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Les anciennes nouvelles de la vache folle
1999

S'accumulent ici les informations mises en ligne dans la rubrique "Dernières nouvelles de la vache folle", en tête de la page principale Vache folle en ligne
rubrique alimentée par Yves Le Pape.

Les nouvelles de 1998 ; les très anciennes nouvelles  de 1997.

NB. Les liens indiqués fonctionnaient. Certains sont morts depuis...

 

31 décembre 1999

"Vache folle" : la France attaque Bruxelles devant la Cour de justice européenne, tel est le titre de l'article de Jean-Yves Nau, en ligne sur le site du Monde.


Dans Le Monde daté du jeudi 23 décembre, une page entière est consacrée à la "Vache Folle" ... accessible sur le site Web du quotidien. Un premier article de Philippe Lemaître est titré "Londres s'inquiète des conséquences de la maladie de la "vache folle" et en sous-titre "la position de la France, isolée dans son refus d'autoriser les importations de boeuf britannique, dénoncée par la Commission de Bruxelles et bientôt poursuivie par la Cour de justice européenne, est confortée par un nombre croissant de travaux scientifiques". Patrice Claude, le correspondant du quotidien à Londres évoque, lui, l'épidémie qui "pourrait affecter "des centaines de milliers de britanniques", se fondant sur des déclarations alarmistes de plusieurs scientifiques britanniques. Enfin Jean-Yves Nau conclut par une analyse où il évoque l'hypothèse que ces déclarations auraient peutêtre pour but de "préparer l'opinion à une crise sanitaire de grande ampleur".
A consulter dans le dossier en ligne "L'europe à l'épreuve du boeuf"


Le 22 décembre 1999

A lire dans Libération du mardi 21 décembre 1999, la critique de Dominique Chouchan sur le livre Les Sombres précurseurs (Une sociologie pragmatique de l'alerte et du risque, éd. de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, 476 p.) sous le titre "Ils veillent pour nous : Amiante, nucléaire, vache folle, qui a su voir le danger ?". Deux sociologues se penchent sur ces journalistes et ces scientifiques «lanceurs d'alerte». C'est suivi d'un commentaire du même journaliste, intitulé "Vache folle: par qui le scandale est arrivé ; les risques n'ont plus de frontières: comment identifier les réseaux?"


Le 21 décembre 1999

A propos de l'article des PNAS, en direct de la liste ESB, un message de Marc Barbier barbier@grenoble.inra.fr
"Bien sûr l'article du PNAS va faire les choux gras de ce qui veulent relancer des débats et raviver la guerre du boeuf. Bien sûr cet article va poser des questions importantes sur l'orgnisation de notre propre précaution en France. Mais cet article vient dans une série d'éléments de preuve déjà apportés:
- la transmission del'ESB au macaque par injection intra-cranienne ;
- les résultats de l'équipe Collinge en 96 sur l'analyse histopahtologique et sur l'étude des profils électrophorétiques des maladies à prions ;
- les résultats de Bons et al. en mars 99 sur des primates de zoo euthanasiés pour des raisons sécantes ;
- le séminaire de Tubingen où les résultats de l'article de PNAS ont été présentés sans que la communauté scientifique ne saute au plafond...
Le caractère "exceptionnel" de cet article va donc être à suivre dans les jours qui viennent.
- soit le recyclage de l'actualité scientifique retombe comme un soufflet, c'est déja arrivé pour les lémuriens de Bons justement,
- soit ce recyclage lance de nouvelles figures de controverses sur l'action publique au niveau national ou européen.
Dans le deuxième cas, les relations franco-anglaises sont sur des braises, la Commission monte au créneau contre la France et contre l'Allemagne qui ne pourra pas longtemps reporter l'absence de décision sur les Laender, la France vient d'avoir son deuxième cas de vCJD, les Anglais comptent les personnes atteintes dans les lits d'hopitaux, les tests sont disponibles en théorie mais pas encore vraiement utilisés sauf en Suisse.
Vous trouverez sûrement d'autres éléments à rajouter dans la liste des facteurs d'instabilité du cadrage politique pour le traitement d'une zoonose qui n'a pas encore fini de transformer les modes de gestion des risques collectifs qu'elle engendre. Encore du pain sur la planche pour de nombreux scientifiques...

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En complément à l'article de Jean-Yves Nau on lira sur le site web du Monde une interview de Dominique Dormont, président du comité des experts français de l'AFSSA qui déclare, à propos de cette publication :"Il s'agit incontestablement de nouvelles données qui permettent de valider l'hypothèse selon laquelle la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob identifiée dans l'espèce humaine est due à l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine. Cette démonstration, faite à l'aide d'un modèle de souris transgéniques, confirme les différentes recherches menées sur ce thème depuis quelques années. Nous disposons ainsi d'une série d'éléments convergents qui font que cette hypothèse ne peut plus être contestée."

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Pour Jean-Yves Nau, dans le quotidien Le Monde daté du 22 décembre, en ligne sur le site WEB du journal, " c'est un travail d'une grande portée scientifique mais également économique et diplomatique qui est publié dans le dernier numéro, daté du 21 décembre, des Proceedings of  the National Academy of Sciences. Les auteurs, dirigés par Stanley B. Prusiner, prix Nobel de médecine 1997, et Michael R. Scott (Institut des maladies neurodégénératives, université de Californie), y fournissent la démonstration, selon eux définitive, que l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la « vache folle ») est bien à l'origine de la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ)"...
Et la conclusion du journaliste c'est que "ces données ­ qui avaient été prises en compte par les experts français pour justifier le maintien de l'embargo frappant les viandes bovines britanniques ­ posent une nouvelle question de santé publique. Celle de savoir à quelle date les premières victimes de MCJ ont été infectées et si, alors que l'épidémie d'ESB n'est toujours pas éradiquée, les mesures préventives actuellement en vigueur réduisent totalement le risque de contamination humaine."

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Selon une dépêche de l'agence AP datée du vendredi 17 décembre 1999, "quatre nouveaux cas de vache folle ont été découverts en Suisse durant les deux premières semaines de décembre. Depuis le début de l'année, 49 cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été diagnostiqués en Suisse, dont 24 dans le cadre du programme de recherche ystématique mené depuis mars dernier. (...) Le quatrième cas d'ESB décelé en décembre concernait une vache d'une exploitation valaisanne. Il a été diagnostiqué dans le cadre du programme de recherche UP99 réalisé avec le test mis au point par la société Prionics."
toutes les données sur l'ESB en Suisse sont en ligne sur l'excellent site WebB de l'Office vétérinaire fédéral.

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Sur le site de la radio Europe 1 , EuropeInfos, en ligne ce mardi 21 décembre sur le site Web : "La transmission à l'homme de la maladie de la vache folle est confirmée".

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Dans le quotidien Libération on lira aujourd'hui un article important titré : "La transmission de la maladie de la vache folle à l'homme de plus en plus probable" qui rend compte d'une publication tres prochaine d'un article qu'on pourrait prsésenter comme suit : "Dans la délicate explication autour de la transmission de la maladie de la vache folle à l'homme, une équipe de chercheurs anglo-américains apporte un élément nouveau - qu'elle présente comme décisif -, tendant à nier la notion de «barrière des espèces» et à démontrer que l'agent responsable de la maladie de la vache folle peut bel et bien provoquer chez l'homme cette nouvelle forme, un nouveau variant de la maladie Creutzfeldt-Jakob (MCJ). "
A lire sur le site Web de Libération en attendant des informations complémentaires.

Le 20 décembre 1999

Sur le site Web de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur de la semaine du 16 décembre 1999 (n°1832), on lira cette semaine l'article de Jean-Jacques Chiquelin, sous le titre :"Vache folle, La face cachée de l’épidémie : Fallait-il lever l’embargo ? Les scientifiques, inquiets, ont sur cette question des réponses qui vont à l’encontre des voeux des diplomates"
On en retiendra notamment les passages qui suivent : "On reste dans l’incertitude sur la mise en oeuvre des procédés sécurisés dans l’industrie mondiale de la gélatine, sur les pratiques réelles des abattoirs, sur de nombreux produits discrets (les enveloppes de médicaments présentés sous forme de gélules par exemple) », voilà ce qu’écrit le professeur Dormont, dans une annexe au rapport sur « le principe de précaution » remis le 29 novembre au Premier ministre." (...) Le professeur Dormont écrit pour sa part que l’on dénombre « près de 200 000 cas confirmés qui ont été exclus de la chaîne alimentaire et environ 900 000 bêtes malades mais non repérées qui auraient pu y être incluses (estimation théorique) ». Dans ces conditions, la déclaration du comité scientifique de l’Union européenne prétendant en novembre dernier que « toutes les viandes de tous les pays de l’Union présentent le même niveau de risques quel que soit le pays d’origine » peut laisser rêveur." (...) Le silence actuel des scientifiques anglais, alors même que le Royaume-Uni est le pays où, et pour cause, les recherches sur l’ESB sont le plus poussées, n’en est que plus étonnant. Ne partageraient-ils pas l’opinion de leurs collègues français et allemands ? Tout au moins les mêmes questions ? (...) Le constat que l’infection est supérieure aux cas déclarés devrait logiquement déboucher sur la seule mesure qui permettrait d’y voir plus clair : la mise en place d’un programme systématique de tests des cadavres d’animaux trouvés morts ou abattus d’urgence en raison d’une maladie."


Le 17 décembre 1999

Le quotidien Le Figaro n'est pas en ligne sur le Web, mais il est dans tous les kiosques, et ce vendredi 17 janvier on peut y lire un important dossier sur le 2 ème cas du nouveau variant de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob avec des informations sur la femme de 36 ans, hospitalisée à Paris, qui serait atteinte de cette maladie. Selon le quotidien, le gouvernement français aurait pu être informé de ce cas au moment où, le 8 Décembre il a décidé de ne pas lever l'embargo sur le boeuf britannique, d'où le titre du Figaro "Boeuf : le drame qui a décidé Jospin" ... On laisse aux journalistes la responsabilité d'une telle interprétation !

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Une dépêche de l'Agence France-Presse annonce, ce 17 décembre, qu'un cas d'ESB a été décelé dans le département du Cantal. Cela porte à 29 le nombre de cas mis en évidence en France depuis le début de 1999. Selon l'AFP, "l'animal malade, de race laitière montbéliarde, appartenait à un troupeau de Ferrières-Saint-Mary. Les autorités ont décidé d'abattre le troupeau, ainsi que les quelques bêtes subsistant du cheptel où l'animal était né il y a cinq ans, dans une exploitation de la commune de Chaliers. Au total, 138 animaux ont été abattus, puis incinérés, selon la préfecture du Cantal, jointe par l'AFP.
Ce cas de vache folle est le second concernant l'Auvergne en moins d'un mois, et le cinquième depuis 1991. "

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Avec un peu de retard il faut signaler un cas récent d'ESB en Belgique. A cette occasion, on pourra apprécier les précisions apportées par ce communiqué officiel du ministère belge de l'Agriculture :
"Le ministre de l'Agriculture et des Classes moyennes Jaak Gabriëls communique que le 6 décembre 1999 un diagnostic d'ESB a été posé sur une vache âgée de 6 ans issue d'un troupeau de la commune de Bièvre (province de Namur). Il s'agit du troisième cas d'ESB constaté cette année dans notre pays, du dixième au total.
Historique et diagnostic :
Le 18 novembre dernier, le vétérinaire de l'exploitation a signalé une suspicion d'ESB aux services vétérinaires du ministère des Classes moyennes et de l'Agriculture. Il s'agissait d'une vache née le 19 novembre 1993, dans la ferme. Elle présentait un changement de comportement et des troubles de la mobilité. Les services vétérinaires se sont rendus sur place le jour même et ont placé l'exploitation sous suspicion. Le lundi 22 novembre, l'animal a été emmené par le CERVA (Centre d'étude et de recherches vétérinaires et agrochimiques). Il a été abattu dans l'usine de destruction de Denderleeuw : la carcasse a été incinérée après un premier traitement sur une ligne séparée et la tête de l'animal a été transmise pour analyse au laboratoire du CERVA à Uccle.
L'analyse du laboratoire comporte trois tests différents : examen au microscope électronique (présence de fibrilles) ; histopathologie (présence de vacuoles) ; immunocytochimie (coloration). Le diagnostic de l' ESB ne peut être confirmé que sur la base du résultat de ces trois tests.
Le 6 décembre, le CERVA a confirmé le diagnostic. Les 3 tests se sont révélés positifs. Le même jour la Commission européenne, les Etats membres de l'UE et l'OIE (Office international des épizooties) ont été informés de cette constatation.
Mesures prises dans l'exploitation :
Après avoir reçu la confirmation du CERVA, les srvices du Département se sont rendus sur place dans l'exploitation. Tous les bovins présents (135) ont été estimés quant à leur valeur. Leur transfert a été organisé à destination de l'usine de destruction de Denderleeuw où ils sont abattus.
Après un traitement sur une ligne séparée, les carcasses des animaux seront incinérées. En vue du dépistage de l'ESB, les cerveaux de tous les bovins âgés de plus de 1 an seront analysés au CERVA.
Analyse épidémiologique  :
A l'heure actuelle, l'enquête épidémiologique visant à déterminer l'origine de la contamination et l'éventuelle dispersion de la maladie a débuté. Les Services vérifient, sur la base des données Sanitel, quels animaux ont quitté l'exploitation dans le passé. Parmi ceux-ci, ceux qui seraient encore en vie seront également abattus et incinérés; ceux âgés de plus d'un an seront aussi soumis aux tests de dépistage de l'ESB. Un second volet de l'enquête portera sur les aliments pour animaux utilisés dans l'exploitation afin de déterminer si la contamination a pu avoir lieu par cette voie.
L'analyse épidémiologique doit être complétée et détaillée avant de pouvoir tirer des conclusions.

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Selon une dépêche reprise par Yahoo Actualités, "l'étiquetage obligatoire du boeuf est avancé à septembre 2000. Les gouvernements de l'Union européenne ont décidé jeudi que l'étiquetage obligatoire de la viande bovine dans l'Union européenne serait avancé au 1er septembre 2000 [...]. Seule la France, qui souhaitait que cette mesure devienne obligatoire dès le début de l'an prochain, a voté contre. Les ministres de l'Agriculture et de la Pêche, qui avaient décidé mardi d'imposer l'étiquetage à partir du 1er janvier 2001, ont avancé cette date pour tenir compte du souhait exprimé dans la journée par le Parlement européen. L'étiquette devra mentionner où et quand l'animal a été abattu. A partir de 2003, elle devra être plus complète encore, afin de permettre une permettre une totale traçabilité."

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Revue de presse. Alsace Presse annonce en page une le "Nouveau cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob" ... Un deuxième cas de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob - qui pourrait être liée à la maladie de la vache folle - a été détecté en France. [...]

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Selon le quotidien Les Marchés du 15 décembre 1999, en Grande-Bretagne, un tiers des écoles refusent de servir du boeuf britannique. "Un rapport embarrassant pour le gouvernenment britannique.Les travaux d'une commission parlemenaire sur l' agriculture rendus publics hier révèlent qu'un tiers des écoles anglaises banissent toujours totalement ou partiellement le boeuf britannique des menus servis à leurs élèves dans les cantines scolaires. En effet, 30 des 150 autorités locales d'éducation refusent d'autoriser les établissements scolaires à acheter de la viande bovine d'origine anglaise.Suivent-ils eux aussi un principe de précaution ?" s'interroge pour conclure le quotidien.

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Selon une dépêche de l'AFP, les ministres de l'Agriculture des Quinze ont décidé de rendre obligatoire dans toute l'Union européenne la mention de l'abattoir et de la date de l'abattage sur les étiquettes de boeuf en 2001, mais ils n'ont pas suivi la France, qui voulait y ajouter le pays d'origine de la bête et de la viande contenue dans les produits transformés.


Le 16 décembre 1999

Un communiqué officiel de la Direction générale de la santé du 16 décembre 1999 fait état du 2e cas français de nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ). Le communiqué précise que "ce cas concerne une personne de nationalité française, actuellement en cours de soins et sans facteur de risque particulier connu. Le diagnostic a été confirmé par un examen histologique d'un prélèvement obtenu par biopsie".

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Revue de presse. A lire dans l'hebdomadaire L'Express, cette semaine, un article intitulé "Jospin et l'effet boeuf" ...La prudence du gouvernement français envers la viande bovine britannique provoque une crise avec Londres. Mais à partir de quel niveau de risque convient-il de prendre des précautions? ...

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Le principe de précaution, le rapport de Philippe Kourilsky, professeur au Collège de France et Geneviève Viney, professeur à l'université de Paris 1, de novembre 1999 (sur le site de la Documentation française) comporte une ANNEXE 3 très intéressante intitulée "Propositions pour le principe d eprécaution à la lumière de l'affaire de la vache folle", rédigée par D. Dormont et M.-A.Hermitte.

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Dans une dépêche de l'AFP datée du 13 décembre, on peut prendre connaissance d'une déclaration faite lundi à Bruxelles par Gérard Pascal, président du CSD (Comité directeur scientifique de l'Union européenne) qui estime que le risque concernant la maladie de la vache folle "n'est pas nul en France et est comparable avec celui qui existe avec la viande exportée du Royaume-Uni". Ce risque "est extrêmement faible, et a beaucoup diminué par rapport à ce qu'il était il y a 10 ou 15 ans", au début de la crise de la vache folle, a -t-il jouté lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Selon lui, la progression des cas de vache folle en France depuis le début de l'année, soit 28 cas sur un total de 77 déclarés depuis 1991, "montre une situation pas rassurante" peut-on lire sur cette dépêche de l'AFP.


Le 13 décembre 1999

Deux cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été détectés au sein de deux troupeaux dans le département de la Manche. Ceux-ci ont été abattus, selon la règlementation en vigueur.
Ces nouveaux cas porte à cinq le nombre de cas d'ESB détectés dans ce département depuis le début de cette année.

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Un excellent dossier qui illustre le traitement de la crise franco-britannique par la presse de Grande-Bretagne est présenté sous le titre "La «mad cow» dans la presse britannique" sur le site WEB du quotidien Libération en date du samedi 11 et du dimanche 12 décembre 1999.

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Le principe de précaution. "Madame Geneviève Viney, professeur de droit l'université Paris I, et Monsieur Philippe Kourilsky, professeur au Collège de France, ont présenté au Premier ministre les conclusions de leur rapport sur le principe de précaution, élaboré conformément à la lettre de mission qui leur avait été adressée le 29 mars 1999.
Au terme de leur rapport, Madame Viney et Monsieur Kourilsky formulent une série de recommandations portant sur la définition du principe de précaution, sur l'organisation de l'expertise scientifique et des dispositifs de sécurité sanitaire, ainsi que sur la recherche, l'enseignement et l'information du poublic, en appelant à développer une culture du risque. Ils envisagent enfin les évolutions qui pourraient être apportées au niveau du droit national et international."
Le rapport est en ligne sur le très utile site JURISWEB, Revue de l'actualité juridique française, de Benoît Tabaka.


Le 10 décembre 1999

Revue de presse. Ce vendredi 10 janvier, on lira sur son site Web le dossier complet de Libération qui comporte :
- L'éditorial de Jacques Amalric intitulé "Le doute" et qui pose cette question par rapport à la décision du gouvernement français :"Politique de sagesse ou politique du parapluie?" ... le débat est ouvert !
- une synthèse de Catherine Coroller pour se remettre les idées en place :"Une épidémie rebelle aux certitudes La maladie laisse beaucoup de questions scientifiques en suspens."
- un autre article qui titre "Après la décision de maintenir l'embargo sur le bœuf britannique La bataille de la vache folle est relancée ; La France sera traduite devant la Cour de justice européenne"
- et, pour finir, une tribune libre, à contre-courant, "Maintenir l'embargo? Stupide" de Gérard Pouradier (qui est journaliste, auteur de La bouffe d'égout), "Stupide ... parce que, de toute façon, le bœuf britannique qui ne trouve preneur nulle part n'aurait pas trouvé preneur en France." On en pense ce qu'on veut !!!

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Sur le site de l'hebdomadaire l'Express, on trouvera cette semaine un article intéressant "Le bétail à puces" par Marine Batiste, qui évoque les problèmes de traçabilité, au coeur des problèmes actuels de la crise bovine franco-britannique :"Depuis mars 1998, environ 1 million d'animaux européens sont sous surveillance électronique. Principal obstacle: le prix. Mais une société française compte y remédier en améliorant, en prime, la traçabilité du cheptel"

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Le 9 décembre 1999

Un dossier du Monde daté du vendredi 10 décembre, est en ligne sur le site du journal. On y lira notamment, en forme d'éditorial, sous le titre "Boeuf : la France dit non à l'Europe", une analyse de la nouvelle crise européenne qui s'annonce, la décision française ayant entraîné de vives réactions à Bruxelles, dont celle de M. Byrne qui "a déclaré qu'elle constituait un « défi à la loi de l'Union européenne ». Il a d'autre part envisagé la possibilité d'une procédure judiciaire accélérée devant la Cour de justice européenne de Luxembourg."
Les réactions en France vont, elles, dans le sens quasi-unanime d'un soutien au gouvernement, en particulier du côté des organisations agricoles puisque "Luc Guyau (FNSEA) estime qu'« il faudra veiller à ce que les agriculteurs français ne soient pas pénalisés par des réactions hostiles des agriculteurs ou consommateurs britanniques ». Selon Pascal Coste (CNJA), « quand il s'agit de la santé du consommateur, il ne faut pas plaisanter, même si le risque zéro n'existe pas ». Pour François Dufour, de la Confédération paysanne, « il s'agit d'une sage décision, conforme d'ailleurs à ce que nous avons toujours demandé car les garanties sanitaires n'étaient pas suffisamment prouvées ».
Quant à Patrice Claude, correspondant à Londres du quotidien français, il estime notamment que, "s'il faut en juger par la « une » du Daily Mail, qui titrait jeudi matin sur toute la largeur de sa première page « Boeuf : c'est maintenant l'humiliation », on peut prévoir que la canonnade médiatique contre « la France perfide », comme disait jeudi un commentateur de radio, va maintenant redoubler d'intensité.

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Pour prendre connaissance du point de vue britannique on pourra consulter utilement le site du quotidien The Guardian et son dossier actualisé sur la crise de l'ESB, pour les anglophones bien sûr.

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Le communiqué officiel du gouvernement.
Paris, le 8 décembre 1999. La France n'est pas en mesure aujourd'hui de lever l'embargo sur la viande bovine britannique Le Gouvernement français a examiné les conclusions de l'avis de l'Agence française de de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), rendu le 6 décembre, relatif à la viande bovine britannique. Par cet avis, l'AFSSA confirme que les mesures nouvelles obtenues lors des discussions menées ces dernières semaines avec les autorités britanniques et la Commission européenne permettent de mieux maîtriser les risques liés aux modes d'alimentation des animaux ou à la transmission de l'ESB par voie maternelle. Toutefois, l'Agence relève la persistance d'éléments de risques plausibles, même s'ils sont non quantifiables, en indiquant notamment que d'autres hypothèses de contamination ne peuvent être écartées. Elle souligne également l'absence d'effet immédiat de certaines des mesures envisagées. Elle insiste enfin sur la nécessité de prendre en compte l'évolution rapide des connaissances scientifiques et épidémiologiques.
Au regard du constat fait par l'AFSSA, la France n'est pas en mesure aujourd'hui de lever l'embargo, faute de garanties suffisantes sur les points suivants :
- la définition et la mise en oeuvre des programmes de tests, lesquels doivent être améliorés et élargis. A cet effet, il apparaît nécessaire que soient organisées par la Commission des réunions de travail entre experts scientifiques, notamment britanniques et français ;
- l'adoption d'une base réglementaire communautaire assurant la traçabilité et un étiquetage obligatoire en Europe des viandes bovines et des produits dérivés britanniques.
Le gouvernement français est animé par le souci prioritaire de la santé publique et de la sécurité des consommateurs. Il souhaite poursuivre activement, avec la Commission et ses partenaires, la recherche d'une solution d'ensemble, à partir des acquis de ces dernières semaines qui doivent être complétés et précisés.

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Le quotidien breton Le Télégramme titre ce jeudi 9 décembre "Boeuf : l'embargo est maintenu ! " et un article où on peut lire :"A l'issue d'une réunion, hier soir à Matignon, entre les ministres concernés et Lionel Jospin, la décision a été prise de maintenir l'embargo sur la viande de boeuf britannique, «faute de garantie suffisante» concernant plusieurs points de ce dossier de santé publique. Averti par le Premier ministre français, Tony Blair a qualifié de «totalement erronée» cette décision et déclaré que la Grande-Bretagne allait prendre des mesures légales à l'encontre de la France."
Et, sur EuropeInfos, le site WebB de la radio Europe 1 : "L'affaire du boeuf britannique : lancement mardi prochain d'une procédure d'infraction contre la France".

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Dans le quotidien Libération daté du jeudi 9 décembre, on peut lire un article de Catherine Coroller titré "Le boeuf britannique reste sous embargo ; la France invoque l'insuffisance des mesures de Londres". Cet article rappelle notamment les prises de position qui ont précédé la décision du gouvernement Jospin et en particulier celle de la nouvelle présidente du RPR, Michèle Alliot-Marie : " il ne faut pas transiger avec la santé des Français" ... alors que l'UDF demandait au gouvernement de "surseoir à toute décision de levée de l'embargo". Dans le même sens, les consommateurs de l'UFC-Que Choisir appelait mardi le gouvernement à "tenir bon" et à maintenir son embargo.
Les arguments essentiels de la décision gouvernentale reposent sur des remarques émises par les experts de l'AFSSA concernant :
- la taille insuffisante de l'échantillon retenu par les britanniques pour appliquer les tests de diagnostic de l'ESB ;
- le fait que des animaux en phase d'incubation pouvaient échapper au critères de sélection retenus pour définir les animaux autorisés à entrer dans la chaîne alimentaire.
Le gouvernement estime également que l'étiquetage du boeuf britannique doit s'appliquer dans les mêmes conditions dans toute l'Union européenne.
Le gouvernement souhaite maintenant reprendrre les discussions avec les Britanniques, alors que Bruxelles décidait dès ce jeudi 9 décembre d'engager la procédure de sanction contre la France.

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Le gouvernement français a décidé de maintenir l'embargo sur la viande bovine britannique, annonçait dès hier soir l'agence France-Presse, selon un communiqué diffusé mercredi soir par les services du Premier ministre Lionel Jospin. "Le gouvernement est animé par le souci prioritaire de la santé publique et de la sécurité des consommateurs", a-t-il souligné. A la lumière de l'avis de l'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), la France "n'est pas en mesure aujourd'hui de lever l'embargo faute de garanties suffisantes" notamment sur "la définition et la mise en oeuvre des programmes de tests, lesquels doivent être améliorés et élargis", précise le communiqué. Le gouvernement estime manquer également de garanties sur "l'adoption d'une base réglementaire communautaire assurant la traçabilité et un étiquetage obligatoire en Europe des viandes bovines et des produits dérivés britanniques".

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A ne pas manquer, en France, ce soir jeudi 9 novembre a 19h15, sur France-Inter, "Le téléphone sonne" sur l'embargo du boeuf britannique, avec notamment, Mme Nicolli, présidente de l'UFC-Que Choisir.
Tous les medias mettent ce matin l'accent sur la prise de responsabilité par les politiques, sur "la victoire des consommateurs" et bien évidemment sur la crise européenne qui est relancée !


Le 7 décembre 1999

Revue de presse. Dans le quotidien Libération du mardi 7 décembre, on peut lire l'article de Corinne Bensimon intitulé : "Bœuf britannique: les experts français repassent le plat aux politiques . Ils reconnaissent toutefois un risque à lever l'embargo." On retiendra en particulier cette information : "Hier, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu sa copie. Un rapport attendu puisqu'il détaille «les conditions dans lesquelles pourrait être autorisée l'importation par la France de viandes et de denrées provenant de bovins élevés et abattus au Royaume-Uni». Aux ministères concernés de décider maintenant, sur la base de cet avis, s'ils lèvent ou non l'embargo sur le bœuf britannique. Un comité interministériel devrait se réunir dans les jours qui viennent et la décision française être rendue publique vers le milieu de la semaine. "
Cette décision est désormais attendu dans la journée du jeudi 8 décembre, après une réunion interministérielle qui doit se tenir mercredi.

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L'avis de l'AFSSA, en date du 6 décembre est en ligne sur le site de l'Agence.
Dans le quotidien Le Monde daté du mardi 7 décembre 1999, on lira l'article de Jean-Yves Nau qui présente la situation a la suite de l'avis rendu par l'AFSSA ; cet avis renvoit en quelque sorte la responsabilité pleine et entière de la décision poltique aux responsables politiques. Extrait : "C'est un avis complexe, d'interprétation quelque peu délicate, et qui place de fait le gouvernement dans une situation inédite de gestion du risque sanitaire que devait rendre, lundi 6 décembre, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur le dossier de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la « vache folle »). Réunis sous l'égide de l'AFSSA, les trente experts français des maladies à prions estiment que plusieurs incertitudes demeurent quant à la maîtrise du risque infectieux et que les réponses scientifiques définitives ne pouront pas être connues, au mieux, avant plusieurs mois, ce qui, de facto, complique la question de la levée de l'embargo que la France maintient sur les viandes bovines britanniques."


Le 3 décembre 1999

Selon les déclarations de son porte-parole, l'avis de l'AFSSA sur la levée de l'embargo est attendue pour lundi ou mardi prochains. Dans cette attente, on pouvait lire, dans la version papier du quotidien La Croix datée du jeudi 2 décembre 1999, un article de Sophie Laurant et Marie Verdier titré : "D'inquiétants mystères persistent sur la vache folle" qui annonce :"EMBARGO : L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) doit se prononcer à nouveau sur la levée de l'embargo qui frappe le boeuf britannique. La maladie de la vache folle reste très énigmatique." De cet article on retiendra en particulier cette information sur le test français : "Or, le test français qui est désormais au point et devrait pouvoir être utilisé sur de grandes cohortes dès janvier 2000, est plus sensible que le test suisse, lui-même plus précis que l'analyse traditionnelle des cerveaux. Risque-t-il de révéler un nombre de cas plus important qu'on ne l'imaginait ? C'est ce que redoutent les scientifiques français et c'est pourquoi le comité d'experts réuni par l'Afssa devrait bientôt demander, même si l'embargo est levé, qu'une étude de grande envergure soit menée en France et en Angleterre avec ces tests."


Le 1er décembre 1999

Dernières nouvelles d'Allemagne et de Grande-Bretagne. Selon l'agence de presse AP, le ministre de la santé allemand a annoncé ce mardi 30 novembre que, si "l'origine des produits" était "clairement indiquée" , son pays était prêt à lever l'embargo sur le boeuf briatnnique. Mais cette décision ne pourrait être effective qu'à partir du mois de février dans la mesure où elle néccessite l'approbation des Länder.
Toujours selon l'agence AP, la Grande-Bretagne aurait l'intention de "lever d'ici Noël l'interdiction de vente de boeuf  à l'os" les services sanitaires anglais, écossais et gallois ayant pris une position commune, favorable à cette mesure.


Le 24 novembre 1999

Revue de presse.

A lire dans Le Monde daté du 25 novembre, l'article de Jean-Yves Nau qui détaille les points du protocole d'accord élaboré à Bruxelles. On y lira en particulier ceci sur la "traçabilité" : Traçabilité des bovins britanniques : Londres s'engagerait à assurer l'identification des élevages dans lesquels des animaux ont été atteints par l'ESB, ainsi que celle de toutes les « cohortes », groupe d'animaux du même âge élevés ensemble et nés six mois avant ou après l'animal malade. Les viandes des bovins constituant ces cohortes seront retirées des chaînes alimentaires animale et humaine, ces animaux n'étant utilisés qu'à des fins expérimentales, afin notamment d'évaluer l'efficacité des tests de dépistage lors de la phase d'incubation de cette maladie."

Sur le site de La Tribune, on peut lire que "La France va saisir "en urgence" l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) [...] pour donner son nouvel avis sur la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. Le ministre français de l'Agriculture Jean Glavany précise que la France a "obtenu des garanties supplémentaires notamment sur les tests de dépistage et l'étiquetage de la viande. Sur la base de l'avis de l'AFSSA, c'est ensuite le gouvernement français seul qui décidera" (de la levée ou non de l'embargo).

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Sur le site de la chaîne française de télévision TF1, on peut lire ce mercredi 24 novembre, que « La Commission européenne, la France et le Royaume-Uni acceptent officiellement un "mémorandum d''accord" sur le boeuf. Il résume l'ensemble des "éclaircissements" sur les points de contentieux entre Paris et Londres sur les exportations de viande bovine britannique. »
TF1 poursuit en posant la question : Se dirige-t-on, après plus d'un mois de bataille, vers la fin du conflit sur l'embargo de viande bovine anglaise ? Une solution semble en effet se dessiner. Les trois parties concernées -Paris, Londres et la Commission européenne- ont mis au point mardi soir un "mémorandum d'accord". Il porte sur tous les points qui posent problème. Le document formalise ainsi l'ensemble des résultats obtenus aux cours de trois rencontres d'experts sur la traçabilité des bovins et des produits dérivés britanniques, sur le système de contrôle au Royaume-Uni, sur les tests de dépistage et l'étiquetage."
Comme il l'avait annoncé, le gouvernement français va donc solliciter maintenant le point de vue des experts français de l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments, vant toute décision de lever de l'embargo.


Le 22 novembre 1999

Un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été détecté dans le département de la Savoie, selon un communiqué du ministère de l'Agriculture publié ce lundi 22 novembre 1999.
C'est le 26e cas d'ESB signalé en France depuis le début de l'année. L'animal atteint est une vache allaitante née dans un élevage de l'Allier en mars 1991. L'ensemble du troupeau, de 281 bovins, dont faisait partie l'animal, ainsi que son cheptel de naissance, comptant 128 têtes, ont été abattus et incinérés.


Le 19 novembre 1999

Dans le journal Le Monde daté du 20 novembre 1999, on trouvera l'article de J.-Y. Nau titré "Pour M. Glavany, les propositions de Londres semblent suffisantes." ... à lire sur le site web du quotidien.

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Revue de presse. Sur le site de Libération, le vendredi 19 novembre 1999 , on peut lire un interview de Dominique Gillot par Corinne Bensimon, sous le titre "La secrétaire d'Etat à la Santé défend l'embargo sur le bœuf britannique : «On ne saura que dans vingt ans».

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Dans l'hebdomadaire L'Express   du 18 novembre 1999 un article de Holger Wormer intitulé "Boeuf britannique : le "non, mais" allemand" présente notamment les points de vue opposés de 2 experts allemands le Pr Hans Kretzschmar, neuropatho-logiste à l'université de Göttingen, qui fait parti du groupe des experts en maladies a prion d'une part, le Pr Fritz Kemper, toxicologue à l'université de Münster, et membre du Comité scientifique directeur (CSD) européen d'autre part. Le premier est proche des positions de l'AFSSA française alors que le second est favorable à la levée de l'embargo. L'article décrit par ailleurs les positions divergentes qui traversent les Länder, dont le rôle est déterminant dans l'évolution de la position de l'Allemagne qui n'a pas encore levé l'embargo sur le boeuf britannique.

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Le rapport du groupe des experts européens sur les maladies a prion est en ligne. Il rend compte des réunions qui se sont tenues à Bruxelles les 14 et 25 octobre 1999 pour réléchir à l'avis de l'AFSSA qui se prononçait contre la décision de lever l'embargo sur le boeuf britannique. Ces réunions n'avaient pas abouti à une position de consensus entre les experts et ce document en rend compte.

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Dans le quotidien l'Alsace de ce jeudi 18 novembre on peut lire sous le titre "Vache folle : l'Allemagne pose ses conditions" : "L'Allemagne a posé ses conditions à la levée de l'embargo sur la viande de boeuf britannique, à savoir l'étiquetage et la clarification des tests. « La protection du consommateur et la transparence à son égard sont les plus hautes de nos priorités », a souligné la ministre de la Santé, Andrea Fischer. Berlin, pas plus que Paris, ne s'est conformée à la décision de la Commission de lever l'embargo sur la viande de boeuf britannique."


17 novembre 1999

La solitude de Marks et Spencer-France. De source britannique (Yahoo News, ce mercredi 17 novembre), il semble que plusieurs sociétés françaises aient déja annoncé qu'elles ne ferait pas appel à du boeuf britannique, même en cas de levée de l'embargo. Les "MacDo" n'utiliseront que du boeuf français ou allemand. Carrefour, Auchan et Leclerc ne commercialiseront pas de boeuf britannique. Et les seuls magasins à en vendre pourraient être, pour le moment, ceux qui dépendent de Marks et Spencer !!! On attend une confirmation de ces informations...

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Dans le quotidien Libération de ce mercredi 17 novembre, on peut lire dans l'article de Corinne Bensimon (Paris), Lorraine Millot (Berlin), Jean Quatremer (Strasbourg) et François Sergent (Londres), titré "Boeuf britannique : la France poursuivie ; Paris évoque toutefois la possibilité de parvenir à un accord", la déclaration de David Byrne, le commissaire chargé de la Santé et de la Protection des consommateurs, devant le Parlement européen à Strasbourg. «La Commission souhaite faire comprendre à la France qu'elle n'a pas rempli ses obligations», en maintenant l'embargo dont la levée a été décidée le 14 juillet. Pour autant, le commissaire irlandais «garde l'espoir que le Royaume-Uni et la France parviendront dans les prochains jours à un accord satisfaisant pour les deux parties et conforme au droit communautaire».

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Sur le site du journal Le Monde (édition datée du mercredi 17 novembre 1999) l'article de Philippe Lemaître et Jean-Yves Nau est titré « Vache folle » : un accord pourrait intervenir entre Paris et Londres. On pourra y lire en particulier qu'en ce qui concerne les tests "on indique, côté français, que des progrès « substantiels » ont pu être obtenus. La Commission européenne serait prête à lancer un programme ambitieux de dépistage dans l'ensemble des pays de l'Union dès la fin du premier trimestre 2000 et les autorités britanniques serait disposées à anticiper la mise en ouvre de ce programme dès lors que la France n'en ferait pas un préalable à la sortie de crise. Cela nécessiterait quelques semaines et, dans l'intervalle, la France demanderait des garanties supplémentaires, notamment en matière de traçabilité."
L'article intégral est en ligne sur le site WEB du journal Le Monde.


Le 16 novembre 1999

En direct de la Liste ESB , un message de K. Irgens (kairgens@c2i.net) , un point de vue tout a fait personnel qui n'engage que son auteur.
Il a été suggéré que ce serait une solution possible que tous les bovins anglais destinés à l'exportation soient testés. Je ne crois pas que cela donnerait la moindre garantie pour le consommateur avec les tests dont on dispose aujourd'hui. Il y a de fortes chances pour que les animaux de moins de 30 mois soient négatifs, même s'ils sont infectés. L'intérêt réel des tests Prionics ou autres serait de tester les animaux de 4-5 ans et plus afin d'avoir une idée réelle de la situation ESB dans chaque pays.

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Une parution au Journal officiel du 10 novembre 1999 de l'arrêté du 9 novembre 1999 suspendant la mise sur le marché de certains tissus animaux issus de ruminants et de produits les incorporant
Cet arrêté, qui prolonge des décisions prises ces dernières années, se base sur l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments du 5 novembre 1999 et il s'appui sur l'idée "que l'ingestion ou l'administration des produits incorporant en l'état ou après transformation des éléments issus du crâne, y compris la cervelle et les yeux, de la moelle épinière, des amygdales des bovins, des ovins et des caprins de plus de douze mois et de la rate des ovins et des caprins est susceptible de faire courir un risque grave pour la santé des consommateurs compte tenu de la probable transmissibilité de l'encéphalopathie spongiforme bovine à l'homme". La suite est en ligne sur le site du Journal officiel.

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A l'écoute du Web. En direct ce mardi 16 novembre, sur le site d'EuropeInfos, les explications du journaliste Jean Cleutjens sur l'accord en vue à Bruxelles.

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Le dossier du jour est dans le quotidien Le Parisien sous le titre "Boeuf anglais : les vrais risques" dans lequel on peut lire, en introduction : "Jean Glavany nous a annoncé hier soir l'imminence d'un accord entre Paris, Londres et Bruxelles, dont nous révélons les grandes lignes." et plus loin, en titre :"Vache folle : l'accord qui met fin à la crise - Sortie de crise en vue dans le dossier de la vache folle. A l'issue des discussions croisées à Bruxelles entre les experts..." sous la plume de Jean-Marc Plantade, Jean Darriulat et Frédéric Mouchon. Parmi les éléments de l'accord : "Traçabilité : les Britanniques sont prêts à accepter le principe de la traçabilité des viandes, y compris des carcasses destinées à l'exportation. Les tests : là aussi un accord a été trouvé sur l'utilisation des tests de dépistage, comme cela se fait d'ores et déjà en Suisse. Bruxelles devrait valider leur principe. "
Tout le dossier est en ligne ce mardi 16 novembre sur le site du quotidien.

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Le 15 novembre 1999

Un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été décelé dans le département de la Mayenne, a annoncé lundi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.
Cela porte à 25 le nombre de cas mis en évidence en France depuis le début de 1999. Depuis l'apparition de la maladie en 1991 sur son territoire, la France a enregistré 74 cas d'ESB.
Il a été procédé en fin de semaine à l'abattage du troupeau de 97 bovins auquel appartenait l'animal et de deux cheptels de 69 et 85 animaux dans lesquels il avait séjourné.
Un avis de l'AFSSA en date du 5 novembre sur l'"infectiosité de différents tissus de ruminants" en réponse à une question du Ministère sur un projet d'arrêté "visant à reconduire la suspension de mise sur le marché de certains tissus animaux de ruminants et de certains produits les incorporant", en ligne sur le site de l'AFSSA.

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En direct sur Europeinfos : ce matin, Jean Glavany, le ministre de l'Agriculture, avait déclaré que la réunion entre experts français, britanniques et européens vendredi à Bruxelles avait permis d'importantes "avancées", affirmant même que les Britanniques se disaient prêts à détruire un troupeau quand l'une des bêtes était touchée par la maladie de la vache folle. Le porte-parole de Tony Blair dément formellement ces propos."
La réaction d'un producteur français, Michel Delflache, au micro de Nicolas Fauroux, en direct sur le site d'Europeinfos avec RealPlayer G2 ce lundi 15 novembre.

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Les experts négocient, les scientifiques publient. Un article du quotidien britannique The Independent fait état d'une nouvelle hypothèse avancée par un chercheur de Cambridge concernant le rôle du "prion normal". Cet article est paru dans le Biochimical Journal  britannique. Les commentaires francophones ne vont sûrement pas manquer dans les jours qui viennent.

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En attendant le résultat des négociations politico-scientifiques qui se prolongent à Bruxelles, on pourra se plonger dans la lecture d'un article de Michel de Pracontal dans Le Nouvel Observateur de la semaine du 10 novembre. Cette article, en ligne cette semaine sur le site WEB de l'hebdomadaire, constate qu'en Suisse l'usage du test Prionics "a permis de déceler dix-huit cas d'ESB qui auraient autrement échappé à la surveillance". Et il estime que "même s'il ne peut garantir une sécurité totale, la mise en place de ce test paraît urgente. En France, comme en Grande-Bretagne".


Le 10 novembre 1999

Sur EuropeInfos, le site Web de la radio Europe 1, ce 10 novembre 1999. "Pour l'instant, il ne peut pas y avoir levée unilatérale de l'embargo" sur la viande de boeuf britannique : telle est l'annonce faite par Daniel Vaillant à l'issue du Conseil des ministres de ce matin. Il reste "des problèmes sur les produits dérivés" et "en matière de traçabilité" a-t-il précisé avant de conclure : "La France est tout à fait disponible pour une sortie de crise mais pas au détriment de la santé des consommateurs'".
Les ministres concernés par le dossier de la vache folle se réuniront ce soir à Matignon pour faire le point sur cette question.
A Londres, le ministre britannique de l'Agriculture refuse toute concession à la France et estime que des poursuites judiciaires doivent être engagées en cas de refus persistant de Paris de lever son embargo.
Les explications de Daniel Vaillant au micro de Rachel Bellinguez peuvent être écoutées en direct sur le site d'EuropeInfos ce mercredi 10 novembre.

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Sur le site du quotidien Le Parisien, un article revient sur le cas d'ESB découvert tout récemment dans le département de l'Oise. Sous le titre "L'élevage modèle anéanti par la « vache folle »" Serge Latapy écrit notamment : "La nouvelle, rendue publique par la préfecture hier, a fait l'effet d'une douche froide dans le milieu agricole oisien, jusque-là épargné. Et il est probable que le traumatisme lié à ce « coup du sort » se répercutera au-delà du hameau de Riffin, près de Songeons, où cette maladie a été décelée. C'est en effet là que l'affaire a débuté, il y a deux semaines, lorsque André Vancoillie, sexagénaire et chef d'une exploitation familiale, repère le comportement suspect d'une de ses vaches laitières. Intrigué, il alerte son vétérinaire. « L'animal présentait des troubles du comportement nerveux, indique celui-ci. Nous avons suivi les consignes nationales et contacté immédiatement la direction des services vétérinaires, qui a effectué un prélèvement d'encéphale. » Le diagnostic d'un cas d'ESB a été confirmé en début de semaine dernière par un laboratoire de Lyon."
Serge Latapy évoque ensuite ce qui est un véritable "drame humain" "L'élevage laitier de Riffin aurait-il été la victime tardive d'une maladie en voie d'éradication ? Du côté de la chambre d'agriculture de l'Oise, on veut bien le croire, même si on se dit avant tout préoccupé par la dimension humaine du drame. « C'est d'autant plus terrible, témoigne le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), Jean-Luc Poulain, qu'il s'agissait là d'un élevage modèle, irréprochable, représentant l'aboutissement d'une vie de travail de sélection."
Un article à lire dans son intégralité sur le site du quotidien Le Parisien en ligne.

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Sur le site Web de la radio RTL , on apprend que "la France prendra sa décision concernant l'embargo sur le bœuf britannique "dans les 48 heures", selon le directeur de cabinet de Jean Glavany. "Rien n'est tranché pour le moment. Il y a actuellement un débat interministériel au sein du gouvernement français " ajoutait-t-on mardi soir au ministère de l'Agriculture. Paris demande le renforcement des contrôles et un étiquetage précis. La Grande-Bretagne répète de son côté qu'elle ne fera aucune concession si la France ne lève pas son embargo."
Les explications de la journaliste Virginie Garin peuvent être écoutées en direct sur le site de cette radio ce mercredi 10 Novembre.


Le 9 novembre 1999

Sur le site brestois du quotidien Ouest-France on trouve aujourd'hui un article sur le cas de « vache folle » de Plouider signalé hier par le ministère de l'Agriculture. L'article de Jean-Yves Manac'h nous rappelle que ce cas "a été décelé le 14 octobre dans une exploitation laitière de Plouider, dans le canton de Lesneven. Plus précisément il s'agit de l'exploitation de " M. Goasduff, à « Kerguaoc » en Plouider ... Après une contre-visite d'un vétérinaire expert, l'animal, né en juin 1994, a été abattu le lundi 18. Dimanche, le reste du troupeau, qui comptait 32 animaux, a été abattu en vue de son incinération. Une indemnisation permettra à l'éleveur de le reconstituer."
L'article poursuit en revenant sur l'hypothèse des "contaminations croisées" qui pourraient expliquer ce 8e cas dans le Finistère. "Ces contaminations croisées, qui peuvent avoir pour origine des erreurs de livraison ou des mélanges dans des silos ou dans des camions, ont rendu possible une contamination des bovins ayant consommé ces aliments qui ne leur étaient pas destinés jusque dans la seconde partie de l'année 1996, date à laquelle les mesures évitant la contamination d'aliments destinés aux autres animaux ont été efficacement mises en oeuvre par les professionnelles et les pouvoirs publics, assurant ainsi de façon optimale leur innocuité. « La vache concernée n'a peut-être consommé qu'un sac de ces farines contaminées au cours de sa première année, mais c'est suffisant », commente le directeur départemental des services vétérinaires, M. Thomas Berthe, qui souligne qu'il ne s'agit là que premier cas dans le département en 1999 et le 8e depuis que l'a maladie a été identifiée."


Le 8 novembre 1999

Deux cas d'encéphalopathie spongiforme bovine, l'un dans le Finistère, le second dans l'Oise.
Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'ESB a décelé deux cas, l'un sur un bovin du département du Finistère, l'autre sur un bovin du département de l'Oise. Ceci porte à 24 le nombre de cas mis en évidence en 1999 dans notre pays et à 23 le nombre de cas concernant des bovins originaires de France, pour un cheptel d'environ 21 millions de têtes. Les animaux atteints sont deux vaches laitières nées dans un élevage du Finistère en juin 1994 et dans un élevage de l'Oise en octobre 1992.  Conformément à la réglementation en vigueur, il a été procédé cette fin de semaine à l'abattage en vue de leur incinération des troupeaux concernés du Finistère et de l'Oise comptant respectivement 32 et 148 bovins.


Le 5 novembre 1999

Revue de presse. Dans le journal Le Monde daté du 4 novembre, sous le titre "« Vache folle » : Bruxelles donne deux semaines à Paris pour lever l'embargo ", Jean-Yves Nau écrit notamment que " David Byrne, commissaire européen chargé de la santé des consommateurs, a annoncé, mercredi 3 novembre, que la Commission européenne laissait jusqu'au 16 novembre pour qu'un compromis soit trouvé entre Paris et Londres sur le dossier de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la « vache folle ». ...La première rencontre entre experts français et britanniques, destinée à trouver un compromis scientifico-diplomatique, se tiendra vendredi 5 novembre à Bruxelles."


Le 4 novembre 1999

Revue de presse.

A lire cette semaine dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur (semaine du 5 novembre 1999, n°1826), un article de Jean-Jacques Chiquelin et Michel de Pracontal intitulé "Vache folle: aprés l'embargo" et dans le même numéro "des extraits du témoignage d'une vétérinaire anglaise Marja-Liisa Hovi, dans le cadre de l'enquête britannique sur l'ESB (BSE Enquiry).
Ces articles sont en ligne cette semaine sur le site Web du journal.

Le journal L'Alsace du 4 novembre écrit que "Jean Glavany a déclaré hier que l'embargo français sur le boeuf britannique serait levé « dès que possible », soulignant que la France souhaitait « sortir de la crise le plus vite possible, mais pas à n'importe quel prix ». « C'est une victoire de la raison et du bon sens. Il n'y a pas de victoire ou de défaite pour sauver la face, il faut trouver une solution raisonnable en termes de santé publique », a-t-il ajouté au sujet de l'accord à l'amiable trouvé la veille avec Londres et Bruxelles.

Dans le quotidien La Dépêche du Midi daté du 3 novembre, Marie-José Nicoli, présidente de l' “UFC-Que Choisir” , répond aux questions de Daniel Hourquebie et en particulier à celle-ci : Peut-on négocier une voie de compromis qui préserve la sécurité sanitaire des Français?
Nous pensons que la France ne doit pas lever l'embargo sans contreparties. Actuellement, les Anglais ne sont pas capables d'identifier leur cheptel bovin et d'éradiquer l'épidémie. La France doit donc maintenir l'embargo pendant quelques temps pour obtenir des garanties. Il faut d'abord que la viande soit abattue dans le seul abattoir agréé anglais capable de respecter les critères sanitaires. Ensuite, que les bêtes subissent systématiquement le test du prion. Enfin, il faut que le boeuf britannique soit clairement étiqueté et identifiable.

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En direct de la Liste ESB, un point de vue de Bernard Wolfer (wolferba@worldnet.fr)
La surprise est peut-être pour les français, mais est-elle générale ? L'avis du Comité Dormont soulevait des questions scientifiques et mettait en évidence de possibles insuffisances techniques dans le contrôle de l'ESB par les Anglais, notamment par le fait qu'une bête malade n'entraîne pas systématiquement l'abattage du troupeau, comme nous le faisons. Il soulignait que l'on ne connaissait pas encore, dans les temps qui suivent l'infection, les modes de circulation de l'ATNC : ceci est vrai. Mais il ne concluait pas au danger de la viande anglaise. Il disait : "Le groupe d'expert émet donc l'avis que le risque que la GB exporte des viandes de bovins contaminés ne peut être considéré comme complètement maîtrisé".
Une telle conclusion prête à interprétation, et celle du CSE européen a été de dire qu'il n'y avait pas de risque que de la "viande contaminée" puisse être exportée, dans les conditions très rigoureuses de contrôle imposée. Le Comité européen ESST quant à lui est resté partagé sur l'interprétation.
Les trois comités ont fait une expertise indépendante. Leurs conclusions diffèrent, plus sur l'interprétation concrète en termes de résultat que sur le fond des arguments en terme de "vérité". En fait, les informations "nouvelles" sont plus des interrogations de scientifiques, déjà connues depuis quelques mois, et qui sont sujettes à interprétation différentes selon le point de vue dans lequel on se place. Le CSD européen a estimé que ces informations, connues de lui, et des scientifiques, ne remettait pas en cause l'autorisation d'exporter dans les conditions très strictes imposées, au point de déclarer que dans ces conditions, la viande anglaise exportée sera aussi sure que celle des autres pays.
Ceci montre que l'expertise reste un travail d'évaluation où les connaissances scientifiques servent d'arguments mais ne dictent pas automatiquement la décision. Il y a une part d'interprétation.C'est un beau sujet d'analyse. D'autant que les politiques ayant tendance à se cacher derrière la décision des "scientifiques", ici on devra se poser la question de savoir quels scientifiques ont raison, comment peuvent-ils être conduit à donner des avis "apparemment" différents ? Entre logique de "vérité" et logique d'"évaluation", le principe de précaution naviguant entre les deux. Et si l'on admettait que les scientifiques donnent des avis, certes scientifiques, mais aussi d'opportunité, dans les cadres qu'ils se fixent ? La décision politique ne peut plus être évacuée alors, et c'est une bonne chose. La négociation qui conclut cette affaire, pour l'instant, va tirer parti de tous les avis scientifiques…
Bon, ce n'est pas tout : un petit point de vue personnel. Je n'ai jamais pensé que "l'avis Dormont" dût conduire à reconsidérer la levée de l'embargo (j'ai même écris que l'embargo de 1996 était excessif "scientifiquement", et d'ailleurs non fondé scientifiquement, mais politiquement, ce qui est très différent...). Il aurait pu permettre des améliorations des contrôles s'il n'avait pas été brandi comme un ordre de la France à l'Europe, et pas seulement à la GB.
Petite erreur d'appréciation politique ? Sans doute, mais elle laissera, malgré les apparences immédiates de défaite française, des traces positives. Il faudra sans aller plus vite dans la mise en place des tests... La France devrait aussi pousser dans l'harmonisation européenne des contrôles sanitaires.
Pour la traçabilité, par contre, L'Europe se presse lentement.


Le 3 novembre 1999

D'après Europeinfos, "Interrogé par deux députés lors de la séance des questions au gouvernement, Jean Glavany s'est déclaré "étonné, parfois choqué et déçu" que la France soit le seul pays à être critiqué par la presse britannique, alors que "47 autres pays", dont l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Australie maintiennent l'embargo. Sur ce même site on peut écouter ce Mercredi 3 Novembre la chronique de Stéphane Dépinoy à prpos de l'accord intervenu hier entre la France et la Gande-Bretagne.

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Dans le quotidien Le Télégramme du 3 novembre, une correspondance de Yannick Laude, correspondant à Bruxelles, est titrée " Viande britannique : Paris arrache des concessions ". On y apprend que Jean Glavany est "parvenu non seulement à éviter la défaite en rase campagne sur le front de la guerre du bœuf, mais encore à arracher des concessions britanniques sur une méthode garantissant le principe de précaution. ". Les experts européens vont donc rechercher "des solutions en matière de traçabilité du bétail, de contrôle de l'origine des bêtes exportées, de produits dérivés, comme la gélatine, de tests de dépistage de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et d'étiquetage de la viande. "Nous lèverons l'embargo le plus vite possible dès lors que nous aurons obtenu des garanties supplémentaires pour la santé publique", a déclaré le ministre français de l'Agriculture".
Yannick Laude insiste sur le fait que "les tests de dépistage de l'ESB seront sans doute l'élément nouveau du dispositif, mais leur mise en œuvre pourrait difficilement être immédiate".

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En direct de la Liste ESB, le programme BASES, un message de Marc Barbier (INRA-Grenoble), barbier@grenoble.inra.fr
Le programme Européen intitulé BASES regroupe 4 équipes de recherches (le SPRU en Angleterre, l'Université de Twente en Hollande, l'ISCTE et le LNIV au Portugal et l'INRA en France). L'objectif de ce programme est de produire une analyse des relations entre décision publique et expertise scientifique tout au long de ce que nous avons appelé la "saga de l'ESB".
Une première étape a été de caractériser les systèmes nationaux d'action publique dans la gestion de l'épidémie de l'ESB pour 11 pays européens. Ce sont ces rapports, précédés d'une introduction générale, qui vous sont proposés en ligne pour télédéchargement (en .doc et .pdf) sur le site internautique de ce programme, un site anglais/français qui permet de prendre également connaissance de ce programme de recherche en sciences sociales. Il est en construction au fil du développement de nos recherches et n'a pas la prétention de rivaliser avec d'autres sites sur les ESST bien plus complets que vous connaissez surement déjà. Vos commentaires sur ce site seraient les bienvenus.
Nous vous invitons donc à la lecture de ces rapports et nous serions heureux de recevoir vos commentaires et critiques, soit directement auprès du coordinateur du projet (barbier@grenoble.inra.fr) qui reroutera sur les auteurs, soit évidemment sur la liste ESB pour faire participer le plus grand nombre à des débats qui pourrait se nouer.
Dernière chose, ces rapports sont rédigés en anglais qui est la langue de travail de ce projet.
En vous souhaitant bonne lecture, M.B., coordinateur du projet BASES pour l'ensemble de l'équipe.


Le 2 novembre 1999

A lire sur le site Europa : l'avis des experts du CSD, en anglais seulement pour le moment . On y trouvera la réponse des experts aux trois questions posées par la Commission.

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Revue de presse. Dans le Républicain Lorrain (édition électronique du samedi 30 octobre 1999, consultable dans les Archives) on pouvait lire que "l'Allemagne, pour sa part a décidé de repousser de quelques semaines le vote au Parlement sur la levée de l'embargo. Le gouvernement allemand entend donner la priorité à la protection des consommateurs a souligné hier soir la ministre de la Santé, Andréa Fischer. "
A propos des débats de Bruxelles, ce quotidien cite une déclaration de Gérard Pascal, président du CSD, qui estime que "la longueur des débats du CSD ne signifie pas qu'il y a eu des désaccords fondamentaux entre ses membres, mais nous avons tenu à aller au fond du problème par un débat intense avant de tomber d'accord unanimement", a précisé Gérard Pascal.

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Les dernières statistiques publiées en Grande-Bretagne le 1er novembre 1999 font état de 47 cas (probables et confirmés) du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob sans compter le cas irlandais et le cas français, soit un total de 49 cas à cette date.

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Le Comité directeur européen, à l'unanimité, n'a pas suivi l'avis des experts français de l'AFSSA. C'est un "coup dur" pour les experts de l'AFSSA dont la force de conviction n'a pas réussi à ébranler un CSD dont on peut noter dans le même temps la totale indépendance par rapport aux interêts natonaux de ses membres.

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Revue de presse. Sous le titre "L'embargo sur le bœuf anglais n'est pas rétabli La France perd la manche Les experts européens donnent raison à la Grande-Bretagne". A lire dans Libération des samedi 30 et dimanche 31 octobre 1999.
Le dossier de Corinne Bensimon à Paris, Jean Quatremer à Bruxelles et François Sergent à Londres.
Extrait : Le Comité scientifique directeur (CSD) de l'UE, composé d'experts indépendants, a en effet balayé à l'unanimité tous les arguments de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Ce groupe de seize scientifiques, présidé par le Français Gérard Pascal, a estimé qu'aucun des éléments avancés par Paris ne justifiait un rétablissement de l'embargo contre la viande bovine britannique qui a été levé par Bruxelles le 1er août.
A lire également l'analyse de Jean Quatremer titrée : "Le tout et son contraire des experts scientifiques ; l'Union européenne doit clarifier sa politique sanitaire. "

Revue de presse. Sur le site du journal Le Monde, on peut lire sous le titre "Paris subit un revers cinglant à Bruxelles dans la « guerre du boeuf » " l'article de Philippe Lemaître daté du dimanche 31 octobre 1999 : A l'unanimité, les experts de la Commission européenne ont jugé que les mesures prises par Londres sont suffisantes pour justifier la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. La question de la gestion du risque et du seuil acceptable du principe de précaution reste posée.
Dans la page datée du mardi 2 novembre, François Grosrichard écrit que "C'est donc vers un « compromis raisonnable » et une solution diplomatique que semblait s'orienter le gouvernement. A Bruxelles comme à Londres, les signes d'une volonté d'apaisement se manifestent depuis quelques jours. "
Sur le site du même Monde, en date du dimanche 31 octobre ,on lira avec beaucoup d'attention l'analyse de Jean-Yves Nau, sous le titre "La gestion du risque, une question autant politique que scientifique ". Le journaliste rappelnotamment "la portée de l'affaire du sang contaminé" et il écrit à ce propos que "l'interprétation française du principe de précaution résulte-t-elle ici des affaires judiciaires développées dans le champ sanitaire, celles du « sang contaminé » notamment ? Dans ce dernier cas, la France est le seul pays au monde où des hommes politiques ont dû subir des poursuites judiciaires, créant dans la classe politique une extrême sensibilité à la gestion du risque.C'est aussi dans ce cadre que le gouvernement a décidé de suivre les recommandations de l'AFSSA. Aucun autre pays de l'UE ne s'est, jusqu'à présent, doté d'un tel système, qui permet aux responsables politiques de fonder leur action sur une démarche scientifique sans ambiguïté".
Dans le même numéro du quotidien la question est posée : "Quel avenir pour l'Agence sanitaire française ? " et on peut lire que "le gouvernement français n'estime pas, aujourd'hui, que l'AFSSA soit décrédibilisée. L'Agence sera ainsi étroitement associée, les prochains jours, à la réflexion gouvernementale et à la décision de suivre ou non les injonctions de la Commission européenne."


Le 29 octobre 1999

Les nouvelles de Bruxelles. Selon les déclarations de Thea Emmerling , porte-parole de la Commission, le groupe d'experts travaille actuellement sur un document de travail, mais rien ne garantit pour le moment qu'un consensus soit en vue par rapport au dossier français.
Dans l'edition du journal Le Monde en ligne ce jeudi, un article de Philippe Lemaître fait le point sur ces discussions et donne quelques précisions sur les divisions qui se sont manifestée lundi entre les experts des "maladies à prion" qui "s'étaient montrés très largement divisés. Les dix membres présents avaient tous estimé que les informations fournies par l'Agence française apportaient des éléments nouveaux, mais cinq d'entre eux pensaient néanmoins que les exportations britanniques pouvaient reprendre, trois jugeaient qu'il fallait revoir la situation, deux s'abstenaient. Il était donc douteux que le consensus puisse être rétabli au niveau du CSD."

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Des nouvelles de Bruxelles. Les experts européens du Comité scientifique directeur n'ont pas abouti à une position de consensus lors de leur première journée de travail, jeudi 28 octobre. Le quotidien Libération prévoit, sous la plume de Corine Bensimon et Jean Quatremer, "une trêve sur le boeuf anglais", tandis que François Sergent, correspondant à Londres, signale que "le Sun enterre le hachoir" et "renonce à sa campagne antifrançaise".
Le point de vue de la Grande-Bretagne est en ligne et en français sur le site de l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris qui commente "point par point" le dossier de l'AFSSA.


Le 28 octobre 1999

Revue de presse. Un dossier complet de Libération annoncé en première page sous le titre "To beef or not to beef "...3 pages complètes a lire sur le site Web du quotidien ce jeudi 28 octobre.

Revue de presse. Pour avoir un point de vue britannique sur la crise en cours, nos lecteurs anglophones pourront se reporter au dossier du quotidien The Guardian . On peut y lire notamment cette formule toute britannique "Food scares may not be rational, but however many experts tell us that French beef reared on human excrement is delicieux, there is little appetite for Chateaubriand and frites here at the moment" .... qu'on pourrait traduire, de façon très approximative de la façon suivante "on sait bien que les peurs alimentaires n'ont rien de rationnel, mais même si de nombreux experts nous disent que le boeuf français nourri d'excéments humains est délicieux, il y a peu d'appétit pour le "Chateaubriand-frites" ici [en Grande-Bretagne] en ce moment."


Le 27 octobre 1999

Dans Consumer Voice 1999, Nr. 3, en ligne sur le site EUROPA, on pourra lire un entretien avec David Byrne le nouveau commissaire chargé de la Santé et de la Protection des Consommateurs, sous le titre "La sécurité alimentaire est ma priorité absolue". A la question "Faut-il encore parler de la crise de l'ESB ?", il répond : Les leçons à retenir de la crise de l'ESB me semblent revenir au problème des aliments pour le bétail et c'est bien entendu également la leçon que nous avons retenue de la crise de la dioxine. Je suis d'avis qu'il conviendrait d'envisager sérieusement l'introduction d'un test de diagnostic de l'ESB dans toute l'union européenne aux fins de dépistage généralement post-mortem du bétail, en vue d'évaluer le niveau d'infectiosité de toute région, de toute zone ou de tout état membre : nous disposerions ainsi d'un tableau clair à l'échelle européenne des niveaux d'infectiosité et de leur augmentation ou de leur diminution. Et si des mesures doivent être prises à la suite de ces examens, je ne me déroberai en aucune manière à cette prise de décisions.
Par ailleurs ie rapport européen sur l'utilisation d'ingrédients interdits dans les aliments pour animaux est en ligne sur le site de la DGXXIV à Bruxelles.:

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Revue de presse. Sur le site du journal Le Monde , un article daté du mercredi 27 octobre 1999, signé par Patrice Claude (à Londres), Philippe Lemaître (à Bruxelles) et Jean-Yves Nau. Sous le titre "Paris et Londres souhaitent un compromis avec Bruxelles dans la « guerre du boeuf »" ... les journalistes du quotidien estiment que "le ministre français de l'Agriculture cherche « une porte de sortie fondée scientifiquement ». Ils ajoutent que "les autorités françaises et britanniques s'inquiètent des conséquences politiques de la tension en hausse dans les deux pays, après la décision de la France de refuser d'appliquer la décision de la Commission européenne de lever l'embargo sur le bouf en provenance du Royaume Uni. Paris étudie des mesures de renforcement des contrôles, qui, s'ils étaient acceptés par Londres, permettraient de régler la crise." L'article en version intégrale est en ligne sur le site du Monde.


Le 26 octobre 1999

En direct de la liste ESB : Point de vue sur les tests et leur application - par Bernard Antoine Wolfer, INRA/ENGREF Politiques économiques, wolferba@worldnet.fr
Seule la Suisse a mis en place un programme de détection de l¹ESB avec un test ; Celui-ci est appliqué non seulement aux animaux montrant des signes cliniques d¹ESB, mais aussi aux animaux atteints de maladies et conduits à l'abattoir pour ce fait, aux animaux morts, enfin à des animaux pris au hasard. Ainsi, plus de 13500 animaux ont été testés durant les six premiers mois de l'année 1999. Or les résultats sont intéressants. Quatorze cas d'ESB ont été diagnostiqués, qui ne l'auraient pas été autrement.
C'est presque autant que le nombre de cas diagnostiqué par des signes cliniques.
On peut se demander, légitimement, pourquoi la France n¹applique pas encore une telle procédure. Elle a connu, à ce jour, 21 cas d¹ESB en 1999, soit près du tiers des cas depuis 1991. Un chiffre en augmentation, alors que les animaux sont nés après l¹interdiction des farines. Plus de 2000 animaux ont été abattus après ces découvertes cliniques.
Il serait pertinent d¹utiliser un test de diagnostic : - sur les animaux abattus dans les troupeaux atteints ; sur les animaux malades, conduits à l¹abattoir, au moins dans les régions les plus touchées, dans un premier temps.
On ne peut transposer le cas suisse et affirmer que l¹on aurait trouvé ainsi 40 cas d¹ESB. Mais sans doute en aurait-on trouvé plus que 21 (+1).
De plus, ce serait une approche épidémiologique utile pour mieux comprendre le mode de contamination, dont les experts français disent qu¹il est encore mal connu. Certes les Anglais sont les mieux placés, avec plus de 2000 cas sans doute en 1999, pour faire ce genre d¹études, mais qu¹ils ne font pas actuellement.
La raison invoquée en France est que le test du CEA n'est pas encore industrialisé. Ne pourrait-on pas déjà examiner environ 5 à 10 000 animaux ? Ou bien nos services vétérinaires rechignent-ils à utiliser un test en routine parce que la prévalence de la maladie est faible ? La question est posée.
Dans la polémique qui s'installe en Europe, la position française serait plus forte, même si de tels tests ne s'appliquait pas immédiatement à tous les animaux " malades " et conduits à l¹abattoir.
Nous ne pouvons donc affirmer, nous non plus, qu'aucun animal atteint d'ESB n'entre dans l'alimentation humaine. Même si une telle viande, comme le sous-entend le rapport Dormont, est sans doute saine.


Le 25 octobre 1999

Dans Le Monde  daté des dimanche 24 et lundi 25 octobre, un article du correspondant à Bruxelles, Philippe Lemaître, présente les "conclusions accablantes" de la mission d'enquête européenne qui a inspecté des usines françaises d'équarissage au mois d'Août dernier. D'après ces inspecteurs de l'Office alimentaire et vétérinaire, "les efforts entrepris depuis le début de l'année pour corriger la situation ... sont insuffisants". La France est donc "invitée à présenter dans les 15 jours un plan d'action pour renforcer les contrôles et autres mesures de précaution". P.Lemaîte écrit ensuite que "ces conclusions alimentent la fureur déclenchée outre-Manche par le refus de Paris de lever l'embargo contre le boeuf britannique".
Dans le même numéro du quotidien, Jean-Yves Nau fait état de l'article publié dans le Veterinary Record britannique (par l'équipe de Haluk Anil, vétérinaire à l'Université de Bristol), repris dans l'hebdomadaire New Scientist, qui met en question certaines techniques utilisées dans les abattoirs britanniques. "Les auteurs de cette publication expliquent ainsi avoir retrouvé des particules de cervelle au sein de la veine jugulaire de quatre vaches abattues parmi les 15 qu'ils ont pu examiner". et Jean-Yves Nau conclut son article en signalant que "les membres de la Commission consultative gouvernementale britannique sur l'ESB ont jugé qu'il n'y avait pas là suffisamment d'éléments pour modifier les modes d'abattage en Grande-Brtetagne".

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Revue de Presse. A lire sur le site de Libération des samedi 23 et dimanche 24 octobre 1999, un entretien de François Sergent avec la ministre adjointe à l'agriculture de Grande-Bretagne, Joyce Quinn, qui estime que "manger du boeuf est moins risqué en Angleterre qu'en France" car les précautions sanitaires y sont plus strictes.

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Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé un cas sur un bovin du département de la Mayenne. Il s'agit du 22e cas mis en évidence en 1999 dans notre pays et du 21e cas concernant un bovin originaire de France.L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage de la Mayenne en juillet 1994. Il a été procédé cette fin de semaine à l'abattage en vue de son incinération du troupeau concerné de la Mayenne comptant 67 bovins. La carte des cas d'ESB français est en ligne sur le site de Pierre Lavie.


22 octobre 1999

NDLR : le webmestre ne pourra pas intervenir sur cette page (problèmes informatiques au niveau du serveur) d'ici mercredi ou jeudi. Pour ne pas rester déconnecté, branchez-vous sur la liste ESB.

Revue de presse

A lire, dans Le Monde du vendredi 22 octobre, un article de J.-Y .Nau sur les tests ... C'est titré "Les troublantes révélations des premiers tests de dépistage" ... qui évoque notamment les premiers résultats obtenus en Suisse avec le test Prionics et J.-Y. Nau conclut : "Pourquoi, en d'autrs termes, prendre le risque de lever l'embargo alors que les résultats scientifiques à venir pourraient dans quelques mois conduire à le remettre en place ?".


Le 21 octobre 1999

Revue de Pressse
Dans le Monde daté du vendredi 22 octobre, Jean-Yves Nau fait le point sur le débat d'experts engagé au niveau européen, dans l'attente de la réunion du sous-groupe des scientifiques spécialisés sur les maladies à prion, le 25 octobre prochain. On apprend dans cet article que ce sous-groupe est présidé par un italien, Vittorio Silano et qu'il comporte notamment "trois experts suisses et deux français". Jean-Yves Nau analyse par ailleurs le dossier scientifique des experts français de l'AFSSA et il signale que "Martin Hirsch a joint également les actes d'un colloque scientifique tenu récemment à Tübingen (Allemagne) et consacré aux interprétations de l'évolution récente de la situation épidémiologique, à la perspective de diagnostic et aux dernières données expérimentales sur la présence de l'infectiosité dans certains tissus animaux." ... Colloque de Tübingen présenté par ailleurs sur cette page et plus complètement sur la liste ESB.


La revue britannique New Scientist publie cette semaine un article sur les techniques d'abattage qui posent un certain nombre de questions importantes. Cette revue s'appuie sur une étude publiée dans la revue Veterinary Record intitulée "Potential contamination of beef carcases with brain tissue at slaughter" de l'équipe de Haluk Anil, vétérinaire à l'université de Bristol, qui laisse entendre que certaines pratiques d'abattage pourraient présenter des risques de contamination par la "dissémination dans la viande de petits fragments de cervelles".


Le 20 octobre 1999

Dans Libération daté du mercredi 20 octobre un dossier important de Corinne Bensimon sur le débat européen à propos de la levée de l'embargo sur la viande bovine britannique. On y trouvera en particulier un entretien avec Dominique Dormont qui préside le comité d'experts consulté par l'AFSSA et qui, de ce fait "est au centre de l'épreuve de forces engagée entre Paris et Bruxelles". Il est interrogé par le quotidien à propos du rapport de Sir David Carter, directeur de la Santé publique pour l'Ecosse, qui, titre Libération, "dresse un inventaire des incertitudes qui conforte la méfiance française". Ce rapport insiste sur les incertitudes qui demeurent sur l'évolution de l'ESB en Grande-Bretagne et conforte donc la position prise par le Comité des Experts eurropéens qui demandaient tout récemment aux Britanniques de" réactualiser les données sur l'incidence de l'ESB". Quant à Dominique Dormont, il rappelle que "la dose d'agent infectieux qui suffit à transmettre la maladie à l'homme n'est absolument pas déterminée". Ce dossier est en ligne et à lire sur le site de Libération.


Le 19 octobre 1999

Les correspondants du journal Le Monde au Conseil Européen de Tampere rendent compte de la conférence de presse conjointe de J. Chirac et L. Jospin. On peut y lire en particulier que " l'argumentaire du premier ministre était particulièrement serré. Compréhensif à l'égard des frustrations britanniques, en raison des « efforts considérables » qui ont été faits au Royaume-Uni pour éradiquer l'épizootie. Perfide parfois lorsqu'il rappelle, au détour d'une phrase sur la commisération française, les morts dues à la transmission de la maladie à l'homme ou encore le refus des Ecossais d'importer certaines catégories de viande anglaise... "

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En direct de la liste ESB : un article du quotidien britannique The Guardian paru le 8 octobre sous la plume de James Meikle et traduit pour la liste par Hélène Rudyk (RudykH@cardiff.ac.uk ).
Cet article nous apprend que "Des médicaments ont pu être fabriqués à partir de bovins infectés par l’ESB" en Grande-Bretagne au début des années 90. "En 1990 3 produits soit injectables soit de test dermique encore sur le marché utilisaient du matériel bovin britannique, même si ces compagnies par la suite suivirent les recommandations gouvernementales et utilisèrent alors du matériel bovin provenant soit de Nouvelle-Zélande ou de tout autre pays ne présentant pas d’historique d’ESB ou de tremblante." Toutefois, une conclusion plus rassurante, "Le département de la santé s’est refusé à tout commentaire quant aux détails soulignés dans son avant-rapport. Mais d’autres sources semblent indiquer que des expériences réalisées sur des souris inoculées avec du sérum provenant de bovin britannique infecté n’ont montré aucune évidence de transmission d'ESB de cette façon."
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la Liste ESB ou consultez d'abord ses archives.


18 octobre 1999

Pour Corine Bensimon, dans Libération du 15 octobre "Paris fait douter Bruxelles ". En effet ,"le comité chargé d'étudier les arguments français se donne dix jours de réflexion" ,ajoute le quotidien". Corine Bensimon ajoute que "de toute évidence, après avoir écouté et discuté l'exposé de Dominique Dormont, président du comité d'experts français, et également membre du groupe ad hoc, les scientifiques européens n'ont pas balayé l'éventualité d'une «nouveauté», jugeant au contraire que les 200 pages du dossier français méritaient dix jours d'examen. Ils ont en outre demandé à la Grande-Bretagne de réactualiser d'ici au 25 octobre ces données sur l'incidence de la maladie bovine dans le cheptel britannique."

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En direct de la Liste ESB, un message d'Alain Mange
du laboratoire de Biologie des encéphalopathies spongiformes transmissibles du CNRS à Montpellier (Alain.Mange@igh.cnrs.fr) ... et, pour en savoir plus, rendez-vous sur la Liste.
Du 23 au 25 septembre 1999 a eu lieu à Tübingen (Allemagne) le symposium "Caractérisation et diagnostique des maladies à Prion chez l'animal et l'homme".
Ce congrès a rassemblé plus de 400 participants autour de 55 conférenciers invités. Plusieurs thématiques étaient abordées, notamment la pathogenèse des maladies à Prion, les modèles animaux, les données épidémiologiques, les diagnostics des EST, la présentation des différents tests BSE sélectionnées par l'UE, la caractérisation de l'agent infectieux, la structure et la fonction de la protéine du prion (ou PrP) et enfin la conversion de la PrP (transformation de la forme cellulaire de la protéine du prion en une forme pathogène ou PrPSc). Par ailleurs, près de 170 communications affichées étaient présentées...malheureusement avec des sessions posters extrêmement courtes !
Bien qu'il soit très difficile de faire un résumé exhaustif de ce congrès, voici quelques points marquant présenté au cours de ces 2 jours :
- concernant la pathogenèse de la maladie, il faut noter l’avancée dans la compréhension des processus de neuro-invasion (i.e. moyen par lequel l'agent infectieux atteint le système nerveux central), et ceci aussi bien dans un contexte naturel (mouton infecté oralement par la tremblante) que dans un contexte expérimental (hamster). Ces études montrent l'importance des systèmes nerveux entériques (i.e. système nerveux en relation avec système digestif) et périphériques dans la propagation de l’agent infectieux (après une infection orale) jusqu’au système nerveux central ;
- concernant les modèles expérimentaux des EST, il existe dorénavant plusieurs modèles transgéniques qui permettront l’étude des formes génétiques des EST et les modes de transmission de l’ESB ou de la tremblante du mouton. Ainsi, plusieurs souris trangéniques exprimant la protéine du prion humaine, bovine ou ovine, ainsi que des formes mutées de la protéine du prion sont à disposition ;
- concernant le diagnostique et les traitements des EST, il faut noter une avancée significative dans le développement des tests de diagnostic. On peut citer le diagnostic préclinique à partir des amygdales de patients ainsi que les 4 tests de diagnostique de l’ESB évalués par l’UE. Un autre test capable de détecter de la PrPSc (PrP pathogène) dans le sang d’animaux infectés mérite d’être évalué en terme de spécificité et de sensibilité. A l’opposé, aucun traitement convaincant des EST n’a été présenté au cours du congrès…


Le 14 octobre 1999

Bruxelles, le 12 octobre 1999
La Commission européenne adoptera demain deux propositions de règlements établissant le calendrier de l'étiquetage obligatoire de la viande bovine dans l'Union européenne (UE). Toutes deux sont fondées sur l'article 152 (santé publique) du traité d'Amsterdam. La première proposition de règlement a pour objet d'établir un régime d'étiquetage obligatoire transparent en deux étapes. La première, qui entrera en vigueur un mois après l'adoption du règlement vise à communiquer aux consommateurs les informations déjà disponibles sur le lieu d'abattage. À partir du 1er janvier 2003, l'étiquette devra en outre indiquer le lieu de naissance et d'élevage de l'animal. Étant donné le temps nécessaire à l'adoption du premier règlement selon la procédure de codécision, la seconde proposition de règlement prorogera les dispositions du règlement (CE) n° 820/97 existant, qui constitue jusqu'au 1er janvier 2000 la base juridique du régime d'étiquetage facultatif (que les États membres peuvent rendre obligatoire pour leur propre production). Cette prorogation sera applicable jusqu'à l'adoption de la seconde proposition et jusqu'au 1er janvier 2001 au plus tard.
La suite est en ligne sur le site de la Commission.

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C'est aujourd'hui, jeudi 14 octobre, que se tient à Bruxelles la réunion des experts européens qui doit se prononcer sur le dossier de l'AFSSA française. Le quotidien Libération a interviewé Gérard Pascal, directeur de recherche à l'INRA, qui "préside le comité scientifique de l'Union européene qui a donné un avis favorable, en janvier 1998, à une levée partielle de l'embargo sur la viande bovine britannique. Après avoir pris connaissance du rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il estime qu'il existe au moins deux «éléments nouveaux» dans la connaissance de la maladie qui pourraient éventuellement, et après évaluation scientifique, aboutir à donner raison à la France dans son refus d'accepter sur son sol de la viande anglaise. Autrement dit, il n'exclut nullement de rétablir l'embargo." L'interview, par Jean Quatremer, est en ligne sur le site de Libération.

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Revue de presse
Dans Le Monde en date du 14 octobre , le correspondant à Bruxelles fait le point avant la réunion du Comité d'experts européens qui doit de réunir ce jeudi à Bruxelles.
Sous le titre "Paris défend son refus de lever l'embargo sur la viande britannique", Philippe Lemaître rend compte de la visite à Bruxelles de Marylise Lebranchu, secrétaire d'État française aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, qui y a rencontré le commissaire européen irlandais, David Byrne, chargé de la protection de la santé et des consommateurs.
Philippe Lemaître mentionne en particulier les questions soulevées par Marylise Lebranchu : « Ne faudrait-il pas alors ajouter d'autres types de précautions », demande-t-elle. En France et dans d'autres pays de l'Union, lorsqu'on identifie dans une exploitation une bête atteinte par l'épizootie, on abat la totalité du troupeau, une mesure qu'on ne prend pas au Royaume-Uni. « N'aurait-il pas fallu le faire ? », questionne encore Mme Lebranchu, qui se défend de vouloir faire de la surenchère : « Si l'on nous présente des arguments convaincants pour les faire valoir aux consommateurs, nous changerons d'attitude. »


11 octobre 1999

Deux nouveaux cas de maladie d'ESB ont été recensés en France, ce qui porte à 21 le nombre de cas décelés cette année, annonce lundi 11 octobre le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.
Il s'agit de deux vaches laitières dont l'une est née dans un élevage de la Manche en février 1992 et l'autre dans un élevage de l'Ille-et-Vilaine en octobre 1993.
Elles appartenaient à un troupeau de respectivement 92 et 118 bovins.

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"« Vache folle » : la Commission européenne considère les arguments français" , titre Le Monde daté des 10 et 11 octobre, sous la plume de Jean-Yves Nau.
En effet Bruxelles a "accepté de soumettre le rapport de l'AFSSA au sous-groupe des experts européens des maladies à prions. Ces experts se réuniront à Bruxelles le 14 octobre, au lendemain de la rencontre des commissaires européens initialement prévue pour que la Commission puisse entamer une procédure d'infraction contre la France. Aucune procédure ne sera lancée dans les prochains jours."

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Une grande première : le dossier des experts français de l'AFSSA est en ligne sur le site web de cet organisme.
Ce dossier comprend notamment :
- des publications et communications scientifiques ;
- des données sur la situation épidémiologique en Grande-Bretagne ;
- des informations sur les tests ;
* des avis d'experts européens ;
* des avis antérieurs du comité interministériel sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles.


Le 7 octobre 1999

Après l'Avis de l'AFSSA : revue de presse.
Dans le quotidien Le Télégramme du 7 octobre 1999, on trouvera, sous la plume d'Yves Drévillon, une réaction de Jean-Yves Martin, responsable des affaires juridiques et internationales de l'AFSSA qui estime que "le doute subsiste sur l'éventuelle contamination d'animaux nés après décembre 1995. Des tests de dépistage devraient apporter, d'ici quelques mois des informations "capitales" sur la proportion de bovins susceptibles d'avoir été contaminés en 1996 et 1997 (les cas cliniques n'apparaitront pas avant 2000-2001)."
Corine Bensimon, dans le quotidien Libération, soulève un certain nombre de questions "Dans cette histoire, deux expertises s'opposent: celle de ce Comité scientifique européen, présidé par Gérard Pascal, spécialiste français en nutrition humaine, et celle d'un comité français, présidé par le spécialiste des prions, Dominique Dormont. Or, pour le comité français, pas de doute, «le risque que le Royaume-Uni exporte des viandes de bovins contaminés ne peut pas être considéré comme totalement maîtrisé». Cette phrase de conclusion, délicatement assassine, balaye l'avis du comité européen. Comment deux comités d'experts peuvent-ils fonder deux décisions radicalement opposées? Y aurait-il eu pression politique sur l'un ou sur l'autre? Ou alors le comité français dispose-t-il réellement de nouveaux éléments scientifiques? "
Pour Jean-Yves Nau, dans Le Monde, la décision française "est, bien au contraire, le résultat logique issu du nouveau dispositif de sécurité sanitaire créé en France par la loi du 1er juillet 1998 et qui, pour la première fois, organise une articulation cohérente entre l'expertise scientifique et la décision politique." Et il ajoute que "ce sont donc bien, en définitive, les conclusions publiques auxquelles sont parvenus ces experts qui, face à un risque sanitaire difficilement évaluable, définissent la politique du gouvernement. Cette situation nouvelle et quelque peu inédite est encore difficilement perçue tant à Londres qu'à Bruxelles." Et il conclue en soulevant un certain nombre de questions : "Comment comprendre, en effet, que la science puisse s'exprimer de manière différente sur ces questions ? Comment expliquer que les experts français puissent rendre des avis différents de ceux de leurs homologues britanniques ou des spécialistes siégeant dans les différentes instances de la Commission européenne ? ".


4 octobre 1999

En direct de la Liste ESB : le test Prionics est testé à la Migros en Suisse.
Un message de Jean-Charles Gander, des services scientifiques de Migros, un grand groupe de distribution suisse (Jean-Charles.Gander@mgb.ch)
La première phase d'évalutation du test Prionics en vue de son introduction généralisée à la Migros est maintenant terminée. Le test a été effectué pendant dix semaine sur des bovins âgés de plus de 20 mois. Son coût est estimé entre 60 et 100 francs suisses (240 à 400 FF) par animal en fonction du nombre d'animaux testés. Une estimation très grossière de l'incidence sur le prix au kilo peut faire penser à une augmentation de l'ordre de quelques dizaines de centimes (env. 50 cts par kilo). Cependant, il s'agit d'être très prudent quant à ces chiffres, car se sont des prix estimés sur la base de ce premier test et ils ne sont donc pas définitifs.
Ces coûts sont certainement à adapter en fonction du pays dans lequel ils ont lieu (prix de la main d'oeuvre, organisation des contrôles...)
Les essais ont démontré que l'emploi du test ne pose pas de gros problèmes en ce qui concerne la logistique des échantillons et la transmission des résultats. L'emploi généralisé d'un tel test modifierait par contre profondément certaines habitudes de travail. Par exemple, la découpe de viande "chaude" ne serait plus possible.

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Communiqué officiel commun du secrétariat d'Etat à la Santé et à l'Action sociale, du ministère de l'Agriculture et de la Pêche et du secrétariat d'Etat aux Petites et Moyennes Entreprises au Commerce et à l'Artisanat en charge de la Consommation en date du 1er octobre 1999.
Le gouvernement français interrompt la procédure de levée de l'embargo sur les viandes bovines britanniques. Cette décision fait suite à l'avis rendu ce jour par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Les experts scientifiques réunis par l'AFSSA ont en effet considéré au vu des données et expertises scientifiques les plus récentes, que les garanties scientifiques ne sont pas réunies pour la levée de l'embargo. Le gouvernement a immédiatement transmis cet avis aux instances communautaires et aux autorités britanniques.
Le gouvernement rappelle que depuis l'arrêté interministériel du 21 mars 1996, les viandes bovines britanniques (à 'exception des viandes en provenance d'Irlande du Nord) ne peuvent pas être introduites en France.
Conformément à la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille et de la sécurité sanitaires, l'agence avait été saisie d'un projet d'arrêté assurant la mise en œuvre de la décision de la Commission européenne du 23 juillet 1999 qui fixe au 1er août la date de reprise des échanges de viandes bovines britanniques. Cette disposition était prise en application de la décision du 25 novembre 1998 relative aux modalités de levée partielle de l'embargo.

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L'avis de l'AFSSA : extraits
* Sur la base des données disponibles, près de 3 000 cas d'ESB pourraient être enregistrés en 1999 en Grande-Bretagne.
"Compte tenu des effectifs des cheptels britanniques, cela représenterait une incidence de l'ordre de 650 cas par million de bovins âgés de plus de deux ans". Ce chiffre doit être comparé "dans les mêmes conditions, avec l'incidence française comprise entre 1,5 et 2 et celle de l'Irlande du Nord comprise entre 10 et 15".
* Les contaminations postérieures au 1er août 1996, et donc a priori "les plus récentes", ne pourront probablement pas être identifiées avant 2000-2001.
* La fiabilité du système d'identification et de traçage des animaux doit être démontrée. Cette fiabilité doit être démontrée comme cela a été fait pour l'Irlande du Nord.
Le projet d'arrêté de levée de l'embargo prévoyait l'autorisation à l'exportation de produits dérivés, dont la traçabilité est "actuellement impossible", quel que soit le pays qui les produit.
La conclusion des experts de l'AFSSA :
"Dans l'état actuel des connaissances scientifiques et des données épidémiologiques dont il dispose, le groupe d'experts émet donc l'avis que le risque que la Grande Bretagne exporte des viandes de bovins contaminés ne peut pas être considéré comme totalement maîtrisé".

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La crise devient européenne : revue de presse
Dans le quotidien breton Le Télégramme du lundi 4 octobre, on peut lire qu'à Matignon, on insiste sur le "respect du principe de précaution" au regard des risques liés à la maladie de la vache folle. Mais on reconnaît également que l'on n'est plus "en situation d'alerte sanitaire" comme c'était le cas lors du déclenchement de l'embargo sur la viande bovine britannique en mars-1996.
"Nous avons l'avis de 30 scientifiques français qui disent unanimement qu'il ne faut pas lever l'embargo", a déclaré vendredi le ministre de l'Agriculture Jean Glavany. "Il va bien falloir confronter cet avis avec l'avis des scientifiques européens qui disaient qu'on pouvait lever l'embargo. La suite logique, c'est que ces avis divergents soient confrontés au plus vite", a-t-il ajouté.
Dans le dossier spécial du journal Le Monde, on lira notamment l'article de Paul Benkimoun qui revient sur les incertitudes qui ont justifié l'avis des experts de l'AFSSA "Ces incertitudes, « en l'absence de tests suffisamment sensibles », interdisent que « les mesures adoptées puissent être considérées a priori comme totalement efficaces », a estimé le groupe d'experts. D'autant que ces garanties reposent « sur le postulat que les mesures prises pour la maîtrise de l'interdiction des farines de viandes et d'os et la transmission de la vache au veau suffisent à écarter tout risque d'ESB. » Or, souligne le professeur Marc Savey, directeur de la santé animale et du bien-être des animaux à l'AFSSA et vice-président du groupe d'experts, l'existence d'autres modes de contamination que le principal, alimentaire, et celui, vertical, de la vache au veau, n'est pas écartée.
Dans Libération du 4 octobre, exclusivement sur le Web pour cause de grève ce lundi 4 octobre, on apprend qu'" à l'exception du Sun, la presse britannique du week-end a réagi avec une relative sérénité à la mesure française de défier la décision européenne d'autoriser le bœuf anglais. L'affaire s'est retrouvée sobrement traitée en pages intérieures dans la plupart des journaux, même si tous faisaient état de la colère de Tony Blair qui a téléphoné deux fois vendredi à Lionel Jospin pour protester contre cette mesure universellement perçue ici comme «injuste et illégale».


Le 1er octobre 1999

La France ne lève pas l'embargo sur le boeuf britannique L' Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA ) ayant donné un avis défavorable , le gouvernement français a décidé de ne pas lever pour le moment l'embargo sur la vainde bovine britannique. L' Avis de l'AFSSA en date du 30 septembre 1999 : "relatif au projet d'arrêté modifiant l'arrêté du 28 octobre 1998 établissant des mesures particulières applicables à certains produits d'origine bovine exportés du Royaume-Uni" peut être consulté sur le site de l'AFSSA .

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Le gouvernement français interrompt la procédure de levée de l'embargo sur les viandes bovines britanniques. Cette décision fait suite à l'avis rendu ce jour par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Les experts scientifiques réunis par l'AFSSA ont en effet considéré au vu des données et expertises scientifiques les plus récentes, que les garanties scientifiques ne sont pas réunies pour la levée de l'embargo. Le gouvernement a immédiatement transmis cet avis aux instances communautaires et aux autorités britanniques.
Le gouvernement rappelle que depuis l'arrêté interministériel du 21 mars 1996, les viandes bovines britanniques (à l'exception des viandes en provenance d'Irlande du Nord) ne peuvent pas être introduites en France.
Conformément à la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille et de la sécurité sanitaires, l'agence avait été saisie d'un projet d'arrêté assurant la mise en oeuvre de la décision de la Commission européenne du 23 juillet 1999 qui fixe au 1er août la date de reprise des échanges de viandes bovines britanniques. Cette disposition était prise en application de la décision du 25 novembre 1998 relative aux modalités de levée partielle de l'embargo.

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Les bouchers manifestent à Lyon et à Grenble Lyon et à Grenoble, nous apprend le journal Le Progrès. Selon ce journal "Les professionnels refusent d'avoir à payer la collecte des os, gratuite avant la crise de la vache folle.Répondant à l'appel national de leur syndicat, une cinquantaine de bouchers, bouchers-charcutiers et traiteurs du Rhône ont manifesté leur mécontentement hier après-midi derrière la Préfecture.  
Les bouchers français, dont certains au-dessus de 2,5 millions de francs de chiffre d'affaires, qui paient déjà une taxe d'équarrissage, ne veulent pas avoir à payer pour la collecte des os et suifs par les mêmes sociétés d'équarrissage. D'autant que cette collecte était gratuite jusqu'à la crise dite de « la vache folle ».
Depuis cette crise, en effet, les sociétés d'équarrissage, qui sont en position de monopole en France, n'ont plus pu valoriser les déchets récoltés et ont commencé de demander aux artisans de payer afin de compenser leurs pertes."
Le président des bouchers a déclaré au Progrès que la profession "refuse de financer les erreurs commises par d'autres. Elle ne conteste ni  les principes de précautions pour le consommateur ni l'utilité du service public d'équarrissage mais son mode de financement. Soit le service public est financé par des fonds publics soit ce sont les pollueurs qui payent ».


 

Le 22 septembre 1999

Sur le site Web de l'Assemblée nationale on pourra lire avec intérêt le rapport du député Daniel Chevallier (en date du 30 juin 1999) au nom de la Commission de la Production et des Echanges qui se conclut par une Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la transparence et la sécurité de la filière alimentaire en France qui "s'intéressera notamment à l'utilisation dans l'élevage des farines, graisses, et plus généralement des dérivés animaux ainsi qu'à leur obtention".


Le 21 septembre 1999

Dans un article d'Agrodistribution (8, cité Paradis, 75 493 Paris cedex 10 ) signé de Jean-Claude Balandonne, on apprend que trois personnes ont été mises en examen dans la Sarthe à la suite de la plainte d'un agriculteur dont une vache avait été atteinte d'ESB en 1997.


Le 14 septembre 1999

Le ministère de l'Agriculture publie pour la première fois sur son site Web le texte intégral d'un avis du Comité interministériel sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (dit Comité Dormont) en date du 1er juillet 1999. Cet avis analyse l'évolution de l'ESB en Grande-Bretagne et montre les décalages qui peuvent apparaître entre les prévisions des scientifiques et la réalité. Incontestablement il y a une régression continue de l'ESB mais il est difficile de prévoir avec certitude la fin de l'épizootie. De la même façon il est difficile de tirer des conclusions quant à l'évolution du nouveau variant de Creutzfeldt-Jakob du fait de l'incertitude qui demeure sur sa durée d'incubation.

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Les problèmes de l'équarissage en Bretagne (suite).
Dans le journal Le Télégramme du 14 septembre 1999 on peut lire qu'une "trentaine de bouchers ont offert un spectacle quelque peu ragoûtant aux riverains de la préfecture [de Saint-Brieuc], pourtant habitués ces derniers temps à voir ce bâtiment maculé de yaourts, crème fraîche et oeufs. Afin de protester "contre la durée de la position de la Saria" qui leur dressait un ultimatum pour signer, sous quatre jours, une convention les obligeant à payer un forfait d'enlèvement de leurs déchets, ils ont en effet accroché aux grilles et répandu sur le trottoir, des os et morceaux de carcasses les plus variés Jusqu'alors, ces os et morceaux étaient collectés gratuitement par la Saria. Mais le prix des farines animales a brutalement chuté, passant de 2 F à 50 centimes le kilo."

Pour des nouvelles saignantes en direct et en interactivité, inscrivez-vous à la liste ESB !


Le 7 septembre 1999

Deux ans après la crise de l'ESB, l'industrie des viandes résiste au choc.
Une étude du ministère de l'Aagriculture (SCEES) français fait le point sur la situation de l'industrie de la viande, 2 ans apres la crise de l'ESB. Ce travail est présenté dans un article de Martine Perrot dans les Cahiers AGRESTE, n°40 de Juin 1999 et résumé comme suit sur le site du ministère.
En 1996, alors que la crise de la « vache folle » entraîne une chute rapide des achats de boeuf par les ménages, l'activité industrielle de découpe et de transformation, loin de marquer un coup d'arrêt, accroît ses ventes de viande bovine de 4 % en volume. Cette progression suit celle des abattages de bovins, liés au cycle naturel de la production et indépendants à court terme de la consommation. Le regain d'activité bénéficie fortement aux industries de la première transformation. Au stade de la découpe en morceaux, au contraire, les tonnages vendus fléchissent.
Les prix de vente industriels reculent fortement en dépit des opérations de stockage : - 8 % pour la viande bovine en carcasse, - 6 % pour la viande découpée. La baisse des cours entraîne celle des ventes en valeur. Les industries les moins spécialisées en viande bovine compensent en partie ces difficultés en travaillant davantage les viandes porcines et ovines. Leur situation se redresse en 1997.
Les entreprises les plus spécialisées dans la production soit de viande bovine, soit d'abats comestibles ne peuvent opérer cette compensation. Les ventes annuelles d'abats, en valeur, chutent de 28 % en 1996. Face à la baisse de la demande intérieure, le dynamisme des exportations assure pourtant le maintien, puis la progression en 1997, du tonnage total d'abats préparés par la branche.

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Sur les écrans de cinéma cette semaine : "C'est quoi la vie ?" de François Dupeyron. Nicolas, fils et petit-fils de paysan, s'interroge sur son avenir. Le jour où il rencontre Maria, une ancienne chanteuse d'opéra, qui vit sur le Causse, il tombe sous le charme. A la ferme, son père (Jean-Pierre Darroussin), endetté jusqu'au coup, se pend le jour où un cas de vache folle se déclare. Le grand-père (Jacques Dufilho) en perd la boule. Alors Nicolas pense à cette ruine sur le Causse, dont le grand-père lui a parlé... Et l'espoir renaît.
Un critique parle d'"Un film beau et grave à la photo superbe et aux acteurs remarquables sur un scénario à l'écart des modes qui, curieusement, rejoint l'actualité".
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Un nouveau déces du nouveau varaiant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob en Grande-Bretagne : la presse britannique et la BBC ont annoncé en début de semaine la mort d'une jeune fille qui aurait été diagnostiquée comme atteinte par la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Ce cas n'est pas encore répertorié dans les dernières statistiques publiées par les Britanniques mais pourrait être pris en compte dans la prochaine publication au début du mois d'octobre.


Le 6 septembre 1999 [interim]

Le ministère de l'Agriculture signale un cas d'ESB dans un élévage des Côtes-d'Armor, sur une vache laitière née en 1994. C'est le 18e cas de vache folle enregistré en France en 1999. L'animal et le troupeau ont été abattus et seront incinérés.


Le 2 septembre 1999

Selon un article accessible temporairement sur son site, le journal Le Monde annonce dans son édition datée du 2 septembre 1999 que le gouvernement français a décidé de consulter l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) à propos de la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. Selon Jean-Yves Nau qui signe cet article, "ce rebondissement tient, indique-t-on auprès du gouvernement, aux conditions quelque peu opaques dans lesquelles la Commission européenne a pris la décision de lever cet embargo ainsi qu'aux doutes exprimés dans les milieux scientifiques quant à l'innocuité des viandes britanniques". Toujours selon cet article, les responsables de l'AFSSA ont décidé "aussitôt de créer un comité d'experts scientifiques présidé par le docteur Dominique Dormont (service de Neurobiologie, Commissariat à l'énergie atomique) et composé des meilleurs spécialistes français des maladies à prions".


Le 31 août 1999

On peut lire sur le site du journal Le Monde un article qui fait le point sur la situation et les problèmes posés dans l'Ouest de la France et tout particulièrement en Bretagne par le stockage des farines animales.
On y apprend notamment que "depuis août 1998, assure-t-on à la DGAL, le système est pleinement opérationnel : on élimine le flux régulier de farines et on peut commencer à résorber les stocks. » Mais il restait, au 31 décembre 1998, 100 000 tonnes de vieilles farines, qui se sont rappelées à l'attention à Plouisy. « Il s'agit essentiellement des farines accumulées en 1997 », indique-t-on au Bureau des industries de la viande du ministère de l'Agriculture."

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A la suite d'informations parues dans la presse faisant état d'incorporation de boues d'épuration dans la fabrication de farines animales, Jean Glavany, ministre de l'Agriculture et de la Pêche et Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, chargée de la consommation, tiennent à rappeler (communiqué daté du 18 août 1999) les éléments suivants.
C'est à l'occasion de contrôles réalisés fin 1998 et début 1999 dans le cadre habituel de leurs attributions, que les services de contrôle ont constaté dans cinq établissements que certaines exigences réglementaires relatives aux conditions d'obtention des farines animales n'étaient pas respectées. Un rapport d'avril 1999, rendu public en juin 1999 sur décision conjointe de Jean Glavany et Marylise Lebranchu, récapitulait les infractions relevées : incorporation de boues de stations d'épuration des stations d'équarrissage dans les farines, séparation imparfaitement assurée entre les circuits des matières destinées à l'incinération et des matières valorisables, et anomalies quant aux circuits des eaux usées des établissements.
Dans tous les cas ces produits étaient exclusivement issus de ces établissements et en aucun cas de stations d'épuration urbaine. En outre, ils subissaient le chauffage appliqué à l'ensemble des farines animales, écartant un éventuel risque sanitaire.
A la suite de la constatation des anomalies, les services de contrôle ont adressé au cours des mois de janvier, février et mars 1999 des lettres de mise en demeure aux entreprises concernées. Les vérifications effectuées ultérieurement dans ces entreprises ont permis de constater que celles-ci avaient bien pris les mesures nécessaires pour mettre fin à ces dysfonctionnements.
Par ailleurs, tous les établissements fabriquant des farines animales ont fait l'objet depuis avril 1999 de nouvelles inspections portant tout particulièrement sur le respect de la réglementation interdisant l'utilisation des boues d'épuration dans la fabrication des farines animales. Il n'a été constaté aucune infraction à ce titre. Les viandes de porcs et de volailles françaises présentent ainsi les qualités sanitaires que le consommateur est en droit d'attendre. Toutes ces informations seront communiquées à la mission d'inspection communautaire conduite par l'Office alimentaire et vétérinaire.
Les services de contrôle de l'Etat continuent d'exercer le même niveau de vigilance auprès de ces établissements. Par ailleurs, le gouvernement poursuit la réflexion qui a été engagée dans la continuité des orientations retenues dans le mémorandum français sur les conditions d'amélioration de la qualité de l'alimentation animale et sur le devenir des farines animales, déposé au Conseil des Ministres de l'Agriculture de l'Union européenne du mois de juin


Le 26 août 1999

Le ministère de l'Agriculture publie sur son site un document très détaillé sur les conditions de la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. Bien évidemment ce texte est indispensable pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur cette décision controversée. A lire à la rubrique "Alimentation" dans le chapitre "Sécurité des aliments". Il s'intitule "Levée de l'embargo des viandes bovines britanniques : à quelles conditions et pour quels produits ?"

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Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé un cas sur un bovin de la Haute-Saône. L'animal atteint est une vache née dans un élevage suisse en février 1994. Il s'agit du 1er cas importé mis en évidence dans notre pays.
Conformément à la réglementation en vigueur, il a été procédé hier à l'abattage en vue de son incinération du troupeau concerné comptant 111 bovins.

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Quatre nouveaux cas d'ESB ont été découverts en Suisse pendant la période du 7 au 20 août, a signalé l'Office vétérinaire fédéral. Tous sont des NAIF, c'est-à-dire nés après l'interdiction des farines animales.
Trois de ces nouveaux cas d'ESB ont été découverts grâce au programme de surveillance de l'ESB mis en place en 1999. L'un d'entre eux a été décelé grâce aux prélèvements effectués dans un abattoir. Ce programme de surveillance lancé en mars est unique en Europe. Il consiste à soumettre au test de dépistage de la société zurichoise Prionics toutes les vaches décédées, tuées ou abattues d'urgence, ainsi qu'un échantillon de celles conduites normalement à l'abattoir.
A ce jour, le programme a permis de dépister 17 cas d'ESB en Suisse . Parmi ceux-ci, 2 l'ont été dans des abattoirs, ce qui veut dire que leur viande était destinée à être vendue en boucherie. Depuis le début du dépistage officiel, la Suisse a ainsi découvert 311 cas de maladie de la vache folle, dont 73 NAIF(né après l'interdiction des farines).

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Dans un éditorial en date du 14 août, Le Monde revient sur l'affaire des farines animales révélée au mois de juin par Le Canard Enchaîné. Les termes de cet éditorial sont extrêmement sévères et il soulève d'importantes questions : "La nouvelle affaire des farines animales, fabriquées en France à partir de boues d'épuration, provoque, naturellement, une vive impression de nausée tout autant qu'un violent sentiment de révolte. Il aura fallu que la principale chaîne de télévision allemande reprenne des informations publiées, il y a plusieurs semaines, dans la presse française pour réveiller, enfin, les autorités, à Bruxelles et à Paris. Après la « vache folle » britannique et la dioxine belge, le scandale des farines françaises montre, une nouvelle fois, que pour faire face à l'horreur alimentaire, nous avons plus que jamais besoin d'Europe, nous avons aussi plus que jamais besoin d'un Etat fort, mais d'un Etat qui ne se trompe pas de métier, qui régule et contrôle."
Cette affaire a pris en août une dimension européenne qui dépasse finalement très largement le seul cas français. Dans Le Monde du 14 août on apprend en effet que "La Commission de Bruxelles a demandé au gouvernement français des explications immédiates sur la composition des farines destinées à l'alimentation animale en France, après la diffusion d'une émission de la principale chaîne allemande de télévision, ARD (publique), jeudi 12 août. Cette émission reprenait les informations d'un rapport de la direction nationale des enquêtes (répression des fraudes) qui dépend de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), déjà révélées par Le Canard enchaîné du 9 juin."


Le 5 août 1999

Levée de l'embargo : revue de presse
Dans Libération du mercredi 4 août, sous le titre "Le boeuf anglais en panne de visa : Paris ne se presse pas pour lever l'arrêté d'interdiction", Catherine Corroller décrit la procédure qui va conduire à retarder jusqu'à la fin du mois d'août la signature du décret autorisant les importations du boeuf britannique. Elle cite un représentant de l'administration qui déclare "Nous n'allons quand même pas déclencher la procédure d'urgence ..." et signale que l'Allemagne attendra un vote du Bundesrat qui n'interviendra pas avant le 24 septembre. Cette article nous apprend aussi que le ministère de l'Agriculture travaille à une "charte de bonne conduite" avec les professionnels de la restauration collective où le probléme de l'origine des approvisionnements se pose de façon la plus précise.
A la première page du Monde daté du jeudi 5 août, on trouve un article très argumenté de Jean-Yves Nau qui titre "Vache Folle" : incohérences bruxelloises. On peut y lire que "en retenant la date du 1er août pour lever .. .cet embargo, Bruxelles prend délibérément le risque de privilégier, au détriment de la santé publique, les intérêts économiques et dipolmatiques en utilisant les dissensions existant au sein des pays de l'Union Européenne". Jean-Yves Nau fait état également de l'embarras des ministres français face à la décision qu'il vont devoir prendre d'ici la fin du mois d'Août et il s'interroge sur l'intérêt d'utiliser les tests dont on se demande pourquoi il ne sont pas systématiquement utilisés sur les viandes exportés comme le suggère le journal britannique The Independant dans son édition du 2 août.


Le 3 août 1999

Un nouveau cas de nouveau variant de la MCJ décédé en juillet 1999 en Grande-Bretagne porte à 45 le total des cas diagnostiqués dont 1 en France et 1 en Irlande.

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Pas d'importations françaises de boeuf britannique avant la fin août
Le ministre de l'Agriculture Jean Glavany a indiqué mardi sur France 2 que l'arrêté français transposant la décision européenne de lever l'embargo sur le boeuf britannique ne sera "prêt que vers fin août. Pour l'instant, il n'y a pas de boeuf anglais qui puisse entrer en France, Pour transposer cette
décision européenne dans le droit français, il faut un arrêté du ministère de l'Agriculture qui ne sera prêt que vers fin août", a conclu Jean Glavany.


Le 2 août 1999

Le ministère de l'Agriculture a confirmé samedi la détection d'un nouveau cas de vache folle dans le Puy-de-Dôme, ce qui porte à 16 le nombre de cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) depuis le début de l'année en France. Il s'agit du 65e cas de vache folle en France depuis 1991. L'animal malade était une vache laitière de race montbéliarde, née le 15 octobre 1994 dans un élevage du Puy-de-Dôme.

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La levée de l'embargo : c'est fait
Appremment il ne faut pas s'attendre immédiatement à une invasion de nos boucheries par les steacks britanniques. En effet, selon la presse du jour, un seul abattoire britannique remplirait les conditions posées par Bruxelles et cela à un tel coût que ses exportations seraient peu concurrentielles. Affaire à suivre bien sûr...
Dans l'immédiat on peut se reporter au dossier publié par Libération le lundi 2 août 1999.

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Le Monde en date du 31 juillet 1999 rapporte les réticences qui se sont élevées à propos de cette levée de l'embargo et in cite notamment le point de vue exprimé par l'Académie de Médecien en ces termes : "Abordant la question de la levée prochaine de l'embargo frappant les viandes bovines britanniques, l'Académie nationale de médecine, officiellement chargée de conseiller le gouvernement sur les questions de santé, a clairement pris position : « Tout en reconnaissant les arguments d'ordre économique qui ont conduit les autorités européennes à lever cet embargo, l'Académie nationale de médecine de France tient à souligner que des arguments d'ordre scientifique militent au contraire en faveur du maintien de cet embargo », soulignaient en février les académiciens. Il eût été préférable, selon eux, d'attendre 2001 pour envisager une telle mesure. « Compte tenu du lien existant entre l'ESB et la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme, nous appelons l'attention sur le risque que peut faire courir à la santé publique la levée prématurée de cet embargo ». Mais qui, à l'échelon national ou européen, se soucie des avis de l'Académie de médecine dès lors qu'ils vont à l'encontre des intérêts dominants ?"

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Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé à ma mi-juillet 99 un cas d'ESB sur un bovin du département de la Manche.
Il s'agit du 15ème cas mis en évidence en 1999. Il a été procédé à l'abattage et à l'incinération du troupeau concerné de la Manche comptant 178 bovins. L'animal appartenait à un troupeau de bovins de Saint-Cyr-du-Bailleul, dans le sud du département de la Manche, un village de 500 habitants à la limite des départements de l'Orne et de l'Ille-et-Vilaine.
Il s'agit du neuvième cas répertorié dans la Manche . L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage de ce département en juin 1994.


Le 22 juillet 1999

Dans un entretien paru ce mercredi 21 Juillet dans La Croix, le ministre de l'Agriculture, Jean Glavany, déclare qu'il aurait préféré une ultime vérification par les autorités vétérinaires avant que la Commission européenne ne levât l'embargo sur la viande de boeuf britannique ; "Une ultime vérification par l'Office alimentaire et vétérinaire des anomalies détectées sur le systèmes de contrôle britanniques lors de sa mission d'inspection au mois d'avril aurait dû être conduite avant que la Commission ne fixe la date de levée de l'embargo" au 1er août, a éstimé Jean Glavany dans ce journal.
"On peut cependant faire confiance à l'engagement pris par le gouvernement britannique et aux conditions draconiennes fixées par la Commission", a-t-il estimé. "On est loin d'une levée générale de l'embargo, mais j'aurais préféré une inspection encore plus approfondie pour rassurer les consommateurs", a-t-il déclaré en conclusion.


Le 19 juillet 1999

Les réactions à la levée de l'embargo (suite) : selon l'Agence Europe (en date du 15 juillet 1999), lorsque les représentants permanents à Bruxelles de certains Etats membres "ont été officiellement informés des intentions de la Commission, quelques heures avant la décision, les protestations française, autrichienne et allemande se sont fait entendre.
Ces délégations auraient en effet souhaité recevoir, avant l'expiration de l'embargo, un surcroît de garanties quant au respect intégral des conditions préalables établies par le Sommet de Florence". Toujours selon cette Agence, "amères et déçues, elles ont reproché à la Commission de ne pas avoir effectué une ultime inspection outre-Manche, compte tenu des problèmes résiduels relevés en avril dernier". L'Exécutif aurait alors répondu que, toujours selon cette Agence, "plutôt qu'à des carences, le dernier rapport d'inspection fait référénce à des mesures permettant d'améliorer encore la fiabilité du régime fondé sur la date et, en tout état de cause, Londres a promis que tout serait en ordre avant l'échéance indiquée. En outre, selon des sources communautaires, les conditions de Florence étant ainsi remplies, la Commission ne voulait pas risquer un recours en carence pour avoir tardé à mettre un point final à l'embargo."

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Le communiqué officiel de la Commission sur la levée de l'embargo est en ligne.
Bruxelles, le 14 juillet 1999 : la Commission européenne a décidé de fixer au 1er août 1999 la date à partir de laquelle l'expédition de viande bovine et de produits dérivés relevant du régime d'exportation fondé sur la date peut commencer. Ce régime ne s'applique qu'à la viande désossée et à ses produits dérivés issus d'animaux nés après le 1er août 1996, date à laquelle on considère que l'interdiction de la farine de viande et d'os au Royaume-Uni est devenue effective. Les animaux abattus dans le cadre de ce régime doivent être âgés de plus de 6 mois et de moins de 30 mois. Le régime prévoit également l'abattage et la destruction des descendants de vaches affectées par l'encéphalopathie spongiformes bovine (ESB) et la vérification de ce que la mère de l'animal considéré a vécu 6 mois après la naissance et n'a pas développé l'ESB. L'imposition d'un test ESB sous ce régime n'est pas pris en considération car cette mesure n'apporterait rien en la matière (la suite et les détails sont sur le Web).

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La levée de l'embargo sur le boeuf britannique
Gerry Kiely, le porte-parole du commissaire à l'Agriculture, l'Autrichien Franz Fischler, a précisé les conditions qui ont été posées par la Commission pour lever l'embrago sur le boeuf britannique au 1er août prochain. On pourra se reporter à l'article de Jean Quatremer paru dans Libération le 15 juillet sous le titre " Le boeuf britannique sera libre le 1er août : Bruxelles confirme la fin de l'embargo lié à la vache folle". Dans le même numéro de Libération, on peut lire une interview de Marie-José Nicoli, présidente de l'UFC-Que Choisir (Union fédérale des consommateurs), qui condamne la décision de Bruxelles et annonce que l'UFC va porter plainte contre le gouvernement britannique.
Le Télégramme de Brest insiste lui aussi sur le fait que "seule la viande désossée d'animaux de 6 à 30 mois, avec garanties sur la mère et traçabilité (garanties sur l'origine) totale, pourra être exportée. Ce journal fait état du point de vue d'Hugh Richards, responsable du National Farmers'Union au Pays-de-Galles pour qui "Commercialiser le boeuf britannique ne sera pas facile, une bonne façon de s'y prendre pourrait être de le vendre sous le nom "boeuf du Pays-de-Galles" ou "boeuf de Cornouailles" ou encore "boeuf du Yorkshire. Il faut développer une image de marque dans laquelle les consommateurs aient confiance à l'étranger".
Hervé Kempf et Philippe Lemaître (à Bruxelles) dans Le Monde concluent leur article du 15 juillet sur le thème de la « traçabilité des viandes" qui est pour eux le paramètre-clé de la reconquête de la confiance par les éleveurs britanniques et ils estiment que " nombreux sont ceux qui jugent la décision de la Commission précipitée : il aurait mieux valu attendre, pensent-ils, le 1er janvier 2000, date à laquelle la traçabilité des viandes, c'est-à-dire l'étiquetage précis de leur origine, sera obligatoire."
L'AFP annonce par ailleurs la réaction très négative du gouvernement portugais qui doit faire face à une décision très récente de prolongation de l'embargo qui frappe les éleveurs de ce pays.

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Deux nouveaux cas de vache folle en Suisse. Les deux bovins, provenant des cantons du Jura et de Berne, étaient nés après l'interdiction des farines animales pour les ruminants du 1er décembre 1990, a annoncé l'Office vétérinaire fédéral (OVF).
Dans le premier cas, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été diagnostiquée dans le cadre du nouveau programme de dépistage. Dans le second, il est apparu que l'animal était atteint d'ESB et il a été abattu. Le diagnostic a ensuite été confirmé. Les deux bovins étaient nés en 1992, soit bien après l'interdiction des farines animales.
25 cas de vache folle ont déjà été recensés depuis le début de cette année en Suisse, contre 14 durant toute l'année précédente. Cette très forte augmentation s'explique par l'introduction du nouveau système de dépistage systématique.


Le 13 juillet 1999

Deux nouveaux cas d'ESB ont été décelés, l'un dans les Côtes d'Armor, l'autre dans l'Aube, a annoncé lundi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.
Il s'agit des 13e et 14e cas d'ESB mis en évidence en France en 1999.
Il a été procédé à l'abattage et à l'incinération des troupeaux concernés des Côtes d'Armor et de l'Aube comptant respectivement 65 et 83 bovins. Les animaux atteints sont deux vaches laitières nées dans un élevage des Côtes d'Armor en octobre 1994 et dans un élevage de l'Aube en septembre 1994.


Le 9 juillet 1999

L'embargo portugais : la Commission européenne a annoncé jeudi 8 juillet avoir adopté une proposition de prorogation jusqu'à août 2000 de l'interdiction d'exportation de viande de boeuf, imposée pour une durée indéterminée en novembre au Portugal en raison des craintes de cas de contamination par la maladie de la vache folle (ESB).
La décision finale sera prise la semaine prochaine lors de la réunion du comité vétérinaire permanent de l'Uionn européeenne, a précisé la Commission, ajoutant que cet embargo revisé, décidé en raison du taux anormalement élevé d'ESB relevé dans le cheptel lusitanien, ne concernerait plus l'exportation des taureaux de combat et celles des quartiers et carcasses aux fins d'incinération.


Le 6 juillet 1999

Sur le site de l'Usine nouvelle dont les archives sont provisoirement accessibles gratuitement, on peut lire un article de Nadine Bayle titré " Agroalimentaire, alimentation animale : gare aux idées simplistes !" Pour tranquilliser des consommateurs paniqués par les dioxines, la France propose de bannir les farines animales. " On y prend connaissance des arguments des opposants à l'interdiction des farines et en particulier que cette interdiction aurait pour résultat d'accroître les achats de soja et donc à renforcer la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et " en même temps à ouvrir grandes les portes de l'Europe aux organismes génétiquement modifiés ". Mais Nadine Bayle insiste en conclusion sur le fait que " quelles que soient les décisions prise par Bruxelles, il faudra effacer le goût amer des farines animales, devenues le symbole même d'une agriculture productiviste qui a privilégié les volumes et les profits au détriment de la qualité ".

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Les dernières statistiques britanniques, à la date du 31 mai 1999, à paraître sur le site officiel du CJD Surveillance Unit font apparaître 42 cas diagnostiqués du nouveau variant de la MCJ dont 2 l'ont été au mois de mai. Cela porte le nombre total de cas à 44, si on y ajoute le cas français et le cas irlandais.


Le 2 juillet 1999

A propos des test : les commentaires du journal Le Monde
En ligne sur le site du Monde pendant quelques jours, vous pouvez lire l'article de Jean-Yves Nau : " Vache folle " La Commission européenne valide les premiers test où l'on apprend comment les différentes équipes ont travaillé dans le cadre de l'évaluation mise en place au niveau européen. Le CEA explique également ce qu'il a conçu pour assurer à son test les meilleures résultats et évoque également ses nouveaux objectifs. A lire de toute urgence ! ! !


Le 30 juin 1999

Un nouveau cas de vache folle a été découvert en Suisse, nous annonce une dépêche de l'agence AP. Il s'agit d'un bovin d'une exploitation du canton de Zoug né après l'interdiction des farines animales pour les ruminants du 1er décembre 1990, a annoncé mercredi l'Office vétérinaire fédéral. Il a été découvert dans le cadre du nouveau programme de surveillance. Ainsi, 23 cas d'ESB ont été enregistrés depuis le début de l'année en Suisse, contre 14 durant toute l'année précédente. Cette très forte augmentation s'expliquerait par l'introduction du nouveau système de dépistage systématique. Des analyses sont effectuées systématiquement lorsqu'un bovin est abattu en mauvaise santé ou parce qu'il est malade.
Depuis le début de l'épizootie en 1990, 305 cas d'ESB ont été recensés en Suisse.

Par ailleurs le ministère de l'Agriculture belge communique que le 28 juin 1999 un diagnostic d'ESB a été posé sur un bovin femelle dans une exploitation laitière située dans la commune de Chimay (Hainaut). Il s'agit du deuxième cas d'ESB constaté en Belgique en 1999 et du neuvième au total. Il s'agissait d'une vache laitière née le 15 janvier 1994 qui présentait un changement de comportement et des troubles de la mobilité. Les Services vétérinaires ont immédiatement placé l'exploitation sous suspicion et l'animal a été emmené par le CERVA (Centre d'étude et de recherches vétérinaires et agrochimiques).
L'animal a été abattu et sa carcasse incinérée après un premier traitement sur une ligne séparée; la tête de l'animal a été transmise pour analyse au laboratoire du CERVA. Le diagnostic de l'ESB ne peut être confirmé que sur la base du résultat de trois tests. Le 28 juin, le CERVA a confirmé le diagnostic. Après avoir reçu cette confirmation, les services du Département et ceux du CERVA se sont rendus sur place, dans l'exploitation. Tous les bovins présents (165) sont évalués et seront transférés dans une où ils seront abattus. Après un traitement sur une ligne séparée, les carcasses des animaux seront incinérées. Les cerveaux de tous les animaux adultes (âgés de plus de 2 ans) seront analysés au CERVA à la recherche de l'ESB.
L'analyse épidémiologique quant à l'éventuelle origine de la contamination et à l'éventuelle dispersion de la maladie est en cours. Cette analyse porte sur la provenance de l'animal contaminé, les animaux ayant quitté l'exploitation et les aliments pour animaux utilisés dans l'exploitation.


Le 28 juin 1999

Du nouveau sur les tests (AP, AFP). L'Union européenne a annoncé vendredi que des scientifiques avaient mis au point trois types de tests efficaces à 100% capables de détecter sur des animaux les symptômes de la maladie de la " vache folle ". Toutefois, un porte-parole de la commission de l'agriculture a indiqué qu'il restait à déterminer si ces tests étaient en mesure de détecter sur des animaux une présence infime de prions avant que n'apparaissent les symptômes de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Selon ce porte-parole, Thierry Daman, ces tests sont peu coûteux, mais est encore " trop tôt " pour savoir s'ils pourront être approuvés en vue d'une utilisation à grande échelle. Ces tests ont été développés par les laboratoires Enfer Technology (Irlande), Prionics AG (Suisse) et CEA (France).
Cette avancée dans le dépistage de l'ESB a été présentée samedi à la presse par les responsables des deux équipes du CEA à l'origine de l'élaboration du test, Jacques Grassi, chef du service de pharmacologie et d'immunologie, et Jean-Philippe Deslys, à la tête du service de neurologie.
Le test du CEA, qui s'utilise sur des bêtes mortes, était l'un des quatre retenus dans le cadre d'un appel d'offres mondial de la Commission européenne. Dans son rapport d'évaluation remis jeudi au Comité de pilotage scientifique européen, la Commission de Bruxelles présente le test français comme " celui qui détecte les plus faibles concentrations de la forme anormale de la protéine du prion ", la PrPres, marqueur de la maladie dite de la vache folle. Le principe du test repose sur la détection du PrPres. Le CEA a procédé pour cela en deux étapes: l'une de purification du marqueur de l'ESB, l'autre de détection immunologique. Sur 1 400 échantillons analysés, les résultats de l'étude font apparaître un taux de " 100% de sensibilité et de 100% de spécificité ", ont expliqué les chercheurs. Autrement dit, " le test a permis de détecter tous les animaux malades et aucun animal sain n'a donné de résultat faussement positif. "
Comme l'a rappelé Jacques Grassi, l'alerte de cette infection était jusqu'alors donnée par les signes cliniques, " c'est-à-dire l'animal qui avait un comportement anormal ". Des tests de confirmation sont ensuite apparus. Il s'agissait déjà de tests post-mortem, mais leur mise en oeuvre ne permettait pas un criblage à très haut débit. " C'était des tests qui prenaient soit plusieurs mois s'ils étaient effectués sur des souris, soit plusieurs heures, et qui ne pouvaient être effectués sur des grandes séries. " " L'intérêt de ces nouveaux tests, c'est qu'ils sont applicables à des formats industriels et qu'ils peuvent être effectués en aussi grand nombre que cela sera nécessaire si les autorités de santé décident par exemple d'effectuer un criblage systématique ", a souligné le chercheur immunologiste.
Le test français est ainsi en cours d'adaptation à un format industriel, le but étant qu'il puisse fournir un résultat en moins de six heures, étape préalable à sa commercialisation en grande série, dont bénéficieront les entreprises d'abattage. Pour cette étape ultime, le CEA a transféré son savoir-faire et sa technologie à un partenaire industriel, la société Pasteur Sanofi Diagnostics, dans le cadre d'un programme commun de développement


Le 25 juin 1999

La Grande-Bretagne, deuxième importateur mondial de vins français, a souhaité jeudi des informations complémentaires après la saisie en France de vin suspecté d'avoir été traité avec un produit à base de sang de boeuf, interdit depuis la crise de la vache folle en 1997 nous apprend l'AFP par une dépêche en date du 24 juin.
"Nous sommes inquiets et nous allons demander de plus amples informations sur la question aux autorités françaises", a déclaré une porte-parole du ministère britannique de l'Agriculture. "Nous agirons si nécessaire." Parallèlement, "nous menons notre propre enquête" pour mieux identifier les vins français importés en Grande-Bretagne.
La Grande-Bretagne est le deuxième acheteur de vin français dans le monde derrière les Etats-Unis, avec 3,25 millions d'hectolitres achetés en 1998 dont 1,26 million pour les vins de table, et 1,3 million pour les AOC (appellation d'origine contrôlée) et VDQS (vins délimités de qualité supérieure).
Les produits clarifiants à base de sang de boeuf ont été interdits en Europe par précaution en novembre 1997, à la suite de la crise de la vache folle nous rappelle fort pertinemment cette dépêche.


Le 24 juin 1999
Paris, le 22 juin 1999 : Jean Glavany, ministre de l'Ariculture et de la Pêche, Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la Snté et à l'Ation sociale et Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux P.M.E., au Commerce et à l'Artisanat chargée de la Consommation, ont installé ce jour le conseil d'administration de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA)[....]. Les ministres ont précisé les modalités de fonctionnement de l'Agence : une expertise indépendante, la présence des consommateurs au conseil d'administration et le cas échéant au sein de différentes commissions, l'information régulière du public, des conditions garantissant l'absence de conflit d'intérêt avec les organismes professionnels ou privés.
Les ministres ont rappelé la nécessité d'améliorer encore la transmission des données relatives à la sécurité sanitaire afin que l'Agence puisse en amont apporter son expertise.
Ils ont également mis l'accent sur l'intérêt des réflexions prospectives que pourraient mener l'AFFSA au cours des prochains mois et ont annoncé notamment :
- qu'était mis en place un groupe de travail au sein de l'AFFSA sur l'alimentation animale présidé par D. Dormont - l'analyse de la situation de l'ESB, en liaison avec le Comité interministériel sur les encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles (ESST). La création d'une animalerie de haute sécurité pour l'étude des ESST a aussi été annoncée.
"J'ai décidé de subventionner cette année la construction à Lyon d'une animalerie qui sera destinée à l'étude, sur souris, des encéphalopathies spongiformes transmissibles, dans de hautes conditions de sécurité (niveau dit P3)", a déclaré à cette occasion Jean Glavany. Cette animalerie rattachée à un laboratoire lyonnais de l'AFSSA, sera ouverte aux projets d'études de chercheurs extérieurs, notamment aux projets de recherche développés dans le cadre du comité Dormont, qui réunit des experts de ces encéphalopathies.


Le 23 juin 1999

Selon une dépêche de l'AFP, le risque de transmission de la maladie de la vache folle aux humains est à l'heure actuelle "minimal" aux Etats-Unis, estime un rapport de l'American Medical Association (AMA) à paraître ce mercredi 23 juin.
Rédigé par le Conseil des affaires scientifiques de l'AMA, cette enquête, réalisée à partir de toute la littérature scientifique publiée sur la question, a conclu que le risque d'une épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) parmi le bétail américain était improbable.
"Des circonstances uniques à la Grande-Bretagne ont provoqué l'émergence et la propagation de l'ESB au sein du bétail, notamment l'utilisation de viande et de produits dérivés de moutons infectés", écrivent les auteurs du rapport, publié dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
"La plupart de ces circonstances n'existent pas aux Etats-Unis", ajoutent-ils. Leurs statistiques rappellent que 173 126 cas d'ESB ont été dénombrés au Royaume-Uni, alors qu'aucun n'a été officiellement recensé sur le territoire américain.
Selon les scientifiques américains, le marché des Etats-Unis est parfaitement étanche à tout risque d'importation de produits contaminés. De même, des mesures adéquates ont été prises pour éviter que des substances bovines infectées soient utilisées dans des produits destinés à la consommation humaine, estiment-ils.


Le 22 juin 1999

Farines animales : de larges extraits du rapport de la DNERF, signalé par le Canard enchaîné, est actuellement en ligne sur le site de l'hebdomadaire Marianne ; et avec Real Player vous pouvez même écouter la réponse de M.Colombier, de la SARIA de Concarneau, dont les installations ont été mises en cause dans ce rapport.
On pourra regretter que les pouvoirs publics n'ait pas fait preuve de la même transparence ! ! !

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L'agence AP signale deux nouveaux cas d'ESB en Suisse. Ils ont été découverts dans les cantons de Vaud et Berne durant les deux premières semaines de juin. Ce qui porte à 22 le nombre de cas déjà recensés en 1999, contre 14 pour toute l'année dernière. Cette hausse s'expliquerait selon cette agence " par l'efficacité du nouveau programme systématique de dépistage. "
Les deux nouveaux cas sont des `cas NAIF, nés après l'interdiction des farines animales en décembre 1990, a annoncé mercredi l'Office Vétérinaire Fédéral (OVF).
Ils ont été découverts par les analyses effectuées systématiquement lorsqu'un bovin est abattu en mauvaise santé ou parce qu'il est malade. La dépêche avance par ailleurs que " selon les estimations des experts, seule la moitié des cas environ auraient été découverts ces dernières années. "
Depuis le début de l'épidémie en 1990, 304 cas d'ESB ont été enregistrés en Suisse.


Le 16 juin 1999

Dioxine dans des aliments français pour animaux : résultats satisfaisants .
Par un communiqué du 15 juin 1999, le ministère de l'Agriculture estime que " les résultats officiels de la recherche de dioxines, demandée par les pouvoirs publics, dans des aliments pour animaux et graisses prélevés dans l'entreprise française Alimex (Eure-et-Loir), et susceptibles d'avoir été contaminés, font état de teneurs de 1 à 1,5 picogramme par gramme de matière grasse.
Ces taux sont inférieurs à la limite maximale de 5 pg/g de matière grasse dans les viandes et produits dérivés admise par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF, aujourd'hui Agence française de sécurité sanitaire des aliments - AFSSA). Ces taux sont aussi inférieurs à la norme acceptable de 3 picogrammes par gramme recommandée par le CSHPF. Ces résultats concernent les analyses portant sur des aliments pour animaux prélevés entre le 29 mai et le 1er juin dans l'entreprise Alimex et chez un de ses clients éleveurs, ainsi que sur un lot de graisses détenu par cette société. Concernant les prélèvements d'aliments pour animaux, la teneur constatée en dioxine est inférieure à 1,5 pg/g de matière grasse. Les deux échantillons analysés étaient fabriqués à partir de graisses provenant de Belgique et livrées par la société Verkest à la société Alimex en janvier 1999, c'est-à-dire durant la période signalée par les autorités belges comme étant suspecte. Ces résultats sont satisfaisants : ils confortent l'hypothèse de distribution d'aliments non contaminés à partir de l'entreprise française Alimex, durant la période suspecte.
Par ailleurs, dans les prélèvements de graisses, la teneur constatée en dioxine est de l'ordre d'1 pg/g de matière grasse. L'échantillon analysé provient d'un lot livré en mai 1999 par la société Verkest (Belgique) à la société Alimex. Les productions intégrant de la graisse prise dans ce lot ne sont donc pas non plus susceptibles d'avoir été contaminées. Néanmoins, avant toute levée éventuelle de séquestre des élevages ayant consommé de ces aliments, Jean Glavany, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la Santé et l'Action sociale, et Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, en charge de la Consommation, ont sollicité l'avis de l'AFFSS sur ces résultats. Ils arrêteront ensuite leurs décisions concernant le dispositif mis en ?uvre depuis le 28 mai par le gouvernement français pour assurer la sécurité des consommateurs. Dans l'attente de résultats d'analyses en cours, les séquestres d'élevages ayant reçu directement de Belgique des aliments sont, bien sûr, maintenus.


Le 14 juin 1999

Dans le Nouvel Observateur de la semaine du 10 au 16 juin on lira avec intérêt un article de Jean-Jacques Chiquelin et Michel de Pracontal intitulé " Vache Folle : ce n'est pas fini " qui fait état notamment de certains résultats d'enquêtes de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires (BNEV) mettant en cause certains fabricants d'aliments du bétail bretons et faisant état des détours qu'ont pu suivre certaines farines animales au début des années 90. Cette enquête de la BNEV ferait état également " de la contamination de l'équarissage " par des bovins atteints d'ESB qui auraient échappés au système d'épidémio-surveillance.
On regrettera une fois encore que ce type de document ne soit pas rendu accessible pour la connaissance du public de façon à ce que les acteurs mis en cause puissent s'en expliquer ou les démentir.
L'article du Nouvel Observateur fut en ligne.
NDLR :
plusieurs journaux entr'ouvrent leurs pages sur Internet puis... il faut payer pour voir : précipitez-vous chaque jour sur ce site pour profiter des liens tout frais et inscrivez-vous sur la liste ESB !

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L'AFP annonce ce 14 juin que la France a demandé officiellement lundi, devant le Conseil agricole européen réuni à Luxembourg, l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage, en conséquence du scandale du poulet à la dioxine. " L'objectif premier de la France est d'assurer la totale protection du consommateur, à ce titre, l'interdiction des farines animales doit être envisagée " au niveau européen, indique le memorandum remis lundi par le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany, à ses collègues européens.
Il faut, ajoute la France, que l'UE " prenne une orientation claire quant à l'utilisation des farines animales en alimentation animale ".
Rappelant le rôle des farines animales dans la propagation de la maladie de la vache folle (ESB) et dans celui du poulet à la dioxine, la France indique que les réglementations actuelles sont trop disparates entre les Quinze.
Certains pays interdisent totalement les farines dans l'alimentation animale, comme le Royaume-Uni, d'autres les autorisent mais avec des conditions plus ou moins restrictives.
En outre, la réglementation européenne, qui est minimale en la matière, est peu ou pas du tout respectée. " Des missions d'inspection ont fait apparaître des difficultés et des lacunes " dans l'application des règles européennes " dans presque tous les Etats-membres, y compris la France ", ajoute le texte de M. Glavany.

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Ce 14 juin l'AFP signale qu'un nouveau cas d'ESB a été décelé en Vendée et  que l'ensemble du troupeau concerné a été abattu en fin de semaine. Ce cas, le 61e  en France depuis 1991, est également depuis le début de l'année le 12e enregistré et le 3e dans le département de la Vendée.
Il concernait un troupeau d'une centaine de bêtes dans un élevage de Givrand, près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Cet élevage est situé dans la même zone que les deux cas précédents, l'un en janvier, qui concernait un troupeau de 167 bêtes, l'autre en mai (76 animaux).


Le 10 juin 1999

Le bulletin Agrapresse du 7 juin nous apprend que la fédération des coopératives d'alimentation animale (SYNCOPAC) ont demandé le 1er juin aux pouvoirs publics " de suspendre la mise sur le marché " des farines et des graisses destinées à l'alimentation du bétail. Cette mesure devrait être prise dans l'attente " d'une traçabilité rigoureuse des produits animaux, farines et graisses, dans leur élaboration et leur transport, pour assurer une garantie sanitaire totale tant au plan français que communautaire.
Dans Le Monde du 10 juin, Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat français à la santé et à l'action sociale, sans mésestimer tous les problèmes qui vont en résulter, considère l'interdiction des farines animales comme un " objectif inéluctable du strict point de vue de la santé publique ".

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Les consommateurs prennent position. Dans un communiqué l'Union fédérale des consommateurs (UFC) rappelle qu'un éleveur belge a donné l'alerte le 3 février mais que les consommateurs ont été avertis des dangers potentiels de cette contamination longtemps après avoir mangé ces produits impropres à la consommation.
Bruxelles doit imposer à tous les Etats membres " les mêmes règles dans le processus de fabrication des farines carnées destinées à nourrir les animaux entrant dans l'alimentation humaine ", exige-t-elle.
" Faute d'une telle réglementation garantissant l'innocuité de ces farines carnées et de contrôles rigoureux, l'UFC-Que Choisir ? demandera leur interdiction ", poursuit-elle.
Un étiquetage précis et fiable des produits alimentaires et de leurs composants permettant de renforcer leur " traçabilité " est le seul moyen pour que le consommateur puisse réagir en cas d'alerte, estime l'UFC-Que Choisir ?

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Une dépêche de l'AFP nous apprend que la Commission européenne a autorisé mercredi 9 Juin 1999 la reprise des exportations de boeuf nord-irlandais, suspendues il y a deux semaines à la suite d'un problème dans le système de traçage du bétail, a annoncé mercredi le gouvernement britannique.
Le défaut dans le système de traçage informatique avait entraîné l'exportation de 19 bovins qui n'auraient pas dû en principe être vendus hors du Royaume-Uni. Des inspecteurs européens avaient demandé le 24 mai la réimposition provisoire de l'embargo en attendant que le problème soit résolu.
Le ministre à l'Irlande du Nord, Mo Mowlam, a indiqué dans un communiqué que la Commission de Bruxelles était désormais " pleinement satisfaite ".


Le 9 juin 1999

Les farines animales dans la crise. L'AFP nous apprend ce 9 juin qu'un des responsables du groupe Weishardt, de Graulhet (Tarn), mis en cause par les affirmations du Canard enchaîné selon lesquelles " de graves anomalies " avaient été constatées dans la fabrication de farines grasses destinées aux animaux, a admis mercredi qu'il " y a eu un problème dans le passé ".
" S'il y avait une incertitude par le passé, aujourd'hui nos installations sont aux normes européennes en vigueur ", a déclaré Bernard Bouissières, responsable qualité de l'usine de Graulhet.
Quant aux fabricants d'aliments pour animaux ils réclament " d'urgence une harmonisation européenne " des règlementations sur les farines et graisses animales, a déclaré mercredi Yves Montecot, président du Syndicat national des industriels de la nutrition animale (SNIA). Il ajoute que " c'est aux pouvoirs publics et aux scientifiques qu'il revient de décider si les farines animales présentent un risque et s'il convient de les supprimer " de l'alimentation des porcs, volailles et poissons d'élevage. Mais pour le SNIA " il serait illusoire que la France décide seule d'éliminer ces farines animales car les marchandises circulent librement dans l'Union européenne ".
Les fabricants d'aliments pour animaux " peuvent tout à fait remplacer " les farines animales par des protéines végétales contenues dans les oléagineux et les pois, poursuit M. Montecot. " Mais dans ce cas, il faut que l'Union européenne prenne des mesures pour favoriser ces cultures, faute de quoi la dépendance des Européens à l'égard des Américains pour ces produits végétaux augmentera encore ", a-t-il dit.

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Revue de presse. Le Canard enchaîné du mercredi 9 juin en rajoute aujourd'hui sur les farines animales dans la suite de l'article du 19 mai déjà cité ici même. L'essentiel du dossier du jour est basé sur un rapport d'inspection des enquêteurs de la Direction nationale des enquêtes et de la répression des fraudes (DNERF) principalement orienté dans les usines d'équarissage françaises. On espère que ce rapport sera accessible à tous dès que possible, et on aimerait connaître les réactions qu'ils provoque, qu'on ne manquerait pas de signaler ici, bien sûr ...En attendant quelques extraits appétissants sont à lire dans le Canard. On pourra y trouver également les réponses de la DGCRF au précédent article du Canard et quelques remarques sur la crise de la dioxine. Tout ça se trouve cette semaine dans les kiosques et plus tard sans doute sur le Web sur le site " la Crème du Canard ".
Sur la crise de la dioxine, Le Monde a publié tout un dossier sur l'industrie de l'alimentation animale qui est accessible gratuitement pendant 6 jours sur le site Web (restructuré) du journal. On lira en particulier l'article de Véronique Lorelle intitulé " L'Europe de l'industrie de la nutrition animale reste à faire ".


Le 8 juin 1999

Les statistiques mensuelles publiées par le Ministère de la Santé britannique en date du 7 juin ne font pas apparaître de nouveau cas de nouveau variant de MCJ en Grand-Bretagne. Actuellement le nombre de cas s'élève donc toujours officiellement à 40.

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Dans son " Journal des consommateurs ", Consumer Voice (1999, Nr. 2), Paul van Geldorp de la DG XXIV, fait le point sous le titre " Le cheptel bovin européen et l'ESB : comment interpréter les chiffres ? ".
Il écrit notamment que, " les taux d'incidence et leur évolution font apparaître que la situation de la France, de la Suisse et même du Royaume-Uni est moins préoccupante que ne le laisseraient croire le nombre de cas en termes absolus. D'autre part, l'Irlande n'a pas enregistré de régression de l'ESB au cours des dernières années. Les chiffres confirment également les craintes concernant le Portugal, qui se situe désormais à un niveau plus élevé que l'Irlande du Nord à la suite d'une forte progression de la maladie. C'est une des raisons pour lesquelles la Commission européenne a décidé en novembre 1998 d'interdire toute exportation en provenance du Portugal et d'autoriser la reprise des exportations de boeuf d'Irlande du Nord sous certaines conditions. "

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Le nouveau cas d'ESB en Mayenne, décelé le lundi 7 juin, porte à 11 le nombre de cas répertoriés en France en 1999 (et à 60 au total), annonce le ministère de l'Agriculture.
L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage de Mayenne en août 1994 ; il a été procédé à l'abattage et à l'incinération du troupeau concerné, qui comptait 100 bovins. Il s'agit à nouveau d'un " NAIF ", c'est-à-dire d'un animal " Né Après l'Interdiction des Farines carnées ".


Le 3 juin 1999

Le journal Le Monde du mardi 1er juin signale la réunion du comité interministériel de la Recherche qui met l'accent sur les " Sciences du vivant " et décide que " l'effort de recherche sur l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et ses liens avec les pathologies humaines voisines sera poursuivi, afin d' éviter qu'elle ne devienne un problème de santé publique ".

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Trois nouveaux cas de vache folle ont été enregistrés en Suisse depuis la mi-mai portant à 20 le nombre de bovidés malades depuis le début de l'année, signale l'AFP, ce 2 juin, de source officielle suisse.
Les trois vaches atteintes d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été recensées dans les cantons de Lucerne, Nidwald et Berne (centre), indique l'Office vétérinaire fédéral suisse.
Depuis l'apparition de l'ESB en 1990 en Suisse, 302 vaches ont été affectées, selon l'office.


Le 28 mai 1999

Le CNEVA-AFSSA diffuse 2 fiches d'information qui peuvent intéresser tous ceux qui se sentent concernés par les questions de l'ESB. L'une est consacrée au Réseau national d'épidémiosurveillance de l'ESB, l'autre à l'ESB elle-même. Ces deux fiches présentent les résultats obtenus par ce réseau sous forme de cartes très parlantes, l'une mise à jour en août 1997, l'autre mise à jour au 6 août 1998 au moment où 40 cas positifs avaient été diagnostiqués par le laboratoire de Pathologie bovine du CNEVA-Lyon.
Ces fiches peuvent être commandées à la Mission communication de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) à son adresse électronique : com@dg.cneva.fr


Le 26 mai 1999

Levée de l'embargo du boeuf britannique (suite) : un autre son de cloche. La liste de discussion Hygiène signale un article de Yannick Laude, correspondant à Bruxelles du journal Le Télégramme, daté du 17/04/1999, où on peut lire que " La levée de l'embargo à l'encontre du boeuf britannique, attendue ce printemps, est renvoyée à l'été au mieux. La dernière mission européenne d'inspection vétérinaire est revenue hier et son rapport définitif sur l'efficacité du système informatique de traçabilité des animaux, destiné à déceler les bêtes atteintes par la maladie dite de la vache folle ne sera pas disponible avant juin. Ce sera alors à la Commission de Bruxelles de décider mais, affaiblie par sa démission, elle devrait hésiter à prendre cette responsabilité politique compte tenu de la sensibilité du dossier. "

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Une dépêche de l'AFP datée du 24 mai nous apprend que les exportations de boeufs nord-irlandais ont été suspendues lundi "à titre provisoire" par le ministère britannique de l'Agriculture. La décision a été prise après une visite d'inspecteurs européens, qui ont constaté un défaut dans le système de traçage du bétail, mis en place depuis la crise de la vache folle.
Ce système de traçage informatique en Irlande du Nord, unique dans l'ensemble du pays, avait entraîné une levée de l'embargo européen avant le reste du Royaume-Uni, qui attend toujours une date formelle pour la reprise de ses exportations, bloquées depuis l'embargo imposé en mars 1996.
L'embargo sur la viande de boeuf désossée en provenance d'Irlande du Nord avait été levé le 1er juin 1998, pour les animaux âgés de 6 à 30 mois provenant de troupeaux où aucun cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, maladie de la "vache folle") n'a été recensé.
Le défaut du sytème de traçage informatique a entraîné l'exportation de 19 boeufs, qui n'auraient pas dû être sélectionnés pour l'exportation.

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L'hypothèse " Ebringer-Pirt " à la télévision sur France 3 : la chronique de Jean-Jacques Peyraud (journaliste à France 3) sur l'hypothèse " Ebringer-Pirt " du jeudi 20 mai 1999 est accessible en ce moment en version texte (et parfois en vidéo) sur le site de France 3. On peut y retrouver tous les URL cités à l'occasion de cette émission  et qui avaient été affichés à une vitesse défiant tout recopiage.
Le dessin d'humour, faut-il le préciser, était de Rousso : Pis aller.


Le 20 mai 1999

Pour les lecteurs anglophones, le témoignage d'Alan Ebringer et John Pirt, le 26 mars 1998, est accessible sur le site de la " BSE Enquiry ", la grande enquête conduite en Grande-Bretagne sur tout ce qui concerne l'ESB.

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Dans le Canard Enchaîné du 19 mai on peut lire un article qui fait état d'une réunion du Conseil de la direction de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCRF) où il aurait été fait état que " la France pourrait être classée par Bruxelles " zone à très haut risque " en matière de prévention de la maladie de la vache folle. Et cela notamment pour chauffage insuffisant des farines animales ". Le ministère des Finances dont dépend la DGCRF aurait " décidé de lancer une enquête pour tenter d'avoir une vue plus précise sur le chauffage des farines animales ".
On attend maintenant les réactions des administrations concernées par cette information et nous en rendrons compte bien évidemment ici dès que nous en aurons eu connaissance.

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A la suite de la parution d'informations sur les travaux de Ebringer et Pirt, qui font l'hypothèse que le prion ne serait pas à l'origine de l'ESB, on (Y. Le Pape, M. Barbier) peut dire ceci :
- il y a eu et il y aura encore beaucoup d'hypothèses sur l'origine de l'ESB ; dont l'intérêt dépend d'abord de la dynamique scientifique dans laquelle elles s'inscrivent ;
- la théorie du prion de Prusiner a permis de faire avancer énormément les connaissances, mais, tout le monde l'admet y compris Prusiner, le prion n'explique pas tout ;
- on cherche donc dans beaucoup de labos ce qui pourrait jouer un rôle en plus et avec le prion. Tant que cela n'aura pas abouti à des résultats concluants, toutes les hypothèses alternatives pourront continuer à fleurir ;
- la décision de financer des recherches sur l'une ou l'autre de ces hypothèses est une décision qui a aussi une dimension politique... compte tenu des relations qui ont toujours existé en Grande Bretagne entre les politiques et les scientifiques, on imagine facilement l'intérêt des britanniques à soutenir cette hypothèse dans on contexte où se discute la levée de l'embargo sur le boeuf britannique au niveau européen.


Le 18 mai 1999

Une dépêche de l'AFP datée du17 mai 1999 nous apprend que " le ministre britannique de l'Agriculture, Nick Brown, s'est déclaré "optimiste" quant à la levée prochaine de l'embargo européen sur le boeuf britannnique lundi à Bruxelles.
S'exprimant à l'issue du Conseil agricole européen, M. Brown a déclaré que le rapport de la dernière mission d'inspection des vétérinaires européens en Grande-Bretagne venait d'être remis à la commission.
Suite à ce rapport, dont le contenu n'a pas encore été divulgué, la commission doit décider ou non de lever l'embargo décrété en mars 1996 pour cause de maladie de la vache folle. "Il s'agit d'un problème technique et non politique: les inspecteurs devaient vérifier si nous appliquions correctement notre système informatique de traçabilité des animaux. Je suis confiant", a déclaré M. Brown.
Le Conseil agricole de novembre 1998 avait donné le feu vert formel pour la levée de l'embargo à condition que les ultimes missions d'inspection soient positives.

Un nouveau cas l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été décelé en Vendée, ce qui porte à 59 le nombre de cas répertoriés en France depuis 1990, a annoncé lundi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.
C'est la deuxième fois que le département de la Vendée enregistre un cas de vache folle. Depuis le début de 1999, dix cas d'ESB ont été mis en évidence en France.
Conformément à la réglementation en vigueur, il a été procédé à l'abattage et à l'incinération du troupeau, qui comprenait 49 bovins.
L'animal atteint est une vache née dans un élevage de Vendée en août 1993, c'est-à-dire après l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des ruminants, décrétée en juillet 1990.


Dans The Lancet ( Vol .353 n°9165) du 15 mai 1999, on peut lire un article intitulé : Codon 129 prion protein genotype and sporadic Creutzfeldt-Jakob disease.
Il est signé par A. Alperovitch de l'INSERM avec I. Zerr, M. Pocchiari, E. Mitrova, .J de Pedro Cuesta, I. Hegyi, S .Collins, H. Kretzschmar, C. van Duijn, R.G. Will.


Le 10 mai 1999

L'AFP signale que deux nouveaux cas de vache folle ont été enregistrés en Suisse portant à douze le nombre de bovins malades depuis le début de l'année et à 291 le nombre de cas depuis l'apparition en 1990 de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Les deux vaches sont nées en 1994 dans les districts de Buren, dans le canton de Berne, et de l'Entlebuch, dans celui de Lucerne, soit quatre ans après l'interdiction des fourrages à base farine animale, a précisé Heinz K. Muller, porte-parole de l'Office vétérinaire fédéral.
Les deux troupeaux ont été abattus.

"Les liaisons dangereuses du cuivre avec les prions" Dans Le Monde du 8 mai on peut lire un article d'Élisabeth Bursaux qui signale la parution dans le premier numéro de la nouvelle revue du groupe Nature, Nature Cell Biology, d' une "étude anglaise du groupe de John Collinge, du Medical Research Council (MRC), éclairant d'un jour nouveau le mécanisme de l'infection par les prions. Le cuivre contenu dans le cerveau pourrait modifier la conformation des protéines prions anormales présentes dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la plus fréquente des encéphalopathies spongiformes. "
L'article d'Elizabeth Bursaux peut-être consulté dans son intégralité dans les archives du Monde.


Le 7 mai 1999

Bruxelles, le 4 mai 1999. La Commission européenne a décidé d'exclure 32,7 millions d'euros du financement au Royaume-Uni des mesures relatives à l'abattage des bovins âgés de plus de trente mois (OTMS). L'OTMS vise à assurer qu'aucun animal abattu au Royaume-Uni après l'âge de 30 mois n'entre dans la chaîne alimentaire. L'Union européenne (UE) finance 70% du coût des animaux abattus. Le cofinancement complet est dû quand la carcasse est détruite (par incinération). Une avance de 80% du financement de l'UE peut être demandée quand la carcasse est équarrie. Les inspections réalisées par la Commission ont montré que les autorités britanniques ont échoué à appliquer efficacement certains contrôles clés requis.


Le 5 mai 1999

Une dépêche de l'AFP du 5 mai nous apprend qu'une usine de dépollution, traitant à la fois les farines animales et les boues des stations d'épuration, devrait s'implanter à l'automne 2000, à Morlaix (Finistère).
Ce projet piloté par la Société d'étude et de recherche sur les protéines animales (SEPERA), filiale à 99% du groupe COFIGAD, prévoit l'implantation de deux unités interdépendantes : l'une d'entre elles incinèrerait les cadavres d'animaux et déchets d'abattoirs (46 000 tonnes par an dans le département). Les farines récupérées serviraient de combustible pour alimenter la seconde unité qui traiterait les boues de stations d'épuration des collectivités locales ou des usines agro-alimentaires.
Selon ses promoteurs, ce procédé supprime l'épandage des boues et le stockage des farines animales.Il prévoit également l'élimination des vapeurs toxiques issues de la combustion. Une enquête publique sera lancée mi-juin.


Le 5 mai 1999

Par un communiqué en date du 4 mai 1999, un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, dite "maladie de la vache folle") a été décelé dans l'Orne, a annoncé mardi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. Il s'agit du 58e cas répertorié en France depuis 1990. C'est le neuvième mis en évidence depuis le début de l'année. Le troupeau concerné, qui comptait 75 bovins, a été abattu et incinéré.
L'animal atteint était une vache née dans un élevage de l'Orne en décembre 1993, par conséquent après l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des ruminants, décrétée en juillet 1990. Les farines animales sont considérées comme le principal vecteur de la maladie de la vache folle. Les cas d'ESB chez les animaux dits "NAIF" (nés après l'interdiction des farines animales) sont probablement dus à des contaminations alimentaires croisées, rappelle le ministère. Ce type de contamination est possible chez les bovins jusque dans la seconde partie de 1996.  


Le 26 avril 1999

On peut lire sur le site Web du Parlement européen le compte-rendu du débat sur le suivi de la crise de l'ESB. Ce débat a été introduit en ces termes par les deux rapporteurs du dossier :
Le rapporteur, M. Böge, a déploré les négligences et mauvaises gestions dont ont fait montre certains Etats membres. En effet, treize Etats membres font l'objet d'un recours en justice. Il faut lancer plus rapidement les procédures d'infraction ou traités et sanctionner les Etats membres qui manquent à leurs obligations. Il a souligné que les tests ne pouvaient donner une garantie absolue d'exemption d'ESB. Nous avons ouvert la voie, il s'agit là d'un bon avertissement pour l'avenir.
Mme Dagmar Roth-Behrendt (PSE, D) s'interroge sur les leçons à tirer sur la crise de l'ESB: "Comment empêcher qu'une telle catastrophe se reproduise ?". Elle estime que la transparence est essentielle, que les contrôles et enquêtes doivent être acceptés, que le principe de précaution doit mener toute notre politique. Elle se demande si la Commission est d'accord pour accepter l'importation de viandes en provenance des Etats-Unis contenant des hormones de croissance. La nouvelle Commission, a-t-elle conclu, devra oeuvrer à la protection des consommateurs. Les consommateurs doivent avoir priorité sur la politique commerciale.


A lire sur le WEB, sur le site du British Medical Journal , un article récent de chercheurs britanniques qui donne une version optimiste des conséquences de la BSE sur la santé des populations les plus exposées à l'ESB. Les commentaires d'Annick Alpérovitch de l'INSERM obligent à nuancer cet optimisme.


Le 20 avril 1999

Mise en place de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) (décret n° 99-242 du 26 mars 1999)
Après la mise en place de l'Institut de veille sanitaire (IVS) et de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), les trois établissements publics créés par la loi du 1er juillet 1998 pour renforcer le dispositif de veille et de sécurité sanitaire sont désormais en place.
L'AFSSA est un établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de la consommation. Elle constituera l'outil national de l'évaluation des risques sanitaires et nutritionnels des aliments. La gestion du risque, c'est-à-dire la détermination des mesures à prendre ainsi que leur contrôle, reste du ressort des ministères concernés. En outre avec l'intégration en son sein du Centre national d'études vétérinaires et alimentaires, l'agence assurera auprès du ministre de l'Agriculture et des autres ministres intéressés l'appui scientifique et technique nécessaire à l'élaboration, à l'application et à l'évaluation des mesures prises dans les domaines de la santé animale du médicament vétérinaire, du bien être des animaux et de leurs conséquences sur l'hygiène et la sécurité des aliments destinés à l'homme ou à l'animal.
L'Agence sera dotée en 1999 d'un budget de l'ordre de 336 MF (dont 246 MF de subventions de l'Etat). Ses effectifs seront de l'ordre de 720 personnes en 1999. Par décret en date du 31 mars 1999, Bernard Chevassus a été nommé président du conseil d'administration et Martin Hirsch, directeur général.


Le 19 avril 1999

Selon Agra Europe (n°2708 du 16 avril 1999), le Parlement européen "devrait adopter, lors de la session plénière à Strasbourg le 15 Avril, une résolution sur l'ESB très sévère pour les Quinze et critique envers la Commission de Bruxelles". Les parlementaires reconnaissent les "progrès accomplis par la Commission" mais déplorent "les manquements et négligences" des 13 États membres qui font l'objet de poursuites de Bruxelles pour infraction aux mesures communautaires de lutte contre la maladie. Ils préconisent "une approche radicale consistant à écarter de la chaîne alimentaire des cheptels entiers pour éradiquer la maladie" et suggèrent "l'interdiction de l'utilisation généralisée des antibiotiques dans les aliments pour animaux".


Le 14 avril 1999

Dans le numéro d'avril de la Revue de l'alimentation animale, on apprend que l'ensemble des syndicats professionnels de l'industrie de l'alimentation animale ont créé un Conseil scientifique commun composé de représentants des firmes du secteur. L'explication des cas naïfs "constitue un des thèmes sensibles de recherche" de ce conseil. Il s'agit en particulier d'essayer de quantifier la probabilité des "contaminations croisées" qui est l'hypothèse la plus vraisemblable pour le comité Dormont. La revue ajoute, citant Charlotte Dunoyer, responsable du service production animale d'un syndicat professionnel : "on sait qu'en cas d'un mauvais nettoyage de circuit les quantités résiduelles de farines animales sont 100 fois inférieures aux quantités nécessaires susceptibles d'être infectantes" et elle ajoute "les contaminations croisées ne suffisent pas à expliquer ces quelques cas d'ESB, dans l'hypothèse où les farines animales utilisées avant 1996 étaient vraiment contaminantes [...] Si elles l'aavaient été ce ne serait pas quelques cas (sporadiques) mais plusieurs centaines ..."
Nous ne manquerons pas de rendre compte ici de ces investigations des professionnles de l'alimentation animale, bien sûr.

On peut lire aujourd'hui, sur le site du ministère de l'Agriculture, le point de vue "officiel" sur le problème des cas naïfs" : 49 cas d'Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été diagnostiqués en France entre 1991 et 1998 par le "Réseau d'épidémiosurveillance" de la maladie (56 le sont au 8 mars 1999). Parmi ces 49 cas, 21 sont survenus sur des animaux dits NAIF (nés après l'interdiction de leur distribuer ou d'incorporer dans leur alimentation des farines animales). L'hypothèse de la contamination accidentelle cinq ans auparavant (période d'incubation de la maladie) de ces derniers par leur alimentation apparaît confortée aux scientifiques en ce début d'année 1999. Les mesures prises par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, notamment en 1996 et renforcées en 1998 devraient donc mettre fin à l'apparition de tels cas dans quelques années. Lire à ce sujet le dossier de "notre alimentation" (encart du n°16 de mars 1999 à la rubrique médiathèque/kiosque/notre alimentation).


Le 13 avril 1999

Dans le journal Libération du 13 avril 1999, on lira avec un grand intérêt une interview d'Annick Alpérovitch de l'unité Inserm « recherches épidémiologiques en neuropathologie et psychopathologie » installée à La Salpêtrière (Paris). Annick Alpérovitch pilote le réseau français de surveillance épidémiologique de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Elle donne son point de vue sur les nouvelles statistiques concernant l'augmentation des cas de  « nouveau variant » de la Maladie de Creutzfelt-Jakob en Grande-Bretagne à la fin de l'année 1998 dont nous avons déja rendu compte sur notre page. Ces statistiques sont commentées également dans un article de Corinne Bensimon publié dans le même numéro de Libération.


Le 6 avril 1999

Par un communiqué daté du 29 mars 1999, le ministère de l'Agriculture signale un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine dans l'Aveyron. Il s'agit du 57e cas répertorié en France depuis 1990. C'est le 8e cas mis en évidence cette année. L'animal atteint est une vache née en février 1995 dans un élevage de l'Aveyron. Comme le prévoit la législation, il a été procédé à l'abattage et à l'incinération du troupeau concerné qui comptait 156 bovins.


Le 31 mars 1999

L'article de l'équipe de Noëlle Bons est donc paru dans le numéro du 30 mars des compte-rendus de l'Académie des Sciences des Etats-Unis. Cet article, cosigné par le Prix Nobel D. Carleton Gajdusek, est longuement analysé par le journal Libération du 31 mars sous le titre : Vache folle : des primates contaminés. Ces animaux en captivité avaient consommé des farines de viande. Cet article de Corinne Bensimon est accessible en ligne sur le site du journal.

Sous le titre " 'Mad Cow Disease' Seen in French Zoos ", le New York Times du 30 mars aborde lui aussi le problème soulevé par la publication de l'équipe de Noëlle Bons dans un article de Sandra Blaleslee, en ligne sur le site web du grand quotidien new-yorkais.

Le 30  mars 1999

Dans l'édition du 30 mars des compte rendus de l'Académie des Sciences des Etats-Unis doit paraître une communication qui présente les résultats des travaux conduits par une équipe franco-américaine sur l'état sanitaire de primates élevés dans des zoos français. Il apparaît qu'une grande partie de ces animaux manifeste des signes graves de maladies spongiformes transmissibles. Or on peut faire le lien entre cette contamination et l'origine d'une partie de leur alimentation. Il semble en effet que des firmes britanniques ont continué à exporter vers la France, mais vraisemblablement aussi vers le reste du monde, une alimentation spécifique pour les primates qui a pu être contaminée par l'incorporation de tissus provenant d'animaux atteints par l'ESB.
L'équipe de chercheurs français qui a participé à ce travail est dirigée par Noëlle Bons de l'unité de Neuromorphologie fonctionnelle de l'Ecole pratique des hautes études basée à l'Université Montpellier II.


Le 22 mars 1999

Les troupeaux du diable, un roman de la " vache folle ".
Editeur : Les Presses de la Cité (345 p.), de Frédéric Pons, journaliste à Valeurs actuelles. C'est, selon son auteur, le premier roman " vrai " sur l'histoire de la vache folle.
Frédéric Pons : " Le livre est en réalité le fruit d'une longue enquête menée dans les campagnes et sur les marchés agricoles, ainsi que dans certains milieux scientifiques. Ne pouvant tout exploiter sur le plan journalistique, faute de preuves, j'ai choisi la commodité du roman. Je l'ai situé dans le Grand Sud-Ouest, ma région d'origine. C'est plus précisément, mais sans malice, le " pays " de Jean Glavany, l'actuel ministre de l'Agriculture, qui aurait apprécié le roman. Ce roman dont l'authencité est actuellement plébiscité par les jeunes agriculteurs est surtout un hymne, que j'ai voulu chaleureux, aux hommes et aux femmes qui ont choisi de rester " à la terre ", un hommage à tous ceux qui inventent et défendent les filières de qualité, respectueuses de l'environnement et de la santé humaine. "
Toute lecture critique de cette ouvrage sera bienvenue sur note site ! ! !


Le 22 mars 1999

Les cas de nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nv-CJD) augmentent en Grande-Bretagne.
Dans son édition du samedi 20 mars le journal Le Monde commente la dernière publication dans The Lancet, l'analyse faite par des chercheurs britanniques à propos des dernières statistiques de nv-CJD déjà publiées sur " Vache Folle en ligne ".
Jean-Yves Nau écrit à ce sujet que " les responsables britanniques du réseau de surveillance épidémiologique de la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), annoncent dans le prochain numéro du Lancet (daté du 20 mars) un accroissement inhabituel du nombre des décès dus à cette maladie. Au total, en Grande-Bretagne, 39 personnes sont mortes des suites d'une MCJ. L'inquiétude des responsables britanniques tient à la progression observée. On a ainsi recensé 3 décès en 1995, 10 en 1996 et 1997 et 15 en 1998, dont 9 durant le dernier trimestre. Un autre décès a d'ores et déjà été confirmé depuis le début de cette année. "
J.-Y. Nau ajoute que " pour le professeur John Collinge, membre de la commission des experts scientifiques chargés de conseiller le gouvernement britannique, 'il est encore trop tôt pour savoir ce que cela signifie'. " Personnellement, je crains que le pays ne subisse une épidémie sérieuse, cela est tout à fait possible ", a ajouté le professeur Collinge. "
On pourra lire avec beaucoup d'intérêt l'article de The Lancet et l'éditorial qui l'accompagne sur le site Web de cette revue hebdomadaire britannique qui a toujours joué un rôle important dans la diffusion de l'information scientifique sur la crise de la BSE.


Le 17 mars 1999

Selon une dépêche de l'AFP en date du 2 mars 1999, l'Union européenne a choisi 4 parmi la dizaine de tests de l'ESB qui lui avait été soumis en réponse à un appel d'offres lancé en mai 1998. Ces 4 tests seraient ceux d'Enfer Scientific Ltd (Irlande), EG et G Wallac Ltd (Grande-Bretagne), Prionics Ltd (Suisse) et celui du Commissariat français à l'énergie atomique.


Le 16 mars 1999

Un prion dans les levures. Le journal Libération signale dans son numéro du mardi 16 mars la publication dans la revue Science du 26 février d'un article de Kimberly L. Taylor, Aiqian Cheng, Robert W. Williams, Alasdair C. Steven et Reed B. Wickner de l'Institut National de la Santé à Bethesda aux Etats-Unis intitulé : " Prion Domain Initiation of Amyloid Formation in Vitro from Native Ure2p ". Selon Pauline Léna de Libé, cet article démontre que " la levure Saccharomyces cerevisiae recèle au moins 2 protéines douées des mêmes propriétés que les fameux prions accusés dans la maladie de la vache folle ". Selon Reed Wickner, responsable de cette équipe de recherche, " les chercheurs disposeront désormais d'un excellent modèle pour travailler " et " permettra d'explorer rapidement et avec facilité les bases moléculaires et génétiques du fonctionnement du prion ".


Le 11 mars 1999

Lu dans Le Monde du vendredi 12 mars 1999  :
"Vache folle": l'interdiction des farines animales n'a pas été respectée entre 1990 et 1996. Selon Jean Glavany, ministre de l'agriculture, l'épidémie bovine ne sera pas éradiquée avant la fin 2001.
C'est sous ces titres que Jean-Yves Nau rend compte de de la conférence de presse de Jean Glavany.
Pour J.-Y. Nau " Le ministre a reconnu que l'interdiction des farines animales décidée en 1990 n'avait pas été pleinement respectée, ce qui explique la persistance des cas d'ESB. "
Il ajoute que J. Glavany "a rendu public le dernier avis en date du comité interministériel des experts des maladies à prions, présidé par le docteur Dominique Dormont, ... qui tient pour hypothèse la plus vraisemblable celle selon laquelle la contamination des bovins dits NAIF (nés après l'interdiction des farines) résulte de l'utilisation dans l'alimentation de ces animaux des farines de viande et d'os potentiellement infectées par les prions pathologiques ... Le docteur Dormont estime d'autre part que l'analyse démographique des cas français de bovins NAIF "permet de prédire leur augmentation sensible au cours des trois prochaines années".
Pour conclure ,l'article du Monde pose la question suivante "Comment comprendre que la réglementation sur l'utilisation des farines animales n'ait pas, de 1990 à 1996, été pleinement respectée ?" Et le journal ajoute "On se refuse, au ministère de l'Agriculture, à accuser tel ou tel acteur de la chaîne de fabrication ou d'utilisation de ces farines, et on préfère évoquer des incidents ou des erreurs. Il n'en est pas moins vrai que certaines des informations recueillies au cours des investigations conduites par la brigade nationale d'enquête vétérinaire ont été transmises à la justice et que quatre informations judiciaires ont été ouvertes."
Affaire à suivre.

Lors d'un point de presse du ministre de l'Agriculture, le 10 mars 1999, sur le problème des cas "NAIF" d'ESB en France (animaux nés après la date d'interdiction d'utilisation des farines de viandes et d'os pour l'alimentation des bovins) Jean Glavany rappelle que le principe qui guide l'action du gouvernement en matière de sécurité alimentaire est celui de la plus grande précaution, afin d'assurer une protection maximale des consommateurs. En matière d'Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), les mesures nationales en vigueur s'appuient sur les avis des autorités scientifiques et notamment ceux émis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Comité interministériel sur les encéphalopathies spongiformes subaïgues transmissibles (ESST).
Elles sont de deux ordres. D'une part, la mise en place d'un réseau d'épidémiosurveillance de la maladie et, d'autre part, la mise en oeuvre de mesures de précaution en matière d'alimentation humaine et animale. La France a par ailleurs développé un dispositif permettant d'identifier clairement l'origine des bovins et de suivre leurs mouvements par un passeport et d'assurer la traçabilité des viandes.
Jean Glavany précise que l'hypothèse la plus probable retenue par le comité interministériel sur les ESST pour expliquer l'apparition de cas d'ESB sur des animaux nés après l'interdiction d'utilisation des farines animales pour l'alimentation des bovins (juillet 1990) est l'existence de contaminations alimentaires croisées.
En effet, des contaminations accidentelles entre matières premières ou aliments destinés aux bovins et ceux destinés à des espèces non sensibles à l'ESB tels que les porcs et les volailles, ont pu intervenir, au stade de la fabrication des aliments, de leur transport ou de leur utilisation à la ferme. Ainsi, cinq ans plus tard, compte tenu des délais d'incubation de la maladie, les bovins qui ont été contaminés développent l'ESB.
Ces contaminations croisées rendent possible une contamination, jusque dans la seconde partie de l'année 1996. Le délai moyen d'incubation de la maladie (5 ans ), conduit à prévoir l'apparition de nouveaux cas d'ESB pendant une période de 5 ans après la mise en oeuvre des mesures prises en 1996, soit jusque fin 2001.
A partir de juin 1996, sur recommandations du Comité interministériel sur les ESST, de nouvelles dispositions ont été adoptées interdisant notamment l'utilisation des cadavres et les matériaux à risques spécifiés pour la fabrication des farines animales. Depuis février 1998, le traitement appliqué aux sous-produits destinés à la fabrication a été renforcé avec recours au processus préconisé par l'Union européenne, et imposant un chauffage à 133°C pendant 20 mm sous 5 bars de pression.
Ces mesures apportent un niveau de garantie satisfaisant en cas d'ingestion accidentelle de ces produits par les bovins. Les autocontrôles professionnels et les contrôles des pouvoirs publics ont plus particulièrement portés sur ce point en 1998.
Les cadavres, les saisies d'abattoirs et les matériaux à risque spécifiés sont désormais incinérés. Leur destruction est prise en charge par le service public d'équarrissage instauré début 1997.


Le 9 mars 1999

L'AFP signale qu'un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine a été décelé dans la Sarthe. L'animal atteint est une vache laitière née en avril 1993, précise le ministère le ministère de l'Agriculture. Il s'agit du 56e cas répertorié en France depuis 1990, et le 7e depuis le début de l'année 1999. Le troupeau concerné, qui comptait 41 bovins, a été abattu et incinéré à la fin de la semaine.

Les dernières statistiques du ministère de la Santé britannique, concernant la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jakob (qu'on considère comme liée à l'ESB) font apparaître au 31 janvier 1999 les chiffres suivants : 1995 : 3 cas ; 1996 : 10 cas ; 1997 : 10 cas ; 1998 : 15 cas ; 1999 : 1 cas.

Premier test de dépistage de l'ESB en Allemagne : par une dépêche en date du 2 mars l'AFP signale que la première opération à grande échelle de dépistage rapide de l'ESB dans l'Union européenne a démarré dans le Land de Rhénanie du Nord/Westphalie en Allemagne.
Selon le ministère régional de l'Agriculture, cette opération, d'un coût estimé à 127 000 euros devrait s'étaler sur trois mois et porter sur la recherche d'éléments pathogènes de l'ESB dans la cervelle de 5 000 bovins fraîchement abattus dans 22 des 80 abattoirs de Rhénanie du Nord/Westphalie.
Cette technique de dépistage, développée par un laboratoire suisse, n'a pas encore reçu l'agréement de l'Union européenne, a-t-on précisé de même source.
Ce même test est également mis en oeuvre à grande échelle dans les abattoirs suisses depuis Mars 1999.


Le 15 février 1999

En date du 15 février  1999, l'agence Reuters annonce qu'un nouveau cas de vache folle a été détecté dans la Sarthe, le 6e répertorié en France depuis le début de l'année et le 55e depuis 1990. L'animal atteint était une vache laitière née en octobre 1993 dans un élevage de la Sarthe, précise le ministère de l'Agriculture.
L'ensemble du roupeau de 127 bovins a été abattu et incinéré.

Le 12 février 1999

Le Comité Dormont se prononce sur les animaux NAIF. Il s'agit des animaux nés après l'interdiction d'incorporer des farines de viandes et d'os (FVO) dans la nourriture, ce qui est le cas des apparitions de l'ESB actuellement en France.
La lettre d'information de la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture rapporte, dans son numéro de janvier-février 1999, que le comité Dormont considérait comme "hautement vraisemblable" les hypothèses "d'une mise en oeuvre insuffisante des mesures d'interdiction de farines de viandes et d'os dans l'alimentation des bovins" et "d'une contamination croisée avec d'autres sources alimentaires" destinées aux "espèces (porcs, volailles) où les FVO sont restées autorisées" jusqu'en 1996.
Le Comité n'exclut pas, pour autant, d'autres pistes comme l'apparition de cas sporadiques. Il ajoute que "la démographie des cas NAIF français fait craindre que leur nombre augmentera sensiblement au cours des trois prochaines années dans notre pays et contribuera de façon très significative au nombre total de cas d'ESB qui y seront identifiés". le Comité complètera son avis scientifique au cours du mois de février 1999, après discussion des résultats de toutes les enquêtes épidémiologiques conduites par la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires.


Le 8 février 1999

Une dépêche de l'AFP signale un nouveau cas de vache folle décelé dans le département de l'Ille-et-Vilaine. L'animal atteint est une vache laitière née en février 1994 dans un élevage de Piré-sur-Seiche, près de Rennes, a précisé la Direction des services vétérinaires (DSV) du département, à Rennes. Il s'agit du 54e cas répertorié en France depuis 1990. C'est le cinquième cas mis en évidence en 1999 en France et le troisième observé en Ille-et-Vilaine depuis juillet 1991. Le troupeau concerné qui comptait 85 bovins, a été abattu et incinéré dimanche.


Le 25 janvier 1999

Une dépêche de l'AFP signale que " le ministère de l'Agriculture a confirmé lundi un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite maladie de la vache folle, détecté dans la Manche. L'animal atteint est une vache laitière née en juillet 1994. Le troupeau de 71 bêtes dont elle est issue, a été abattu et incinéré ce week-end, a précisé le ministère dans un communiqué. De sources informées dans la Manche, on précise que le troupeau provient d'une ferme de Saint-Martin-de-Landelles, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët, dans le sud de la Manche. Il s'agit du 53e cas répertorié en France depuis 1990, pour un cheptel d'environ 21 millions de têtes, et du huitième dans la Manche. C'est le quatrième cas mis en évidence en 1999 en France.

Le 19 janvier 1999

Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine vient de déceler un nouveau cas sur un bovin provenant du département de l'Orne.
Il s'agit du 52e cas répertorié en France depuis. C'est le 3e cas mis en évidence en 1999 dans notre pays.
L'animal atteint est une vache laitière née en août 1994 dans un élevage de l'Orne. Le troupeau de 180 bovins a été abattu et incinéré..

Dans sa dernière livraison (volume 353, n° 9148, 16 janvier 1999) le Lancet publie un article signé notamment par J .W. Ironside et J. Collinge .
Cet article est commenté par Jean-Yves Nau dans Le Monde du Samedi 16 janvier sous le titre " Premiers essais de dépistage de la maladie de Creutzfeldt-Jacob ". Cette campagne de dépistage est permise grâce à un test qui est présenté dans l'article du Lancet. Selon J.-Y. Nau " l'équipe du professeur Collinge estime détenir, aujourd'hui, une méthode diagnostique efficace pouvant, à partir de prélèvements d'amygdales, être mis en oeuvre sur une large échelle". Ces tests seraient mis en oeuvre sur les amygdales conservées dans les hôpitaux britanniques à la suite des ablations opérées sur les patients. Ces analyses devraient donc permettre d'évaluer l'étendue éventuelle d'une épidémie de la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jacob dont le lien avec l'ESB a été établi par les précédents travaux de J. Collinge.

Le 11 janvier 1999

Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé deux nouveaux cas sur deux bovins provenant pour l'un du département de la Vendée et pour l'autre du département de l'Orne. Il s'agit des 50e et 51e cas répertoriés en France depuis. Ce sont les premier et second cas mis en évidence en 1999 dans notre pays. Les deux animaux atteints sont des vaches laitières nées respectivement en novembre 1993 dans un élevage de Vendée et en décembre 1993 dans un élevage de l'Orne. Il a été procédé à l'abattage et à l'incinération des deux troupeaux concernés de Vendée et de l'Orne comptant pour le premier 169 bovins et pour le second 115 bovins.

Le 4 janvier 1999

Nouvelles de l'Europe. Le deuxième rapport semestriel de suivi sur l'ESB est accessible sur le site de la DG XXIV à Bruxelles. Dans la présentation de ce document ,on peut lire en particulier que « en dépit des nombreux efforts de la Commission, le Conseil n'est pas convenu d'un cadre commun visant à éliminer les "matériels à risque spécifiés" de la chaîne alimentaire humaine et animale. Par conséquent, les recommandations des comités scientifiques n'ont pas été prises en compte de façon appropriée. Dans ce domaine, la prévention des risques à l'échelon communautaire reste inadéquate. »
Toutefois « des progrès ont été observés dans la transposition de la législation communautaire adoptée en vue de prévenir la propagation de l'ESB, notamment l'interdiction applicable aux aliments pour animaux et les normes de traitement de la farine de viande et d'os. Cependant, dans les cas où les États membres ont tardé à transposer la législation communautaire concernant la lutte contre l'ESB, la situation demeure préoccupante. »
Enfi, on notera avec intérêt que la Commission « a consacré beaucoup d'énergie à lancer les travaux concernant la validation d'un test de diagnostic post-mortem de l'ESB. Au cours du premier semestre 1999, les résultats de cette validation montreront si l'Union européenne dispose actuellement d'un test capable de réduire le risque encouru par le consommateur. »

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