Sommaire :
En In memoriam : le
Goéland argenté ;
lUrbi et orbi est en
berbère. Summary
.
Zusammenfassung
Les stocks d'exemplaires-papier sont épuisés : l'ensemble des articles est en ligne (L).
PROBLÉMATIQUES ET DÉBATS
Une agriculture écologique pour des zones à enjeux environnementaux majeurs (par Yvan Gautronneau) ; Les invasions biologiques (par Françoise Breton, avec Marc Cheylan, Mark Lonsdale, Jacques Maillet, Michel Pascal et Philippe Vernon ) ; Les arbres pyrénéens en questions (par Michel Bartoli et Gérard Largier) ; Transferts de gaz dans les sols (par Pierre Renault, Stéphanie Parry, Jorge Sierra et Luc Bidel ) ; Léleveur et ses animaux (par Jocelyne Porcher).
Repères dans le PAF
Propos de ministre : Dominique Voynet ; Les OGM en agriculture : synthèse et propositions (par lAPCA) ; Eurobaromètre : biotechnologies ; La conditionnalité environnementale des aides à lagriculture (par Philippe Girardin ) ; Natura 2000 : une opportunité de dialogues à saisir (par Simon Charbonneau ) ; Les Français mieux disposés à agir pour l'environnement (par Michelle Dobré et Béatrice Hammer).
Autres repères, autres paysages
Le péri-urbain en Afrique : une agriculture en marge ? ( par Paule Moustier et Jacques Pagès).
ON EN PARLE ENCORE
Réactions de Daniel Masson, Philippe Mérot et Pierre Guy ; autres réactions.
COLLOQUES (récapitulation des annonces parues ici).
BIBLIOGRAPHIE : voir la Bibliographie du Courrier n°32
On a lu, on a vu, On signale (livres comptes rendus, périodiques, documents, plaquettes et autres), Textes : A.-T. Diaw : Évolution des milieux littoraux du Sénégal (par L.-A. Lake).
[R] Et les dessins de Rousso.
Ci-dessous, quelques lignes à propos de chacun des principaux articles
[R] Une agriculture écologique
pour des zones à enjeux environnementaux majeurs
(L)
Après avoir eu comme objectif de produire à meilleur coût,
lagriculture se voit demander de prendre plus en compte
lenvironnement et dêtre « durable ».
Lagriculture biologique restant trop confidentielle, il faut mettre
en place des mesures complémentaires. Des territoires particuliers
(zones de captage, zone dintérêt faunistique ou botanique,
etc.) doivent recevoir un traitement ad hoc pour que lagriculture
nen soit pas exclue : ce sont les zones à enjeux environnementaux
majeurs (ZEEM). Dans ces ZEEM, le principal souci de lagriculture ne
sera pas de produire le plus possible mais de protéger le mieux possible.
Les techniques existent (elles sont encore perfectibles) mais leur application
par les agriculteurs dépend de létablissement dun
nouveau contrat entre eux et la collectivité.
par Yvan Gautronneau, ISARA, 31, place Bellecour, 69288 Lyon cedex
02
yvan.gautronneau@isara.ipl.fr
[R] Les invasions biologiques
(L)
Cet « article » est la transcription - par
Christine Silvy - dune
émission radiophonique de France Culture, La Science et les
hommes (Atelier du savoir), préparée et animée par
Françoise Breton. Lancés sur les ondes le 2 avril 1997, les
propos des cinq invités et de la productrice sont reportés
ici sans réarrangement ni réécriture de fond. Un débat
livré en différé (dont les arguments nont pas
vieilli) auquel on a voulu conserver sa spontanéité et son
langage parlé.
Plantes et animaux ont conquis leur aire de répartition actuelle par
lassociation de phases lentes et de phases brusques dexpansion.
Dans ce dernier cas, lhomme peut se retrouver face à une mauvaise
herbe ou à un ravageur nouveau très nuisible. Mais dans la
plupart des cas récents, cest lui qui a provoqué
linvasion, en transportant des individus de lespèce. Ce
peut-être involontaire -et être dû à un défaut
de vigilance (les larves de moustiques ont ainsi franchi locéan
dans leau qui reste dans le creux des pneus usagés, lalgue
Caulerpe qui envahit la méditerranée se serait échappée
d'un aquarium...) - ou volontaire. Cas banal de linstallation
danimaux de rente ou gibier dans des territoires nouvellement
colonisés (le lapin en Australie), cas plus curieux de lapport
danimaux sauvages participant à des rites (sur les îles
côtières, notamment), cas lamentable de lintroduction
de prédateurs incontrôlables (cf. les mollusques des îles
du Pacifique).
Dans tous les cas, les écosystèmes les plus vulnérables
sont les îles. Elles constituent également des laboratoires
où lon tente déradiquer les envahisseurs qui
nont rien à y faire. Et certaines invasions provoquées
sont tout bénéfice : cas des agents de lutte biologique (bien
choisis).
par Françoise Breton, 52, rue Labrouste, 75015 Paris.
fbreton@imaginet.fr
avec Marc Cheylan, EPHE, Biogéographie et écologie
des vertébrés, CP 94, 34095 Montpellier.
ephechey@crit.univ-montp2.fr
Mark Lonsdale, CSIRO, Entomology, Baillarguet, 34982 Montferrier-sur-Lez
.
lonsdale@ensam.inra.fr
Jacques Maillet, ENSAM, 2, place Viala, 34060 Montpellier.
maillet@ensam.inra.fr
Michel Pascal, INRA, 35042 Rennes cedex.
pascal@roazhon.inra.fr
et Philippe Vernon, UMR 6553 CNRS, université de Rennes-I,
Station biologique, 35380 Paimpont
philippe.vernon@univ-rennes1.fr
[R] Les arbres pyrénéens
en questions (L)
Sans micro, sans radio, une interview de deux forestiers qui
était plutôt destinée à notre
Dossier Forêts mais qui vient ici fort à
propos prolonger le sujet des invasions.
Epicéa, Mélèze, Pin cembro, Cèdre, Pin noir
dAutriche ont été introduits et plantés, pour
répondre à divers besoins. Hybridations et introgressions modifient
le patrimoine génétique des arbres pyrénéens
tandis que les champignons associés modifient la microflore. Et les
paysages se banalisent.
par Michel Bartoli, Office national des forêts, mission Forêts
de montagne, 23bis, bd Bonrepos, 31000 Toulouse.
et Gérard Largier, Mission Conservatoire botanique
pyrénéen, GIS parc national des Pyrénées-ONF,
59, route de Pau, 65000 Tarbes.
interrogés par Pierre Guy, INRA, 86600 Lusignan.
braconni@lusignan.inra.fr
[R] Les transferts de gaz dans les
sols : implications environnementales et agronomiques
(L)
Les thématiques environnementales et agronomiques ayant trait aux
tranferts de gaz dans les sols concernent de très nombreuses
molécules minérales et organiques. Le sol est le siège
d'émissions de gaz jouant sur l'effet de serre, sur la diminution
de l'ozone dans la stratosphère et son accroissement dans la
troposphère, ainsi que sur l'acidification des pluies. Il s'agit
principalement des émissions de dioxyde de carbone, de méthane
et des oxydes gazeux de l'azote (oxyde nitreux, monoxyde et dioxyde d'azote).
La volatilisation de l'ammoniaque peut minimiser l'acidité des pluies.
Cette volatilisation implique une perte de nutriment azoté. Le potentiel
Redox et le pH de la solution du sol ont un rôle central sur la forme
chimique des nutriments. L'oxygène joue sur la valeur du potentiel
Redox et détermine la nature aérobie ou anaérobie des
processus microbiens. L'aération du sol influence par ailleurs la
croissance racinaire au travers des concentrations en oxygène et en
éthylène, molécule induisant le développement
d'aérenchymes chez certaines plantes. Vis-à-vis du maintien
de la qualité des sols ou de leur réhabilitation se pose le
problème de la dégradation ou de l'extraction des composés
organiques toxiques, gazeux ou volatils. La décontamination des sols
peut se faire soit naturellement par volatilisation et diffusion, soit de
manière provoquée par circulation forcée d'air.
Les transferts d'ammoniaque gazeux et de radon-222 sont plus utiles à
analyser dans des sols aérés où l'espace poral structural
joue un rôle prépondérant. La dénitrification
et les émissions associées d'oxyde nitreux apparaissent dans
des sols présentant localement des conditions d'anoxie, la fraction
anoxique influençant la part d'oxyde nitreux réduit en azote.
Le transport de l'oxygène dans des massifs texturaux saturés
et au travers de films d'eau couvrant certaines matières organiques
est alors important. Les émissions de méthane apparaissent
principalement dans des sols saturés et non aérés
(rizières, marais et forêts inondées). Sa production
est partiellement contrebalancée par son oxydation. En sol non couvert,
le transport par bullage peut excéder celui par diffusion. En
présence de plantes comme le riz, le transport de méthane au
travers de l'aérenchyme des racines peut être
prépondérant. Ni les moyens expérimentaux, ni les
modèles ne peuvent s'adapter simultanément à toutes
ces situations. Néanmoins, la description des émissions de
gaz, de leur consommation ou de leur rétention par le sol
nécessitent toujours de comprendre des processus de transport en milieu
hétérogène, de décrire des activités
microbiennes variables spatialement et temporairement et, parfois, de tenir
compte d'équilibres physico-chimiques. Quand les transferts de gaz
ont lieu en phase gazeuse, la prise en compte des autres gaz de
l'atmosphère (azote et argon entre autre) peut être utile en
raison de l'interdépendance des différents flux.
par Pierre Renault, Stéphanie Parry, INRA, unité
de Science du sol, domaine Saint-Paul, Site Agroparc, 84914 Avignon cedex
9
Pierre.Renault@avignon.inra.fr
Jorge Sierra, INRA, unité agropédoclimatique de la Zone
caraïbe, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre cedex
et Luc Bidel, INRA, unité d'Agronomie, BP 57,49071 Beaucouzé
cedex.
(résumé des auteurs)
[R] La relation de communication
entre léleveur et ses animaux : un domaine encore à
explorer (L)
La relation de communication entre léleveur et ses animaux demeure
un domaine de recherche encore largement inexploré, alors que
lévolution actuelle de lagriculture dans les
sociétés occidentales et la place quoccupe
lélevage au sein de cette agriculture mettent en relief ce domaine
à plus dun titre. Dans cet article, très largement basé
sur des recherches bibliographiques, lintérêt de ce sujet
dans le champ des recherches sur le bien-être animal est souligné
et cette problématique est située dans celui des qualifications
et des compétences liées au métier déleveur.
Puis sont livrées quelques pistes de réflexion, destinées
à poser des bases pour une étude de la communication entre
éleveurs et animaux et qui paraissent pouvoir être proposées
à la réflexion et au débat. Les animaux élevés
par lhomme sont très divers ; le propos de l'auteur, ici, concerne
notamment les bovins, les porcins et les ovins.
par Jocelyne Porcher, Bergerie nationale, 78120 Rambouillet.
jocelyne.porcher@educagri.fr
(intro de l'auteur)
[R] Propos de ministre : Intervention
de Dominique Voynet au congrès de France Nature Environnement
réuni à Orléans le 19 septembre 1997, sur le thème
de leau (L)
La gestion de la ressource eau est une préoccupation majeure du MATE
qui a - décision importante - fait abandonner le canal Rhin-Rhône.
Autre thème important : la Loire, les inondations, les usages (et
abus) agricoles de leau. Et globalement un grand souci, celui de
lemploi. Et, troisième grand sujet, la place des associations
dans la politique de lenvironnement, quil sagisse de
déchets, dénergie (et deffet de serre),
dinstallations nucléaires, où une expertise
indépendante est indispensable.
Ministère de
l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.
[R] Les organismes
génétiquement modifiés en agriculture
(L)
Les agriculteurs n'ont pas été demandeurs de cette nouvelle
technique d'amélioration des plantes ; ils ne veulent pas en subir
les conséquences et se retrouver, par ce biais, liés à
des firmes dominantes tout en ayant à affronter la méfiance,
voire l'hostilité de beaucoup de consommateurs. Le Conseil de
l'agriculture française propose : une information claire de la
société, des consommateurs et des utilisateurs ; une
évaluation scientifique préalable et transparente ; une
décision au cas par cas prise par les pouvoirs publics ; l'accroissement
de l'effort de recherche ; une concertation internationale des organismes
scientifiques des pays concernés. Enfin, la profession souhaite un
débat serein.
Par lAssemblée permanente des chambres dagriculture,
9, av. George-V, 75008 Paris.
Introduction : "OGM : sérénité et lucidité" par
Jean-François Hervieu, président de l'APCA.
[R] Eurobaromètre :
lopinion des Européens sur la biotechnologie
(L)
Qu'attendent les Européens de la biotechnologie, quelles sont leurs
sources d'information, en qui ont-ils confiance, etc. ?
Dans l'ensemble, ils sont plutôt « optimistes » en ce qui
concerne les développements qu'ils attendent de la biotechnologie
moderne, mais c'est loin d'être un optimisme aveugle : s'ils soulignent
les conséquences positives de certaines de ces recherches, ils mettent
également en garde contre les risques possibles de celles-ci. Mais
leurs réponses varient fortement d'un thème à l'autre
: c'est une approche nuancée que les citoyens des Quinze ont de la
biotechnologie moderne. Enfin, même s'il s'agit d'un domaine (encore)
peu familier pour bon nombre d'entre eux, les Européens souhaitent
que l'on tienne compte de leurs avis en matière de biotechnologie
moderne.
Par l'INRA (International Research
Associates), European Coordination Office SA/NV, av. R.-Vandendriesche, 1150
Bruxelles (Belgique).
[R] La conditionnalité
environnementale des aides à lagriculture
(L)
L'agriculture se voit demander par la société de participer
à la lutte contre les pollutions de l'eau, de l'air ou du sol,
de contribuer à faire respecter l'équilibre des grands
agro-systèmes , de combattre le gaspillage des ressources (eau,
énergie sous toutes ses formes, matières premières...).
Le respect d'un cadre de bonne conduite pourrait à lavenir
déterminer l'attribution des aides directes à l'agriculture.
Ce principe de « conditionnalité environnementale » est
au cur des débats de la Commission de l'UE, que l'examen des
réalisations suisse - un cahier des charges Production
intégrée -, allemande et autrichienne - des écopoints
et le programme MEKA - devrait éclairer. Quant à la France,
elle semble ignorer ce foisonnement d'initiatives chez ses voisins
européens et paraît en panne de stratégie, d'instrument
et de débat.
Par Philippe Girardin, INRA, Agronomie, BP 507, 68021 Colmar.
girardin@colmar.inra.fr
[R] Natura 2000 : une
opportunité de dialogues à saisir
(L)
La directive 92/43 concernant la conservation des habitats naturels,
transposée partiellement par un décret du 5 mai 1995, mobilise
contre elle l'ensemble des acteurs du monde rural, des forestiers aux
agriculteurs en passant par les chasseurs. Près de 15% du territoire
national serait potentiellement concerné par ces mesures communautaires
qui imposent clairement aux États membres une obligation de
non-détérioration des habitats naturels et des habitats
despèces. Les chasseurs sont particulièrement furieux
mais les tenants des réserves sanctuaires devraient aussi s'opposer
à un usage unique de ces territoires, fût-ce pour la "bonne
cause". Flore, faune, paysages seront mieux préservés si la
vie agricole, économique, ne les déserte pas. Ne pourrait-on
pas mettre en place, pour sortir des hésitations actuelles, une politique
non zonale de protection de la nature ?
par Simon Charbonneau, université de Bordeaux-I, IUT «
A », département Hygiène et sécurité, 33405
Talence.
[R] Les Français mieux
disposés à agir pour l'environnement
(L)
Les Français, de plus en plus sensibles à la prise en compte
politique de la pollution de l'air et de l'eau, se montrent également
plus attentifs à l'environnement lors de leurs choix de consommateurs.
L'achat de produits de l'agriculture biologique (+11%), de papier recyclé
(+10%) et le choix des transports en commun pour des raisons écologiques
(+9%) sont en augmentation depuis un an. Mais les actions déclarées
ne sont qu'un aspect de la sensibilité écologique. D'autres
facteurs tels que les différences culturelles révélées
par les comparaisons européennes, incitent à nuancer le constat
: la prise de conscience est encore à venir.
par Michelle Dobré (IFEN) et Béatrice Hammer
(EDF-DER, GRETS)
IFEN : 61, bd Alexandre-Martin, 45058 Orléans cedex 1.
ifen@ifen.fr
(chapô des auteurs)
[R] Le péri-urbain en
Afrique : une agriculture en marge ? (L)
La ville africaine, et l'agriculture qu'elle génère en son
sein, ont des spécificités très marquées par
rapport aux villes du Nord : - un tissu urbain généralement
lâche, qui favorise une agriculture d'interstice ; - un secteur agricole
qui emploie encore plus de la moitié de la population africaine ;
- des flux migratoires très rapides entre ville et campagne ; - une
paupérisation en milieu urbain. L'agriculture péri-urbaine
en Afrique a une fonction primordiale de consommation alimentaire et d'emploi,
bien plus que de loisir ou de paysage.
Sont d'abord présentés les travaux dominants sur la question,
qui s'inscrivent dans une perspective géographique ou sociologique,
et qui recommandent une protection et une promotion systématiques
de l'agriculture péri-urbaine.
Les approches du Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (CIRAD), présentées
ensuite, sont davantage axées sur les systèmes de production
et les filières d'approvisionnement des villes.
par Paule Moustier et Jacques Pagès, CIRAD, Économie
des filières, BP 5035, 34032 Montpellier cedex 1.
moustier@cirad.fr
[R] Les UVP
(L)
"Pour essayer de mettre fin à lambiguïté du vocable
valeur paysagère de plus en plus présent dans les documents
administratifs, il est temps de proposer une échelle de valeur
chiffrée comportant un système dunités".
Vaudra 1 paysa, un lieu "européen, évidemment rural,
de préférence plat (le vallonné peut être ramené
à un plat déformé). Au départ, on a un grand
carré de sol (hectare, km2 ?) sur lequel on ajoute, tel ce jeu immobilier
bien connu, un cours deau, un bois, une prairie, une jolie petite route
départementale bordée de platanes (eucalyptus dans le Midi,
sapins dans les Vosges), un jeu complet de fossés et de clôtures.
Et puis quelques équidés ou bovidés (vous savez les
ugébés...) la chèvre de Monsieur Seguin, lâne
de la comtesse de Ségur et, pour faire plaisir à Prévert,
une petite sur des pauvres et un raton laveur..."
La suite de la même humeur et du même humour...
Par Daniel Masson, lecteur du Courrier à Rochefort.
[R] Effet de serre
"Je suis atterré par le supplément « Effet de serre »
du Courrier de lenvironnement.
Placer en introduction, sans autre avertissement quune ligne
infra-paginale, un article journalistique qui enfile de bout en bout des
superlatifs, des concepts à haute valeur symbolique (catastrophique,
bien évidement) relève de lagit-prop peut-être,
mais pas du tout de linformation scientifique. [...]
La suite de la même humeur, jusqu'à : " J'avoue ne pas comprendre
la place de cet article, sans le moindre édito, dans le Courrier
de l'environnement, au demeurant revue fort sympathique."
par Philippe Mérot, INRA, unité de Science du sol et
de Bioclimatologie, Rennes.
[R] Christianisme et
nature
"Courrier n°31, août 1997. Jai lu larticle
avec intérêt : approche par les textes, par lhistoire,
équilibre certain dans les propos. Le sujet nest pas nouveau
mais bien traité, cependant je suis resté sur ma faim quant
à la conclusion. Tout cela ma obligé à quelques
réflexions. [...]"
Par Pierre Guy, 86600 Lusignan.
[R] NDLR
Un grand merci à tous les lecteurs qui nous ont fait
connaître leur avis sur tel ou tel article ou tel ou tel aspect du
Courrier. On citera ici, succinctement, trois réactions que leurs
auteurs ont pris la peine de développer (et que nous ne pouvons reprendre
intégralement). Jacques Hardouin (Bureau pour léchange
et la distribution de linformation sur le mini-élevage et
Faculté universitaire dagronomie de Gembloux) signale que le
tangue - mot lu sous la plume de Jeanne Bourret : les tangues de la Rance
- était un petit rongeur malgache (Tenrec ecaudatus). Jean-Pierre
Moreau (zoologiste retraîté de lINRA, Versailles)
relève que larticle dHayo van der Werf (les mesures de
lécotoxicité) se réfère à des choses
anciennes, Rachel Carson et DDT, et propose un résumé en trois
lignes : « 1. On a étudié le devenir et limpact
possible de certains pesticides sur lenvironnement. 2. Le rôle
particulier de telle ou telle molécule ne saurait procéder
damalgames, fussent-ils mathématiques. 3. La situation varie
selon les conditions du milieu, les produits et les techniques utilisées.
». Enfin, Régis Caron (CFPPA du Valentin à
Bourg-lès-Valence) trouve que les dessins ne sont pas beaux et les
messages quils véhiculent pas plaisants car ils tendent à
ridiculiser telle ou telle catégorie, dans un procédé
trop répétitif.
Stephen Jay Gould : Comme les huit doigts de la main (par Jocelyne Porcher) ; Alain Roger : Court traité du paysage (par Pierre Donadieu) ; Pierre Lascoumes et Jean-Pierre Le Bourhis : LEnvironnement ou ladministration des possibles. La création des directions régionales de lEnvironnement (par Danielle Barrès) ; Vie en danger, espèces disparues, espèces menacées, Cédérom W95 (par Claire Villemant).
[R] Lenvironnement, une
catégorie réticulaire ?
(L)
"Préoccupation majeure en cette extrême fin de siècle
- dit-on -, souci des édiles comme des pêcheurs à la
ligne, matière des savants comme des étudiants, bannière
de différents mouvements..., lenvironnement devrait être,
pour le public, un sujet bien identifié, repérable, visible
et accessible sur Internet. Voyons, à lécran, ce quil
en est, au travers dun parcours rapide du Réseau (francophone).
[...]"
Par Alain Fraval.
Splash (le prix IG-Nobel à un entomologiste) ; On a eu chaud (la conférence de Kyoto) ; Promenades couvertes (la charmille de Haut-Maret) ; Pollutions (les téléphones portables polluent le paysage) ; Lalcool rend fou ? (du vin en pastille et en pharmacie) ; Et, si un jour, leau ne coulait plus de source... (Nestlé envisage de leau de synthèse) ; Vaccinée, dérabiquée mais encore menacée (la rage a quasi disparu, mais à la frontière sarroise...) ; Fourre pas ton nez partout (gare à qui veut exercer son droit dêtre informé sur les essais au champ dOGM !) ; Sentinelle (bioélectrode à base danguille).
Ce
numéro 32, tiré à 11 000 exemplaires, est adressé
à 10 300 destinataires. [R]