Mon activité de génétique et d'amélioration des plantes m'a conduit à étudier et à observer la variabilité génétique des espèces végétales. Je réagirai donc en sélectionneur, mais aussi en responsable d'association de protection de la nature(1).
Combien de fois ai-je entendu des biologistes, des scientifiques, des
collègues dire " A quoi cela peut-il servir de conserver quelques
messicoles (plantes des moissons comme le Bleuet, l'Adonis) ? Elles n'ont
aucune valeur ! ".
" Regardez l'évolution : de tout temps des espèces ont disparu
et se sont créées. Les espèces qui disparaissent sont
inadaptées. Rien de nouveau sous le soleil. "
" Les biotechnologies résoudront tous les problèmes de ressources
génétiques. "
" Il faut savoir choisir entre l'homme et la nature, entre l'économie
et l'écologie. "
Il y a bien des réponses techniques à ces questions, bien des
inconnues aussi, mais n'est-ce pas cette mentalité qui, poussée
à l'extrême, a conduit des dictateurs à vouloir
détruire des ethnies, leurs villages, leur patrimoine historique et
culturel ?
Ces notions sont complexes, le génie inventif de la nature défie
toujours le biologiste. Pourtant, tout un chacun peut en avoir une idée
au travers des écosystèmes (prairies permanentes, taillis sous
futaie, marais, landes), au travers des espèces (Anémone sylvie,
Ajonc, Primevère) découvertes à l'occasion d'une promenade
au printemps, en forêt, dans les landes ou même en bord de chemin,
au travers enfin des variétés (Golden delicious, pomme de Reinette
et pomme d'Api !).
La notion de sous-espèce, " espèce en devenir ", est plus difficile
à saisir ; elle correspond en général à des
populations isolées géographiquement, interfertiles, plus ou
moins distinguables. Ainsi, dans le domaine forestier, au sein de l'espèce
collective Pin noir (Pinus nigra Arnold), distingue-t-on classiquement
plusieurs sous-espèces (Debazac, 1964) :
- le Pin noir d'Autriche (P. nigra ssp. nigricansHost.) ;
- le Pin Laricio (de Corse et de Calabre) (P. nigra ssp. laricio Poir.)
;
- le Pin de Salzmann (P. nigra ssp. clusiana Clem). ;
- le Pin de Pallas (P. nigra ssp. pallasiana Lamb.).
Chacune de ces sous-espèces interfertiles ayant une aire de
répartition, des exigences écologiques et donc des utilisations
forestières particulières (figure 1).
L'apparence d'une plante dépend du milieu et/ou du génotype.
Les anamorphoses (déformations par le vent) sont très
fréquentes. Si les " hêtres en drapeau " du haut des crêtes
sont des accommodats, non héréditaires, en revanche Gehu (1963)
a pu montrer que les formes littorales prostrées, étalées,
du Genêt à balais (Sarothamnus scopaiius) connues du
Finistère au Cotentin et au sud de l'Irlande sont
héréditaires. Les botanistes en ont fait une sous-espèce
ssp. maritimus. Les virus, les symbiotes, les champignons modifient
le phénotype; parfois transmis par les semences, ou le clonage, ils
sont quasi héréditaires !
Le scientifique cherche toujours dans les phénotypes la part de l'acquis
et de l'inné, du milieu et de l'hérédité; une
part de la diversité biologique que nous voyons (phénotype)
relève :
- de l'action du milieu et produit ce que nous appelons des accommodats (les
bonzaïs japonais illustrent l'étonnante plasticité des
plantes) ;
- de l'action du génotype (grain lisse ou ridé des pois de
Gregor Mendel) ;
- du cytoplasme (nombreuses stérilités mâles) ;
- du " reste " (virus, endophyte, symbiote ... ).
Ce phénotype est le résultat de l'interaction du génotype
et du milieu.
Parce qu'ils ne vivent pas d'une manière isolée, mais groupés
(ils forment des biocénoses), les êtres vivants sont
interdépendants (compétition, symbiose... sans qu'il soit toujours
possible de prévoir l'évolution de ces communautés
(déséquilibres, invasions, disparitions).
Deux fonctions, la pollinisation et la fixation de l'azote, jouent un rôle
économique et écologique essentiel dans les biocénoses
végétales. On estime que 85% des espèces d'angiospermes
existant dans le monde dépendent des insectes pour leur fécondation.
La pollinisation est parfois très spécifique: la Vanille
(Vanilla planifolia) originaire du Mexique est pollinisée
par un unique hyménoptère (Melipona), ce qui explique que sa
culture ait longtemps été un échec en dehors de son
pays d'origine. Plus près de nous, Aconit septentrionale
(Scandinavie) n'est pollinisé que par Bombus consobrinus et
le Figuier (Ficus carica) uniquement par un " moucheron " (le
Blastophage).
La fertilité des sols de nos forêts, de nos prairies, dépend
de la fertilité naturelle, intrinsèque des sols mais aussi
de la symbiose, de la capacité des micro-organismes à fixer
l'azote de l'air (Rhizobium, etc.), à rendre le phosphore
disponible. L'importance de ces phénomènes est considérable
même s'ils sont " gratuits ".
Il faut parfois peu de choses pour déséquilibrer une
biocénose. Les marées vertes et rouges de Bretagne, du Danemark,
ne sont que trop connues des ostréiculteures et des baigneurs... Le
désherbage lui-même peut, de-ci de-là, provoquer des
" invasions " de plantes adaptées : Amarante, Morelle noire dans les
champs de maïs, etc.
La notion d'espèce est très ancienne (cf. l'Arche de Noé).
C'est peut-être le souci, la nécessité pour l'homme de
classer, de nommer le Pommier, le Chêne, la Violette, le Muguet. Elle
est intuitive et pourtant elle repose sur des notions de ressemblance, de
géographie, mais aussi d'évolution, de fertilité en
croisement, et même de temps et d'histoire. Genermont (1985) adopte
la définition suivante : " Une espèce est un ensemble d'individus
contemporains, potentiellement interféconds, séparés
d'ensembles similaires par des barrières d'isolements reproductifs
". Codifiée par des botanistes géniaux comme Carl von Linné,
elle reste une bonne unité de la diversité biologique et de
l'évolution.
Depuis longtemps, le sélectionneur manie les espèces, les croise,
les recombine pour créer des cultivars, voire des espèces
nouvelles. Les variétés de rosier, de blé, de peuplier,
sont le résultat de nombreuses recombinaisons d'espèces et
de genres différents. En général, l'homme ne fait
qu'amplifiler, qu'orienter des processus naturels. De fait, dans la nature,
il existe des croisements spontanés, plus ou moins fertiles entre
sous-espèces (Pinus nigra), entre espèces
(Mcdicago pérennes, Quercus) et entre genres
(Festuca et Lolium, Halimium et Cistus, là où
ces taxons coexistent). Jouent-ils un rôle évolutif ? Ce n'est
pas invraisemblable à l'occasion des flux et reflux des glaciations,
par exemple, sans compter les transports dus à l'homme depuis 10 000
ans.
Si l'on peut s'interroger sur l'importance évolutive des flux
géniques entre espèces, nous savons que, dans le règne
végétal, l'hybridation naturelle entre espèces joue
un rôle capital dans la création d'espèces nouvelles,
amphiploïdes ou allopolyploïdes. Celles-ci sont, par croisement
et doublement chromosomique, le résultat de l'addition d'espèces
ancêtres (Blé tendre, Festuca arundinacea, Gossypum hirsutum,
Nicotiana tabacum, etc., la liste est longue).
Le développement des techniques d'analyse du génome et de
classification apporte beaucoup pour donner un fondement évolutif,
phylogénique à la systématique. Mais il faut se rendre
à l'évidence, les classifications intraspécifiques
dépendent des caractères retenus, choisis par l'observateur.
Toute classification a une part d'arbitraire, plus encore dans le règne
végétal que dans le règne animal.
Un bon cultivar est adapté à l'usage que l'homme veut en faire.
Il est donc contingent à une certaine technologie, à une certaine
économie. Il rassemble les meilleures combinaisons alléliques
dans l'état le plus hétérozygote possible. Cela explique
le succès des variétés hybrides. La contrepartie de
son légitime succès est l'élimination des autres formes,
des variétés plus anciennes.
Les pommes Cox's Orange Pippin" (GB) et Golden delicious (F), la questche
yougoslave Pozegaska, le colza Bienvenue (F) ont pu être très
largement dominants (jusqu'à 95% du marché dans un pays), avec
tous les risques que cela comporte (appauvrissement génétique
mais aussi risque d'épidémies comme la rouille du caféier,
du blé, l'helminthosporiose du maïs à cytoplasme Texas
... ).
Il ne faudrait pas s'arrêter à cet aspect, car la sélection
crée aussi la diversité biologique (nouvelles espèces
telles que colza, ray-grass hybride) et une variabilité
génétique différente. Qui imaginerait trouver dans les
forêts européennes, parmi nos Malus spontanés, aussi
nombreux soient-ils, les variétés de pommes que nous connaissons
(Api, Reinette, Cox's Orange Pippin) ?
De génération en génération, le sélectionneur
trie, façonne, " crée " des types hautement improbables. Il
rassemble des gènes de la domestication (syndrome de
domestication-Pernès) qui rendent les cultivars souvent mal adaptés
à la vie spontanée, " sauvage " (indéhiscence, nanisme,
gros grain...). La sélection sans préservation de la
variabilité génétique est un cul-de-sac évolutif.
Viola cryana est éteinte, disparue sous des constructions des
bords de l'Armaçon, tout comme certaines tulipes de Savoie. Les messicoles
Nigella gallica, Delphinium vcrduncnsc, Adonis ont disparu du
Poitou-Charentes.
Les espèces définies comme menacées ou éteintes
dans ce diagramme vivent dans de nombreux habitats: falaise maritime, dune
et plage de sable, prairie humide, pelouse calcaire, rive d'étang,
affleurement siliceux, débris de cendre volcanique et terrain agricole.
Sont toutefois d'avantage concernées, les espèces
considérées comme strictement " endémiques " : il s'agit
des plantes qui se restreignent à quelques localisations spécifiques
dans la Communauté ; beaucoup d'entre elles se trouvent seulement
sur des zones côtières en France, Grèce ou Italie et
plus précisément Omphalodes littoralis, Cytisus aeolicus,
Astragalus verrucosus, Ribes sardoum, Biscutella neustriaca, Limonium recurvum,
Gypsophilia papillosa, Astragalus maritimus, Stipa bavarica, Salicomia veneta,
Hormathophylla pyrenaica, Brassica macrocarpa, Abies nebrodensis et Centaurea
hortida.
Dans l'ensemble de la CEE, il n'existe pas moins de 6 000 espèces
de plantes. Les données sur les extinctions d'espèces sont
rares, mais " les taux d'extinction sont probablement plus élevés
qu'ils n'ont jamais été " (Commission des Communautés
européennes. Etat de l'environnement, 1986).
Les chiffres qui suivent indiquent, d'après le Conseil de l'Europe,
le nombre d'espèces végétales éteintes par pays
et pour la CEE depuis 50 ans.
| CEE | Belgique | France | Allemagne | Grèce | Italie | Pays-Bas | Gde Bretagne |
| 20 | 7 | 7 | 8 | 8 | 2 | 3 | 2 |
C'est finalement peu au total, mais ces chiffres reflètent mal la
réalité; l'extinction totale est un phénomène
ultime. La figure 2 montre que les plantes menacées et vulnérables
sont beaucoup plus nombreuses, surtout en zone méditerranéenne.
" Diverses autorités s'accordent à reconnaître qu'environ
1 000 plantes courent des risques et que 200 sont en danger d'extinction
" (Commission européenne). L'étude de Marcel Bournérias
(1989) pour le bassin de la Seine permet de considérer comme probablement
disparues dans cette région environ 80 espèces (moisson, eau
libre, tourbière).
Bien que beaucoup de plantes aient des possibilités de déplacements
importants (pollen, graines), force est de constater la grande stabilité
géographique de quelques petites populations. Certaines sont connues,
repérées depuis deux siècles toujours au même
endroit (Brassica olcracera s.l., Lilium martagon), et nous
avons de bonnes raisons de penser que quelques stations remontent aux Romains
(Tulipa silvestris), voire à la dernière glaciation.
Leur destruction est une perte irrémédiable, les
revégétalisations se faisant toujours à partir de plantes
banales. Actuellement, les pertes sont importantes et se
généralisent. Des régions entières se vident.
Les plantes endémiques (spécifiques à une région)
disparaissent.
Pour les espèces végétales, la principale cause de
disparition est la destruction des milieux, mais aussi leur transformation
(eutrophisation des eaux, drainage des sols...). La Communauté
Européenne a dressé une liste des menaces (voir figure 3) :
agriculture, tourisme et urbanisation viennent en tête des facteurs
connus de destruction. Le littoral, les zones humides, mais aussi la plaine,
sont les plus attaqués; plus localisées, les tourbières
alcalines et les plâtrières sont parmi les sites les plus
vulnérables.
Pour les sous-espèces, les ressources génétiques des
formes domestiques et apparentées, il faut ,aussi tenir compte de
ce que l'on nomme la " pollution génétique " (les espèces
cultivées modifient par croisement spontané les formes sauvages).
En France, la sous-espèce Salzmann de Pinus nigra est menacée
de disparition par l'introduction du Pin noir d'Autriche. Il faut ajouter
les effets pervers des réglementations nationales et européennes
qui interdisent la commercialisation des variétés traditionnelles
ou populations de pays (landrace).
A l'échelle de l'Europe, il y a deux grandes zones sensibles :
- l'Europe centrale où les pluies acides détruisent la forêt
et partant, les ressources génétiques
(Epicea en Pologne et URSS) ;
- le Bassin méditerranéen où la désertification,
le surpâtumge, la déforestation (Cèdre en Afrique du
Nord), le feu, l'urbanisation du littoral, la pollution des eaux et des mers
menacent le patrimoine naturel et culturel.
Les causes de disparition sont parfois imprévues. La très belle
population de Pin sylvestre de Haguenau (Alsace) est quasi perdue du fait
des dommages de guerre payés par l'Allemagne à la France sous
forme de semences : la population locale a été abâtardie
par des semis de Pin sylvestre d'intérêt médiocre.
L'agriculture, le tourisme, l'urbanisation sont les grands acteurs de la
destruction de la diversité biologique. Le souci de rentabilité
et la négligence ont aussi leur place, mais il s'agit avant tout de
mentalité, de formation et d'information. Le promeneur cueille abusivement
une Bruyère des Landes (Erica lusitanca), une Carline des Alpes,
des plantes médicinales (Antennaria dioica).
Alors qu'on assiste à un regain d'intérêt marqué
de la part du public pour la nature, les universités suppriment les
chaires de botanique. Pourtant, nous n'aimons et ne respectons que ce que
nous connaissons. Les citoyens demandent des trottoirs, des bermes, des talus
" propres ", c'est-à-dire désherbés et tondus. Les
agriculteurs sont fiers de leur monoculture où rien d'étranger
ne subsiste. Pourquoi ? La raison et l'économie voudraient que l'on
parle de seuil de nuisibilité et non de propreté. Est-ce l'effet
du matraquage publicitaire pour les champs propres et le linge plus blanc
que blanc ?
Depuis la réunion conjointe CEE-Eucarpia de Nyborg, en 1981, de nombreuses
propositions ont été faites.
Il s'agit tout d'abord de connaître, d'informer et de former. Il faut
faire un inventaire plus fin de nos richesses, des urgences, des priorités.
Il faut en tirer une politique européenne cohérente et globale
de sauvegarde. Les parcs nationaux et les réserves naturelles ne suffisent
pas et ne peuvent plus servir. d'alibi; chaque commune, chaque région,
chaque pays doit protéger et gérer ses richesses naturelles.
Chaque élu doit se sentir concerné, responsable à son
niveau.
La zone méditerranéenne a gardé une grande diversité
biologique. Chacun s'accorde à dire qu'elle est en danger. Sa sauvegarde
est une priorité dans laquelle doit jouer la solidarité Nord-Sud.
Le littoral est une autre grande priorité. Bien sûr, il faut
sauvegarder les plus riches biocénoses (tourbières, marais,
estran), mais aussi les plus banales, les naturelles et les subnaturelles
(délaissées routières, carrières, camps militaires,
etc.).
Nous devons reconquérir des espaces naturels et les gérer.
Les biocénoses spontanées, équilibrées, sont
rares. La plupart des espaces sont marqués par l'homme. Beaucoup de
plantes héliophiles (orchidées, etc.) demandent un milieu ouvert.
Le Narcisse des Glénans (Narcissus triandrus) est un bel exemple
d'espèce sauvée par une gestion dirigée. Le couvert
végétal est entretenu par la fauche et le pâturage (moutons
rustiques d'Ouessant ou des Landes).
Aujourd'hui, beaucoup sont convaincus qu'il faut allier tous les moyens
disponibles, sauvegarde in situ et ex situ (banque de gènes).
Il faut diversifier les approches : écomusées, conservatoires,
réserves, élevage et agriculture diversifiés. Cette
complexité nécessite la création de réseaux et
une coordination européenne (Cauderon, 1986).
La prise de conscience européenne est récente. Nos institutions
politiques et professionnelles sont encore bien timorées quant à
la nécessité de conserver nos paysages, notre flore, nos vieilles
races, nos populations de pays. Le public est manifestement de plus en plus
demandeur de " nature ". Malgré le souci de la Communauté
européenne, il reste des incohérences politiques : la
réglementation sur la commercialistation des variétés
de pays, des variétés d'amateur est à revoir. Alors
que l'on parle de gel des terres et de quotas, des Etats, des collectivités
publiques financent et organisent la destruction des zones humides en France,
en Espagne...
Les motivations pour sauvegarder la diversité biologique sont de type
:
- culturel : le Bleuet, la très vieille pomme Borsdorfer (D),
tout comme l'ours des Pyrénées, font partie de notre patrimoine
;
- génétique : les graminées de nos prairies
permanentes, les vieilles populations de pays de luzerne, les espèces
ancêtres du blé, sont une ressource et une assurance pour les
progrès futurs de la sélection ;
- socio-économique : la race landaise d'abeille (Apis mellifica)
est seule adaptée aux conditions particulières des miellées
tardives de la Callune. Les effectifs de chevaux (Merens et Pottock) sont
en augmentation pour la randonnée, l'attelage. Le haricot à
rames, très productif, est adapté aux jardins d'amateurs.
Au delà des protections ponctuelles, il convient de veiller
également à la sauvegarde de systèmes agraires adaptés
aux zones difficiles et de biocénoses diversifiées.
Le maintien de la diversité bilogique est essentiel à la survie
de l'humanité. Le " progrès " est une alternance de
différenciation et de confrontation. Je voudrais, pour conclure, appliquer
à la diversité biologique les conclusions de C. Lévi-Strauss
: " La véritable contribution des cultures ne consiste pas dans la
liste de leurs inventions particulières, mais dans l'écart
différentiel qu'elles offrent entre elles " (Race et Histoire,
1952).
N.B. Ce texte doit beaucoup à Marcel Bournérias, Isabelle Delavaud, Jean Marrou, Jean Timbal, dans la forme et le fond. Qu'ils soient ici sincèrement remerciés.
Aymonin G.G., 1974. Espèces végétales
considérées comme actuellement disparues du territoire.
Rapport n°l, Ministère de la Qualité de la vie, Direction
de la Protection de la nature.
Barnaud G., 1989. Introduction et réintroduction d'espèces
: manipulations contrôlées de la nature ? Colloque " Les
experts sont formels ", 25 pp.
Bibé B., Vallerand F., Vissac B., 1982. La pensée de Darwin
et l'évolution des animaux de ferme, 17 pp.
Bournérias M., 1989. Guide du naturaliste des côtes de
France. 1 à IV, Delachaux et Niestlé.
Cauderon A., 1986. Ressources génétiques et botanique. Bull.
Soc. Bot. Fr., 133, 7-13.
CEE, 1986. L'état de l'environnement dans la communauté
européenne. Commission des Communautés Européennes,
pp. 293-337.
Julliot C., Périquet G., 1988. Détermination des seuils critiques
de population efficace pour des petites populations isolées de
Vertébrés. Secrétariat d'Etat à l'Environnement,
36 pp.
Vu Tien J., Bibé B., Vissac B. Bases écologiques du maintien
de la diversité génétigue de la biosphère et
intérêt pour le développement : populations animales.
pp. 349-358.
X, 1989. Colloque sur la gestion des génétiques des
espèces animales domestiques., Lavoisier/TEC, 244 pp.
X, 1989. Protection du patrimoine génétique. Colloque
sur la conservation des espèces sauvages progénitrices des
plantes cultivées.
X., 1989. Plantes sauvages menacées de France. Bilan et
protection. Colloque de Brest, Ed. Michel Chauvet, 495 pp.
À paraître :
La place des régions dans l'étude, la valorisation et la
conservation du patrimoine génétique. Nîmes, Parc national
de Port Cros - Hyères.
[R]