S'accumulent ici les informations mises en ligne dans la rubrique
"Dernières nouvelles de la vache folle", en tête de la page
principale Vache folle en
ligne
rubrique alimentée par
Yves Le Pape.
Les nouvelles de 1998 ; les très anciennes nouvelles de 1997.
NB. Les liens indiqués fonctionnaient. Certains sont morts depuis...
31 décembre 1999
"Vache folle" : la France attaque Bruxelles devant la Cour de justice européenne, tel est le titre de l'article de Jean-Yves Nau, en ligne sur le site du Monde.
Dans Le Monde daté du jeudi 23 décembre, une page
entière est consacrée à la "Vache Folle" ... accessible
sur le site Web du quotidien. Un premier article de Philippe Lemaître
est titré "Londres s'inquiète des conséquences de la
maladie de la "vache folle" et en sous-titre "la position de la France,
isolée dans son refus d'autoriser les importations de boeuf britannique,
dénoncée par la Commission de Bruxelles et bientôt poursuivie
par la Cour de justice européenne, est confortée par un nombre
croissant de travaux scientifiques". Patrice Claude, le correspondant du
quotidien à Londres évoque, lui, l'épidémie qui
"pourrait affecter "des centaines de milliers de britanniques", se fondant
sur des déclarations alarmistes de plusieurs scientifiques britanniques.
Enfin Jean-Yves Nau conclut par une analyse où il évoque
l'hypothèse que ces déclarations auraient peutêtre pour
but de "préparer l'opinion à une crise sanitaire de grande
ampleur".
A consulter dans le dossier en ligne
"L'europe
à l'épreuve du boeuf"
Le 22 décembre 1999
A lire dans Libération du mardi 21 décembre 1999, la critique de Dominique Chouchan sur le livre Les Sombres précurseurs (Une sociologie pragmatique de l'alerte et du risque, éd. de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, 476 p.) sous le titre "Ils veillent pour nous : Amiante, nucléaire, vache folle, qui a su voir le danger ?". Deux sociologues se penchent sur ces journalistes et ces scientifiques «lanceurs d'alerte». C'est suivi d'un commentaire du même journaliste, intitulé "Vache folle: par qui le scandale est arrivé ; les risques n'ont plus de frontières: comment identifier les réseaux?"
Le 21 décembre 1999
A propos de l'article des PNAS, en direct de
la liste ESB, un message de Marc Barbier
barbier@grenoble.inra.fr
"Bien sûr l'article du PNAS va faire les choux gras de ce qui veulent
relancer des débats et raviver la guerre du boeuf. Bien sûr
cet article va poser des questions importantes sur l'orgnisation de notre
propre précaution en France. Mais cet article vient dans une série
d'éléments de preuve déjà apportés:
- la transmission del'ESB au macaque par injection intra-cranienne ;
- les résultats de l'équipe Collinge en 96 sur l'analyse
histopahtologique et sur l'étude des profils
électrophorétiques des maladies à prions ;
- les résultats de Bons et al. en mars 99 sur des primates
de zoo euthanasiés pour des raisons sécantes ;
- le séminaire de Tubingen où les résultats de l'article
de PNAS ont été présentés sans que la
communauté scientifique ne saute au plafond...
Le caractère "exceptionnel" de cet article va donc être à
suivre dans les jours qui viennent.
- soit le recyclage de l'actualité scientifique retombe comme un soufflet,
c'est déja arrivé pour les lémuriens de Bons
justement,
- soit ce recyclage lance de nouvelles figures de controverses sur l'action
publique au niveau national ou européen.
Dans le deuxième cas, les relations franco-anglaises sont sur des
braises, la Commission monte au créneau contre la France et contre
l'Allemagne qui ne pourra pas longtemps reporter l'absence de décision
sur les Laender, la France vient d'avoir son deuxième cas de vCJD,
les Anglais comptent les personnes atteintes dans les lits d'hopitaux, les
tests sont disponibles en théorie mais pas encore vraiement utilisés
sauf en Suisse.
Vous trouverez sûrement d'autres éléments à rajouter
dans la liste des facteurs d'instabilité du cadrage politique pour
le traitement d'une zoonose qui n'a pas encore fini de transformer les modes
de gestion des risques collectifs qu'elle engendre. Encore du pain sur la
planche pour de nombreux scientifiques...
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En complément à l'article de Jean-Yves Nau on lira sur le site web du Monde une interview de Dominique Dormont, président du comité des experts français de l'AFSSA qui déclare, à propos de cette publication :"Il s'agit incontestablement de nouvelles données qui permettent de valider l'hypothèse selon laquelle la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob identifiée dans l'espèce humaine est due à l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine. Cette démonstration, faite à l'aide d'un modèle de souris transgéniques, confirme les différentes recherches menées sur ce thème depuis quelques années. Nous disposons ainsi d'une série d'éléments convergents qui font que cette hypothèse ne peut plus être contestée."
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Pour Jean-Yves Nau, dans le quotidien
Le
Monde daté du 22 décembre, en ligne sur le site WEB
du journal, " c'est un travail d'une grande portée scientifique mais
également économique et diplomatique qui est publié
dans le dernier numéro, daté du 21 décembre, des
Proceedings of the National Academy of Sciences. Les auteurs,
dirigés par Stanley B. Prusiner, prix Nobel de médecine 1997,
et Michael R. Scott (Institut des maladies neurodégénératives,
université de Californie), y fournissent la démonstration,
selon eux définitive, que l'agent de l'encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB ou maladie de la « vache folle ») est bien à
l'origine de la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ)"...
Et la conclusion du journaliste c'est que "ces données qui
avaient été prises en compte par les experts français
pour justifier le maintien de l'embargo frappant les viandes bovines britanniques
posent une nouvelle question de santé publique. Celle de savoir
à quelle date les premières victimes de MCJ ont été
infectées et si, alors que l'épidémie d'ESB n'est toujours
pas éradiquée, les mesures préventives actuellement
en vigueur réduisent totalement le risque de contamination humaine."
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Selon une dépêche de l'agence AP datée du vendredi 17
décembre 1999, "quatre nouveaux cas de vache folle ont été
découverts en Suisse durant les deux premières semaines de
décembre. Depuis le début de l'année, 49 cas
d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été
diagnostiqués en Suisse, dont 24 dans le cadre du programme de recherche
ystématique mené depuis mars dernier. (...) Le quatrième
cas d'ESB décelé en décembre concernait une vache d'une
exploitation valaisanne. Il a été diagnostiqué dans
le cadre du programme de recherche UP99 réalisé avec le test
mis au point par la société Prionics."
toutes les données sur l'ESB en Suisse sont en ligne sur l'excellent
site WebB de
l'Office
vétérinaire fédéral.
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Sur le site de la radio Europe 1 , EuropeInfos, en ligne ce mardi 21 décembre sur le site Web : "La transmission à l'homme de la maladie de la vache folle est confirmée".
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Dans le quotidien
Libération
on lira aujourd'hui un article important titré : "La transmission
de la maladie de la vache folle à l'homme de plus en plus probable"
qui rend compte d'une publication tres prochaine d'un article qu'on pourrait
prsésenter comme suit : "Dans la délicate explication autour
de la transmission de la maladie de la vache folle à l'homme, une
équipe de chercheurs anglo-américains apporte un
élément nouveau - qu'elle présente comme décisif
-, tendant à nier la notion de «barrière des
espèces» et à démontrer que l'agent responsable
de la maladie de la vache folle peut bel et bien provoquer chez l'homme cette
nouvelle forme, un nouveau variant de la maladie Creutzfeldt-Jakob (MCJ).
"
A lire sur le site Web de Libération en attendant des informations
complémentaires.
Le 20 décembre 1999
Sur le site Web de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur de la semaine
du 16 décembre 1999 (n°1832), on lira cette semaine l'article
de Jean-Jacques
Chiquelin, sous le titre :"Vache folle, La face cachée de
lépidémie : Fallait-il lever lembargo ? Les
scientifiques, inquiets, ont sur cette question des réponses qui vont
à lencontre des voeux des diplomates"
On en retiendra notamment les passages qui suivent : "On reste dans
lincertitude sur la mise en oeuvre des procédés
sécurisés dans lindustrie mondiale de la gélatine,
sur les pratiques réelles des abattoirs, sur de nombreux produits
discrets (les enveloppes de médicaments présentés sous
forme de gélules par exemple) », voilà ce quécrit
le professeur Dormont, dans une annexe au rapport sur « le principe
de précaution » remis le 29 novembre au Premier ministre." (...)
Le professeur Dormont écrit pour sa part que lon dénombre
« près de 200 000 cas confirmés qui ont été
exclus de la chaîne alimentaire et environ 900 000 bêtes malades
mais non repérées qui auraient pu y être incluses (estimation
théorique) ». Dans ces conditions, la déclaration du
comité scientifique de lUnion européenne prétendant
en novembre dernier que « toutes les viandes de tous les pays de
lUnion présentent le même niveau de risques quel que soit
le pays dorigine » peut laisser rêveur." (...) Le silence
actuel des scientifiques anglais, alors même que le Royaume-Uni est
le pays où, et pour cause, les recherches sur lESB sont le plus
poussées, nen est que plus étonnant. Ne partageraient-ils
pas lopinion de leurs collègues français et allemands
? Tout au moins les mêmes questions ? (...) Le constat que
linfection est supérieure aux cas déclarés devrait
logiquement déboucher sur la seule mesure qui permettrait dy
voir plus clair : la mise en place dun programme systématique
de tests des cadavres danimaux trouvés morts ou abattus
durgence en raison dune maladie."
Le 17 décembre 1999
Le quotidien Le Figaro n'est pas en ligne sur le Web, mais il est dans tous les kiosques, et ce vendredi 17 janvier on peut y lire un important dossier sur le 2 ème cas du nouveau variant de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob avec des informations sur la femme de 36 ans, hospitalisée à Paris, qui serait atteinte de cette maladie. Selon le quotidien, le gouvernement français aurait pu être informé de ce cas au moment où, le 8 Décembre il a décidé de ne pas lever l'embargo sur le boeuf britannique, d'où le titre du Figaro "Boeuf : le drame qui a décidé Jospin" ... On laisse aux journalistes la responsabilité d'une telle interprétation !
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Une dépêche de l'Agence France-Presse annonce, ce 17 décembre,
qu'un cas d'ESB a été décelé dans le
département du Cantal. Cela porte à 29 le nombre de cas
mis en évidence en France depuis le début de 1999. Selon l'AFP,
"l'animal malade, de race laitière montbéliarde, appartenait
à un troupeau de Ferrières-Saint-Mary. Les autorités
ont décidé d'abattre le troupeau, ainsi que les quelques
bêtes subsistant du cheptel où l'animal était né
il y a cinq ans, dans une exploitation de la commune de Chaliers. Au total,
138 animaux ont été abattus, puis incinérés,
selon la préfecture du Cantal, jointe par l'AFP.
Ce cas de vache folle est le second concernant l'Auvergne en moins d'un mois,
et le cinquième depuis 1991. "
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Avec un peu de retard il faut signaler un cas récent d'ESB en
Belgique. A cette occasion, on pourra apprécier les précisions
apportées par ce communiqué officiel du ministère belge
de l'Agriculture :
"Le ministre de l'Agriculture et des Classes moyennes Jaak Gabriëls
communique que le 6 décembre 1999 un diagnostic d'ESB a été
posé sur une vache âgée de 6 ans issue d'un troupeau
de la commune de Bièvre (province de Namur). Il s'agit du troisième
cas d'ESB constaté cette année dans notre pays, du dixième
au total.
Historique et diagnostic :
Le 18 novembre dernier, le vétérinaire de l'exploitation a
signalé une suspicion d'ESB aux services vétérinaires
du ministère des Classes moyennes et de l'Agriculture. Il s'agissait
d'une vache née le 19 novembre 1993, dans la ferme. Elle présentait
un changement de comportement et des troubles de la mobilité. Les
services vétérinaires se sont rendus sur place le jour même
et ont placé l'exploitation sous suspicion. Le lundi 22 novembre,
l'animal a été emmené par le CERVA (Centre d'étude
et de recherches vétérinaires et agrochimiques). Il a
été abattu dans l'usine de destruction de Denderleeuw : la
carcasse a été incinérée après un premier
traitement sur une ligne séparée et la tête de l'animal
a été transmise pour analyse au laboratoire du CERVA à
Uccle.
L'analyse du laboratoire comporte trois tests différents : examen
au microscope électronique (présence de fibrilles) ;
histopathologie (présence de vacuoles) ; immunocytochimie (coloration).
Le diagnostic de l' ESB ne peut être confirmé que sur la base
du résultat de ces trois tests.
Le 6 décembre, le CERVA a confirmé le diagnostic. Les 3 tests
se sont révélés positifs. Le même jour la Commission
européenne, les Etats membres de l'UE et l'OIE (Office international
des épizooties) ont été informés de cette
constatation.
Mesures prises dans l'exploitation :
Après avoir reçu la confirmation du CERVA, les srvices du
Département se sont rendus sur place dans l'exploitation. Tous les
bovins présents (135) ont été estimés quant à
leur valeur. Leur transfert a été organisé à
destination de l'usine de destruction de Denderleeuw où ils sont
abattus.
Après un traitement sur une ligne séparée, les carcasses
des animaux seront incinérées. En vue du dépistage de
l'ESB, les cerveaux de tous les bovins âgés de plus de 1 an
seront analysés au CERVA.
Analyse épidémiologique :
A l'heure actuelle, l'enquête épidémiologique visant
à déterminer l'origine de la contamination et l'éventuelle
dispersion de la maladie a débuté. Les Services vérifient,
sur la base des données Sanitel, quels animaux ont quitté
l'exploitation dans le passé. Parmi ceux-ci, ceux qui seraient encore
en vie seront également abattus et incinérés; ceux
âgés de plus d'un an seront aussi soumis aux tests de
dépistage de l'ESB. Un second volet de l'enquête portera sur
les aliments pour animaux utilisés dans l'exploitation afin de
déterminer si la contamination a pu avoir lieu par cette voie.
L'analyse épidémiologique doit être complétée
et détaillée avant de pouvoir tirer des conclusions.
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Selon une dépêche reprise par Yahoo Actualités, "l'étiquetage obligatoire du boeuf est avancé à septembre 2000. Les gouvernements de l'Union européenne ont décidé jeudi que l'étiquetage obligatoire de la viande bovine dans l'Union européenne serait avancé au 1er septembre 2000 [...]. Seule la France, qui souhaitait que cette mesure devienne obligatoire dès le début de l'an prochain, a voté contre. Les ministres de l'Agriculture et de la Pêche, qui avaient décidé mardi d'imposer l'étiquetage à partir du 1er janvier 2001, ont avancé cette date pour tenir compte du souhait exprimé dans la journée par le Parlement européen. L'étiquette devra mentionner où et quand l'animal a été abattu. A partir de 2003, elle devra être plus complète encore, afin de permettre une permettre une totale traçabilité."
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Revue de presse. Alsace Presse annonce en page une le "Nouveau cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob" ... Un deuxième cas de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob - qui pourrait être liée à la maladie de la vache folle - a été détecté en France. [...]
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Selon le quotidien Les Marchés du 15 décembre 1999, en Grande-Bretagne, un tiers des écoles refusent de servir du boeuf britannique. "Un rapport embarrassant pour le gouvernenment britannique.Les travaux d'une commission parlemenaire sur l' agriculture rendus publics hier révèlent qu'un tiers des écoles anglaises banissent toujours totalement ou partiellement le boeuf britannique des menus servis à leurs élèves dans les cantines scolaires. En effet, 30 des 150 autorités locales d'éducation refusent d'autoriser les établissements scolaires à acheter de la viande bovine d'origine anglaise.Suivent-ils eux aussi un principe de précaution ?" s'interroge pour conclure le quotidien.
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Selon une dépêche de l'AFP, les ministres de l'Agriculture des Quinze ont décidé de rendre obligatoire dans toute l'Union européenne la mention de l'abattoir et de la date de l'abattage sur les étiquettes de boeuf en 2001, mais ils n'ont pas suivi la France, qui voulait y ajouter le pays d'origine de la bête et de la viande contenue dans les produits transformés.
Le 16 décembre 1999
Un communiqué officiel de la Direction générale de la santé du 16 décembre 1999 fait état du 2e cas français de nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MCJ). Le communiqué précise que "ce cas concerne une personne de nationalité française, actuellement en cours de soins et sans facteur de risque particulier connu. Le diagnostic a été confirmé par un examen histologique d'un prélèvement obtenu par biopsie".
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Revue de presse. A lire dans l'hebdomadaire L'Express, cette semaine, un article intitulé "Jospin et l'effet boeuf" ...La prudence du gouvernement français envers la viande bovine britannique provoque une crise avec Londres. Mais à partir de quel niveau de risque convient-il de prendre des précautions? ...
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Le principe de précaution, le rapport de Philippe Kourilsky, professeur au Collège de France et Geneviève Viney, professeur à l'université de Paris 1, de novembre 1999 (sur le site de la Documentation française) comporte une ANNEXE 3 très intéressante intitulée "Propositions pour le principe d eprécaution à la lumière de l'affaire de la vache folle", rédigée par D. Dormont et M.-A.Hermitte.
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Dans une dépêche de l'AFP datée du 13 décembre, on peut prendre connaissance d'une déclaration faite lundi à Bruxelles par Gérard Pascal, président du CSD (Comité directeur scientifique de l'Union européenne) qui estime que le risque concernant la maladie de la vache folle "n'est pas nul en France et est comparable avec celui qui existe avec la viande exportée du Royaume-Uni". Ce risque "est extrêmement faible, et a beaucoup diminué par rapport à ce qu'il était il y a 10 ou 15 ans", au début de la crise de la vache folle, a -t-il jouté lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Selon lui, la progression des cas de vache folle en France depuis le début de l'année, soit 28 cas sur un total de 77 déclarés depuis 1991, "montre une situation pas rassurante" peut-on lire sur cette dépêche de l'AFP.
Le 13 décembre 1999
Deux cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été
détectés au sein de deux troupeaux dans le département
de la Manche. Ceux-ci ont été abattus, selon la
règlementation en vigueur.
Ces nouveaux cas porte à cinq le nombre de cas d'ESB détectés
dans ce département depuis le début de cette année.
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Un excellent dossier qui illustre le traitement de la crise franco-britannique par la presse de Grande-Bretagne est présenté sous le titre "La «mad cow» dans la presse britannique" sur le site WEB du quotidien Libération en date du samedi 11 et du dimanche 12 décembre 1999.
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Le principe de précaution. "Madame Geneviève Viney,
professeur de droit l'université Paris I, et Monsieur Philippe Kourilsky,
professeur au Collège de France, ont présenté au Premier
ministre les conclusions de leur
rapport sur le
principe de précaution, élaboré conformément
à la lettre de mission qui leur avait été adressée
le 29 mars 1999.
Au terme de leur rapport, Madame Viney et Monsieur Kourilsky formulent une
série de recommandations portant sur la définition du principe
de précaution, sur l'organisation de l'expertise scientifique et des
dispositifs de sécurité sanitaire, ainsi que sur la recherche,
l'enseignement et l'information du poublic, en appelant à développer
une culture du risque. Ils envisagent enfin les évolutions qui pourraient
être apportées au niveau du droit national et international."
Le rapport est en ligne sur le très utile site
JURISWEB, Revue de
l'actualité juridique française, de Benoît Tabaka.
Le 10 décembre 1999
Revue de presse. Ce vendredi 10 janvier, on lira sur son site Web
le dossier complet de Libération qui comporte :
-
L'éditorial
de Jacques Amalric intitulé "Le doute" et qui pose cette question
par rapport à la décision du gouvernement français
:"Politique de sagesse ou politique du parapluie?" ... le débat est
ouvert !
- une synthèse de
Catherine
Coroller pour se remettre les idées en place :"Une
épidémie rebelle aux certitudes La maladie laisse beaucoup
de questions scientifiques en suspens."
- un autre
article qui titre "Après la décision de maintenir l'embargo
sur le buf britannique La bataille de la vache folle est relancée
; La France sera traduite devant la Cour de justice européenne"
- et, pour finir, une
tribune
libre, à contre-courant, "Maintenir l'embargo? Stupide" de
Gérard Pouradier (qui est journaliste, auteur de La bouffe
d'égout), "Stupide ... parce que, de toute façon, le buf
britannique qui ne trouve preneur nulle part n'aurait pas trouvé preneur
en France." On en pense ce qu'on veut !!!
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Sur le site de l'hebdomadaire l'Express, on trouvera cette semaine un article intéressant "Le bétail à puces" par Marine Batiste, qui évoque les problèmes de traçabilité, au coeur des problèmes actuels de la crise bovine franco-britannique :"Depuis mars 1998, environ 1 million d'animaux européens sont sous surveillance électronique. Principal obstacle: le prix. Mais une société française compte y remédier en améliorant, en prime, la traçabilité du cheptel"
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Le 9 décembre 1999
Un dossier du Monde daté du vendredi 10 décembre,
est en ligne sur le site du journal. On y lira notamment, en forme
d'éditorial,
sous le titre "Boeuf : la France dit non à l'Europe", une analyse
de la nouvelle crise européenne qui s'annonce, la décision
française ayant entraîné de vives réactions à
Bruxelles, dont celle de M. Byrne qui "a déclaré qu'elle
constituait un « défi à la loi de l'Union européenne
». Il a d'autre part envisagé la possibilité d'une
procédure judiciaire accélérée devant la Cour
de justice européenne de Luxembourg."
Les réactions en France vont, elles, dans le sens quasi-unanime d'un
soutien au gouvernement, en particulier du côté des
organisations
agricoles puisque "Luc Guyau (FNSEA) estime qu'« il faudra veiller
à ce que les agriculteurs français ne soient pas
pénalisés par des réactions hostiles des agriculteurs
ou consommateurs britanniques ». Selon Pascal Coste (CNJA), « quand
il s'agit de la santé du consommateur, il ne faut pas plaisanter,
même si le risque zéro n'existe pas ». Pour François
Dufour, de la Confédération paysanne, « il s'agit d'une
sage décision, conforme d'ailleurs à ce que nous avons toujours
demandé car les garanties sanitaires n'étaient pas suffisamment
prouvées ».
Quant à
Patrice
Claude, correspondant à Londres du quotidien français,
il estime notamment que, "s'il faut en juger par la « une » du
Daily Mail, qui titrait jeudi matin sur toute la largeur de sa première
page « Boeuf : c'est maintenant l'humiliation », on peut prévoir
que la canonnade médiatique contre « la France perfide »,
comme disait jeudi un commentateur de radio, va maintenant redoubler
d'intensité.
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Pour prendre connaissance du point de vue britannique on pourra consulter utilement le site du quotidien The Guardian et son dossier actualisé sur la crise de l'ESB, pour les anglophones bien sûr.
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Le communiqué officiel du gouvernement.
Paris, le 8 décembre 1999. La France n'est pas en mesure aujourd'hui
de lever l'embargo sur la viande bovine britannique Le Gouvernement
français a examiné les conclusions de l'avis de l'Agence
française de de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA),
rendu le 6 décembre, relatif à la viande bovine britannique.
Par cet avis, l'AFSSA confirme que les mesures nouvelles obtenues lors des
discussions menées ces dernières semaines avec les autorités
britanniques et la Commission européenne permettent de mieux
maîtriser les risques liés aux modes d'alimentation des animaux
ou à la transmission de l'ESB par voie maternelle. Toutefois, l'Agence
relève la persistance d'éléments de risques plausibles,
même s'ils sont non quantifiables, en indiquant notamment que d'autres
hypothèses de contamination ne peuvent être écartées.
Elle souligne également l'absence d'effet immédiat de certaines
des mesures envisagées. Elle insiste enfin sur la nécessité
de prendre en compte l'évolution rapide des connaissances scientifiques
et épidémiologiques.
Au regard du constat fait par l'AFSSA, la France n'est pas en mesure aujourd'hui
de lever l'embargo, faute de garanties suffisantes sur les points suivants
:
- la définition et la mise en oeuvre des programmes de tests, lesquels
doivent être améliorés et élargis. A cet effet,
il apparaît nécessaire que soient organisées par la
Commission des réunions de travail entre experts scientifiques, notamment
britanniques et français ;
- l'adoption d'une base réglementaire communautaire assurant la
traçabilité et un étiquetage obligatoire en Europe des
viandes bovines et des produits dérivés britanniques.
Le gouvernement français est animé par le souci prioritaire
de la santé publique et de la sécurité des consommateurs.
Il souhaite poursuivre activement, avec la Commission et ses partenaires,
la recherche d'une solution d'ensemble, à partir des acquis de ces
dernières semaines qui doivent être complétés
et précisés.
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Le quotidien breton
Le
Télégramme titre ce jeudi 9 décembre "Boeuf
: l'embargo est maintenu ! " et un article où on peut lire :"A l'issue
d'une réunion, hier soir à Matignon, entre les ministres
concernés et Lionel Jospin, la décision a été
prise de maintenir l'embargo sur la viande de boeuf britannique, «faute
de garantie suffisante» concernant plusieurs points de ce dossier de
santé publique. Averti par le Premier ministre français, Tony
Blair a qualifié de «totalement erronée» cette
décision et déclaré que la Grande-Bretagne allait prendre
des mesures légales à l'encontre de la France."
Et, sur
EuropeInfos,
le site WebB de la radio Europe 1 : "L'affaire du boeuf britannique : lancement
mardi prochain d'une procédure d'infraction contre la France".
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Dans le quotidien
Libération daté
du jeudi 9 décembre, on peut lire un article de Catherine Coroller
titré "Le boeuf britannique reste sous embargo ; la France invoque
l'insuffisance des mesures de Londres". Cet article rappelle notamment les
prises de position qui ont précédé la décision
du gouvernement Jospin et en particulier celle de la nouvelle présidente
du RPR, Michèle Alliot-Marie : " il ne faut pas transiger avec la
santé des Français" ... alors que l'UDF demandait au gouvernement
de "surseoir à toute décision de levée de l'embargo".
Dans le même sens, les consommateurs de l'UFC-Que Choisir appelait
mardi le gouvernement à "tenir bon" et à maintenir son
embargo.
Les arguments essentiels de la décision gouvernentale reposent sur
des remarques émises par les experts de l'AFSSA concernant :
- la taille insuffisante de l'échantillon retenu par les britanniques
pour appliquer les tests de diagnostic de l'ESB ;
- le fait que des animaux en phase d'incubation pouvaient échapper
au critères de sélection retenus pour définir les animaux
autorisés à entrer dans la chaîne alimentaire.
Le gouvernement estime également que l'étiquetage du boeuf
britannique doit s'appliquer dans les mêmes conditions dans toute l'Union
européenne.
Le gouvernement souhaite maintenant reprendrre les discussions avec les
Britanniques, alors que Bruxelles décidait dès ce jeudi 9
décembre d'engager la procédure de sanction contre la France.
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Le gouvernement français a décidé de maintenir l'embargo sur la viande bovine britannique, annonçait dès hier soir l'agence France-Presse, selon un communiqué diffusé mercredi soir par les services du Premier ministre Lionel Jospin. "Le gouvernement est animé par le souci prioritaire de la santé publique et de la sécurité des consommateurs", a-t-il souligné. A la lumière de l'avis de l'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), la France "n'est pas en mesure aujourd'hui de lever l'embargo faute de garanties suffisantes" notamment sur "la définition et la mise en oeuvre des programmes de tests, lesquels doivent être améliorés et élargis", précise le communiqué. Le gouvernement estime manquer également de garanties sur "l'adoption d'une base réglementaire communautaire assurant la traçabilité et un étiquetage obligatoire en Europe des viandes bovines et des produits dérivés britanniques".
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A ne pas manquer, en France, ce soir jeudi 9 novembre a 19h15, sur France-Inter,
"Le téléphone sonne" sur l'embargo du boeuf britannique, avec
notamment, Mme Nicolli, présidente de l'UFC-Que Choisir.
Tous les medias mettent ce matin l'accent sur la prise de responsabilité
par les politiques, sur "la victoire des consommateurs" et bien évidemment
sur la crise européenne qui est relancée !
Le 7 décembre 1999
Revue de presse. Dans le quotidien
Libération
du mardi 7 décembre, on peut lire l'article de Corinne Bensimon
intitulé : "Buf britannique: les experts français repassent
le plat aux politiques . Ils reconnaissent toutefois un risque à lever
l'embargo." On retiendra en particulier cette information : "Hier, l'Agence
française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA)
a rendu sa copie. Un rapport attendu puisqu'il détaille «les
conditions dans lesquelles pourrait être autorisée l'importation
par la France de viandes et de denrées provenant de bovins
élevés et abattus au Royaume-Uni». Aux ministères
concernés de décider maintenant, sur la base de cet avis, s'ils
lèvent ou non l'embargo sur le buf britannique. Un comité
interministériel devrait se réunir dans les jours qui viennent
et la décision française être rendue publique vers le
milieu de la semaine. "
Cette décision est désormais attendu dans la journée
du jeudi 8 décembre, après une réunion
interministérielle qui doit se tenir mercredi.
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L'avis de l'AFSSA, en date du 6 décembre est
en ligne sur le site de
l'Agence.
Dans le quotidien
Le
Monde daté du mardi 7 décembre 1999, on lira l'article
de Jean-Yves Nau qui présente la situation a la suite de l'avis rendu
par l'AFSSA ; cet avis renvoit en quelque sorte la responsabilité
pleine et entière de la décision poltique aux responsables
politiques. Extrait : "C'est un avis complexe, d'interprétation quelque
peu délicate, et qui place de fait le gouvernement dans une situation
inédite de gestion du risque sanitaire que devait rendre, lundi 6
décembre, l'Agence française de sécurité sanitaire
des aliments (Afssa) sur le dossier de l'encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB ou maladie de la « vache folle »). Réunis sous
l'égide de l'AFSSA, les trente experts français des maladies
à prions estiment que plusieurs incertitudes demeurent quant à
la maîtrise du risque infectieux et que les réponses scientifiques
définitives ne pouront pas être connues, au mieux, avant plusieurs
mois, ce qui, de facto, complique la question de la levée de l'embargo
que la France maintient sur les viandes bovines britanniques."
Le 3 décembre 1999
Selon les déclarations de son porte-parole, l'avis de l'AFSSA sur la levée de l'embargo est attendue pour lundi ou mardi prochains. Dans cette attente, on pouvait lire, dans la version papier du quotidien La Croix datée du jeudi 2 décembre 1999, un article de Sophie Laurant et Marie Verdier titré : "D'inquiétants mystères persistent sur la vache folle" qui annonce :"EMBARGO : L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) doit se prononcer à nouveau sur la levée de l'embargo qui frappe le boeuf britannique. La maladie de la vache folle reste très énigmatique." De cet article on retiendra en particulier cette information sur le test français : "Or, le test français qui est désormais au point et devrait pouvoir être utilisé sur de grandes cohortes dès janvier 2000, est plus sensible que le test suisse, lui-même plus précis que l'analyse traditionnelle des cerveaux. Risque-t-il de révéler un nombre de cas plus important qu'on ne l'imaginait ? C'est ce que redoutent les scientifiques français et c'est pourquoi le comité d'experts réuni par l'Afssa devrait bientôt demander, même si l'embargo est levé, qu'une étude de grande envergure soit menée en France et en Angleterre avec ces tests."
Le 1er décembre 1999
Dernières nouvelles d'Allemagne et de Grande-Bretagne. Selon l'agence
de presse AP, le ministre de la santé allemand a annoncé ce
mardi 30 novembre que, si "l'origine des produits" était "clairement
indiquée" , son pays était prêt à lever l'embargo
sur le boeuf briatnnique. Mais cette décision ne pourrait être
effective qu'à partir du mois de février dans la mesure où
elle néccessite l'approbation des Länder.
Toujours selon l'agence AP, la Grande-Bretagne aurait l'intention de "lever
d'ici Noël l'interdiction de vente de boeuf à l'os" les
services sanitaires anglais, écossais et gallois ayant pris une position
commune, favorable à cette mesure.
Le 24 novembre 1999
Revue de presse.
A lire dans Le Monde daté du 25 novembre, l'article de Jean-Yves Nau qui détaille les points du protocole d'accord élaboré à Bruxelles. On y lira en particulier ceci sur la "traçabilité" : Traçabilité des bovins britanniques : Londres s'engagerait à assurer l'identification des élevages dans lesquels des animaux ont été atteints par l'ESB, ainsi que celle de toutes les « cohortes », groupe d'animaux du même âge élevés ensemble et nés six mois avant ou après l'animal malade. Les viandes des bovins constituant ces cohortes seront retirées des chaînes alimentaires animale et humaine, ces animaux n'étant utilisés qu'à des fins expérimentales, afin notamment d'évaluer l'efficacité des tests de dépistage lors de la phase d'incubation de cette maladie."
Sur le site de La Tribune, on peut lire que "La France va saisir "en urgence" l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) [...] pour donner son nouvel avis sur la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. Le ministre français de l'Agriculture Jean Glavany précise que la France a "obtenu des garanties supplémentaires notamment sur les tests de dépistage et l'étiquetage de la viande. Sur la base de l'avis de l'AFSSA, c'est ensuite le gouvernement français seul qui décidera" (de la levée ou non de l'embargo).
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Sur le site de la chaîne française de télévision
TF1, on peut lire ce mercredi
24 novembre, que « La Commission européenne, la France et le
Royaume-Uni acceptent officiellement un "mémorandum d''accord"
sur le boeuf. Il résume l'ensemble des "éclaircissements" sur
les points de contentieux entre Paris et Londres sur les exportations de
viande bovine britannique. »
TF1 poursuit en posant la question : Se dirige-t-on, après plus d'un
mois de bataille, vers la fin du conflit sur l'embargo de viande bovine anglaise
? Une solution semble en effet se dessiner. Les trois parties concernées
-Paris, Londres et la Commission européenne- ont mis au point mardi
soir un "mémorandum d'accord". Il porte sur tous les points qui posent
problème. Le document formalise ainsi l'ensemble des résultats
obtenus aux cours de trois rencontres d'experts sur la traçabilité
des bovins et des produits dérivés britanniques, sur le
système de contrôle au Royaume-Uni, sur les tests de dépistage
et l'étiquetage."
Comme il l'avait annoncé, le gouvernement français va donc
solliciter maintenant le point de vue des experts français de l'Agence
française pour la sécurité sanitaire des aliments, vant
toute décision de lever de l'embargo.
Le 22 novembre 1999
Un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été
détecté dans le département de la Savoie, selon un
communiqué du ministère de l'Agriculture publié ce lundi
22 novembre 1999.
C'est le 26e cas d'ESB signalé en France depuis le début
de l'année. L'animal atteint est une vache allaitante née dans
un élevage de l'Allier en mars 1991. L'ensemble du troupeau, de 281
bovins, dont faisait partie l'animal, ainsi que son cheptel de naissance,
comptant 128 têtes, ont été abattus et incinérés.
Le 19 novembre 1999
Dans le journal Le Monde daté du 20 novembre 1999, on trouvera l'article de J.-Y. Nau titré "Pour M. Glavany, les propositions de Londres semblent suffisantes." ... à lire sur le site web du quotidien.
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Revue de presse. Sur le site de Libération, le vendredi 19 novembre 1999 , on peut lire un interview de Dominique Gillot par Corinne Bensimon, sous le titre "La secrétaire d'Etat à la Santé défend l'embargo sur le buf britannique : «On ne saura que dans vingt ans».
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Dans l'hebdomadaire L'Express du 18 novembre 1999 un article de Holger Wormer intitulé "Boeuf britannique : le "non, mais" allemand" présente notamment les points de vue opposés de 2 experts allemands le Pr Hans Kretzschmar, neuropatho-logiste à l'université de Göttingen, qui fait parti du groupe des experts en maladies a prion d'une part, le Pr Fritz Kemper, toxicologue à l'université de Münster, et membre du Comité scientifique directeur (CSD) européen d'autre part. Le premier est proche des positions de l'AFSSA française alors que le second est favorable à la levée de l'embargo. L'article décrit par ailleurs les positions divergentes qui traversent les Länder, dont le rôle est déterminant dans l'évolution de la position de l'Allemagne qui n'a pas encore levé l'embargo sur le boeuf britannique.
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Le rapport du groupe des experts européens sur les maladies a prion est en ligne. Il rend compte des réunions qui se sont tenues à Bruxelles les 14 et 25 octobre 1999 pour réléchir à l'avis de l'AFSSA qui se prononçait contre la décision de lever l'embargo sur le boeuf britannique. Ces réunions n'avaient pas abouti à une position de consensus entre les experts et ce document en rend compte.
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Dans le quotidien l'Alsace de ce jeudi 18 novembre on peut lire sous le titre "Vache folle : l'Allemagne pose ses conditions" : "L'Allemagne a posé ses conditions à la levée de l'embargo sur la viande de boeuf britannique, à savoir l'étiquetage et la clarification des tests. « La protection du consommateur et la transparence à son égard sont les plus hautes de nos priorités », a souligné la ministre de la Santé, Andrea Fischer. Berlin, pas plus que Paris, ne s'est conformée à la décision de la Commission de lever l'embargo sur la viande de boeuf britannique."
17 novembre 1999
La solitude de Marks et Spencer-France. De source britannique (Yahoo News, ce mercredi 17 novembre), il semble que plusieurs sociétés françaises aient déja annoncé qu'elles ne ferait pas appel à du boeuf britannique, même en cas de levée de l'embargo. Les "MacDo" n'utiliseront que du boeuf français ou allemand. Carrefour, Auchan et Leclerc ne commercialiseront pas de boeuf britannique. Et les seuls magasins à en vendre pourraient être, pour le moment, ceux qui dépendent de Marks et Spencer !!! On attend une confirmation de ces informations...
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Dans le quotidien Libération de ce mercredi 17 novembre, on peut lire dans l'article de Corinne Bensimon (Paris), Lorraine Millot (Berlin), Jean Quatremer (Strasbourg) et François Sergent (Londres), titré "Boeuf britannique : la France poursuivie ; Paris évoque toutefois la possibilité de parvenir à un accord", la déclaration de David Byrne, le commissaire chargé de la Santé et de la Protection des consommateurs, devant le Parlement européen à Strasbourg. «La Commission souhaite faire comprendre à la France qu'elle n'a pas rempli ses obligations», en maintenant l'embargo dont la levée a été décidée le 14 juillet. Pour autant, le commissaire irlandais «garde l'espoir que le Royaume-Uni et la France parviendront dans les prochains jours à un accord satisfaisant pour les deux parties et conforme au droit communautaire».
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Sur le site du journal Le Monde (édition datée du mercredi
17 novembre 1999)
l'article
de Philippe Lemaître et Jean-Yves Nau est titré «
Vache folle » : un accord pourrait intervenir entre Paris et Londres.
On pourra y lire en particulier qu'en ce qui concerne les tests "on indique,
côté français, que des progrès « substantiels
» ont pu être obtenus. La Commission européenne serait
prête à lancer un programme ambitieux de dépistage dans
l'ensemble des pays de l'Union dès la fin du premier trimestre 2000
et les autorités britanniques serait disposées à anticiper
la mise en ouvre de ce programme dès lors que la France n'en ferait
pas un préalable à la sortie de crise. Cela nécessiterait
quelques semaines et, dans l'intervalle, la France demanderait des garanties
supplémentaires, notamment en matière de traçabilité."
L'article intégral est en ligne sur le site WEB du journal
Le Monde.
Le 16 novembre 1999
En direct de la Liste ESB , un message de K.
Irgens
(kairgens@c2i.net) , un point
de vue tout a fait personnel qui n'engage que son auteur.
Il a été suggéré que ce serait une solution possible
que tous les bovins anglais destinés à l'exportation soient
testés. Je ne crois pas que cela donnerait la moindre garantie pour
le consommateur avec les tests dont on dispose aujourd'hui. Il y a de fortes
chances pour que les animaux de moins de 30 mois soient négatifs,
même s'ils sont infectés. L'intérêt réel
des tests Prionics ou autres serait de tester les animaux de 4-5 ans et plus
afin d'avoir une idée réelle de la situation ESB dans chaque
pays.
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Une parution au
Journal
officiel du 10 novembre 1999 de l'arrêté du 9 novembre
1999 suspendant la mise sur le marché de certains tissus animaux issus
de ruminants et de produits les incorporant
Cet arrêté, qui prolonge des décisions prises ces
dernières années, se base sur l'avis de l'Agence française
de sécurité sanitaire des aliments du 5 novembre 1999 et il
s'appui sur l'idée "que l'ingestion ou l'administration des produits
incorporant en l'état ou après transformation des
éléments issus du crâne, y compris la cervelle et les
yeux, de la moelle épinière, des amygdales des bovins, des
ovins et des caprins de plus de douze mois et de la rate des ovins et des
caprins est susceptible de faire courir un risque grave pour la santé
des consommateurs compte tenu de la probable transmissibilité de
l'encéphalopathie spongiforme bovine à l'homme". La suite est
en ligne sur le site du Journal
officiel.
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A l'écoute du Web. En direct ce mardi 16 novembre, sur le site d'EuropeInfos, les explications du journaliste Jean Cleutjens sur l'accord en vue à Bruxelles.
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Le dossier du jour est dans le quotidien
Le Parisien sous le titre
"Boeuf anglais : les vrais risques" dans lequel on peut lire, en
introduction : "Jean Glavany nous a annoncé hier soir l'imminence
d'un accord entre Paris, Londres et Bruxelles, dont nous révélons
les grandes lignes." et plus loin, en titre :"Vache folle : l'accord qui
met fin à la crise - Sortie de crise en vue dans le dossier de la
vache folle. A l'issue des discussions croisées à Bruxelles
entre les experts..." sous la plume de Jean-Marc Plantade, Jean Darriulat
et Frédéric Mouchon. Parmi les éléments de l'accord
: "Traçabilité : les Britanniques sont prêts à
accepter le principe de la traçabilité des viandes, y compris
des carcasses destinées à l'exportation. Les tests : là
aussi un accord a été trouvé sur l'utilisation des tests
de dépistage, comme cela se fait d'ores et déjà en Suisse.
Bruxelles devrait valider leur principe. "
Tout le dossier est en ligne ce mardi 16 novembre sur le site du quotidien.
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Le 15 novembre 1999
Un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a
été décelé dans le département de la Mayenne,
a annoncé lundi le ministère de l'Agriculture dans un
communiqué.
Cela porte à 25 le nombre de cas mis en évidence en France
depuis le début de 1999. Depuis l'apparition de la maladie en 1991
sur son territoire, la France a enregistré 74 cas d'ESB.
Il a été procédé en fin de semaine à
l'abattage du troupeau de 97 bovins auquel appartenait l'animal et de deux
cheptels de 69 et 85 animaux dans lesquels il avait séjourné.
Un avis de l'AFSSA en
date du 5 novembre sur l'"infectiosité de différents tissus
de ruminants" en réponse à une question du Ministère
sur un projet d'arrêté "visant à reconduire la suspension
de mise sur le marché de certains tissus animaux de ruminants et de
certains produits les incorporant", en ligne sur le site de l'AFSSA.
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En direct sur
Europeinfos
: ce matin, Jean Glavany, le ministre de l'Agriculture, avait déclaré
que la réunion entre experts français, britanniques et
européens vendredi à Bruxelles avait permis d'importantes
"avancées", affirmant même que les Britanniques se disaient
prêts à détruire un troupeau quand l'une des bêtes
était touchée par la maladie de la vache folle. Le porte-parole
de Tony Blair dément formellement ces propos."
La réaction d'un producteur français,
Michel
Delflache, au micro de Nicolas Fauroux, en direct sur le site d'Europeinfos
avec RealPlayer G2 ce lundi 15 novembre.
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Les experts négocient, les scientifiques publient. Un article du quotidien britannique The Independent fait état d'une nouvelle hypothèse avancée par un chercheur de Cambridge concernant le rôle du "prion normal". Cet article est paru dans le Biochimical Journal britannique. Les commentaires francophones ne vont sûrement pas manquer dans les jours qui viennent.
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En attendant le résultat des négociations politico-scientifiques qui se prolongent à Bruxelles, on pourra se plonger dans la lecture d'un article de Michel de Pracontal dans Le Nouvel Observateur de la semaine du 10 novembre. Cette article, en ligne cette semaine sur le site WEB de l'hebdomadaire, constate qu'en Suisse l'usage du test Prionics "a permis de déceler dix-huit cas d'ESB qui auraient autrement échappé à la surveillance". Et il estime que "même s'il ne peut garantir une sécurité totale, la mise en place de ce test paraît urgente. En France, comme en Grande-Bretagne".
Le 10 novembre 1999
Sur
EuropeInfos,
le site Web de la radio Europe 1, ce 10 novembre 1999. "Pour l'instant, il
ne peut pas y avoir levée unilatérale de l'embargo" sur
la viande de boeuf britannique : telle est l'annonce faite par Daniel Vaillant
à l'issue du Conseil des ministres de ce matin. Il reste "des
problèmes sur les produits dérivés" et "en matière
de traçabilité" a-t-il précisé avant de conclure
: "La France est tout à fait disponible pour une sortie de crise mais
pas au détriment de la santé des consommateurs'".
Les ministres concernés par le dossier de la vache folle se
réuniront ce soir à Matignon pour faire le point sur cette
question.
A Londres, le ministre britannique de l'Agriculture refuse toute concession
à la France et estime que des poursuites judiciaires doivent être
engagées en cas de refus persistant de Paris de lever son embargo.
Les explications de Daniel Vaillant au micro de Rachel Bellinguez peuvent
être écoutées en direct sur le site d'EuropeInfos ce
mercredi 10 novembre.
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Sur le site du quotidien
Le
Parisien, un article revient sur le cas d'ESB découvert tout
récemment dans le département de l'Oise. Sous le titre
"L'élevage modèle anéanti par la « vache folle
»" Serge Latapy écrit notamment : "La nouvelle, rendue publique
par la préfecture hier, a fait l'effet d'une douche froide dans le
milieu agricole oisien, jusque-là épargné. Et il est
probable que le traumatisme lié à ce « coup du sort »
se répercutera au-delà du hameau de Riffin, près de
Songeons, où cette maladie a été décelée.
C'est en effet là que l'affaire a débuté, il y a deux
semaines, lorsque André Vancoillie, sexagénaire et chef d'une
exploitation familiale, repère le comportement suspect d'une de ses
vaches laitières. Intrigué, il alerte son vétérinaire.
« L'animal présentait des troubles du comportement nerveux, indique
celui-ci. Nous avons suivi les consignes nationales et contacté
immédiatement la direction des services vétérinaires,
qui a effectué un prélèvement d'encéphale. »
Le diagnostic d'un cas d'ESB a été confirmé en début
de semaine dernière par un laboratoire de Lyon."
Serge Latapy évoque ensuite ce qui est un véritable "drame
humain" "L'élevage laitier de Riffin aurait-il été la
victime tardive d'une maladie en voie d'éradication ? Du côté
de la chambre d'agriculture de l'Oise, on veut bien le croire, même
si on se dit avant tout préoccupé par la dimension humaine
du drame. « C'est d'autant plus terrible, témoigne le président
de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants
agricoles (FDSEA), Jean-Luc Poulain, qu'il s'agissait là d'un
élevage modèle, irréprochable, représentant
l'aboutissement d'une vie de travail de sélection."
Un article à lire dans son intégralité sur le site du
quotidien Le
Parisien en ligne.
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Sur le site Web de la radio RTL , on apprend
que "la France prendra sa décision concernant l'embargo sur le buf
britannique "dans les 48 heures", selon le directeur de cabinet de Jean Glavany.
"Rien n'est tranché pour le moment. Il y a actuellement un débat
interministériel au sein du gouvernement français " ajoutait-t-on
mardi soir au ministère de l'Agriculture. Paris demande le renforcement
des contrôles et un étiquetage précis. La Grande-Bretagne
répète de son côté qu'elle ne fera aucune concession
si la France ne lève pas son embargo."
Les explications de la journaliste Virginie Garin peuvent être
écoutées en direct sur le site de cette radio ce mercredi 10
Novembre.
Sur le site brestois du quotidien
Ouest-France on trouve aujourd'hui un article sur le cas de «
vache folle » de Plouider signalé hier par le ministère
de l'Agriculture. L'article de Jean-Yves Manac'h nous rappelle que ce cas
"a été décelé le 14 octobre dans une exploitation
laitière de Plouider, dans le canton de Lesneven. Plus
précisément il s'agit de l'exploitation de " M. Goasduff, à
« Kerguaoc » en Plouider ... Après une contre-visite d'un
vétérinaire expert, l'animal, né en juin 1994, a
été abattu le lundi 18. Dimanche, le reste du troupeau, qui
comptait 32 animaux, a été abattu en vue de son incinération.
Une indemnisation permettra à l'éleveur de le reconstituer."
L'article poursuit en revenant sur l'hypothèse des "contaminations
croisées" qui pourraient expliquer ce 8e cas dans le
Finistère. "Ces contaminations croisées, qui peuvent avoir
pour origine des erreurs de livraison ou des mélanges dans des silos
ou dans des camions, ont rendu possible une contamination des bovins ayant
consommé ces aliments qui ne leur étaient pas destinés
jusque dans la seconde partie de l'année 1996, date à laquelle
les mesures évitant la contamination d'aliments destinés aux
autres animaux ont été efficacement mises en oeuvre par les
professionnelles et les pouvoirs publics, assurant ainsi de façon
optimale leur innocuité. « La vache concernée n'a
peut-être consommé qu'un sac de ces farines contaminées
au cours de sa première année, mais c'est suffisant »,
commente le directeur départemental des services vétérinaires,
M. Thomas Berthe, qui souligne qu'il ne s'agit là que premier cas
dans le département en 1999 et le 8e depuis que l'a maladie a
été identifiée."
Le 8 novembre 1999
Deux cas d'encéphalopathie spongiforme bovine, l'un dans le
Finistère, le second dans l'Oise.
Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'ESB a
décelé deux cas, l'un sur un bovin du département du
Finistère, l'autre sur un bovin du département de l'Oise. Ceci
porte à 24 le nombre de cas mis en évidence en 1999 dans notre
pays et à 23 le nombre de cas concernant des bovins originaires de
France, pour un cheptel d'environ 21 millions de têtes. Les animaux
atteints sont deux vaches laitières nées dans un élevage
du Finistère en juin 1994 et dans un élevage de l'Oise en octobre
1992. Conformément à la réglementation en vigueur,
il a été procédé cette fin de semaine à
l'abattage en vue de leur incinération des troupeaux concernés
du Finistère et de l'Oise comptant respectivement 32 et 148 bovins.
Le 5 novembre 1999
Revue de presse. Dans le journal Le Monde daté du 4 novembre, sous le titre "« Vache folle » : Bruxelles donne deux semaines à Paris pour lever l'embargo ", Jean-Yves Nau écrit notamment que " David Byrne, commissaire européen chargé de la santé des consommateurs, a annoncé, mercredi 3 novembre, que la Commission européenne laissait jusqu'au 16 novembre pour qu'un compromis soit trouvé entre Paris et Londres sur le dossier de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la « vache folle ». ...La première rencontre entre experts français et britanniques, destinée à trouver un compromis scientifico-diplomatique, se tiendra vendredi 5 novembre à Bruxelles."
Le 4 novembre 1999
Revue de presse.
A lire cette semaine dans l'hebdomadaire
Le Nouvel Observateur (semaine
du 5 novembre 1999, n°1826), un article de Jean-Jacques Chiquelin et
Michel de Pracontal intitulé
"Vache folle: aprés
l'embargo" et dans le même numéro "des extraits du
témoignage d'une vétérinaire anglaise Marja-Liisa Hovi,
dans le cadre de l'enquête britannique sur l'ESB (BSE Enquiry).
Ces articles sont en ligne cette semaine sur le site Web du journal.
Le journal L'Alsace du 4 novembre écrit que "Jean Glavany a déclaré hier que l'embargo français sur le boeuf britannique serait levé « dès que possible », soulignant que la France souhaitait « sortir de la crise le plus vite possible, mais pas à n'importe quel prix ». « C'est une victoire de la raison et du bon sens. Il n'y a pas de victoire ou de défaite pour sauver la face, il faut trouver une solution raisonnable en termes de santé publique », a-t-il ajouté au sujet de l'accord à l'amiable trouvé la veille avec Londres et Bruxelles.
Dans le quotidien La Dépêche
du Midi daté du 3 novembre, Marie-José Nicoli,
présidente de l' UFC-Que Choisir , répond aux questions
de Daniel Hourquebie et en particulier à celle-ci : Peut-on négocier
une voie de compromis qui préserve la sécurité sanitaire
des Français?
Nous pensons que la France ne doit pas lever l'embargo sans contreparties.
Actuellement, les Anglais ne sont pas capables d'identifier leur cheptel
bovin et d'éradiquer l'épidémie. La France doit donc
maintenir l'embargo pendant quelques temps pour obtenir des garanties. Il
faut d'abord que la viande soit abattue dans le seul abattoir agréé
anglais capable de respecter les critères sanitaires. Ensuite, que
les bêtes subissent systématiquement le test du prion. Enfin,
il faut que le boeuf britannique soit clairement étiqueté et
identifiable.
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En direct de la Liste ESB, un point de vue de
Bernard Wolfer
(wolferba@worldnet.fr)
La surprise est peut-être pour les français, mais est-elle
générale ? L'avis du Comité Dormont soulevait des questions
scientifiques et mettait en évidence de possibles insuffisances techniques
dans le contrôle de l'ESB par les Anglais, notamment par le fait qu'une
bête malade n'entraîne pas systématiquement l'abattage
du troupeau, comme nous le faisons. Il soulignait que l'on ne connaissait
pas encore, dans les temps qui suivent l'infection, les modes de circulation
de l'ATNC : ceci est vrai. Mais il ne concluait pas au danger de la viande
anglaise. Il disait : "Le groupe d'expert émet donc l'avis que le
risque que la GB exporte des viandes de bovins contaminés ne peut
être considéré comme complètement
maîtrisé".
Une telle conclusion prête à interprétation, et celle
du CSE européen a été de dire qu'il n'y avait pas de
risque que de la "viande contaminée" puisse être exportée,
dans les conditions très rigoureuses de contrôle imposée.
Le Comité européen ESST quant à lui est resté
partagé sur l'interprétation.
Les trois comités ont fait une expertise indépendante. Leurs
conclusions diffèrent, plus sur l'interprétation concrète
en termes de résultat que sur le fond des arguments en terme de
"vérité". En fait, les informations "nouvelles" sont plus des
interrogations de scientifiques, déjà connues depuis quelques
mois, et qui sont sujettes à interprétation différentes
selon le point de vue dans lequel on se place. Le CSD européen a
estimé que ces informations, connues de lui, et des scientifiques,
ne remettait pas en cause l'autorisation d'exporter dans les conditions
très strictes imposées, au point de déclarer que dans
ces conditions, la viande anglaise exportée sera aussi sure que celle
des autres pays.
Ceci montre que l'expertise reste un travail d'évaluation où
les connaissances scientifiques servent d'arguments mais ne dictent pas
automatiquement la décision. Il y a une part d'interprétation.C'est
un beau sujet d'analyse. D'autant que les politiques ayant tendance à
se cacher derrière la décision des "scientifiques", ici on
devra se poser la question de savoir quels scientifiques ont raison, comment
peuvent-ils être conduit à donner des avis "apparemment"
différents ? Entre logique de "vérité" et logique
d'"évaluation", le principe de précaution naviguant entre les
deux. Et si l'on admettait que les scientifiques donnent des avis, certes
scientifiques, mais aussi d'opportunité, dans les cadres qu'ils se
fixent ? La décision politique ne peut plus être évacuée
alors, et c'est une bonne chose. La négociation qui conclut cette
affaire, pour l'instant, va tirer parti de tous les avis
scientifiques
Bon, ce n'est pas tout : un petit point de vue personnel. Je n'ai jamais
pensé que "l'avis Dormont" dût conduire à reconsidérer
la levée de l'embargo (j'ai même écris que l'embargo
de 1996 était excessif "scientifiquement", et d'ailleurs non fondé
scientifiquement, mais politiquement, ce qui est très différent...).
Il aurait pu permettre des améliorations des contrôles s'il
n'avait pas été brandi comme un ordre de la France à
l'Europe, et pas seulement à la GB.
Petite erreur d'appréciation politique ? Sans doute, mais elle laissera,
malgré les apparences immédiates de défaite française,
des traces positives. Il faudra sans aller plus vite dans la mise en place
des tests... La France devrait aussi pousser dans l'harmonisation
européenne des contrôles sanitaires.
Pour la traçabilité, par contre, L'Europe se presse
lentement.
Le 3 novembre 1999
D'après Europeinfos, "Interrogé par deux députés lors de la séance des questions au gouvernement, Jean Glavany s'est déclaré "étonné, parfois choqué et déçu" que la France soit le seul pays à être critiqué par la presse britannique, alors que "47 autres pays", dont l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Australie maintiennent l'embargo. Sur ce même site on peut écouter ce Mercredi 3 Novembre la chronique de Stéphane Dépinoy à prpos de l'accord intervenu hier entre la France et la Gande-Bretagne.
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Dans le quotidien
Le
Télégramme du 3 novembre, une correspondance de Yannick
Laude, correspondant à Bruxelles, est titrée " Viande britannique
: Paris arrache des concessions ". On y apprend que Jean Glavany est "parvenu
non seulement à éviter la défaite en rase campagne sur
le front de la guerre du buf, mais encore à arracher des concessions
britanniques sur une méthode garantissant le principe de précaution.
". Les experts européens vont donc rechercher "des solutions en
matière de traçabilité du bétail, de contrôle
de l'origine des bêtes exportées, de produits dérivés,
comme la gélatine, de tests de dépistage de l'encéphalopathie
spongiforme bovine (ESB) et d'étiquetage de la viande. "Nous
lèverons l'embargo le plus vite possible dès lors que nous
aurons obtenu des garanties supplémentaires pour la santé
publique", a déclaré le ministre français de l'Agriculture".
Yannick Laude insiste sur le fait que "les tests de dépistage de l'ESB
seront sans doute l'élément nouveau du dispositif, mais leur
mise en uvre pourrait difficilement être immédiate".
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En direct de la Liste ESB, le programme
BASES, un message de Marc Barbier (INRA-Grenoble),
barbier@grenoble.inra.fr
Le programme Européen intitulé BASES regroupe 4 équipes
de recherches (le SPRU en Angleterre, l'Université de Twente en Hollande,
l'ISCTE et le LNIV au Portugal et l'INRA en France). L'objectif de ce programme
est de produire une analyse des relations entre décision publique
et expertise scientifique tout au long de ce que nous avons appelé
la "saga de l'ESB".
Une première étape a été de caractériser
les systèmes nationaux d'action publique dans la gestion de
l'épidémie de l'ESB pour 11 pays européens. Ce sont
ces rapports, précédés d'une introduction
générale, qui vous sont proposés en ligne pour
télédéchargement (en .doc et .pdf) sur le
site
internautique de ce programme, un site anglais/français qui permet
de prendre également connaissance de ce programme de recherche en
sciences sociales. Il est en construction au fil du développement
de nos recherches et n'a pas la prétention de rivaliser avec d'autres
sites sur les ESST bien plus complets que vous connaissez surement
déjà. Vos commentaires sur ce site seraient les bienvenus.
Nous vous invitons donc à la lecture de ces rapports et nous serions
heureux de recevoir vos commentaires et critiques, soit directement auprès
du coordinateur du projet
(barbier@grenoble.inra.fr)
qui reroutera sur les auteurs, soit évidemment sur la liste ESB pour
faire participer le plus grand nombre à des débats qui pourrait
se nouer.
Dernière chose, ces rapports sont rédigés en anglais
qui est la langue de travail de ce projet.
En vous souhaitant bonne lecture, M.B., coordinateur du projet BASES pour
l'ensemble de l'équipe.
Le 2 novembre 1999
A lire sur le site Europa : l'avis des experts du CSD, en anglais seulement pour le moment . On y trouvera la réponse des experts aux trois questions posées par la Commission.
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Revue de presse. Dans
le Républicain
Lorrain (édition électronique du samedi 30 octobre
1999, consultable dans les Archives) on pouvait lire que "l'Allemagne,
pour sa part a décidé de repousser de quelques semaines le
vote au Parlement sur la levée de l'embargo. Le gouvernement allemand
entend donner la priorité à la protection des consommateurs
a souligné hier soir la ministre de la Santé, Andréa
Fischer. "
A propos des débats de Bruxelles, ce quotidien cite une déclaration
de Gérard Pascal, président du CSD, qui estime que "la longueur
des débats du CSD ne signifie pas qu'il y a eu des désaccords
fondamentaux entre ses membres, mais nous avons tenu à aller au fond
du problème par un débat intense avant de tomber d'accord
unanimement", a précisé Gérard Pascal.
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Les dernières statistiques publiées en Grande-Bretagne le 1er novembre 1999 font état de 47 cas (probables et confirmés) du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob sans compter le cas irlandais et le cas français, soit un total de 49 cas à cette date.
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Le Comité directeur européen, à l'unanimité, n'a pas suivi l'avis des experts français de l'AFSSA. C'est un "coup dur" pour les experts de l'AFSSA dont la force de conviction n'a pas réussi à ébranler un CSD dont on peut noter dans le même temps la totale indépendance par rapport aux interêts natonaux de ses membres.
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Revue de presse. Sous le titre "L'embargo sur le buf anglais
n'est pas rétabli La France perd la manche Les experts européens
donnent raison à la Grande-Bretagne". A lire dans
Libération
des samedi 30 et dimanche 31 octobre 1999.
Le dossier de Corinne Bensimon à Paris, Jean Quatremer à Bruxelles
et François Sergent à Londres.
Extrait : Le Comité scientifique directeur (CSD) de l'UE, composé
d'experts indépendants, a en effet balayé à
l'unanimité tous les arguments de l'Agence française de
sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Ce groupe de seize
scientifiques, présidé par le Français Gérard
Pascal, a estimé qu'aucun des éléments avancés
par Paris ne justifiait un rétablissement de l'embargo contre la viande
bovine britannique qui a été levé par Bruxelles le
1er août.
A lire également l'analyse de Jean Quatremer titrée : "Le tout
et son contraire des experts scientifiques ; l'Union européenne doit
clarifier sa politique sanitaire. "
Revue de presse. Sur le site du journal
Le
Monde, on peut lire sous le titre "Paris subit un revers cinglant
à Bruxelles dans la « guerre du boeuf » " l'article de Philippe
Lemaître daté du dimanche 31 octobre 1999 : A l'unanimité,
les experts de la Commission européenne ont jugé que les mesures
prises par Londres sont suffisantes pour justifier la levée de l'embargo
sur le boeuf britannique. La question de la gestion du risque et du seuil
acceptable du principe de précaution reste posée.
Dans la page datée du
mardi
2 novembre, François Grosrichard écrit que "C'est donc
vers un « compromis raisonnable » et une solution diplomatique
que semblait s'orienter le gouvernement. A Bruxelles comme à Londres,
les signes d'une volonté d'apaisement se manifestent depuis quelques
jours. "
Sur le site du même
Monde,
en date du dimanche 31 octobre ,on lira avec beaucoup d'attention l'analyse
de Jean-Yves Nau, sous le titre "La gestion du risque, une question autant
politique que scientifique ". Le journaliste rappelnotamment "la portée
de l'affaire du sang contaminé" et il écrit à ce propos
que "l'interprétation française du principe de précaution
résulte-t-elle ici des affaires judiciaires développées
dans le champ sanitaire, celles du « sang contaminé » notamment
? Dans ce dernier cas, la France est le seul pays au monde où des
hommes politiques ont dû subir des poursuites judiciaires, créant
dans la classe politique une extrême sensibilité à la
gestion du risque.C'est aussi dans ce cadre que le gouvernement a
décidé de suivre les recommandations de l'AFSSA. Aucun autre
pays de l'UE ne s'est, jusqu'à présent, doté d'un tel
système, qui permet aux responsables politiques de fonder leur action
sur une démarche scientifique sans ambiguïté".
Dans le même numéro du quotidien la question est posée
: "Quel avenir pour l'Agence sanitaire française ? " et on peut lire
que "le gouvernement français n'estime pas, aujourd'hui, que l'AFSSA
soit décrédibilisée. L'Agence sera ainsi étroitement
associée, les prochains jours, à la réflexion
gouvernementale et à la décision de suivre ou non les injonctions
de la Commission européenne."
Le 29 octobre 1999
Les nouvelles de Bruxelles. Selon les déclarations de Thea Emmerling
, porte-parole de la Commission, le groupe d'experts travaille actuellement
sur un document de travail, mais rien ne garantit pour le moment qu'un consensus
soit en vue par rapport au dossier français.
Dans l'edition du journal
Le
Monde en ligne ce jeudi, un article de Philippe Lemaître fait
le point sur ces discussions et donne quelques précisions sur les
divisions qui se sont manifestée lundi entre les experts des "maladies
à prion" qui "s'étaient montrés très largement
divisés. Les dix membres présents avaient tous estimé
que les informations fournies par l'Agence française apportaient des
éléments nouveaux, mais cinq d'entre eux pensaient néanmoins
que les exportations britanniques pouvaient reprendre, trois jugeaient qu'il
fallait revoir la situation, deux s'abstenaient. Il était donc douteux
que le consensus puisse être rétabli au niveau du CSD."
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Des nouvelles de Bruxelles. Les experts européens du Comité
scientifique directeur n'ont pas abouti à une position de consensus
lors de leur première journée de travail, jeudi 28 octobre.
Le quotidien
Libération
prévoit, sous la plume de Corine Bensimon et Jean Quatremer,
"une trêve sur le boeuf anglais", tandis que François Sergent,
correspondant à Londres, signale que "le Sun enterre le hachoir" et
"renonce à sa campagne antifrançaise".
Le point de vue de la Grande-Bretagne est en ligne et en français
sur le site de
l'ambassade de
Grande-Bretagne à Paris qui commente "point par point" le dossier
de l'AFSSA.
Le 28 octobre 1999
Revue de presse. Un dossier complet de Libération annoncé en première page sous le titre "To beef or not to beef "...3 pages complètes a lire sur le site Web du quotidien ce jeudi 28 octobre.
Revue de presse. Pour avoir un point de vue britannique sur la crise en cours, nos lecteurs anglophones pourront se reporter au dossier du quotidien The Guardian . On peut y lire notamment cette formule toute britannique "Food scares may not be rational, but however many experts tell us that French beef reared on human excrement is delicieux, there is little appetite for Chateaubriand and frites here at the moment" .... qu'on pourrait traduire, de façon très approximative de la façon suivante "on sait bien que les peurs alimentaires n'ont rien de rationnel, mais même si de nombreux experts nous disent que le boeuf français nourri d'excéments humains est délicieux, il y a peu d'appétit pour le "Chateaubriand-frites" ici [en Grande-Bretagne] en ce moment."
Le 27 octobre 1999
Dans Consumer Voice 1999, Nr. 3, en ligne sur le
site
EUROPA, on pourra lire un entretien avec David Byrne le nouveau commissaire
chargé de la Santé et de la Protection des Consommateurs, sous
le titre "La sécurité alimentaire est ma priorité absolue".
A la question "Faut-il encore parler de la crise de l'ESB ?", il répond
: Les leçons à retenir de la crise de l'ESB me semblent revenir
au problème des aliments pour le bétail et c'est bien entendu
également la leçon que nous avons retenue de la crise de la
dioxine. Je suis d'avis qu'il conviendrait d'envisager sérieusement
l'introduction d'un test de diagnostic de l'ESB dans toute l'union
européenne aux fins de dépistage généralement
post-mortem du bétail, en vue d'évaluer le niveau
d'infectiosité de toute région, de toute zone ou de tout état
membre : nous disposerions ainsi d'un tableau clair à l'échelle
européenne des niveaux d'infectiosité et de leur augmentation
ou de leur diminution. Et si des mesures doivent être prises à
la suite de ces examens, je ne me déroberai en aucune manière
à cette prise de décisions.
Par ailleurs ie rapport européen sur l'utilisation d'ingrédients
interdits dans les aliments pour animaux est en ligne sur le
site
de la DGXXIV à Bruxelles.:
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Revue de presse. Sur le site du journal Le Monde , un article daté du mercredi 27 octobre 1999, signé par Patrice Claude (à Londres), Philippe Lemaître (à Bruxelles) et Jean-Yves Nau. Sous le titre "Paris et Londres souhaitent un compromis avec Bruxelles dans la « guerre du boeuf »" ... les journalistes du quotidien estiment que "le ministre français de l'Agriculture cherche « une porte de sortie fondée scientifiquement ». Ils ajoutent que "les autorités françaises et britanniques s'inquiètent des conséquences politiques de la tension en hausse dans les deux pays, après la décision de la France de refuser d'appliquer la décision de la Commission européenne de lever l'embargo sur le bouf en provenance du Royaume Uni. Paris étudie des mesures de renforcement des contrôles, qui, s'ils étaient acceptés par Londres, permettraient de régler la crise." L'article en version intégrale est en ligne sur le site du Monde.
Le 26 octobre 1999
En direct de la liste ESB : Point de vue sur
les tests et leur application
- par Bernard Antoine Wolfer, INRA/ENGREF
Politiques économiques,
wolferba@worldnet.fr
Seule la Suisse a mis en place un programme de détection de
l¹ESB avec un test ; Celui-ci est appliqué non seulement aux
animaux montrant des signes cliniques d¹ESB, mais aussi aux animaux
atteints de maladies et conduits à l'abattoir pour ce fait, aux animaux
morts, enfin à des animaux pris au hasard. Ainsi, plus de 13500 animaux
ont été testés durant les six premiers mois de l'année
1999. Or les résultats sont intéressants. Quatorze cas d'ESB
ont été diagnostiqués, qui ne l'auraient pas été
autrement.
C'est presque autant que le nombre de cas diagnostiqué par des signes
cliniques.
On peut se demander, légitimement, pourquoi la France n¹applique
pas encore une telle procédure. Elle a connu, à ce jour, 21
cas d¹ESB en 1999, soit près du tiers des cas depuis 1991. Un
chiffre en augmentation, alors que les animaux sont nés après
l¹interdiction des farines. Plus de 2000 animaux ont été
abattus après ces découvertes cliniques.
Il serait pertinent d¹utiliser un test de diagnostic : - sur les animaux
abattus dans les troupeaux atteints ; sur les animaux malades, conduits à
l¹abattoir, au moins dans les régions les plus touchées,
dans un premier temps.
On ne peut transposer le cas suisse et affirmer que l¹on aurait trouvé
ainsi 40 cas d¹ESB. Mais sans doute en aurait-on trouvé plus
que 21 (+1).
De plus, ce serait une approche épidémiologique utile pour
mieux comprendre le mode de contamination, dont les experts français
disent qu¹il est encore mal connu. Certes les Anglais sont les mieux
placés, avec plus de 2000 cas sans doute en 1999, pour faire ce genre
d¹études, mais qu¹ils ne font pas actuellement.
La raison invoquée en France est que le test du CEA n'est pas encore
industrialisé. Ne pourrait-on pas déjà examiner environ
5 à 10 000 animaux ? Ou bien nos services vétérinaires
rechignent-ils à utiliser un test en routine parce que la prévalence
de la maladie est faible ? La question est posée.
Dans la polémique qui s'installe en Europe, la position française
serait plus forte, même si de tels tests ne s'appliquait pas
immédiatement à tous les animaux " malades " et conduits à
l¹abattoir.
Nous ne pouvons donc affirmer, nous non plus, qu'aucun animal atteint d'ESB
n'entre dans l'alimentation humaine. Même si une telle viande, comme
le sous-entend le rapport Dormont, est sans doute saine.
Le 25 octobre 1999
Dans Le Monde daté
des dimanche 24 et lundi 25 octobre, un article du correspondant à
Bruxelles, Philippe Lemaître, présente les "conclusions accablantes"
de la mission d'enquête européenne qui a inspecté des
usines françaises d'équarissage au mois d'Août dernier.
D'après ces inspecteurs de l'Office alimentaire et
vétérinaire, "les efforts entrepris depuis le début
de l'année pour corriger la situation ... sont insuffisants". La France
est donc "invitée à présenter dans les 15 jours un plan
d'action pour renforcer les contrôles et autres mesures de
précaution". P.Lemaîte écrit ensuite que "ces conclusions
alimentent la fureur déclenchée outre-Manche par le refus de
Paris de lever l'embargo contre le boeuf britannique".
Dans le même numéro du quotidien, Jean-Yves Nau fait état
de l'article publié dans le Veterinary Record britannique (par
l'équipe de Haluk Anil, vétérinaire à
l'Université de Bristol), repris dans l'hebdomadaire New
Scientist, qui met en question certaines techniques utilisées
dans les abattoirs britanniques. "Les auteurs de cette publication expliquent
ainsi avoir retrouvé des particules de cervelle au sein de la veine
jugulaire de quatre vaches abattues parmi les 15 qu'ils ont pu examiner".
et Jean-Yves Nau conclut son article en signalant que "les membres de la
Commission consultative gouvernementale britannique sur l'ESB ont jugé
qu'il n'y avait pas là suffisamment d'éléments pour
modifier les modes d'abattage en Grande-Brtetagne".
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Revue de Presse. A lire sur le site de Libération des samedi 23 et dimanche 24 octobre 1999, un entretien de François Sergent avec la ministre adjointe à l'agriculture de Grande-Bretagne, Joyce Quinn, qui estime que "manger du boeuf est moins risqué en Angleterre qu'en France" car les précautions sanitaires y sont plus strictes.
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Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé un cas sur un bovin du département de la Mayenne. Il s'agit du 22e cas mis en évidence en 1999 dans notre pays et du 21e cas concernant un bovin originaire de France.L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage de la Mayenne en juillet 1994. Il a été procédé cette fin de semaine à l'abattage en vue de son incinération du troupeau concerné de la Mayenne comptant 67 bovins. La carte des cas d'ESB français est en ligne sur le site de Pierre Lavie.
22 octobre 1999
NDLR : le webmestre ne pourra pas intervenir sur cette page (problèmes informatiques au niveau du serveur) d'ici mercredi ou jeudi. Pour ne pas rester déconnecté, branchez-vous sur la liste ESB.
Revue de presse
A lire, dans Le Monde du vendredi 22 octobre, un article de J.-Y .Nau sur les tests ... C'est titré "Les troublantes révélations des premiers tests de dépistage" ... qui évoque notamment les premiers résultats obtenus en Suisse avec le test Prionics et J.-Y. Nau conclut : "Pourquoi, en d'autrs termes, prendre le risque de lever l'embargo alors que les résultats scientifiques à venir pourraient dans quelques mois conduire à le remettre en place ?".
Le 21 octobre 1999
Revue de Pressse
Dans le Monde daté du vendredi 22 octobre,
Jean-Yves Nau
fait le point sur le débat d'experts engagé au niveau
européen, dans l'attente de la réunion du sous-groupe des
scientifiques spécialisés sur les maladies à prion,
le 25 octobre prochain. On apprend dans cet article que ce sous-groupe est
présidé par un italien, Vittorio Silano et qu'il comporte notamment
"trois experts suisses et deux français". Jean-Yves Nau analyse par
ailleurs le dossier scientifique des experts français de l'AFSSA et
il signale que "Martin Hirsch a joint également les actes d'un colloque
scientifique tenu récemment à Tübingen (Allemagne) et
consacré aux interprétations de l'évolution récente
de la situation épidémiologique, à la perspective de
diagnostic et aux dernières données expérimentales sur
la présence de l'infectiosité dans certains tissus animaux."
... Colloque de Tübingen présenté par ailleurs sur cette
page et plus complètement sur la liste ESB.
La revue britannique New Scientist publie cette semaine un article sur les techniques d'abattage qui posent un certain nombre de questions importantes. Cette revue s'appuie sur une étude publiée dans la revue Veterinary Record intitulée "Potential contamination of beef carcases with brain tissue at slaughter" de l'équipe de Haluk Anil, vétérinaire à l'université de Bristol, qui laisse entendre que certaines pratiques d'abattage pourraient présenter des risques de contamination par la "dissémination dans la viande de petits fragments de cervelles".
Le 20 octobre 1999
Dans Libération daté du mercredi 20 octobre un dossier important de Corinne Bensimon sur le débat européen à propos de la levée de l'embargo sur la viande bovine britannique. On y trouvera en particulier un entretien avec Dominique Dormont qui préside le comité d'experts consulté par l'AFSSA et qui, de ce fait "est au centre de l'épreuve de forces engagée entre Paris et Bruxelles". Il est interrogé par le quotidien à propos du rapport de Sir David Carter, directeur de la Santé publique pour l'Ecosse, qui, titre Libération, "dresse un inventaire des incertitudes qui conforte la méfiance française". Ce rapport insiste sur les incertitudes qui demeurent sur l'évolution de l'ESB en Grande-Bretagne et conforte donc la position prise par le Comité des Experts eurropéens qui demandaient tout récemment aux Britanniques de" réactualiser les données sur l'incidence de l'ESB". Quant à Dominique Dormont, il rappelle que "la dose d'agent infectieux qui suffit à transmettre la maladie à l'homme n'est absolument pas déterminée". Ce dossier est en ligne et à lire sur le site de Libération.
Le 19 octobre 1999
Les correspondants du journal Le Monde au Conseil Européen de Tampere rendent compte de la conférence de presse conjointe de J. Chirac et L. Jospin. On peut y lire en particulier que " l'argumentaire du premier ministre était particulièrement serré. Compréhensif à l'égard des frustrations britanniques, en raison des « efforts considérables » qui ont été faits au Royaume-Uni pour éradiquer l'épizootie. Perfide parfois lorsqu'il rappelle, au détour d'une phrase sur la commisération française, les morts dues à la transmission de la maladie à l'homme ou encore le refus des Ecossais d'importer certaines catégories de viande anglaise... "
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En direct de la liste ESB : un article du quotidien
britannique The Guardian
paru le 8 octobre sous la plume de
James
Meikle et traduit pour la liste par Hélène Rudyk
(RudykH@cardiff.ac.uk ).
Cet article nous apprend que "Des médicaments ont pu être
fabriqués à partir de bovins infectés par lESB"
en Grande-Bretagne au début des années 90. "En 1990 3 produits
soit injectables soit de test dermique encore sur le marché utilisaient
du matériel bovin britannique, même si ces compagnies par la
suite suivirent les recommandations gouvernementales et utilisèrent
alors du matériel bovin provenant soit de Nouvelle-Zélande
ou de tout autre pays ne présentant pas dhistorique dESB
ou de tremblante." Toutefois, une conclusion plus rassurante, "Le
département de la santé sest refusé à tout
commentaire quant aux détails soulignés dans son avant-rapport.
Mais dautres sources semblent indiquer que des expériences
réalisées sur des souris inoculées avec du sérum
provenant de bovin britannique infecté nont montré aucune
évidence de transmission d'ESB de cette façon."
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la Liste ESB
ou consultez d'abord ses
archives.
18 octobre 1999
Pour Corine Bensimon, dans Libération du 15 octobre "Paris fait douter Bruxelles ". En effet ,"le comité chargé d'étudier les arguments français se donne dix jours de réflexion" ,ajoute le quotidien". Corine Bensimon ajoute que "de toute évidence, après avoir écouté et discuté l'exposé de Dominique Dormont, président du comité d'experts français, et également membre du groupe ad hoc, les scientifiques européens n'ont pas balayé l'éventualité d'une «nouveauté», jugeant au contraire que les 200 pages du dossier français méritaient dix jours d'examen. Ils ont en outre demandé à la Grande-Bretagne de réactualiser d'ici au 25 octobre ces données sur l'incidence de la maladie bovine dans le cheptel britannique."
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En direct de la Liste ESB, un message d'Alain
Mange
du laboratoire de Biologie des encéphalopathies spongiformes
transmissibles du CNRS à Montpellier
(Alain.Mange@igh.cnrs.fr)
... et, pour en savoir plus, rendez-vous sur la
Liste.
Du 23 au 25 septembre 1999 a eu lieu à Tübingen (Allemagne) le
symposium "Caractérisation et diagnostique des maladies à Prion
chez l'animal et l'homme".
Ce congrès a rassemblé plus de 400 participants autour de 55
conférenciers invités. Plusieurs thématiques étaient
abordées, notamment la pathogenèse des maladies à Prion,
les modèles animaux, les données épidémiologiques,
les diagnostics des EST, la présentation des différents tests
BSE sélectionnées par l'UE, la caractérisation de l'agent
infectieux, la structure et la fonction de la protéine du prion (ou
PrP) et enfin la conversion de la PrP (transformation de la forme cellulaire
de la protéine du prion en une forme pathogène ou PrPSc). Par
ailleurs, près de 170 communications affichées étaient
présentées...malheureusement avec des sessions posters
extrêmement courtes !
Bien qu'il soit très difficile de faire un résumé exhaustif
de ce congrès, voici quelques points marquant présenté
au cours de ces 2 jours :
- concernant la pathogenèse de la maladie, il faut noter
lavancée dans la compréhension des processus de
neuro-invasion (i.e. moyen par lequel l'agent infectieux atteint le
système nerveux central), et ceci aussi bien dans un contexte naturel
(mouton infecté oralement par la tremblante) que dans un contexte
expérimental (hamster). Ces études montrent l'importance des
systèmes nerveux entériques (i.e. système nerveux
en relation avec système digestif) et périphériques
dans la propagation de lagent infectieux (après une infection
orale) jusquau système nerveux central ;
- concernant les modèles expérimentaux des EST, il existe
dorénavant plusieurs modèles transgéniques qui permettront
létude des formes génétiques des EST et les modes
de transmission de lESB ou de la tremblante du mouton. Ainsi, plusieurs
souris trangéniques exprimant la protéine du prion humaine,
bovine ou ovine, ainsi que des formes mutées de la protéine
du prion sont à disposition ;
- concernant le diagnostique et les traitements des EST, il faut noter une
avancée significative dans le développement des tests de
diagnostic. On peut citer le diagnostic préclinique à partir
des amygdales de patients ainsi que les 4 tests de diagnostique de lESB
évalués par lUE. Un autre test capable de détecter
de la PrPSc (PrP pathogène) dans le sang danimaux infectés
mérite dêtre évalué en terme de
spécificité et de sensibilité. A lopposé,
aucun traitement convaincant des EST na été
présenté au cours du congrès
Le 14 octobre 1999
Bruxelles, le 12 octobre 1999
La Commission européenne adoptera demain deux propositions de
règlements établissant le calendrier de l'étiquetage
obligatoire de la viande bovine dans l'Union européenne (UE).
Toutes deux sont fondées sur l'article 152 (santé publique)
du traité d'Amsterdam. La première proposition de règlement
a pour objet d'établir un régime d'étiquetage obligatoire
transparent en deux étapes. La première, qui entrera en vigueur
un mois après l'adoption du règlement vise à communiquer
aux consommateurs les informations déjà disponibles sur le
lieu d'abattage. À partir du 1er janvier 2003,
l'étiquette devra en outre indiquer le lieu de naissance et
d'élevage de l'animal. Étant donné le temps nécessaire
à l'adoption du premier règlement selon la procédure
de codécision, la seconde proposition de règlement prorogera
les dispositions du règlement (CE) n° 820/97 existant, qui constitue
jusqu'au 1er janvier 2000 la base juridique du régime
d'étiquetage facultatif (que les États membres peuvent rendre
obligatoire pour leur propre production). Cette prorogation sera applicable
jusqu'à l'adoption de la seconde proposition et jusqu'au 1er janvier
2001 au plus tard.
La suite est en ligne sur le
site
de la Commission.
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C'est aujourd'hui, jeudi 14 octobre, que se tient à Bruxelles la réunion des experts européens qui doit se prononcer sur le dossier de l'AFSSA française. Le quotidien Libération a interviewé Gérard Pascal, directeur de recherche à l'INRA, qui "préside le comité scientifique de l'Union européene qui a donné un avis favorable, en janvier 1998, à une levée partielle de l'embargo sur la viande bovine britannique. Après avoir pris connaissance du rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il estime qu'il existe au moins deux «éléments nouveaux» dans la connaissance de la maladie qui pourraient éventuellement, et après évaluation scientifique, aboutir à donner raison à la France dans son refus d'accepter sur son sol de la viande anglaise. Autrement dit, il n'exclut nullement de rétablir l'embargo." L'interview, par Jean Quatremer, est en ligne sur le site de Libération.
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Revue de presse
Dans
Le
Monde en date du 14 octobre , le correspondant à Bruxelles
fait le point avant la réunion du Comité d'experts européens
qui doit de réunir ce jeudi à Bruxelles.
Sous le titre "Paris défend son refus de lever l'embargo sur la
viande britannique", Philippe Lemaître rend compte de la visite
à Bruxelles de Marylise Lebranchu, secrétaire d'État
française aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, qui y a
rencontré le commissaire européen irlandais, David Byrne,
chargé de la protection de la santé et des consommateurs.
Philippe Lemaître mentionne en particulier les questions soulevées
par Marylise Lebranchu : « Ne faudrait-il pas alors ajouter d'autres
types de précautions », demande-t-elle. En France et dans d'autres
pays de l'Union, lorsqu'on identifie dans une exploitation une bête
atteinte par l'épizootie, on abat la totalité du troupeau,
une mesure qu'on ne prend pas au Royaume-Uni. « N'aurait-il pas fallu
le faire ? », questionne encore Mme Lebranchu, qui se défend
de vouloir faire de la surenchère : « Si l'on nous présente
des arguments convaincants pour les faire valoir aux consommateurs, nous
changerons d'attitude. »
11 octobre 1999
Deux nouveaux cas de maladie d'ESB ont été recensés
en France, ce qui porte à 21 le nombre de cas décelés
cette année, annonce lundi 11 octobre le ministère de l'Agriculture
dans un communiqué.
Il s'agit de deux vaches laitières dont l'une est née dans
un élevage de la Manche en février 1992 et l'autre dans un
élevage de l'Ille-et-Vilaine en octobre 1993.
Elles appartenaient à un troupeau de respectivement 92 et 118 bovins.
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"« Vache folle » : la Commission européenne considère
les arguments français" , titre
Le
Monde daté des 10 et 11 octobre, sous la plume de Jean-Yves
Nau.
En effet Bruxelles a "accepté de soumettre le rapport de l'AFSSA au
sous-groupe des experts européens des maladies à prions. Ces
experts se réuniront à Bruxelles le 14 octobre, au lendemain
de la rencontre des commissaires européens initialement prévue
pour que la Commission puisse entamer une procédure d'infraction contre
la France. Aucune procédure ne sera lancée dans les prochains
jours."
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Une grande première : le
dossier des experts
français de l'AFSSA
est en ligne sur le site web de cet organisme.
Ce dossier comprend notamment :
- des publications et
communications scientifiques ;
- des données sur la
situation
épidémiologique en Grande-Bretagne ;
- des informations sur les
tests ;
* des avis d'experts
européens ;
* des avis antérieurs
du comité interministériel sur les encéphalopathies
spongiformes transmissibles.
Le 7 octobre 1999
Après l'Avis de l'AFSSA : revue de presse.
Dans le quotidien
Le
Télégramme du 7 octobre 1999, on trouvera, sous la
plume d'Yves Drévillon, une réaction de Jean-Yves Martin,
responsable des affaires juridiques et internationales de l'AFSSA qui estime
que "le doute subsiste sur l'éventuelle contamination d'animaux nés
après décembre 1995. Des tests de dépistage devraient
apporter, d'ici quelques mois des informations "capitales" sur la proportion
de bovins susceptibles d'avoir été contaminés en 1996
et 1997 (les cas cliniques n'apparaitront pas avant 2000-2001)."
Corine Bensimon, dans le quotidien
Libération,
soulève un certain nombre de questions "Dans cette histoire, deux
expertises s'opposent: celle de ce Comité scientifique européen,
présidé par Gérard Pascal, spécialiste français
en nutrition humaine, et celle d'un comité français,
présidé par le spécialiste des prions, Dominique Dormont.
Or, pour le comité français, pas de doute, «le risque
que le Royaume-Uni exporte des viandes de bovins contaminés ne peut
pas être considéré comme totalement
maîtrisé». Cette phrase de conclusion, délicatement
assassine, balaye l'avis du comité européen. Comment deux
comités d'experts peuvent-ils fonder deux décisions radicalement
opposées? Y aurait-il eu pression politique sur l'un ou sur l'autre?
Ou alors le comité français dispose-t-il réellement
de nouveaux éléments scientifiques? "
Pour Jean-Yves Nau, dans
Le
Monde, la décision française "est, bien au contraire,
le résultat logique issu du nouveau dispositif de sécurité
sanitaire créé en France par la loi du 1er juillet
1998 et qui, pour la première fois, organise une articulation
cohérente entre l'expertise scientifique et la décision politique."
Et il ajoute que "ce sont donc bien, en définitive, les conclusions
publiques auxquelles sont parvenus ces experts qui, face à un risque
sanitaire difficilement évaluable, définissent la politique
du gouvernement. Cette situation nouvelle et quelque peu inédite est
encore difficilement perçue tant à Londres qu'à Bruxelles."
Et il conclue en soulevant un certain nombre de questions : "Comment comprendre,
en effet, que la science puisse s'exprimer de manière différente
sur ces questions ? Comment expliquer que les experts français puissent
rendre des avis différents de ceux de leurs homologues britanniques
ou des spécialistes siégeant dans les différentes instances
de la Commission européenne ? ".
4 octobre 1999
En direct de la Liste ESB : le test Prionics
est testé à la Migros en Suisse.
Un message de Jean-Charles Gander, des services scientifiques de Migros,
un grand groupe de distribution suisse
(Jean-Charles.Gander@mgb.ch)
La première phase d'évalutation du test Prionics en vue de
son introduction généralisée à la Migros est
maintenant terminée. Le test a été effectué pendant
dix semaine sur des bovins âgés de plus de 20 mois. Son coût
est estimé entre 60 et 100 francs suisses (240 à 400 FF) par
animal en fonction du nombre d'animaux testés. Une estimation très
grossière de l'incidence sur le prix au kilo peut faire penser à
une augmentation de l'ordre de quelques dizaines de centimes (env. 50 cts
par kilo). Cependant, il s'agit d'être très prudent quant à
ces chiffres, car se sont des prix estimés sur la base de ce premier
test et ils ne sont donc pas définitifs.
Ces coûts sont certainement à adapter en fonction du pays dans
lequel ils ont lieu (prix de la main d'oeuvre, organisation des
contrôles...)
Les essais ont démontré que l'emploi du test ne pose pas de
gros problèmes en ce qui concerne la logistique des échantillons
et la transmission des résultats. L'emploi généralisé
d'un tel test modifierait par contre profondément certaines habitudes
de travail. Par exemple, la découpe de viande "chaude" ne serait plus
possible.
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Communiqué officiel commun du secrétariat d'Etat à la
Santé et à l'Action sociale, du ministère de l'Agriculture
et de la Pêche et du secrétariat d'Etat aux Petites et Moyennes
Entreprises au Commerce et à l'Artisanat en charge de la Consommation
en date du 1er octobre 1999.
Le gouvernement français interrompt la procédure de levée
de l'embargo sur les viandes bovines britanniques. Cette
décision fait suite à l'avis rendu ce jour par l'Agence
française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).
Les experts scientifiques réunis par l'AFSSA ont en effet
considéré au vu des données et expertises scientifiques
les plus récentes, que les garanties scientifiques ne sont pas
réunies pour la levée de l'embargo. Le gouvernement a
immédiatement transmis cet avis aux instances communautaires et aux
autorités britanniques.
Le gouvernement rappelle que depuis l'arrêté interministériel
du 21 mars 1996, les viandes bovines britanniques (à 'exception des
viandes en provenance d'Irlande du Nord) ne peuvent pas être introduites
en France.
Conformément à la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement
de la veille et de la sécurité sanitaires, l'agence avait
été saisie d'un projet d'arrêté assurant la mise
en uvre de la décision de la Commission européenne du
23 juillet 1999 qui fixe au 1er août la date de reprise des échanges
de viandes bovines britanniques. Cette disposition était prise en
application de la décision du 25 novembre 1998 relative aux
modalités de levée partielle de l'embargo.
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L'avis de l'AFSSA : extraits
* Sur la base des données disponibles, près de 3 000 cas d'ESB
pourraient être enregistrés en 1999 en Grande-Bretagne.
"Compte tenu des effectifs des cheptels britanniques, cela représenterait
une incidence de l'ordre de 650 cas par million de bovins âgés
de plus de deux ans". Ce chiffre doit être comparé "dans les
mêmes conditions, avec l'incidence française comprise entre
1,5 et 2 et celle de l'Irlande du Nord comprise entre 10 et 15".
* Les contaminations postérieures au 1er août 1996,
et donc a priori "les plus récentes", ne pourront probablement
pas être identifiées avant 2000-2001.
* La fiabilité du système d'identification et de traçage
des animaux doit être démontrée. Cette fiabilité
doit être démontrée comme cela a été fait
pour l'Irlande du Nord.
Le projet d'arrêté de levée de l'embargo prévoyait
l'autorisation à l'exportation de produits dérivés,
dont la traçabilité est "actuellement impossible", quel que
soit le pays qui les produit.
La conclusion des experts de l'AFSSA :
"Dans l'état actuel des connaissances scientifiques et des données
épidémiologiques dont il dispose, le groupe d'experts émet
donc l'avis que le risque que la Grande Bretagne exporte des viandes de bovins
contaminés ne peut pas être considéré comme totalement
maîtrisé".
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La crise devient européenne : revue de presse
Dans le quotidien breton
Le
Télégramme du lundi 4 octobre, on peut lire qu'à
Matignon, on insiste sur le "respect du principe de précaution" au
regard des risques liés à la maladie de la vache folle. Mais
on reconnaît également que l'on n'est plus "en situation d'alerte
sanitaire" comme c'était le cas lors du déclenchement de l'embargo
sur la viande bovine britannique en mars-1996.
"Nous avons l'avis de 30 scientifiques français qui disent unanimement
qu'il ne faut pas lever l'embargo", a déclaré vendredi le ministre
de l'Agriculture Jean Glavany. "Il va bien falloir confronter cet avis avec
l'avis des scientifiques européens qui disaient qu'on pouvait lever
l'embargo. La suite logique, c'est que ces avis divergents soient
confrontés au plus vite", a-t-il ajouté.
Dans le dossier spécial du journal
Le
Monde, on lira notamment l'article de Paul Benkimoun qui revient
sur les incertitudes qui ont justifié l'avis des experts de l'AFSSA
"Ces incertitudes, « en l'absence de tests suffisamment sensibles »,
interdisent que « les mesures adoptées puissent être
considérées a priori comme totalement efficaces »,
a estimé le groupe d'experts. D'autant que ces garanties reposent
« sur le postulat que les mesures prises pour la maîtrise de
l'interdiction des farines de viandes et d'os et la transmission de la vache
au veau suffisent à écarter tout risque d'ESB. » Or, souligne
le professeur Marc Savey, directeur de la santé animale et du
bien-être des animaux à l'AFSSA et vice-président du
groupe d'experts, l'existence d'autres modes de contamination que le principal,
alimentaire, et celui, vertical, de la vache au veau, n'est pas
écartée.
Dans
Libération
du 4 octobre, exclusivement sur le Web pour cause de grève ce lundi
4 octobre, on apprend qu'" à l'exception du Sun, la presse
britannique du week-end a réagi avec une relative
sérénité à la mesure française de défier
la décision européenne d'autoriser le buf anglais. L'affaire
s'est retrouvée sobrement traitée en pages intérieures
dans la plupart des journaux, même si tous faisaient état de
la colère de Tony Blair qui a téléphoné deux
fois vendredi à Lionel Jospin pour protester contre cette mesure
universellement perçue ici comme «injuste et illégale».
Le 1er octobre 1999
La France ne lève pas l'embargo sur le boeuf britannique L' Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA ) ayant donné un avis défavorable , le gouvernement français a décidé de ne pas lever pour le moment l'embargo sur la vainde bovine britannique. L' Avis de l'AFSSA en date du 30 septembre 1999 : "relatif au projet d'arrêté modifiant l'arrêté du 28 octobre 1998 établissant des mesures particulières applicables à certains produits d'origine bovine exportés du Royaume-Uni" peut être consulté sur le site de l'AFSSA .
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Le gouvernement français interrompt la procédure de levée
de l'embargo sur les viandes bovines britanniques. Cette décision
fait suite à l'avis rendu ce jour par l'Agence française de
sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Les experts scientifiques
réunis par l'AFSSA ont en effet considéré au vu des
données et expertises scientifiques les plus récentes, que
les garanties scientifiques ne sont pas réunies pour la levée
de l'embargo. Le gouvernement a immédiatement transmis cet avis aux
instances communautaires et aux autorités britanniques.
Le gouvernement rappelle que depuis l'arrêté interministériel
du 21 mars 1996, les viandes bovines britanniques (à l'exception des
viandes en provenance d'Irlande du Nord) ne peuvent pas être introduites
en France.
Conformément à la loi du 1er juillet 1998 relative
au renforcement de la veille et de la sécurité sanitaires,
l'agence avait été saisie d'un projet d'arrêté
assurant la mise en oeuvre de la décision de la Commission
européenne du 23 juillet 1999 qui fixe au 1er août
la date de reprise des échanges de viandes bovines britanniques. Cette
disposition était prise en application de la décision du 25
novembre 1998 relative aux modalités de levée partielle de
l'embargo.
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Les bouchers manifestent à Lyon et à Grenble Lyon et
à Grenoble, nous apprend le journal
Le
Progrès. Selon ce journal "Les professionnels refusent d'avoir
à payer la collecte des os, gratuite avant la crise de la vache
folle.Répondant à l'appel national de leur syndicat, une
cinquantaine de bouchers, bouchers-charcutiers et traiteurs du Rhône
ont manifesté leur mécontentement hier après-midi
derrière la Préfecture.
Les bouchers français, dont certains au-dessus de 2,5 millions de
francs de chiffre d'affaires, qui paient déjà une taxe
d'équarrissage, ne veulent pas avoir à payer pour la collecte
des os et suifs par les mêmes sociétés d'équarrissage.
D'autant que cette collecte était gratuite jusqu'à la crise
dite de « la vache folle ».
Depuis cette crise, en effet, les sociétés d'équarrissage,
qui sont en position de monopole en France, n'ont plus pu valoriser les
déchets récoltés et ont commencé de demander
aux artisans de payer afin de compenser leurs pertes."
Le président des bouchers a déclaré au
Progrès que la profession "refuse de financer les erreurs commises
par d'autres. Elle ne conteste ni les principes de précautions
pour le consommateur ni l'utilité du service public d'équarrissage
mais son mode de financement. Soit le service public est financé par
des fonds publics soit ce sont les pollueurs qui payent ».
Le 22 septembre 1999
Sur le site Web de l'Assemblée nationale on pourra lire avec intérêt le rapport du député Daniel Chevallier (en date du 30 juin 1999) au nom de la Commission de la Production et des Echanges qui se conclut par une Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la transparence et la sécurité de la filière alimentaire en France qui "s'intéressera notamment à l'utilisation dans l'élevage des farines, graisses, et plus généralement des dérivés animaux ainsi qu'à leur obtention".
Le 21 septembre 1999
Dans un article d'Agrodistribution (8, cité Paradis, 75 493 Paris cedex 10 ) signé de Jean-Claude Balandonne, on apprend que trois personnes ont été mises en examen dans la Sarthe à la suite de la plainte d'un agriculteur dont une vache avait été atteinte d'ESB en 1997.
Le 14 septembre 1999
Le ministère de l'Agriculture publie pour la première fois sur son site Web le texte intégral d'un avis du Comité interministériel sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (dit Comité Dormont) en date du 1er juillet 1999. Cet avis analyse l'évolution de l'ESB en Grande-Bretagne et montre les décalages qui peuvent apparaître entre les prévisions des scientifiques et la réalité. Incontestablement il y a une régression continue de l'ESB mais il est difficile de prévoir avec certitude la fin de l'épizootie. De la même façon il est difficile de tirer des conclusions quant à l'évolution du nouveau variant de Creutzfeldt-Jakob du fait de l'incertitude qui demeure sur sa durée d'incubation.
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Les problèmes de l'équarissage en Bretagne (suite).
Dans le journal Le
Télégramme
du 14 septembre 1999 on peut lire qu'une "trentaine de bouchers ont offert
un spectacle quelque peu ragoûtant aux riverains de la préfecture
[de Saint-Brieuc], pourtant habitués ces derniers temps à voir
ce bâtiment maculé de yaourts, crème fraîche et
oeufs. Afin de protester "contre la durée de la position de la Saria"
qui leur dressait un ultimatum pour signer, sous quatre jours, une convention
les obligeant à payer un forfait d'enlèvement de leurs
déchets, ils ont en effet accroché aux grilles et répandu
sur le trottoir, des os et morceaux de carcasses les plus variés
Jusqu'alors, ces os et morceaux étaient collectés gratuitement
par la Saria. Mais le prix des farines animales a brutalement chuté,
passant de 2 F à 50 centimes le kilo."
Pour des nouvelles saignantes en direct et en interactivité, inscrivez-vous à la liste ESB !
Le 7 septembre 1999
Deux ans après la crise de l'ESB, l'industrie des viandes résiste
au choc.
Une étude du ministère de l'Aagriculture (SCEES) français
fait le point sur la situation de l'industrie de la viande, 2 ans apres
la crise de l'ESB. Ce travail est présenté dans un article
de Martine Perrot dans les Cahiers AGRESTE, n°40 de Juin 1999 et
résumé
comme suit sur le site du ministère.
En 1996, alors que la crise de la « vache folle » entraîne
une chute rapide des achats de boeuf par les ménages, l'activité
industrielle de découpe et de transformation, loin de marquer un coup
d'arrêt, accroît ses ventes de viande bovine de 4 % en volume.
Cette progression suit celle des abattages de bovins, liés au cycle
naturel de la production et indépendants à court terme de la
consommation. Le regain d'activité bénéficie fortement
aux industries de la première transformation. Au stade de la découpe
en morceaux, au contraire, les tonnages vendus fléchissent.
Les prix de vente industriels reculent fortement en dépit des
opérations de stockage : - 8 % pour la viande bovine en carcasse,
- 6 % pour la viande découpée. La baisse des cours entraîne
celle des ventes en valeur. Les industries les moins spécialisées
en viande bovine compensent en partie ces difficultés en travaillant
davantage les viandes porcines et ovines. Leur situation se redresse en
1997.
Les entreprises les plus spécialisées dans la production soit
de viande bovine, soit d'abats comestibles ne peuvent opérer cette
compensation. Les ventes annuelles d'abats, en valeur, chutent de 28 % en
1996. Face à la baisse de la demande intérieure, le dynamisme
des exportations assure pourtant le maintien, puis la progression en 1997,
du tonnage total d'abats préparés par la branche.
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Sur les écrans de cinéma cette semaine : "C'est quoi
la vie ?" de François Dupeyron. Nicolas, fils et petit-fils de
paysan, s'interroge sur son avenir. Le jour où il rencontre Maria,
une ancienne chanteuse d'opéra, qui vit sur le Causse, il tombe sous
le charme. A la ferme, son père (Jean-Pierre Darroussin), endetté
jusqu'au coup, se pend le jour où un cas de vache folle se déclare.
Le grand-père (Jacques Dufilho) en perd la boule. Alors Nicolas pense
à cette ruine sur le Causse, dont le grand-père lui a
parlé... Et l'espoir renaît.
Un critique parle d'"Un film beau et grave à la photo superbe et aux
acteurs remarquables sur un scénario à l'écart des modes
qui, curieusement, rejoint l'actualité".
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Un nouveau déces du nouveau varaiant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob en Grande-Bretagne : la presse britannique et la BBC ont annoncé en début de semaine la mort d'une jeune fille qui aurait été diagnostiquée comme atteinte par la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Ce cas n'est pas encore répertorié dans les dernières statistiques publiées par les Britanniques mais pourrait être pris en compte dans la prochaine publication au début du mois d'octobre.
Le 6 septembre 1999 [interim]
Le ministère de l'Agriculture signale un cas d'ESB dans un élévage des Côtes-d'Armor, sur une vache laitière née en 1994. C'est le 18e cas de vache folle enregistré en France en 1999. L'animal et le troupeau ont été abattus et seront incinérés.
Le 2 septembre 1999
Selon un article accessible temporairement sur son site, le journal
Le
Monde annonce dans son édition datée du 2 septembre
1999 que le gouvernement français a décidé de consulter
l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments
(AFSSA) à propos de la levée de l'embargo sur le boeuf
britannique. Selon Jean-Yves Nau qui signe cet article, "ce rebondissement
tient, indique-t-on auprès du gouvernement, aux conditions quelque
peu opaques dans lesquelles la Commission européenne a pris la
décision de lever cet embargo ainsi qu'aux doutes exprimés
dans les milieux scientifiques quant à l'innocuité des viandes
britanniques". Toujours selon cet article, les responsables de l'AFSSA ont
décidé "aussitôt de créer un comité d'experts
scientifiques présidé par le docteur Dominique Dormont (service
de Neurobiologie, Commissariat à l'énergie atomique) et
composé des meilleurs spécialistes français des maladies
à prions".
Le 31 août 1999
On peut lire sur le site du journal
Le
Monde un article qui fait le point sur la situation et les
problèmes posés dans l'Ouest de la France et tout
particulièrement en Bretagne par le stockage des farines
animales.
On y apprend notamment que "depuis août 1998, assure-t-on à
la DGAL, le système est pleinement opérationnel : on élimine
le flux régulier de farines et on peut commencer à résorber
les stocks. » Mais il restait, au 31 décembre 1998, 100 000 tonnes
de vieilles farines, qui se sont rappelées à l'attention à
Plouisy. « Il s'agit essentiellement des farines accumulées en
1997 », indique-t-on au Bureau des industries de la viande du
ministère de l'Agriculture."
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A la suite d'informations parues dans la presse faisant état
d'incorporation de boues d'épuration dans la fabrication de farines
animales, Jean Glavany, ministre de l'Agriculture et de la Pêche
et Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à
l'Artisanat, chargée de la consommation, tiennent à rappeler
(communiqué daté du 18 août 1999) les éléments
suivants.
C'est à l'occasion de contrôles réalisés fin 1998
et début 1999 dans le cadre habituel de leurs attributions, que les
services de contrôle ont constaté dans cinq établissements
que certaines exigences réglementaires relatives aux conditions
d'obtention des farines animales n'étaient pas respectées.
Un rapport d'avril 1999, rendu public en juin 1999 sur décision conjointe
de Jean Glavany et Marylise Lebranchu, récapitulait les infractions
relevées : incorporation de boues de stations d'épuration des
stations d'équarrissage dans les farines, séparation imparfaitement
assurée entre les circuits des matières destinées à
l'incinération et des matières valorisables, et anomalies quant
aux circuits des eaux usées des établissements.
Dans tous les cas ces produits étaient exclusivement issus de ces
établissements et en aucun cas de stations d'épuration urbaine.
En outre, ils subissaient le chauffage appliqué à l'ensemble
des farines animales, écartant un éventuel risque sanitaire.
A la suite de la constatation des anomalies, les services de contrôle
ont adressé au cours des mois de janvier, février et mars 1999
des lettres de mise en demeure aux entreprises concernées. Les
vérifications effectuées ultérieurement dans ces entreprises
ont permis de constater que celles-ci avaient bien pris les mesures
nécessaires pour mettre fin à ces dysfonctionnements.
Par ailleurs, tous les établissements fabriquant des farines animales
ont fait l'objet depuis avril 1999 de nouvelles inspections portant tout
particulièrement sur le respect de la réglementation interdisant
l'utilisation des boues d'épuration dans la fabrication des farines
animales. Il n'a été constaté aucune infraction à
ce titre. Les viandes de porcs et de volailles françaises présentent
ainsi les qualités sanitaires que le consommateur est en droit d'attendre.
Toutes ces informations seront communiquées à la mission
d'inspection communautaire conduite par l'Office alimentaire et
vétérinaire.
Les services de contrôle de l'Etat continuent d'exercer le même
niveau de vigilance auprès de ces établissements. Par ailleurs,
le gouvernement poursuit la réflexion qui a été
engagée dans la continuité des orientations retenues dans le
mémorandum français sur les conditions d'amélioration
de la qualité de l'alimentation animale et sur le devenir des farines
animales, déposé au Conseil des Ministres de l'Agriculture
de l'Union européenne du mois de juin
Le 26 août 1999
Le ministère de l'Agriculture publie sur son site un document très détaillé sur les conditions de la levée de l'embargo sur le boeuf britannique. Bien évidemment ce texte est indispensable pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur cette décision controversée. A lire à la rubrique "Alimentation" dans le chapitre "Sécurité des aliments". Il s'intitule "Levée de l'embargo des viandes bovines britanniques : à quelles conditions et pour quels produits ?"
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Le réseau national d'épidémiosurveillance de
l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé un
cas sur un bovin de la Haute-Saône. L'animal atteint est une vache
née dans un élevage suisse en février 1994. Il s'agit
du 1er cas importé mis en évidence dans notre pays.
Conformément à la réglementation en vigueur, il a
été procédé hier à l'abattage en vue de
son incinération du troupeau concerné comptant 111 bovins.
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Quatre nouveaux cas d'ESB ont été découverts en
Suisse pendant la période du 7 au 20 août, a signalé
l'Office vétérinaire fédéral. Tous sont des NAIF,
c'est-à-dire nés après l'interdiction des farines
animales.
Trois de ces nouveaux cas d'ESB ont été découverts
grâce au programme de surveillance de l'ESB mis en place en 1999. L'un
d'entre eux a été décelé grâce aux
prélèvements effectués dans un abattoir. Ce
programme
de surveillance lancé en mars est unique en Europe. Il consiste
à soumettre au test de dépistage de la société
zurichoise Prionics toutes les vaches décédées, tuées
ou abattues d'urgence, ainsi qu'un échantillon de celles conduites
normalement à l'abattoir.
A ce jour, le programme a permis de dépister 17 cas d'ESB en Suisse
. Parmi ceux-ci, 2 l'ont été dans des abattoirs, ce qui veut
dire que leur viande était destinée à être vendue
en boucherie. Depuis le début du dépistage officiel, la Suisse
a ainsi découvert 311 cas de maladie de la vache folle, dont 73
NAIF(né après l'interdiction des farines).
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Dans un
éditorial
en date du 14 août, Le Monde revient sur l'affaire des
farines animales révélée au mois de juin par Le
Canard Enchaîné. Les termes de cet éditorial sont
extrêmement sévères et il soulève d'importantes
questions : "La nouvelle affaire des farines animales, fabriquées
en France à partir de boues d'épuration, provoque, naturellement,
une vive impression de nausée tout autant qu'un violent sentiment
de révolte. Il aura fallu que la principale chaîne de
télévision allemande reprenne des informations publiées,
il y a plusieurs semaines, dans la presse française pour réveiller,
enfin, les autorités, à Bruxelles et à Paris. Après
la « vache folle » britannique et la dioxine belge, le scandale
des farines françaises montre, une nouvelle fois, que pour faire face
à l'horreur alimentaire, nous avons plus que jamais besoin d'Europe,
nous avons aussi plus que jamais besoin d'un Etat fort, mais d'un Etat qui
ne se trompe pas de métier, qui régule et contrôle."
Cette affaire a pris en août une dimension européenne qui
dépasse finalement très largement le seul cas français.
Dans Le
Monde du 14 août on apprend en effet que "La Commission de
Bruxelles a demandé au gouvernement français des explications
immédiates sur la composition des farines destinées à
l'alimentation animale en France, après la diffusion d'une émission
de la principale chaîne allemande de télévision, ARD
(publique), jeudi 12 août. Cette émission reprenait les informations
d'un rapport de la direction nationale des enquêtes (répression
des fraudes) qui dépend de la direction générale de
la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF), déjà révélées par Le Canard
enchaîné du 9 juin."
Le 5 août 1999
Levée de l'embargo : revue de presse
Dans
Libération
du mercredi 4 août, sous le titre "Le boeuf anglais en panne de visa
: Paris ne se presse pas pour lever l'arrêté d'interdiction",
Catherine Corroller décrit la procédure qui va conduire à
retarder jusqu'à la fin du mois d'août la signature du décret
autorisant les importations du boeuf britannique. Elle cite un représentant
de l'administration qui déclare "Nous n'allons quand même pas
déclencher la procédure d'urgence ..." et signale que l'Allemagne
attendra un vote du Bundesrat qui n'interviendra pas avant le 24 septembre.
Cette article nous apprend aussi que le ministère de l'Agriculture
travaille à une "charte de bonne conduite" avec les professionnels
de la restauration collective où le probléme de l'origine des
approvisionnements se pose de façon la plus précise.
A la première page du
Monde
daté du jeudi 5 août, on trouve un article très
argumenté de Jean-Yves Nau qui titre "Vache Folle" : incohérences
bruxelloises. On peut y lire que "en retenant la date du 1er
août pour lever .. .cet embargo, Bruxelles prend
délibérément le risque de privilégier, au
détriment de la santé publique, les intérêts
économiques et dipolmatiques en utilisant les dissensions existant
au sein des pays de l'Union Européenne". Jean-Yves Nau fait état
également de l'embarras des ministres français face à
la décision qu'il vont devoir prendre d'ici la fin du mois d'Août
et il s'interroge sur l'intérêt d'utiliser les tests dont on
se demande pourquoi il ne sont pas systématiquement utilisés
sur les viandes exportés comme le suggère le journal britannique
The Independant dans son édition du 2 août.
Le 3 août 1999
Un nouveau cas de nouveau variant de la MCJ décédé en juillet 1999 en Grande-Bretagne porte à 45 le total des cas diagnostiqués dont 1 en France et 1 en Irlande.
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Pas d'importations françaises de boeuf britannique avant la fin
août
Le ministre de l'Agriculture Jean Glavany a indiqué mardi sur France
2 que l'arrêté français transposant la décision
européenne de lever l'embargo sur le boeuf britannique ne sera "prêt
que vers fin août. Pour l'instant, il n'y a pas de boeuf anglais qui
puisse entrer en France, Pour transposer cette
décision européenne dans le droit français, il faut
un arrêté du ministère de l'Agriculture qui ne sera
prêt que vers fin août", a conclu Jean Glavany.
Le 2 août 1999
Le ministère de l'Agriculture a confirmé samedi la détection d'un nouveau cas de vache folle dans le Puy-de-Dôme, ce qui porte à 16 le nombre de cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) depuis le début de l'année en France. Il s'agit du 65e cas de vache folle en France depuis 1991. L'animal malade était une vache laitière de race montbéliarde, née le 15 octobre 1994 dans un élevage du Puy-de-Dôme.
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La levée de l'embargo : c'est fait
Appremment il ne faut pas s'attendre immédiatement à une invasion
de nos boucheries par les steacks britanniques. En effet, selon la presse
du jour, un seul abattoire britannique remplirait les conditions posées
par Bruxelles et cela à un tel coût que ses exportations seraient
peu concurrentielles. Affaire à suivre bien sûr...
Dans l'immédiat on peut se reporter au dossier publié par
Libération
le lundi 2 août 1999.
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Le Monde en date du 31 juillet 1999 rapporte les réticences qui se sont élevées à propos de cette levée de l'embargo et in cite notamment le point de vue exprimé par l'Académie de Médecien en ces termes : "Abordant la question de la levée prochaine de l'embargo frappant les viandes bovines britanniques, l'Académie nationale de médecine, officiellement chargée de conseiller le gouvernement sur les questions de santé, a clairement pris position : « Tout en reconnaissant les arguments d'ordre économique qui ont conduit les autorités européennes à lever cet embargo, l'Académie nationale de médecine de France tient à souligner que des arguments d'ordre scientifique militent au contraire en faveur du maintien de cet embargo », soulignaient en février les académiciens. Il eût été préférable, selon eux, d'attendre 2001 pour envisager une telle mesure. « Compte tenu du lien existant entre l'ESB et la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme, nous appelons l'attention sur le risque que peut faire courir à la santé publique la levée prématurée de cet embargo ». Mais qui, à l'échelon national ou européen, se soucie des avis de l'Académie de médecine dès lors qu'ils vont à l'encontre des intérêts dominants ?"
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Le réseau national d'épidémiosurveillance de
l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé à
ma mi-juillet 99 un cas d'ESB sur un bovin du département de la
Manche.
Il s'agit du 15ème cas mis en évidence en 1999. Il a
été procédé à l'abattage et à
l'incinération du troupeau concerné de la Manche comptant 178
bovins. L'animal appartenait à un troupeau de bovins de
Saint-Cyr-du-Bailleul, dans le sud du département de la Manche, un
village de 500 habitants à la limite des départements de l'Orne
et de l'Ille-et-Vilaine.
Il s'agit du neuvième cas répertorié dans la Manche
. L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage
de ce département en juin 1994.
Le 22 juillet 1999
Dans un entretien paru ce mercredi 21 Juillet dans La Croix, le ministre
de l'Agriculture, Jean Glavany, déclare qu'il aurait
préféré une ultime vérification par les
autorités vétérinaires avant que la Commission
européenne ne levât l'embargo sur la viande de boeuf britannique
; "Une ultime vérification par l'Office alimentaire et
vétérinaire des anomalies détectées sur le
systèmes de contrôle britanniques lors de sa mission d'inspection
au mois d'avril aurait dû être conduite avant que la Commission
ne fixe la date de levée de l'embargo" au 1er août,
a éstimé Jean Glavany dans ce journal.
"On peut cependant faire confiance à l'engagement pris par le gouvernement
britannique et aux conditions draconiennes fixées par la Commission",
a-t-il estimé. "On est loin d'une levée générale
de l'embargo, mais j'aurais préféré une inspection encore
plus approfondie pour rassurer les consommateurs", a-t-il déclaré
en conclusion.
Le 19 juillet 1999
Les réactions à la levée de l'embargo (suite)
: selon l'Agence Europe (en date du 15 juillet 1999), lorsque les
représentants permanents à Bruxelles de certains Etats membres
"ont été officiellement informés des intentions de la
Commission, quelques heures avant la décision, les protestations
française, autrichienne et allemande se sont fait entendre.
Ces délégations auraient en effet souhaité recevoir,
avant l'expiration de l'embargo, un surcroît de garanties quant au
respect intégral des conditions préalables établies
par le Sommet de Florence". Toujours selon cette Agence, "amères et
déçues, elles ont reproché à la Commission de
ne pas avoir effectué une ultime inspection outre-Manche, compte tenu
des problèmes résiduels relevés en avril dernier".
L'Exécutif aurait alors répondu que, toujours selon cette Agence,
"plutôt qu'à des carences, le dernier rapport d'inspection fait
référénce à des mesures permettant d'améliorer
encore la fiabilité du régime fondé sur la date et,
en tout état de cause, Londres a promis que tout serait en ordre avant
l'échéance indiquée. En outre, selon des sources
communautaires, les conditions de Florence étant ainsi remplies, la
Commission ne voulait pas risquer un recours en carence pour avoir tardé
à mettre un point final à l'embargo."
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Le communiqué officiel de la Commission sur la levée de
l'embargo est
en
ligne.
Bruxelles, le 14 juillet 1999 : la Commission européenne a
décidé de fixer au 1er août 1999 la
date à partir de laquelle l'expédition de viande bovine et
de produits dérivés relevant du régime d'exportation
fondé sur la date peut commencer. Ce régime ne s'applique
qu'à la viande désossée et à ses produits
dérivés issus d'animaux nés après le 1er
août 1996, date à laquelle on considère que
l'interdiction de la farine de viande et d'os au Royaume-Uni est devenue
effective. Les animaux abattus dans le cadre de ce régime doivent
être âgés de plus de 6 mois et de moins de 30 mois. Le
régime prévoit également l'abattage et la destruction
des descendants de vaches affectées par l'encéphalopathie
spongiformes bovine (ESB) et la vérification de ce que la mère
de l'animal considéré a vécu 6 mois après la
naissance et n'a pas développé l'ESB. L'imposition d'un test
ESB sous ce régime n'est pas pris en considération car cette
mesure n'apporterait rien en la matière (la suite et les détails
sont sur le Web).
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La levée de l'embargo sur le boeuf britannique
Gerry Kiely, le porte-parole du commissaire à l'Agriculture, l'Autrichien
Franz Fischler, a précisé les conditions qui ont été
posées par la Commission pour lever l'embrago sur le boeuf britannique
au 1er août prochain. On pourra se reporter à
l'article
de Jean Quatremer paru dans Libération le 15 juillet sous
le titre " Le boeuf britannique sera libre le 1er août :
Bruxelles confirme la fin de l'embargo lié à la vache folle".
Dans le même numéro de Libération, on peut lire
une interview
de Marie-José Nicoli, présidente de l'UFC-Que Choisir (Union
fédérale des consommateurs), qui condamne la décision
de Bruxelles et annonce que l'UFC va porter plainte contre le gouvernement
britannique.
Le
Télégramme
de Brest insiste lui aussi sur le fait que "seule la viande
désossée d'animaux de 6 à 30 mois, avec garanties sur
la mère et traçabilité (garanties sur l'origine) totale,
pourra être exportée. Ce journal fait état du point de
vue d'Hugh Richards, responsable du National Farmers'Union au Pays-de-Galles
pour qui "Commercialiser le boeuf britannique ne sera pas facile, une bonne
façon de s'y prendre pourrait être de le vendre sous le nom
"boeuf du Pays-de-Galles" ou "boeuf de Cornouailles" ou encore "boeuf du
Yorkshire. Il faut développer une image de marque dans laquelle les
consommateurs aient confiance à l'étranger".
Hervé
Kempf et Philippe Lemaître (à Bruxelles) dans Le Monde
concluent leur article du 15 juillet sur le thème de la «
traçabilité des viandes" qui est pour eux le
paramètre-clé de la reconquête de la confiance par les
éleveurs britanniques et ils estiment que " nombreux sont ceux qui
jugent la décision de la Commission précipitée : il
aurait mieux valu attendre, pensent-ils, le 1er janvier 2000,
date à laquelle la traçabilité des viandes,
c'est-à-dire l'étiquetage précis de leur origine, sera
obligatoire."
L'AFP annonce par ailleurs la réaction très négative
du gouvernement portugais qui doit faire face à une décision
très récente de prolongation de l'embargo qui frappe les
éleveurs de ce pays.
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Deux nouveaux cas de vache folle en Suisse. Les deux bovins, provenant
des cantons du Jura et de Berne, étaient nés après
l'interdiction des farines animales pour les ruminants du 1er
décembre 1990, a annoncé l'Office vétérinaire
fédéral (OVF).
Dans le premier cas, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a
été diagnostiquée dans le cadre du nouveau programme
de dépistage. Dans le second, il est apparu que l'animal était
atteint d'ESB et il a été abattu. Le diagnostic a ensuite
été confirmé. Les deux bovins étaient nés
en 1992, soit bien après l'interdiction des farines animales.
25 cas de vache folle ont déjà été recensés
depuis le début de cette année en Suisse, contre 14 durant
toute l'année précédente. Cette très forte
augmentation s'explique par l'introduction du nouveau système de
dépistage systématique.
Le 13 juillet 1999
Deux nouveaux cas d'ESB ont été décelés, l'un
dans les Côtes d'Armor, l'autre dans l'Aube, a annoncé lundi
le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.
Il s'agit des 13e et 14e cas d'ESB mis en évidence
en France en 1999.
Il a été procédé à l'abattage et à
l'incinération des troupeaux concernés des Côtes d'Armor
et de l'Aube comptant respectivement 65 et 83 bovins. Les animaux atteints
sont deux vaches laitières nées dans un élevage des
Côtes d'Armor en octobre 1994 et dans un élevage de l'Aube en
septembre 1994.
Le 9 juillet 1999
L'embargo portugais : la Commission européenne a annoncé
jeudi 8 juillet avoir adopté une proposition de prorogation jusqu'à
août 2000 de l'interdiction d'exportation de viande de boeuf, imposée
pour une durée indéterminée en novembre au Portugal
en raison des craintes de cas de contamination par la maladie de la vache
folle (ESB).
La décision finale sera prise la semaine prochaine lors de la
réunion du comité vétérinaire permanent de l'Uionn
européeenne, a précisé la Commission, ajoutant que cet
embargo revisé, décidé en raison du taux anormalement
élevé d'ESB relevé dans le cheptel lusitanien, ne
concernerait plus l'exportation des taureaux de combat et celles des quartiers
et carcasses aux fins d'incinération.
Le 6 juillet 1999
Sur le site de l'Usine nouvelle dont les archives sont provisoirement accessibles gratuitement, on peut lire un article de Nadine Bayle titré " Agroalimentaire, alimentation animale : gare aux idées simplistes !" Pour tranquilliser des consommateurs paniqués par les dioxines, la France propose de bannir les farines animales. " On y prend connaissance des arguments des opposants à l'interdiction des farines et en particulier que cette interdiction aurait pour résultat d'accroître les achats de soja et donc à renforcer la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et " en même temps à ouvrir grandes les portes de l'Europe aux organismes génétiquement modifiés ". Mais Nadine Bayle insiste en conclusion sur le fait que " quelles que soient les décisions prise par Bruxelles, il faudra effacer le goût amer des farines animales, devenues le symbole même d'une agriculture productiviste qui a privilégié les volumes et les profits au détriment de la qualité ".
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Les dernières statistiques britanniques, à la date du 31 mai 1999, à paraître sur le site officiel du CJD Surveillance Unit font apparaître 42 cas diagnostiqués du nouveau variant de la MCJ dont 2 l'ont été au mois de mai. Cela porte le nombre total de cas à 44, si on y ajoute le cas français et le cas irlandais.
Le 2 juillet 1999
A propos des test : les commentaires du journal Le Monde
En ligne sur le site du
Monde
pendant quelques jours, vous pouvez lire l'article de Jean-Yves Nau : " Vache
folle " La Commission européenne valide les premiers test où
l'on apprend comment les différentes équipes ont travaillé
dans le cadre de l'évaluation mise en place au niveau européen.
Le CEA explique également ce qu'il a conçu pour assurer à
son test les meilleures résultats et évoque également
ses nouveaux objectifs. A lire de toute urgence ! ! !
Le 30 juin 1999
Un nouveau cas de vache folle a été découvert en
Suisse, nous annonce une dépêche de l'agence AP. Il s'agit
d'un bovin d'une exploitation du canton de Zoug né après
l'interdiction des farines animales pour les ruminants du 1er
décembre 1990, a annoncé mercredi l'Office
vétérinaire fédéral. Il a été
découvert dans le cadre du nouveau programme de surveillance. Ainsi,
23 cas d'ESB ont été enregistrés depuis le début
de l'année en Suisse, contre 14 durant toute l'année
précédente. Cette très forte augmentation s'expliquerait
par l'introduction du
nouveau
système de dépistage systématique. Des analyses
sont effectuées systématiquement lorsqu'un bovin est abattu
en mauvaise santé ou parce qu'il est malade.
Depuis le début de l'épizootie en 1990, 305 cas d'ESB ont
été recensés en Suisse.
Par ailleurs le ministère de l'Agriculture belge communique que le
28 juin 1999 un diagnostic d'ESB a été posé sur un bovin
femelle dans une exploitation laitière située dans la commune
de Chimay (Hainaut). Il s'agit du deuxième cas d'ESB constaté
en Belgique en 1999 et du neuvième au total. Il s'agissait
d'une vache laitière née le 15 janvier 1994 qui présentait
un changement de comportement et des troubles de la mobilité. Les
Services vétérinaires ont immédiatement placé
l'exploitation sous suspicion et l'animal a été emmené
par le CERVA (Centre d'étude
et de recherches vétérinaires et agrochimiques).
L'animal a été abattu et sa carcasse incinérée
après un premier traitement sur une ligne séparée; la
tête de l'animal a été transmise pour analyse au laboratoire
du CERVA. Le diagnostic de l'ESB ne peut être confirmé que sur
la base du résultat de trois tests. Le 28 juin, le CERVA a confirmé
le diagnostic. Après avoir reçu cette confirmation, les services
du Département et ceux du CERVA se sont rendus sur place, dans
l'exploitation. Tous les bovins présents (165) sont évalués
et seront transférés dans une où ils seront abattus.
Après un traitement sur une ligne séparée, les carcasses
des animaux seront incinérées. Les cerveaux de tous les animaux
adultes (âgés de plus de 2 ans) seront analysés au CERVA
à la recherche de l'ESB.
L'analyse épidémiologique quant à l'éventuelle
origine de la contamination et à l'éventuelle dispersion de
la maladie est en cours. Cette analyse porte sur la provenance de l'animal
contaminé, les animaux ayant quitté l'exploitation et les aliments
pour animaux utilisés dans l'exploitation.
Le 28 juin 1999
Du nouveau sur les tests (AP, AFP).
L'Union
européenne a annoncé vendredi que des scientifiques avaient
mis au point trois types de tests efficaces à 100% capables de
détecter sur des animaux les symptômes de la maladie de la "
vache folle ". Toutefois, un porte-parole de la commission de l'agriculture
a indiqué qu'il restait à déterminer si ces tests
étaient en mesure de détecter sur des animaux une présence
infime de prions avant que n'apparaissent les symptômes de
l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Selon ce porte-parole,
Thierry Daman, ces tests sont peu coûteux, mais est encore " trop tôt
" pour savoir s'ils pourront être approuvés en vue d'une utilisation
à grande échelle. Ces tests ont été
développés par les laboratoires Enfer Technology (Irlande),
Prionics AG (Suisse) et CEA (France).
Cette avancée dans le dépistage de l'ESB a été
présentée samedi à la presse par les responsables des
deux équipes du CEA à l'origine de l'élaboration du
test, Jacques Grassi, chef du service de pharmacologie et d'immunologie,
et Jean-Philippe Deslys, à la tête du service de neurologie.
Le test du CEA, qui s'utilise sur des bêtes mortes, était l'un
des quatre retenus dans le cadre d'un appel d'offres mondial de la Commission
européenne. Dans son rapport d'évaluation remis jeudi au
Comité de pilotage scientifique européen, la Commission de
Bruxelles présente le test français comme " celui qui détecte
les plus faibles concentrations de la forme anormale de la protéine
du prion ", la PrPres, marqueur de la maladie dite de la vache folle. Le
principe du test repose sur la détection du PrPres. Le CEA a
procédé pour cela en deux étapes: l'une de purification
du marqueur de l'ESB, l'autre de détection immunologique. Sur 1 400
échantillons analysés, les résultats de l'étude
font apparaître un taux de " 100% de sensibilité et de 100%
de spécificité ", ont expliqué les chercheurs. Autrement
dit, " le test a permis de détecter tous les animaux malades et aucun
animal sain n'a donné de résultat faussement positif. "
Comme l'a rappelé Jacques Grassi, l'alerte de cette infection était
jusqu'alors donnée par les signes cliniques, " c'est-à-dire
l'animal qui avait un comportement anormal ". Des tests de confirmation sont
ensuite apparus. Il s'agissait déjà de tests post-mortem, mais
leur mise en oeuvre ne permettait pas un criblage à très haut
débit. " C'était des tests qui prenaient soit plusieurs mois
s'ils étaient effectués sur des souris, soit plusieurs heures,
et qui ne pouvaient être effectués sur des grandes séries.
" " L'intérêt de ces nouveaux tests, c'est qu'ils sont applicables
à des formats industriels et qu'ils peuvent être effectués
en aussi grand nombre que cela sera nécessaire si les autorités
de santé décident par exemple d'effectuer un criblage
systématique ", a souligné le chercheur immunologiste.
Le test français est ainsi en cours d'adaptation à un format
industriel, le but étant qu'il puisse fournir un résultat en
moins de six heures, étape préalable à sa commercialisation
en grande série, dont bénéficieront les entreprises
d'abattage. Pour cette étape ultime, le CEA a transféré
son savoir-faire et sa technologie à un partenaire industriel, la
société Pasteur Sanofi Diagnostics, dans le cadre d'un programme
commun de développement
Le 25 juin 1999
La Grande-Bretagne, deuxième importateur mondial de vins français,
a souhaité jeudi des informations complémentaires après
la saisie en France de vin suspecté d'avoir été
traité avec un produit à base de sang de boeuf, interdit
depuis la crise de la vache folle en 1997 nous apprend l'AFP par une
dépêche en date du 24 juin.
"Nous sommes inquiets et nous allons demander de plus amples informations
sur la question aux autorités françaises", a déclaré
une porte-parole du ministère britannique de l'Agriculture. "Nous
agirons si nécessaire." Parallèlement, "nous menons notre propre
enquête" pour mieux identifier les vins français importés
en Grande-Bretagne.
La Grande-Bretagne est le deuxième acheteur de vin français
dans le monde derrière les Etats-Unis, avec 3,25 millions d'hectolitres
achetés en 1998 dont 1,26 million pour les vins de table, et 1,3 million
pour les AOC (appellation d'origine contrôlée) et VDQS (vins
délimités de qualité supérieure).
Les produits clarifiants à base de sang de boeuf ont été
interdits en Europe par précaution en novembre 1997, à la suite
de la crise de la vache folle nous rappelle fort pertinemment cette
dépêche.
Le 24 juin 1999
Paris, le 22 juin 1999 : Jean Glavany, ministre de l'Ariculture et de la
Pêche, Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la Snté
et à l'Ation sociale et Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat
aux P.M.E., au Commerce et à l'Artisanat chargée de la
Consommation, ont installé ce jour le conseil d'administration
de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments
(AFSSA)[....]. Les ministres ont précisé les modalités
de fonctionnement de l'Agence : une expertise indépendante, la
présence des consommateurs au conseil d'administration et le cas
échéant au sein de différentes commissions, l'information
régulière du public, des conditions garantissant l'absence
de conflit d'intérêt avec les organismes professionnels ou
privés.
Les ministres ont rappelé la nécessité d'améliorer
encore la transmission des données relatives à la
sécurité sanitaire afin que l'Agence puisse en amont apporter
son expertise.
Ils ont également mis l'accent sur l'intérêt des
réflexions prospectives que pourraient mener l'AFFSA au cours des
prochains mois et ont annoncé notamment :
- qu'était mis en place un groupe de travail au sein de l'AFFSA sur
l'alimentation animale présidé par D. Dormont - l'analyse de
la situation de l'ESB, en liaison avec le Comité interministériel
sur les encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles
(ESST). La création d'une animalerie de haute sécurité
pour l'étude des ESST a aussi été annoncée.
"J'ai décidé de subventionner cette année la construction
à Lyon d'une animalerie qui sera destinée à l'étude,
sur souris, des encéphalopathies spongiformes transmissibles, dans
de hautes conditions de sécurité (niveau dit P3)", a
déclaré à cette occasion Jean Glavany. Cette animalerie
rattachée à un laboratoire lyonnais de l'AFSSA, sera ouverte
aux projets d'études de chercheurs extérieurs, notamment aux
projets de recherche développés dans le cadre du comité
Dormont, qui réunit des experts de ces encéphalopathies.
Le 23 juin 1999
Selon une dépêche de l'AFP, le risque de transmission de
la maladie de la vache folle aux humains est à l'heure actuelle "minimal"
aux Etats-Unis, estime un rapport
de l'American Medical Association (AMA) à paraître ce mercredi
23 juin.
Rédigé par le Conseil des affaires scientifiques de l'AMA,
cette
enquête,
réalisée à partir de toute la littérature
scientifique publiée sur la question, a conclu que le risque d'une
épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
parmi le bétail américain était improbable.
"Des circonstances uniques à la Grande-Bretagne ont provoqué
l'émergence et la propagation de l'ESB au sein du bétail, notamment
l'utilisation de viande et de produits dérivés de moutons
infectés", écrivent les auteurs du rapport, publié dans
le Journal of the American Medical Association (JAMA).
"La plupart de ces circonstances n'existent pas aux Etats-Unis", ajoutent-ils.
Leurs statistiques rappellent que 173 126 cas d'ESB ont été
dénombrés au Royaume-Uni, alors qu'aucun n'a été
officiellement recensé sur le territoire américain.
Selon les scientifiques américains, le marché des Etats-Unis
est parfaitement étanche à tout risque d'importation de produits
contaminés. De même, des mesures adéquates ont
été prises pour éviter que des substances bovines
infectées soient utilisées dans des produits destinés
à la consommation humaine, estiment-ils.
Le 22 juin 1999
Farines animales : de larges extraits du rapport de la DNERF, signalé
par le Canard enchaîné, est actuellement en ligne sur
le site de l'hebdomadaire
Marianne ;
et avec Real Player vous pouvez même écouter la réponse
de M.Colombier, de la SARIA de Concarneau, dont les installations ont
été mises en cause dans ce rapport.
On pourra regretter que les pouvoirs publics n'ait pas fait preuve de la
même transparence ! ! !
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L'agence AP signale deux nouveaux cas d'ESB en Suisse. Ils ont
été découverts dans les cantons de Vaud et Berne durant
les deux premières semaines de juin. Ce qui porte à 22 le nombre
de cas déjà recensés en 1999, contre 14 pour toute
l'année dernière. Cette hausse s'expliquerait selon cette agence
" par l'efficacité du nouveau programme systématique de
dépistage. "
Les deux nouveaux cas sont des `cas NAIF, nés après l'interdiction
des farines animales en décembre 1990, a annoncé mercredi l'Office
Vétérinaire Fédéral (OVF).
Ils ont été découverts par les analyses effectuées
systématiquement lorsqu'un bovin est abattu en mauvaise santé
ou parce qu'il est malade. La dépêche avance par ailleurs que
" selon les estimations des experts, seule la moitié des cas environ
auraient été découverts ces dernières années.
"
Depuis le début de l'épidémie en 1990, 304 cas d'ESB
ont été enregistrés en Suisse.
Le 16 juin 1999
Dioxine dans des aliments français pour animaux : résultats
satisfaisants .
Par un communiqué du 15 juin 1999, le ministère de l'Agriculture
estime que " les résultats officiels de la recherche de dioxines,
demandée par les pouvoirs publics, dans des aliments pour animaux
et graisses prélevés dans l'entreprise française Alimex
(Eure-et-Loir), et susceptibles d'avoir été contaminés,
font état de teneurs de 1 à 1,5 picogramme par gramme de
matière grasse.
Ces taux sont inférieurs à la limite maximale de 5 pg/g de
matière grasse dans les viandes et produits dérivés
admise par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France
(CSHPF, aujourd'hui Agence française de sécurité sanitaire
des aliments - AFSSA). Ces taux sont aussi inférieurs à la
norme acceptable de 3 picogrammes par gramme recommandée par le CSHPF.
Ces résultats concernent les analyses portant sur des aliments pour
animaux prélevés entre le 29 mai et le 1er juin
dans l'entreprise Alimex et chez un de ses clients éleveurs, ainsi
que sur un lot de graisses détenu par cette société.
Concernant les prélèvements d'aliments pour animaux, la teneur
constatée en dioxine est inférieure à 1,5 pg/g de
matière grasse. Les deux échantillons analysés étaient
fabriqués à partir de graisses provenant de Belgique et
livrées par la société Verkest à la
société Alimex en janvier 1999, c'est-à-dire durant
la période signalée par les autorités belges comme
étant suspecte. Ces résultats sont satisfaisants : ils confortent
l'hypothèse de distribution d'aliments non contaminés à
partir de l'entreprise française Alimex, durant la période
suspecte.
Par ailleurs, dans les prélèvements de graisses, la teneur
constatée en dioxine est de l'ordre d'1 pg/g de matière grasse.
L'échantillon analysé provient d'un lot livré en mai
1999 par la société Verkest (Belgique) à la
société Alimex. Les productions intégrant de la graisse
prise dans ce lot ne sont donc pas non plus susceptibles d'avoir été
contaminées. Néanmoins, avant toute levée éventuelle
de séquestre des élevages ayant consommé de ces aliments,
Jean Glavany, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bernard Kouchner,
secrétaire d'Etat à la Santé et l'Action sociale, et
Marylise Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à
l'Artisanat, en charge de la Consommation, ont sollicité l'avis de
l'AFFSS sur ces résultats. Ils arrêteront ensuite leurs
décisions concernant le dispositif mis en ?uvre depuis le 28 mai par
le gouvernement français pour assurer la sécurité des
consommateurs. Dans l'attente de résultats d'analyses en cours, les
séquestres d'élevages ayant reçu directement de Belgique
des aliments sont, bien sûr, maintenus.
Le 14 juin 1999
Dans le Nouvel Observateur de la semaine du 10 au 16 juin on lira
avec intérêt un article de Jean-Jacques Chiquelin et Michel
de Pracontal intitulé " Vache Folle : ce n'est pas fini " qui
fait état notamment de certains résultats d'enquêtes
de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires (BNEV)
mettant en cause certains fabricants d'aliments du bétail bretons
et faisant état des détours qu'ont pu suivre certaines farines
animales au début des années 90. Cette enquête de la
BNEV ferait état également " de la contamination de
l'équarissage " par des bovins atteints d'ESB qui auraient
échappés au système
d'épidémio-surveillance.
On regrettera une fois encore que ce type de document ne soit pas rendu
accessible pour la connaissance du public de façon à ce que
les acteurs mis en cause puissent s'en expliquer ou les démentir.
L'article du
Nouvel
Observateur fut en
ligne.
NDLR : plusieurs journaux entr'ouvrent leurs pages sur Internet
puis... il faut payer pour voir : précipitez-vous chaque jour sur
ce site pour profiter des liens tout frais et
inscrivez-vous sur la
liste ESB !
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L'AFP annonce ce 14 juin que la France a demandé officiellement lundi,
devant le Conseil agricole européen réuni à Luxembourg,
l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux
d'élevage, en conséquence du scandale du poulet à la
dioxine. " L'objectif premier de la France est d'assurer la totale protection
du consommateur, à ce titre, l'interdiction des farines animales doit
être envisagée " au niveau européen, indique le memorandum
remis lundi par le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany,
à ses collègues européens.
Il faut, ajoute la France, que l'UE " prenne une orientation claire quant
à l'utilisation des farines animales en alimentation animale ".
Rappelant le rôle des farines animales dans la propagation de la maladie
de la vache folle (ESB) et dans celui du poulet à la dioxine, la France
indique que les réglementations actuelles sont trop disparates entre
les Quinze.
Certains pays interdisent totalement les farines dans l'alimentation animale,
comme le Royaume-Uni, d'autres les autorisent mais avec des conditions plus
ou moins restrictives.
En outre, la réglementation européenne, qui est minimale en
la matière, est peu ou pas du tout respectée. " Des missions
d'inspection ont fait apparaître des difficultés et des lacunes
" dans l'application des règles européennes " dans presque
tous les Etats-membres, y compris la France ", ajoute le texte de M. Glavany.
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Ce 14 juin l'AFP signale qu'un nouveau cas d'ESB a été
décelé en Vendée et que l'ensemble du troupeau
concerné a été abattu en fin de semaine. Ce cas, le
61e en France depuis 1991, est également depuis le
début de l'année le 12e enregistré et le
3e dans le département de la Vendée.
Il concernait un troupeau d'une centaine de bêtes dans un élevage
de Givrand, près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Cet élevage
est situé dans la même zone que les deux cas précédents,
l'un en janvier, qui concernait un troupeau de 167 bêtes, l'autre en
mai (76 animaux).
Le 10 juin 1999
Le bulletin Agrapresse du 7 juin nous apprend que la
fédération des coopératives d'alimentation animale
(SYNCOPAC) ont demandé le 1er juin aux pouvoirs publics
" de suspendre la mise sur le marché " des farines et des graisses
destinées à l'alimentation du bétail. Cette mesure
devrait être prise dans l'attente " d'une traçabilité
rigoureuse des produits animaux, farines et graisses, dans leur élaboration
et leur transport, pour assurer une garantie sanitaire totale tant au plan
français que communautaire.
Dans Le Monde du 10 juin, Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat
français à la santé et à l'action sociale, sans
mésestimer tous les problèmes qui vont en résulter,
considère l'interdiction des farines animales comme un " objectif
inéluctable du strict point de vue de la santé publique ".
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Les consommateurs prennent position. Dans un communiqué l'Union
fédérale des consommateurs (UFC) rappelle qu'un éleveur
belge a donné l'alerte le 3 février mais que les consommateurs
ont été avertis des dangers potentiels de cette contamination
longtemps après avoir mangé ces produits impropres à
la consommation.
Bruxelles doit imposer à tous les Etats membres " les mêmes
règles dans le processus de fabrication des farines carnées
destinées à nourrir les animaux entrant dans l'alimentation
humaine ", exige-t-elle.
" Faute d'une telle réglementation garantissant l'innocuité
de ces farines carnées et de contrôles rigoureux, l'UFC-Que
Choisir ? demandera leur interdiction ", poursuit-elle.
Un étiquetage précis et fiable des produits alimentaires et
de leurs composants permettant de renforcer leur " traçabilité
" est le seul moyen pour que le consommateur puisse réagir en cas
d'alerte, estime l'UFC-Que Choisir ?
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Une dépêche de l'AFP nous apprend que la Commission européenne
a autorisé mercredi 9 Juin 1999 la reprise des exportations de
boeuf nord-irlandais, suspendues il y a deux semaines à la suite
d'un problème dans le système de traçage du bétail,
a annoncé mercredi le gouvernement britannique.
Le défaut dans le système de traçage informatique avait
entraîné l'exportation de 19 bovins qui n'auraient pas dû
en principe être vendus hors du Royaume-Uni. Des inspecteurs
européens avaient demandé le 24 mai la réimposition
provisoire de l'embargo en attendant que le problème soit
résolu.
Le ministre à l'Irlande du Nord, Mo Mowlam, a indiqué dans
un communiqué que la Commission de Bruxelles était désormais
" pleinement satisfaite ".
Le 9 juin 1999
Les farines animales dans la crise. L'AFP nous apprend ce 9 juin qu'un
des responsables du groupe Weishardt, de Graulhet (Tarn), mis en cause par
les affirmations du Canard enchaîné selon lesquelles
" de graves anomalies " avaient été constatées dans
la fabrication de farines grasses destinées aux animaux, a admis mercredi
qu'il " y a eu un problème dans le passé ".
" S'il y avait une incertitude par le passé, aujourd'hui nos installations
sont aux normes européennes en vigueur ", a déclaré
Bernard Bouissières, responsable qualité de l'usine de
Graulhet.
Quant aux fabricants d'aliments pour animaux ils réclament " d'urgence
une harmonisation européenne " des règlementations sur les
farines et graisses animales, a déclaré mercredi Yves Montecot,
président du Syndicat national des industriels de la nutrition animale
(SNIA). Il ajoute que " c'est aux pouvoirs publics et aux scientifiques qu'il
revient de décider si les farines animales présentent un risque
et s'il convient de les supprimer " de l'alimentation des porcs, volailles
et poissons d'élevage. Mais pour le SNIA " il serait illusoire que
la France décide seule d'éliminer ces farines animales car
les marchandises circulent librement dans l'Union européenne ".
Les fabricants d'aliments pour animaux " peuvent tout à fait remplacer
" les farines animales par des protéines végétales contenues
dans les oléagineux et les pois, poursuit M. Montecot. " Mais dans
ce cas, il faut que l'Union européenne prenne des mesures pour favoriser
ces cultures, faute de quoi la dépendance des Européens à
l'égard des Américains pour ces produits végétaux
augmentera encore ", a-t-il dit.
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Revue de presse. Le Canard enchaîné du mercredi 9 juin
en rajoute aujourd'hui sur les farines animales dans la suite de l'article
du 19 mai déjà cité ici même. L'essentiel du dossier
du jour est basé sur un rapport d'inspection des enquêteurs
de la Direction nationale des enquêtes et de la répression des
fraudes (DNERF) principalement orienté dans les usines d'équarissage
françaises. On espère que ce rapport sera accessible à
tous dès que possible, et on aimerait connaître les réactions
qu'ils provoque, qu'on ne manquerait pas de signaler ici, bien sûr
...En attendant quelques extraits appétissants sont à lire
dans le Canard. On pourra y trouver également les réponses
de la DGCRF au précédent article du Canard et quelques
remarques sur la crise de la dioxine. Tout ça se trouve cette semaine
dans les kiosques et plus tard sans doute sur le Web sur le site "
la Crème du Canard
".
Sur la crise de la dioxine, Le
Monde a publié tout un dossier sur l'industrie de l'alimentation
animale qui est accessible gratuitement pendant 6 jours sur le site Web
(restructuré) du journal. On lira en particulier l'article de
Véronique Lorelle intitulé " L'Europe de l'industrie de la
nutrition animale reste à faire ".
Le 8 juin 1999
Les statistiques mensuelles publiées par le Ministère de la Santé britannique en date du 7 juin ne font pas apparaître de nouveau cas de nouveau variant de MCJ en Grand-Bretagne. Actuellement le nombre de cas s'élève donc toujours officiellement à 40.
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Dans son "
Journal
des consommateurs ", Consumer Voice (1999, Nr. 2), Paul van Geldorp
de la DG XXIV, fait le point sous le titre " Le cheptel bovin
européen et l'ESB : comment interpréter les chiffres ? ".
Il écrit notamment que, " les taux d'incidence et leur évolution
font apparaître que la situation de la France, de la Suisse et même
du Royaume-Uni est moins préoccupante que ne le laisseraient croire
le nombre de cas en termes absolus. D'autre part, l'Irlande n'a pas
enregistré de régression de l'ESB au cours des dernières
années. Les chiffres confirment également les craintes concernant
le Portugal, qui se situe désormais à un niveau plus
élevé que l'Irlande du Nord à la suite d'une forte
progression de la maladie. C'est une des raisons pour lesquelles la Commission
européenne a décidé en novembre 1998 d'interdire toute
exportation en provenance du Portugal et d'autoriser la reprise des exportations
de boeuf d'Irlande du Nord sous certaines conditions. "
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Le nouveau cas d'ESB en Mayenne, décelé le lundi 7 juin,
porte à 11 le nombre de cas répertoriés en France en
1999 (et à 60 au total), annonce le ministère de
l'Agriculture.
L'animal atteint est une vache laitière née dans un élevage
de Mayenne en août 1994 ; il a été procédé
à l'abattage et à l'incinération du troupeau concerné,
qui comptait 100 bovins. Il s'agit à nouveau d'un " NAIF ",
c'est-à-dire d'un animal " Né Après l'Interdiction des
Farines carnées ".
Le 3 juin 1999
Le journal Le Monde du mardi 1er juin signale la réunion du comité interministériel de la Recherche qui met l'accent sur les " Sciences du vivant " et décide que " l'effort de recherche sur l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et ses liens avec les pathologies humaines voisines sera poursuivi, afin d' éviter qu'elle ne devienne un problème de santé publique ".
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Trois nouveaux cas de vache folle ont été enregistrés
en Suisse depuis la mi-mai portant à 20 le nombre de bovidés
malades depuis le début de l'année, signale l'AFP, ce 2 juin,
de source officielle suisse.
Les trois vaches atteintes d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
ont été recensées dans les cantons de Lucerne, Nidwald
et Berne (centre), indique l'Office vétérinaire fédéral
suisse.
Depuis l'apparition de l'ESB en 1990 en Suisse, 302 vaches ont été
affectées, selon l'office.
Le 28 mai 1999
Le CNEVA-AFSSA diffuse 2 fiches d'information qui peuvent intéresser
tous ceux qui se sentent concernés par les questions de l'ESB. L'une
est consacrée au Réseau national d'épidémiosurveillance
de l'ESB, l'autre à l'ESB elle-même. Ces deux fiches
présentent les résultats obtenus par ce réseau sous
forme de cartes très parlantes, l'une mise à jour en août
1997, l'autre mise à jour au 6 août 1998 au moment où
40 cas positifs avaient été diagnostiqués par le laboratoire
de Pathologie bovine du CNEVA-Lyon.
Ces fiches peuvent être commandées à la Mission communication
de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments
(AFSSA) à son adresse électronique :
com@dg.cneva.fr
Le 26 mai 1999
Levée de l'embargo du boeuf britannique (suite) : un autre son de cloche. La liste de discussion Hygiène signale un article de Yannick Laude, correspondant à Bruxelles du journal Le Télégramme, daté du 17/04/1999, où on peut lire que " La levée de l'embargo à l'encontre du boeuf britannique, attendue ce printemps, est renvoyée à l'été au mieux. La dernière mission européenne d'inspection vétérinaire est revenue hier et son rapport définitif sur l'efficacité du système informatique de traçabilité des animaux, destiné à déceler les bêtes atteintes par la maladie dite de la vache folle ne sera pas disponible avant juin. Ce sera alors à la Commission de Bruxelles de décider mais, affaiblie par sa démission, elle devrait hésiter à prendre cette responsabilité politique compte tenu de la sensibilité du dossier. "
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Une dépêche de l'AFP datée du 24 mai nous apprend que
les exportations de boeufs nord-irlandais ont été suspendues
lundi "à titre provisoire" par le ministère britannique
de l'Agriculture. La décision a été prise après
une visite d'inspecteurs européens, qui ont constaté un
défaut dans le système de traçage du bétail,
mis en place depuis la crise de la vache folle.
Ce système de traçage informatique en Irlande du Nord, unique
dans l'ensemble du pays, avait entraîné une levée de
l'embargo européen avant le reste du Royaume-Uni, qui attend toujours
une date formelle pour la reprise de ses exportations, bloquées depuis
l'embargo imposé en mars 1996.
L'embargo sur la viande de boeuf désossée en provenance d'Irlande
du Nord avait été levé le 1er juin 1998,
pour les animaux âgés de 6 à 30 mois provenant de troupeaux
où aucun cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, maladie
de la "vache folle") n'a été recensé.
Le défaut du sytème de traçage informatique a
entraîné l'exportation de 19 boeufs, qui n'auraient pas dû
être sélectionnés pour l'exportation.
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L'hypothèse " Ebringer-Pirt " à la télévision
sur France 3 : la chronique de Jean-Jacques Peyraud (journaliste à
France 3) sur l'hypothèse " Ebringer-Pirt " du jeudi 20 mai 1999 est
accessible en ce moment en version texte (et parfois en vidéo) sur
le site de France
3. On peut y retrouver tous les URL cités à l'occasion
de cette émission et qui avaient été affichés
à une vitesse défiant tout recopiage.
Le dessin d'humour, faut-il le préciser, était de Rousso :
Pis aller.
Le 20 mai 1999
Pour les lecteurs anglophones, le témoignage d'Alan Ebringer et John Pirt, le 26 mars 1998, est accessible sur le site de la " BSE Enquiry ", la grande enquête conduite en Grande-Bretagne sur tout ce qui concerne l'ESB.
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Dans le Canard Enchaîné du 19 mai on peut lire
un article qui fait état d'une réunion du Conseil de la direction
de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes
(DGCRF) où il aurait été fait état que " la France
pourrait être classée par Bruxelles " zone à très
haut risque " en matière de prévention de la maladie de la
vache folle. Et cela notamment pour chauffage insuffisant des farines animales
". Le ministère des Finances dont dépend la DGCRF aurait "
décidé de lancer une enquête pour tenter d'avoir une
vue plus précise sur le chauffage des farines animales ".
On attend maintenant les réactions des administrations concernées
par cette information et nous en rendrons compte bien évidemment ici
dès que nous en aurons eu connaissance.
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A la suite de la parution d'informations sur les travaux de Ebringer et Pirt,
qui font l'hypothèse que le prion ne serait pas à l'origine
de l'ESB, on (Y. Le Pape, M. Barbier) peut dire ceci :
- il y a eu et il y aura encore beaucoup d'hypothèses sur l'origine
de l'ESB ; dont l'intérêt dépend d'abord de la dynamique
scientifique dans laquelle elles s'inscrivent ;
- la théorie du prion de Prusiner a permis de faire avancer
énormément les connaissances, mais, tout le monde l'admet y
compris Prusiner, le prion n'explique pas tout ;
- on cherche donc dans beaucoup de labos ce qui pourrait jouer un rôle
en plus et avec le prion. Tant que cela n'aura pas abouti à des
résultats concluants, toutes les hypothèses alternatives pourront
continuer à fleurir ;
- la décision de financer des recherches sur l'une ou l'autre de ces
hypothèses est une décision qui a aussi une dimension politique...
compte tenu des relations qui ont toujours existé en Grande Bretagne
entre les politiques et les scientifiques, on imagine facilement
l'intérêt des britanniques à soutenir cette hypothèse
dans on contexte où se discute la levée de l'embargo sur le
boeuf britannique au niveau européen.
Le 18 mai 1999
Une dépêche de l'AFP datée du17 mai 1999 nous apprend
que " le ministre britannique de l'Agriculture, Nick Brown, s'est
déclaré "optimiste" quant à la levée prochaine
de l'embargo européen sur le boeuf britannnique lundi à
Bruxelles.
S'exprimant à l'issue du Conseil agricole européen, M. Brown
a déclaré que le rapport de la dernière mission d'inspection
des vétérinaires européens en Grande-Bretagne venait
d'être remis à la commission.
Suite à ce rapport, dont le contenu n'a pas encore été
divulgué, la commission doit décider ou non de lever l'embargo
décrété en mars 1996 pour cause de maladie de la vache
folle. "Il s'agit d'un problème technique et non politique: les
inspecteurs devaient vérifier si nous appliquions correctement notre
système informatique de traçabilité des animaux. Je
suis confiant", a déclaré M. Brown.
Le Conseil agricole de novembre 1998 avait donné le feu vert formel
pour la levée de l'embargo à condition que les ultimes missions
d'inspection soient positives.
Un nouveau cas l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a
été décelé en Vendée, ce qui porte à
59 le nombre de cas répertoriés en France depuis 1990,
a annoncé lundi le ministère de l'Agriculture dans un
communiqué.
C'est la deuxième fois que le département de la Vendée
enregistre un cas de vache folle. Depuis le début de 1999, dix cas
d'ESB ont été mis en évidence en France.
Conformément à la réglementation en vigueur, il a
été procédé à l'abattage et à
l'incinération du troupeau, qui comprenait 49 bovins.
L'animal atteint est une vache née dans un élevage de Vendée
en août 1993, c'est-à-dire après l'interdiction de
l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des ruminants,
décrétée en juillet 1990.
Dans The Lancet ( Vol .353 n°9165) du 15 mai 1999, on peut
lire un article intitulé :
Codon 129 prion protein genotype and sporadic Creutzfeldt-Jakob
disease.
Il est signé par A. Alperovitch de l'INSERM avec I. Zerr, M. Pocchiari,
E. Mitrova, .J de Pedro Cuesta, I. Hegyi, S .Collins, H. Kretzschmar, C.
van Duijn, R.G. Will.
Le 10 mai 1999
L'AFP signale que deux nouveaux cas de vache folle ont été
enregistrés en Suisse portant à douze le nombre de bovins
malades depuis le début de l'année et à 291 le nombre
de cas depuis l'apparition en 1990 de l'encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB). Les deux vaches sont nées en 1994 dans les districts
de Buren, dans le canton de Berne, et de l'Entlebuch, dans celui de Lucerne,
soit quatre ans après l'interdiction des fourrages à base farine
animale, a précisé Heinz K. Muller, porte-parole de l'Office
vétérinaire fédéral.
Les deux troupeaux ont été abattus.
"Les liaisons dangereuses du cuivre avec les prions" Dans Le
Monde du 8 mai on peut lire un article d'Élisabeth Bursaux qui
signale la parution dans le premier numéro de la nouvelle revue du
groupe Nature, Nature Cell
Biology, d' une "étude anglaise du groupe de John Collinge,
du Medical Research Council (MRC), éclairant d'un jour nouveau le
mécanisme de l'infection par les prions. Le cuivre contenu dans le
cerveau pourrait modifier la conformation des protéines prions anormales
présentes dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la plus fréquente
des encéphalopathies spongiformes. "
L'article d'Elizabeth Bursaux peut-être consulté dans son
intégralité dans les
archives du Monde.
Le 7 mai 1999
Bruxelles, le 4 mai 1999. La Commission européenne a décidé d'exclure 32,7 millions d'euros du financement au Royaume-Uni des mesures relatives à l'abattage des bovins âgés de plus de trente mois (OTMS). L'OTMS vise à assurer qu'aucun animal abattu au Royaume-Uni après l'âge de 30 mois n'entre dans la chaîne alimentaire. L'Union européenne (UE) finance 70% du coût des animaux abattus. Le cofinancement complet est dû quand la carcasse est détruite (par incinération). Une avance de 80% du financement de l'UE peut être demandée quand la carcasse est équarrie. Les inspections réalisées par la Commission ont montré que les autorités britanniques ont échoué à appliquer efficacement certains contrôles clés requis.
Le 5 mai 1999
Une dépêche de l'AFP du 5 mai nous apprend qu'une usine de
dépollution, traitant à la fois les farines animales et
les boues des stations d'épuration, devrait s'implanter à l'automne
2000, à Morlaix (Finistère).
Ce projet piloté par la Société d'étude et de
recherche sur les protéines animales (SEPERA), filiale à 99%
du groupe COFIGAD, prévoit l'implantation de deux unités
interdépendantes : l'une d'entre elles incinèrerait les cadavres
d'animaux et déchets d'abattoirs (46 000 tonnes par an dans le
département). Les farines récupérées serviraient
de combustible pour alimenter la seconde unité qui traiterait les
boues de stations d'épuration des collectivités locales ou
des usines agro-alimentaires.
Selon ses promoteurs, ce procédé supprime l'épandage
des boues et le stockage des farines animales.Il prévoit également
l'élimination des vapeurs toxiques issues de la combustion. Une
enquête publique sera lancée mi-juin.
Le 5 mai 1999
Par un communiqué en date du 4 mai 1999, un nouveau cas
d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, dite "maladie de la vache
folle") a été décelé dans l'Orne, a annoncé
mardi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. Il
s'agit du 58e cas répertorié en France depuis
1990. C'est le neuvième mis en évidence depuis le début
de l'année. Le troupeau concerné, qui comptait 75 bovins, a
été abattu et incinéré.
L'animal atteint était une vache née dans un élevage
de l'Orne en décembre 1993, par conséquent après
l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation
des ruminants, décrétée en juillet 1990. Les farines
animales sont considérées comme le principal vecteur de la
maladie de la vache folle. Les cas d'ESB chez les animaux dits "NAIF" (nés
après l'interdiction des farines animales) sont probablement dus à
des contaminations alimentaires croisées, rappelle le ministère.
Ce type de contamination est possible chez les bovins jusque dans la seconde
partie de 1996.
Le 26 avril 1999
On peut lire sur le
site
Web du Parlement européen le compte-rendu du débat sur
le suivi de la crise de l'ESB. Ce débat a été introduit
en ces termes par les deux rapporteurs du dossier :
Le rapporteur, M. Böge, a déploré les négligences
et mauvaises gestions dont ont fait montre certains Etats membres. En effet,
treize Etats membres font l'objet d'un recours en justice. Il faut lancer
plus rapidement les procédures d'infraction ou traités et
sanctionner les Etats membres qui manquent à leurs obligations. Il
a souligné que les tests ne pouvaient donner une garantie absolue
d'exemption d'ESB. Nous avons ouvert la voie, il s'agit là d'un bon
avertissement pour l'avenir.
Mme Dagmar Roth-Behrendt (PSE, D) s'interroge sur les leçons
à tirer sur la crise de l'ESB: "Comment empêcher qu'une telle
catastrophe se reproduise ?". Elle estime que la transparence est essentielle,
que les contrôles et enquêtes doivent être acceptés,
que le principe de précaution doit mener toute notre politique. Elle
se demande si la Commission est d'accord pour accepter l'importation de viandes
en provenance des Etats-Unis contenant des hormones de croissance. La nouvelle
Commission, a-t-elle conclu, devra oeuvrer à la protection des
consommateurs. Les consommateurs doivent avoir priorité sur la politique
commerciale.
A lire sur le WEB, sur le site du British Medical Journal , un article récent de chercheurs britanniques qui donne une version optimiste des conséquences de la BSE sur la santé des populations les plus exposées à l'ESB. Les commentaires d'Annick Alpérovitch de l'INSERM obligent à nuancer cet optimisme.
Le 20 avril 1999
Mise en place de l'Agence française de sécurité sanitaire
des aliments (AFSSA) (décret n° 99-242 du 26 mars 1999)
Après la mise en place de l'Institut de veille sanitaire (IVS) et
de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé (AFSSAPS), les trois établissements publics
créés par la loi du 1er juillet 1998 pour renforcer
le dispositif de veille et de sécurité sanitaire sont
désormais en place.
L'AFSSA est un établissement public placé sous la tutelle des
ministres chargés de la santé, de l'agriculture et de la
consommation. Elle constituera l'outil national de l'évaluation des
risques sanitaires et nutritionnels des aliments. La gestion du risque,
c'est-à-dire la détermination des mesures à prendre
ainsi que leur contrôle, reste du ressort des ministères
concernés. En outre avec l'intégration en son sein du Centre
national d'études vétérinaires et alimentaires, l'agence
assurera auprès du ministre de l'Agriculture et des autres ministres
intéressés l'appui scientifique et technique nécessaire
à l'élaboration, à l'application et à
l'évaluation des mesures prises dans les domaines de la santé
animale du médicament vétérinaire, du bien être
des animaux et de leurs conséquences sur l'hygiène et la
sécurité des aliments destinés à l'homme ou à
l'animal.
L'Agence sera dotée en 1999 d'un budget de l'ordre de 336 MF (dont
246 MF de subventions de l'Etat). Ses effectifs seront de l'ordre de 720
personnes en 1999. Par décret en date du 31 mars 1999, Bernard Chevassus
a été nommé président du conseil d'administration
et Martin Hirsch, directeur général.
Le 19 avril 1999
Selon Agra Europe (n°2708 du 16 avril 1999), le Parlement européen "devrait adopter, lors de la session plénière à Strasbourg le 15 Avril, une résolution sur l'ESB très sévère pour les Quinze et critique envers la Commission de Bruxelles". Les parlementaires reconnaissent les "progrès accomplis par la Commission" mais déplorent "les manquements et négligences" des 13 États membres qui font l'objet de poursuites de Bruxelles pour infraction aux mesures communautaires de lutte contre la maladie. Ils préconisent "une approche radicale consistant à écarter de la chaîne alimentaire des cheptels entiers pour éradiquer la maladie" et suggèrent "l'interdiction de l'utilisation généralisée des antibiotiques dans les aliments pour animaux".
Le 14 avril 1999
Dans le numéro d'avril de la
Revue de l'alimentation
animale, on apprend que l'ensemble des syndicats professionnels de
l'industrie de l'alimentation animale ont créé un Conseil
scientifique commun composé de représentants des firmes
du secteur. L'explication des cas naïfs "constitue un des thèmes
sensibles de recherche" de ce conseil. Il s'agit en particulier d'essayer
de quantifier la probabilité des "contaminations croisées"
qui est l'hypothèse la plus vraisemblable pour le
comité Dormont. La revue ajoute, citant Charlotte
Dunoyer, responsable du service production animale d'un syndicat professionnel
: "on sait qu'en cas d'un mauvais nettoyage de circuit les quantités
résiduelles de farines animales sont 100 fois inférieures aux
quantités nécessaires susceptibles d'être infectantes"
et elle ajoute "les contaminations croisées ne suffisent pas à
expliquer ces quelques cas d'ESB, dans l'hypothèse où les farines
animales utilisées avant 1996 étaient vraiment contaminantes
[...] Si elles l'aavaient été ce ne serait pas quelques cas
(sporadiques) mais plusieurs centaines ..."
Nous ne manquerons pas de rendre compte ici de ces investigations des
professionnles de l'alimentation animale, bien sûr.
On peut lire aujourd'hui, sur le site du ministère de l'Agriculture, le point de vue "officiel" sur le problème des cas naïfs" : 49 cas d'Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont été diagnostiqués en France entre 1991 et 1998 par le "Réseau d'épidémiosurveillance" de la maladie (56 le sont au 8 mars 1999). Parmi ces 49 cas, 21 sont survenus sur des animaux dits NAIF (nés après l'interdiction de leur distribuer ou d'incorporer dans leur alimentation des farines animales). L'hypothèse de la contamination accidentelle cinq ans auparavant (période d'incubation de la maladie) de ces derniers par leur alimentation apparaît confortée aux scientifiques en ce début d'année 1999. Les mesures prises par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, notamment en 1996 et renforcées en 1998 devraient donc mettre fin à l'apparition de tels cas dans quelques années. Lire à ce sujet le dossier de "notre alimentation" (encart du n°16 de mars 1999 à la rubrique médiathèque/kiosque/notre alimentation).
Le 13 avril 1999
Dans le journal Libération du 13 avril 1999, on lira avec un grand intérêt une interview d'Annick Alpérovitch de l'unité Inserm « recherches épidémiologiques en neuropathologie et psychopathologie » installée à La Salpêtrière (Paris). Annick Alpérovitch pilote le réseau français de surveillance épidémiologique de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Elle donne son point de vue sur les nouvelles statistiques concernant l'augmentation des cas de « nouveau variant » de la Maladie de Creutzfelt-Jakob en Grande-Bretagne à la fin de l'année 1998 dont nous avons déja rendu compte sur notre page. Ces statistiques sont commentées également dans un article de Corinne Bensimon publié dans le même numéro de Libération.
Le 6 avril 1999
Par un communiqué daté du 29 mars 1999, le ministère de l'Agriculture signale un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine dans l'Aveyron. Il s'agit du 57e cas répertorié en France depuis 1990. C'est le 8e cas mis en évidence cette année. L'animal atteint est une vache née en février 1995 dans un élevage de l'Aveyron. Comme le prévoit la législation, il a été procédé à l'abattage et à l'incinération du troupeau concerné qui comptait 156 bovins.
Le 31 mars 1999
L'article de l'équipe de Noëlle Bons est donc paru dans le numéro du 30 mars des compte-rendus de l'Académie des Sciences des Etats-Unis. Cet article, cosigné par le Prix Nobel D. Carleton Gajdusek, est longuement analysé par le journal Libération du 31 mars sous le titre : Vache folle : des primates contaminés. Ces animaux en captivité avaient consommé des farines de viande. Cet article de Corinne Bensimon est accessible en ligne sur le site du journal.
Sous le titre " 'Mad Cow Disease' Seen in French Zoos ", le New York Times du 30 mars aborde lui aussi le problème soulevé par la publication de l'équipe de Noëlle Bons dans un article de Sandra Blaleslee, en ligne sur le site web du grand quotidien new-yorkais.
Le 30 mars 1999
Dans l'édition du 30 mars des compte
rendus de l'Académie des Sciences des Etats-Unis doit paraître
une communication qui présente les résultats des travaux conduits
par une équipe franco-américaine sur l'état sanitaire
de primates élevés dans des zoos français. Il
apparaît qu'une grande partie de ces animaux manifeste des signes graves
de maladies spongiformes transmissibles. Or on peut faire le lien entre cette
contamination et l'origine d'une partie de leur alimentation. Il semble en
effet que des firmes britanniques ont continué à exporter vers
la France, mais vraisemblablement aussi vers le reste du monde, une alimentation
spécifique pour les primates qui a pu être contaminée
par l'incorporation de tissus provenant d'animaux atteints par l'ESB.
L'équipe de chercheurs français qui a participé à
ce travail est dirigée par Noëlle Bons de l'unité de
Neuromorphologie fonctionnelle de l'Ecole pratique des hautes études
basée à l'Université Montpellier II.
Le 22 mars 1999
Les troupeaux du diable, un roman de la " vache folle ".
Editeur : Les Presses de la Cité (345 p.), de Frédéric
Pons, journaliste à Valeurs actuelles. C'est, selon son auteur,
le premier roman " vrai " sur l'histoire de la vache folle.
Frédéric Pons : " Le livre est en réalité le
fruit d'une longue enquête menée dans les campagnes et sur les
marchés agricoles, ainsi que dans certains milieux scientifiques.
Ne pouvant tout exploiter sur le plan journalistique, faute de preuves, j'ai
choisi la commodité du roman. Je l'ai situé dans le Grand
Sud-Ouest, ma région d'origine. C'est plus précisément,
mais sans malice, le " pays " de Jean Glavany, l'actuel ministre de
l'Agriculture, qui aurait apprécié le roman. Ce roman dont
l'authencité est actuellement plébiscité par les jeunes
agriculteurs est surtout un hymne, que j'ai voulu chaleureux, aux hommes
et aux femmes qui ont choisi de rester " à la terre ", un hommage
à tous ceux qui inventent et défendent les filières
de qualité, respectueuses de l'environnement et de la santé
humaine. "
Toute lecture critique de cette ouvrage sera bienvenue sur note site ! !
!
Les cas de nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nv-CJD)
augmentent en Grande-Bretagne.
Dans son édition du samedi 20 mars le journal
Le Monde commente la dernière
publication dans The Lancet,
l'analyse faite par des chercheurs britanniques à propos des
dernières statistiques de nv-CJD déjà publiées
sur " Vache Folle en ligne ".
Jean-Yves Nau écrit à
ce sujet que " les responsables britanniques du réseau de surveillance
épidémiologique de la nouvelle forme de la maladie de
Creutzfeldt-Jakob (MCJ), annoncent dans le prochain numéro du Lancet
(daté du 20 mars) un accroissement inhabituel du nombre des
décès dus à cette maladie. Au total, en Grande-Bretagne,
39 personnes sont mortes des suites d'une MCJ. L'inquiétude des
responsables britanniques tient à la progression observée.
On a ainsi recensé 3 décès en 1995, 10 en 1996 et 1997
et 15 en 1998, dont 9 durant le dernier trimestre. Un autre décès
a d'ores et déjà été confirmé depuis le
début de cette année. "
J.-Y. Nau ajoute que " pour le professeur John Collinge, membre de la commission
des experts scientifiques chargés de conseiller le gouvernement
britannique, 'il est encore trop tôt pour savoir ce que cela signifie'.
" Personnellement, je crains que le pays ne subisse une épidémie
sérieuse, cela est tout à fait possible ", a ajouté
le professeur Collinge. "
On pourra lire avec beaucoup d'intérêt l'article de The Lancet
et l'éditorial qui l'accompagne sur le
site Web de cette revue hebdomadaire
britannique qui a toujours joué un rôle important dans la diffusion
de l'information scientifique sur la crise de la BSE.
Le 17 mars 1999
Selon une dépêche de l'AFP en date du 2 mars 1999, l'Union européenne a choisi 4 parmi la dizaine de tests de l'ESB qui lui avait été soumis en réponse à un appel d'offres lancé en mai 1998. Ces 4 tests seraient ceux d'Enfer Scientific Ltd (Irlande), EG et G Wallac Ltd (Grande-Bretagne), Prionics Ltd (Suisse) et celui du Commissariat français à l'énergie atomique.
Le 16 mars 1999
Un prion dans les levures. Le journal Libération signale dans son numéro du mardi 16 mars la publication dans la revue Science du 26 février d'un article de Kimberly L. Taylor, Aiqian Cheng, Robert W. Williams, Alasdair C. Steven et Reed B. Wickner de l'Institut National de la Santé à Bethesda aux Etats-Unis intitulé : " Prion Domain Initiation of Amyloid Formation in Vitro from Native Ure2p ". Selon Pauline Léna de Libé, cet article démontre que " la levure Saccharomyces cerevisiae recèle au moins 2 protéines douées des mêmes propriétés que les fameux prions accusés dans la maladie de la vache folle ". Selon Reed Wickner, responsable de cette équipe de recherche, " les chercheurs disposeront désormais d'un excellent modèle pour travailler " et " permettra d'explorer rapidement et avec facilité les bases moléculaires et génétiques du fonctionnement du prion ".
Lu dans Le Monde du vendredi 12 mars 1999 :
"Vache folle": l'interdiction des farines animales n'a pas été
respectée entre 1990 et 1996. Selon Jean Glavany, ministre de
l'agriculture, l'épidémie bovine ne sera pas éradiquée
avant la fin 2001.
C'est sous ces titres que Jean-Yves Nau rend compte de de la conférence
de presse de Jean Glavany.
Pour J.-Y. Nau " Le ministre a reconnu que l'interdiction des farines
animales décidée en 1990 n'avait pas été pleinement
respectée, ce qui explique la persistance des cas d'ESB. "
Il ajoute que J. Glavany "a rendu public le dernier avis en date du comité
interministériel des experts des maladies à prions,
présidé par le docteur Dominique Dormont, ... qui tient pour
hypothèse la plus vraisemblable celle selon laquelle la contamination
des bovins dits NAIF (nés après l'interdiction des farines)
résulte de l'utilisation dans l'alimentation de ces animaux des farines
de viande et d'os potentiellement infectées par les prions pathologiques
... Le docteur Dormont estime d'autre part que l'analyse démographique
des cas français de bovins NAIF "permet de prédire leur
augmentation sensible au cours des trois prochaines années".
Pour conclure ,l'article du Monde pose la question suivante "Comment
comprendre que la réglementation sur l'utilisation des farines animales
n'ait pas, de 1990 à 1996, été pleinement respectée
?" Et le journal ajoute "On se refuse, au ministère de l'Agriculture,
à accuser tel ou tel acteur de la chaîne de fabrication ou
d'utilisation de ces farines, et on préfère évoquer
des incidents ou des erreurs. Il n'en est pas moins vrai que certaines des
informations recueillies au cours des investigations conduites par la brigade
nationale d'enquête vétérinaire ont été
transmises à la justice et que quatre informations judiciaires ont
été ouvertes."
Affaire à suivre.
Lors d'un point de presse du ministre de l'Agriculture, le 10 mars 1999,
sur le problème des cas "NAIF" d'ESB en France (animaux nés
après la date d'interdiction d'utilisation des farines de viandes
et d'os pour l'alimentation des bovins) Jean Glavany rappelle que le principe
qui guide l'action du gouvernement en matière de sécurité
alimentaire est celui de la plus grande précaution, afin d'assurer
une protection maximale des consommateurs. En matière
d'Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), les mesures nationales
en vigueur s'appuient sur les avis des autorités scientifiques et
notamment ceux émis par l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) et le Comité interministériel sur les encéphalopathies
spongiformes subaïgues transmissibles (ESST).
Elles sont de deux ordres. D'une part, la mise en place d'un réseau
d'épidémiosurveillance de la maladie et, d'autre part, la mise
en oeuvre de mesures de précaution en matière d'alimentation
humaine et animale. La France a par ailleurs développé un
dispositif permettant d'identifier clairement l'origine des bovins et de
suivre leurs mouvements par un passeport et d'assurer la traçabilité
des viandes.
Jean Glavany précise que l'hypothèse la plus probable retenue
par le comité interministériel sur les ESST pour expliquer
l'apparition de cas d'ESB sur des animaux nés après l'interdiction
d'utilisation des farines animales pour l'alimentation des bovins (juillet
1990) est l'existence de contaminations alimentaires croisées.
En effet, des contaminations accidentelles entre matières premières
ou aliments destinés aux bovins et ceux destinés à des
espèces non sensibles à l'ESB tels que les porcs et les volailles,
ont pu intervenir, au stade de la fabrication des aliments, de leur transport
ou de leur utilisation à la ferme. Ainsi, cinq ans plus tard, compte
tenu des délais d'incubation de la maladie, les bovins qui ont
été contaminés développent l'ESB.
Ces contaminations croisées rendent possible une contamination, jusque
dans la seconde partie de l'année 1996. Le délai moyen d'incubation
de la maladie (5 ans ), conduit à prévoir l'apparition de nouveaux
cas d'ESB pendant une période de 5 ans après la mise en oeuvre
des mesures prises en 1996, soit jusque fin 2001.
A partir de juin 1996, sur recommandations du Comité
interministériel sur les ESST, de nouvelles dispositions ont
été adoptées interdisant notamment l'utilisation des
cadavres et les matériaux à risques spécifiés
pour la fabrication des farines animales. Depuis février 1998, le
traitement appliqué aux sous-produits destinés à la
fabrication a été renforcé avec recours au processus
préconisé par l'Union européenne, et imposant un chauffage
à 133°C pendant 20 mm sous 5 bars de pression.
Ces mesures apportent un niveau de garantie satisfaisant en cas d'ingestion
accidentelle de ces produits par les bovins. Les autocontrôles
professionnels et les contrôles des pouvoirs publics ont plus
particulièrement portés sur ce point en 1998.
Les cadavres, les saisies d'abattoirs et les matériaux à risque
spécifiés sont désormais incinérés. Leur
destruction est prise en charge par le service public d'équarrissage
instauré début 1997.
L'AFP signale qu'un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine a été décelé dans la Sarthe. L'animal atteint est une vache laitière née en avril 1993, précise le ministère le ministère de l'Agriculture. Il s'agit du 56e cas répertorié en France depuis 1990, et le 7e depuis le début de l'année 1999. Le troupeau concerné, qui comptait 41 bovins, a été abattu et incinéré à la fin de la semaine.
Les dernières statistiques du ministère de la Santé britannique, concernant la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jakob (qu'on considère comme liée à l'ESB) font apparaître au 31 janvier 1999 les chiffres suivants : 1995 : 3 cas ; 1996 : 10 cas ; 1997 : 10 cas ; 1998 : 15 cas ; 1999 : 1 cas.
Premier test de dépistage de l'ESB en Allemagne : par une
dépêche en date du 2 mars l'AFP signale que la première
opération à grande échelle de dépistage rapide
de l'ESB dans l'Union européenne a démarré dans le Land
de Rhénanie du Nord/Westphalie en Allemagne.
Selon le ministère régional de l'Agriculture, cette
opération, d'un coût estimé à 127 000 euros
devrait s'étaler sur trois mois et porter sur la recherche
d'éléments pathogènes de l'ESB dans la cervelle de
5 000 bovins fraîchement abattus dans 22 des 80 abattoirs de
Rhénanie du Nord/Westphalie.
Cette technique de
dépistage, développée par un laboratoire suisse,
n'a pas encore reçu l'agréement de l'Union européenne,
a-t-on précisé de même source.
Ce même test est également mis en oeuvre à grande
échelle dans les
abattoirs
suisses depuis Mars 1999.
Le 15 février 1999
En date du 15 février 1999, l'agence Reuters annonce qu'un nouveau
cas de vache folle a été détecté dans la Sarthe,
le 6e répertorié en France depuis le début
de l'année et le 55e depuis 1990. L'animal atteint
était une vache laitière née en octobre 1993 dans un
élevage de la Sarthe, précise le ministère de l'Agriculture.
L'ensemble du roupeau de 127 bovins a été abattu et
incinéré.
Le 12 février 1999
Le Comité Dormont se prononce sur les animaux NAIF. Il s'agit
des animaux nés après l'interdiction d'incorporer des farines
de viandes et d'os (FVO) dans la nourriture, ce qui est le cas des apparitions
de l'ESB actuellement en France.
La lettre d'information de la Direction générale de l'alimentation
du ministère de l'Agriculture rapporte, dans son numéro de
janvier-février 1999, que le comité Dormont considérait
comme "hautement vraisemblable" les hypothèses "d'une mise en oeuvre
insuffisante des mesures d'interdiction de farines de viandes et d'os dans
l'alimentation des bovins" et "d'une contamination croisée avec d'autres
sources alimentaires" destinées aux "espèces (porcs, volailles)
où les FVO sont restées autorisées" jusqu'en 1996.
Le Comité n'exclut pas, pour autant, d'autres pistes comme l'apparition
de cas sporadiques. Il ajoute que "la démographie des cas NAIF
français fait craindre que leur nombre augmentera sensiblement au
cours des trois prochaines années dans notre pays et contribuera de
façon très significative au nombre total de cas d'ESB qui y
seront identifiés". le Comité complètera son avis
scientifique au cours du mois de février 1999, après discussion
des résultats de toutes les enquêtes épidémiologiques
conduites par la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires.
Le 8 février 1999
Une dépêche de l'AFP signale un nouveau cas de vache folle décelé dans le département de l'Ille-et-Vilaine. L'animal atteint est une vache laitière née en février 1994 dans un élevage de Piré-sur-Seiche, près de Rennes, a précisé la Direction des services vétérinaires (DSV) du département, à Rennes. Il s'agit du 54e cas répertorié en France depuis 1990. C'est le cinquième cas mis en évidence en 1999 en France et le troisième observé en Ille-et-Vilaine depuis juillet 1991. Le troupeau concerné qui comptait 85 bovins, a été abattu et incinéré dimanche.
Le 25 janvier 1999
Une dépêche de l'AFP signale que " le ministère de l'Agriculture a confirmé lundi un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite maladie de la vache folle, détecté dans la Manche. L'animal atteint est une vache laitière née en juillet 1994. Le troupeau de 71 bêtes dont elle est issue, a été abattu et incinéré ce week-end, a précisé le ministère dans un communiqué. De sources informées dans la Manche, on précise que le troupeau provient d'une ferme de Saint-Martin-de-Landelles, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët, dans le sud de la Manche. Il s'agit du 53e cas répertorié en France depuis 1990, pour un cheptel d'environ 21 millions de têtes, et du huitième dans la Manche. C'est le quatrième cas mis en évidence en 1999 en France.
Le 19 janvier 1999
Le réseau national d'épidémiosurveillance de
l'encéphalopathie spongiforme bovine vient de déceler un nouveau
cas sur un bovin provenant du département de l'Orne.
Il s'agit du 52e cas répertorié en France
depuis. C'est le 3e cas mis en évidence en 1999 dans
notre pays.
L'animal atteint est une vache laitière née en août 1994
dans un élevage de l'Orne. Le troupeau de 180 bovins a été
abattu et incinéré..
Dans sa dernière livraison (volume 353, n° 9148, 16 janvier 1999)
le Lancet publie un
article
signé notamment par J .W. Ironside et J. Collinge .
Cet article est commenté par Jean-Yves Nau dans Le Monde du
Samedi 16 janvier sous le titre " Premiers essais de dépistage
de la maladie de Creutzfeldt-Jacob ". Cette campagne de dépistage
est permise grâce à un test qui est présenté dans
l'article du Lancet. Selon J.-Y. Nau " l'équipe du professeur
Collinge estime détenir, aujourd'hui, une méthode diagnostique
efficace pouvant, à partir de prélèvements d'amygdales,
être mis en oeuvre sur une large échelle". Ces tests seraient
mis en oeuvre sur les amygdales conservées dans les hôpitaux
britanniques à la suite des ablations opérées sur les
patients. Ces analyses devraient donc permettre d'évaluer l'étendue
éventuelle d'une épidémie de la nouvelle forme de maladie
de Creutzfeldt-Jacob dont le lien avec l'ESB a été établi
par les précédents travaux de J. Collinge.
Le 11 janvier 1999
Le réseau national d'épidémiosurveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine a décelé deux nouveaux cas sur deux bovins provenant pour l'un du département de la Vendée et pour l'autre du département de l'Orne. Il s'agit des 50e et 51e cas répertoriés en France depuis. Ce sont les premier et second cas mis en évidence en 1999 dans notre pays. Les deux animaux atteints sont des vaches laitières nées respectivement en novembre 1993 dans un élevage de Vendée et en décembre 1993 dans un élevage de l'Orne. Il a été procédé à l'abattage et à l'incinération des deux troupeaux concernés de Vendée et de l'Orne comptant pour le premier 169 bovins et pour le second 115 bovins.
Le 4 janvier 1999
Nouvelles de l'Europe. Le deuxième rapport semestriel de suivi
sur l'ESB est accessible sur le
site de
la DG XXIV à Bruxelles. Dans la présentation de ce document
,on peut lire en particulier que « en dépit des nombreux efforts
de la Commission, le Conseil n'est pas convenu d'un cadre commun visant à
éliminer les "matériels à risque spécifiés"
de la chaîne alimentaire humaine et animale. Par conséquent,
les recommandations des comités scientifiques n'ont pas été
prises en compte de façon appropriée. Dans ce domaine, la
prévention des risques à l'échelon communautaire reste
inadéquate. »
Toutefois « des progrès ont été observés
dans la transposition de la législation communautaire adoptée
en vue de prévenir la propagation de l'ESB, notamment l'interdiction
applicable aux aliments pour animaux et les normes de traitement de la farine
de viande et d'os. Cependant, dans les cas où les États membres
ont tardé à transposer la législation communautaire
concernant la lutte contre l'ESB, la situation demeure préoccupante.
»
Enfi, on notera avec intérêt que la Commission « a
consacré beaucoup d'énergie à lancer les travaux concernant
la validation d'un test de diagnostic post-mortem de l'ESB. Au cours du premier
semestre 1999, les résultats de cette validation montreront si l'Union
européenne dispose actuellement d'un test capable de réduire
le risque encouru par le consommateur. »
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