes des principes de dynamique des populations qui sont adaptés aux vertébrés (oiseaux, cervidés, etc.). Ce qui ne convient pas du tout, car presque tous les insectes ont des potentiels reproducteurs bien supérieurs à ceux des vertébrés et peuvent supporter des taux de prélèvement bien plus grands. Et peu importe si le prélèvement est opéré par un oiseau, une mante ou... un ramasseur de papillons !
Indigène de Nouvelle Bretagne avec un ornithoptère
femelle vivant en guise de parure occipitale.
Doc. OPIE
[R] Est-ce que les Ornithoptères mis dans le commerce ne sont pas en péril ?
En général, non ! Et surtout pas les grands Ornithoptères,
les géants des papillons, représentés par de nombreuses
espèces depuis l'Asie du Sud-Est jusqu'en Australie.
En P-N-G, la seule espèce qui pourrait actuellement être en
danger est le plus grand papillon du monde Ornithoptera alexandrae
(la Reine Alexandra). Depuis plusieurs années, il est mis au rang
des « priorités mondiales de la conservation » par l'UICN
et protégé par les législations nationale et internationale.
Il est également sur la liste états-unienne des espèces
menacées. Et que s'est-il passé pendant qu'on s'occupait de
lui et le protégeait ? Son habitat a été détruit
largement par l'exploitation du bois et par l'extension des plantations
oléicoles (12). Voilà
pour la voie classique de la préservation de la faune. Si les populations
locales s'étaient vu offrir des incitations à préserver
la forêt (parmi ces incitations, les plus simples et les meilleur
marché à mettre en place étant la collecte et la vente
des papillons) il est probable que, même en l'absence de toute
législation de protection, une plus grande partie de l'habitat originel
serait resté. Il faut bien comprendre que « les gens peuvent
changer leur façon de faire s'ils voient que ça fait que les
choses vont mieux (6). Pour ce mieux-être des
Papous-Néoguinéens, l'ensemble des lois et décrets ne
prévoit rien du tout.
Quand le gouvernement de la P-N-G a commencé à réglementer
pour protéger les Ornithoptères
(13), on ne connaissait pas grand chose de leur
répartition. Depuis, les entomologistes ont montré qu'ils
étaient souvent localisés, mais avec une vaste répartition
géographique (14). On découvre
sans cesse de nouvelles populations et même récemment de la
Reine Alexandra (15). A part cette
espèce, tous les Ornithoptères sont inscrits à l'Annexe
II de la CITES (Convention internationale sur le trafic des espèces
sauvages), ce qui ne signifie pas qu'ils sont en péril. Simplement,
leur commerce est contrôlé
(16).
Le gouvernement papou-néoguinéen a autorisé l'IFTA à
assister un village dans l'élevage et la vente de Goliaths. Un programme
est en route pour Ornithoptera meridionalis et un projet concerne
O. paradisi. Maintenant qu'on a laissé aux étrangers
l'occasion d'assurer la sauvegarde de la Reine Alexandra par des moyens
législatifs, le gouvernement de la P-N-G espère pouvoir accorder
à chaque villageois l'élevage et la vente à l'IFTA d'une
centaine de spécimens par an
(17).
Non. Il faut que ce soit un insecte obtenu légalement. Seul l'IFTA
est habilité à délivrer des permis d'exportation des
insectes papous-néoguinéens à des fins commerciales.
Ainsi l'IFTA peut, par la maîtrise du marché, à la fois
garantir aux villageois des cours stables et leur restituer le maximum de
revenus de ce commerce. Il arrive que les Papous-Néoguinéens
traitent directement avec des acheteurs qui exportent les insectes en toute
illégalité. En définitive, ceci affecte les ressources
à long terme des villageois en saturant les marchés et en cassant
les prix. Et, de plus, ces acheteurs ne se soucient certainement pas du lien
entre collecte-élevage et protection de la forêt.
Tout lot d'insectes régulièrement exporté est
accompagné d'un permis (lequel n'est pas délivré
spécimen par spécimen). Si le lot comporte des Ornithoptères,
il faut le tampon CITES (un tampon comme celui de la poste, apposé
pour le lot et pas pour chaque papillon).
Tout acheteur qui traite directement avec l'IFTA les obtient ; il revient
à l'acheteur de s'en procurer une photocopie ou une attestation.
Les Ornithoptères sont inscrits à la CITES depuis 1977 : il
est donc peu probable que des spécimens en papillote aient été
capturés avant - sauf s'il s'agit d'espèces très rares.
C'est à vous, acheteurs, de décider si vous fermez les yeux
sur des mentions comme « capturé avant la CITES» ou si vous
faites vos acquisitions en pensant à la conservation de la forêt.
Certaines organisations mettent sur pied des marchés pour les produits
de la forêt qui ne soient pas du bois d'oeuvre (vente de graines, de
fruits, etc.) et dont la vente incite à la conservation des forêts
tropicales. On met également en avant les bienfaits de «
l'écotourisme ». Pourquoi ne pas promouvoir ces activités
plus « acceptables » au lieu d'apprendre aux gens à tuer
des animaux ?
D'une part, l'incitation à produire fruits et graines a été
plutôt décevante. Les « jus de purs fruits de la forêt
» mélangent banane, papaye et autres espèces qui proviennent
essentiellement de vergers gagnés sur la forêt tropicale ! D'autre
part, les forêts de P-N-G renferment très peu de graines et
de fruits comestibles exploitables. C'est sans doute pourquoi les habitants
ont abandonné il y a 4 millénaires la chasse et la cueillette
pour l'agriculture. Et ces forêts insulaires n'ont historiquement
hébergé que peu de gros animaux capables de disperser de gros
fruits.
Et l'écotourisme ? Il est surestimé. Les études des
spécialistes sérieux de la gestion
conservatoire (8,
18, 19)
concluent qu'il ne saurait assurer la préservation de la plupart des
forêts tropicales : «seule une petite minorité des zones
protégées attirent des nombres significatifs de visiteurs [...].
En particulier, la plupart des lieux en forêt humide ont un faible
potentiel d'attractivité sur les touristes »
(8).
A l'évidence, la forêt tropicale en déclin ne pourra
être sauvée que par un ensemble de dispositifs originaux. Les
divers peuples de la forêt sont face à des choix différents.
Ils ont traditionnellement vécu de la chasse. Pour autant que les
prélèvements ne sont pas excessifs, ils peuvent être
orientés pour contribuer à la protection de la forêt.
Sinon, des gens extérieurs, étrangers, peuvent imposer leurs
vues quant à la façon de gérer la faune et la flore
sauvages - une forme moderne de colonialisme.
Article
repris de
http://www.aa6g.org/Butterfly/pngletter.html
traduit de l'anglais par A.F.
[R] Notes
(a) Les numéros
entre parenthèse renvoient aux références bibliographiques
en fin d'article [VU]
(b) NDLR : Reine Alexandra et Goliath sont des noms communs
donnés par commodité, décalqués des
dénominations vernaculaires en anglais respectivement Queen Alexandra
birdwing et Goliath birdwing. Les noms scientifiques (latinisés sont
seuls officiels et universels.
Chacun a (au moins) une page sur Internet :
www.baghera.com/clasroom/casestud/butterfly.htm
http :
//www.aa6g.org/lepidoptera.html [VU]
(c) Image sur Internet :
www.psu.edu/dept/beehive/gallery/balt.html
[VU]
(1) Myers N., 1988. Tropical
forests and their species : going, going...? pp. 28-35. In :
Biodiversity, ed. E.O. Wilson. Nat. Acad. Press, Washing., 521 pp.
[VU]
(2) Independent State of PNG, 1975. Papua New Guinea
Constitution, Part III, Basic Principles of Government, Division I, National
Goals and Directive Principles, Port Moresby, PNG.
[VU]
(3) Hutton A., 1983. Butterfly farming in Papua New Guinea.
Oryx,19, 158-162. [VU]
(4) Clark P.B., Landford A., 1991. Farming Insects in Papua
New Guinea. Int. Zool. Yearbook, 30,
127-131. [VU]
(5) Machlis G.E., Tichnell D.L.O., 1985. The State of
the World's Parks : An International Assessment for Resource Management,
Policy and Research. Westview Press, Boulder
[VU].
(6) IUCN/UNEP/WWF, 1991. World Conservation Strategy :
Living Resource Conservation for Sustainable Development. IUCN; UN Environ.
Prog.; World Wildlife Fund. Gland, Switzer. 228 pp.
[VU]
(7) Amoseli National Park : enlisting landowners to conserve
migratory wildlife. Ambio, 11,302-310. [VU]
(8) Wells M., Brandon K., 1992. People and Parks : Linking
Protected Area Management With Local Communities. World Wildlife Fund.
US-AID. 99 pp. [VU]
(9) Morris M.G., 1983. Cashing in on the insect trade. Int.
Agric. Dev., 3, 26-27. [VU]
(10) Pyle R.M., Bentzien M., Opler P., 1981. Insect
conservation. Ann. Rev. Ent., 26, 223-258.
[VU]
(11) Dethier V.M., MacArthur R.A., 1962. A field's capacity
to support a butterfly population. Nature.
[VU]
(12) Parsons M., 1990. Re-establishment of the
Ornithoptera alexandrae (Lepidoptera: Papilionidae) conservation
project. Unpubl. report on a World Bank Consul. in Papua New Guinea from
1-21 June 1990. Glendale, California, USA 62
pp.[VU]
(13) Shaw D.E., 1969. Conservational ordinances in Papua
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(14) Parsons M., 1983. A conservation study of the birdwing
butterflies, Ornithoptera and Troides (Lepidoptera: Papilionidae) in Papua
New Guinea. Unpul. report to PNG Dept. Primary Industry. 112 pp.
[VU]
(15) Mercer C. 1992. Survey of Queen Alexandra's Birdwing
Butterfly on Managalase Plateau, Papua New Guinea. Proc. PNG Biol. Soc.
9 pp. [VU]
(16) CITES, 1973. Convention on International Trade in
Endangered Species of Wild Fauna and Flora. Special Suppl. to the IUCN
Bulletin, 4(2), 35-40. March issue; reprinted April 1983.
[VU]
(17) Orsak L.J., 1992. Saving the world's largest butterfly,
Queen Alexandra's birdwing (Ornithoptera alexandrae). Unpubl. report
to PNG Dept. of Environ. & Conserv. Waigani, PNG, 732 pp.
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(18) African People, African Parks. An Evaluation of
Development Initiatives as a Mean of Improving Protected Area Conservation
in Africa. US-AIDS Biodiv. Support Programme, Conservation Int. Washington.
76 pp. [VU]
(19) MacKinnon J.K., Child G., Thorsell J., 1986. Managing
Protected Areas in the Tropic. IUCN, Gland, Switzer. 295 pp.
[VU]
NDLR : on lira cet article, très accessible :
Neuville D, 1994. Les fermes à papillons : des outils
pour la conservation. L'expérience des montagnes Arfak en Indonésie.
Insectes, 94, 7-9. (revue publiée par
l'OPIE).