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La traçabilité dans la filière bovine garantie par un test ADN


Le test ADN : un outil d’évaluation de la traçabilité

Introduction

Une retombée de la recherche

La méthode

Un partenariat éleveur – transformateur - distributeur

Bigard, fonctionnement du test

Auchan, la démarche sécurité alimentaire


L'attitude des consommateurs vis à vis de leur alimentation a évolué au cours des dernières années. Le prix et l'absence de risque sont des éléments prépondérants de choix auxquels s'ajoutent de nouvelles aspirations: le plaisir et la référence à la tradition, la santé.

Les consommateurs ont clairement exprimé leur exigence de sécurité lors des diverses crises alimentaires - vache folle, Listeria, dioxine... -. Confrontés à des informations parfois contradictoires voire aux limites des connaissances sur la réalité et l'importance des risques, ils ont très rapidement changé leur comportement d'achat. Cette perte de confiance s'est traduite au cours des derniers mois par une forte baisse des ventes de viande bovine.

Les acteurs de la filière agro-alimentaire n’ont pas cessé d’améliorer la qualité des produits alimentaires tant organoleptique que sanitaire sans parler de l'aspect hédonique, indépendamment même de ces crises. Leur mobilisation constante a permis de renforcer les contrôles et d'assurer une traçabilité de plus en plus performante depuis le champ jusqu'à l'assiette.

La traçabilité de la viande est assurée aujourd’hui, grâce à des enregistrements documentaires réalisés à chaque maillon de la chaîne :
- chez l’éleveur, tous les animaux doivent obligatoirement porter une boucle d’identification individuelle. Les informations sur leur filiation, les conditions d’élevage et les traitements vétérinaires sont repris sur les documents d’accompagnement et les registres d’élevage.
- l’abatteur dispose des informations précédentes et attribue des numéros de lots aux pièces de viande
- le distributeur conserve les informations fournies par l’abatteur et assure la continuité de la traçabilité en identifiant chaque lot de produits.

La traçabilité ADN complète la traçabilité documentaire en apportant des preuves biologiques irréfutables sur l’origine de l’animal. En effet le système d’enregistrement est fiable mais n’est pas à l’abri de dysfonctionnements. C’est pourquoi les éleveurs de veau Label rouge d’Aveyron et du Segala, le groupe Bigard et Auchan ont testé la méthode « ADN » de contrôle de la traçabilité, mise au point par l’INRA et développée par Labogena.

contacts presse :

Auchan : Emmanuelle FERRARI
tél : 01 47 62 61 94

INRA : Sylvie Colleu-Gourvenec
tél : 01 42 75 91 69


Une retombée des recherches sur le génome des animaux d’élevage :
la traçabilité de la viande par l’ADN


La construction des cartes génétiques des principales espèces d’animaux d’élevage a fait de grands progrès ces dernières années et l’INRA y a fortement contribué avec ses équipes du Département de Génétique Animale. Au moment où l’INRA va accentuer ses efforts dans la connaissance du génome des animaux, il nous a paru important de témoigner des retombées pratiques de ces recherches, obtenues grâce à de nouveaux partenariats. Ces retombées répondent aux attentes de la société en termes de qualité et de sécurité tout en permettant de développer des systèmes de production économiquement viables prenant en compte la gestion du territoire et de l’environnement.

La cartographie ou balisage du génome est le premier outil nécessaire pour comprendre et mieux gérer la variabilité génétique de caractères d’intérêt pour l’ensemble d’une filière animale. Ce balisage repose sur la détection de portions d’ADN (marqueurs) fortement polymorphes et facilement analysables au sein des populations animales. Ce repérage des zones où s’expriment des gènes responsables de la variabilité des caractères d’intérêt permet d’augmenter l’efficacité de la sélection.

Le polymorphisme des marqueurs bien répartis sur les chromosomes a ouvert d’autres pistes très prometteuses : c’est un outil d’identification très puissant et infalsifiable. En effet, l’ADN d’un individu est unique par la combinaison des éléments qui le composent et il se trouve dans tous les tissus. Pour chacun de ses gènes, à l’exception de ceux portés par les chromosomes sexuels, un individu reçoit une copie venant de son père et une de sa mère. L’analyse comparée de son ADN avec celui d’un autre individu va donc permettre d’approcher statistiquement leur degré de parenté.

De ces deux notions, unicité et ressemblance, ont découlé des méthodes pour :
- évaluer la diversité génétique intra et entre races,
- accroître l’efficacité des contrôles de filiation qui garantissent l’exactitude des liens de parenté (père-mère-produit),
- garantir l’identification des animaux et la traçabilité des produits qui en sont dérivés.

Une telle approche est apparue aux chercheurs de l’INRA, très prometteuse pour accompagner les investissements réalisés dans la filière bovine en matière d’identification des animaux et de traçabilité des produits carnés. L’exigence de qualité pour les outils de traçabilité est en effet très forte dans la démarche des pouvoirs publics mais aussi dans celle des producteurs, des abatteurs-transformateurs et des distributeurs.

Le principe du test et les étapes de la démarche soutenue financièrement à l’origine par l’INTERBEV (Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes) et le CIV (Centre d’Informations sur la Viande), sont décrits dans le document LABOGENA-INRA.

La détermination des intervenants d’une filière de production de viande de qualité sous Label Rouge pour mettre en place ce test ADN en partenariat avec l’INRA et le GIE LABOGENA, leur a permis de se doter d’un outil très puissant d’évaluation des procédures de traçabilité.

Ce partenariat élargi avec l’Inra ouvre de larges perspectives intéressantes :

- pour perfectionner les méthodes d’analyse du polymorphisme, rechercher de nouveaux types de marqueurs et permettre le développement de tests rapides, fiables et au prix le plus juste,
- pour disposer de références sur la logistique à mettre en place pour gérer les échantillons biologiques nécessaires aux tests,
- pour articuler ces données moléculaires avec les systèmes modernes d’information gérant l’état civil et les contrôles de performances des bovins.

contact : Bernard BIBE



Le contrôle par l’ADN de la traçabilité de la viande


1 - Le postulat de départ : on peut identifier un individu par son ADN

Chaque individu est unique au plan génétique, à l’exclusion des vrais jumeaux. Cette individualité est obtenue par le brassage des chromosomes au moment de la reproduction. Si ces différences entre individus sur des gènes codant pour des caractères visibles - couleur des yeux, des cheveux – sont bien connues, tel n’était pas le cas pour les régions des chromosomes ne servant pas directement à coder des protéines. En combinant toutes les différences sur l’ensemble du génome, on arrive à des milliards de milliards de combinaisons possibles. C’est cela qui engendre l’unicité d’un être vivant qui ne peut avoir de copie identique ni dans l’espace, ni dans le temps.

Pour définir un test d’identification reposant sur le polymorphisme (variation) de l’ADN, il faut repérer des régions du génome, variables d’un individu à l’autre. Pour des raisons économiques, on choisit des zones ou « marqueurs » déjà connus ou utilisés à des fins de recherche par exemple. Jusque dans les années 1980, les seuls marqueurs utilisables chez les mammifères correspondaient à des molécules exprimées, faciles à analyser, souvent des protéines. Les groupes sanguins ont ainsi été très utilisés pour leur nombre et leur polymorphisme (variation entre individus). Cependant, l’utilisation de ce type de marqueurs restait limitée à l’homme ou à l’animal vivant.

Aujourd’hui, l’identification se développe sur de nouvelles bases. De « nouveaux marqueurs» sont devenus accessibles grâce aux progrès de la technologie et de la robotique, en particulier la mise au point de la technique d’amplification de l’ADN en laboratoire (PCR) et le séquençage automatique de l’ADN. Ce sont des segments de chromosomes qui peuvent présenter diverses formes (variations) dans la population. Le nombre et la fréquence de ces formes sont différents selon le marqueur considéré et la population concernée.

Les marqueurs les plus utilisés depuis dix ans sont les microsatellites, sortes de bégaiement de l’ADN. C’est un motif plus ou moins répété pour une région microsatellite donnée dont on observe les différences (taille des fragments analysés) entre individus d’une même espèce. Leurs caractéristiques sont bien connues pour de nombreuses espèces. Ils sont ubiquistes et, bien qu’on ne connaisse pas leur rôle au sein du génome, ils servent de balise pour la caractérisation génétique d’espèces aussi bien végétales qu’animales jusqu’à l’homme.
Les marqueurs de type microsatellite présentent l’intérêt d’avoir souvent un fort polymorphisme. Un individu possède deux copies de chaque marqueur, l’une transmise par son père et l’autre par sa mère. Ces deux copies déterminent son génotype pour ce marqueur. Si l’on analyse plusieurs régions, la combinaison des paires de copies détectées permet de déterminer le génotype propre à chaque individu pour ces marqueurs et donc de le caractériser, c’est ce que l’on appelle son empreinte génétique.

2 - Le développement de la méthode : une démarche rigoureuse menée en partenariat

Première étape : la sélection des microsatellites à analyser parmi ceux qui sont connus et utilisés dans les programmes de recherche sur le génome des bovins, la biodiversité ou dans le cadre d’échanges internationaux. On a ensuite vérifié la qualité technique et le polymorphisme des marqueurs retenus, dénombré et codifié les formes par région étudiée avant, pour finir, de s’assurer de leur capacité à être utilisées dans des processus d’analyses à haut débit.
Deuxième étape : la validation de la méthode d’identification individuelle sur des animaux et de la viande (M. San Christobal-Gaudy, INRA Prod.Anim., 2000,132(4),269-276).
Pour cela, plusieurs critères devaient être remplis :
· La fiabilité c’est-à-dire la recherche du nombre d’erreurs rencontrées et l’impact sur les résultats. La méthode s’est avérée parfaitement fiable.
· Une efficacité optimale au moindre coût. Nous avons recherché le nombre minimum de marqueurs à utiliser pour identifier correctement les animaux. Huit marqueurs, sur les 11 retenus au départ, sont suffisants pour qu’il soit impossible de rencontrer 2 individus identiques dans une population équivalente à 1 milliard de bovins.

Troisième étape : la mise en place d’un partenariat exemplaire avec la filière label rouge du veau de l’Aveyron et du Ségala abattu par Bigard et distribué par Auchan. L’essai grandeur nature a été réalisé sur un lot de 48 animaux abattus chez Bigard à Castres et confronté à 89 prélèvements de viande réalisés dans 3 magasins Auchan de la région parisienne. L’ADN référence de l’animal vivant est obtenu à partir de l’oreille collectée à l’abattoir avec la boucle d’identification nationale solidaire. Ces oreilles sont ensuite acheminées à LABOGENA. Les échantillons de viandes sont recueillis chez le distributeur sur des muscles prêts à découper et repérés par leur numéro de lot.

L’ADN est extrait des différents prélèvements d’oreille et de viande par une méthode «rapide». Les échantillons d’ADN obtenus sont analysés pour onze régions de type microsatellite. Ces onze régions microsatellites sont amplifiées (multipliées en 1 milliard de copies environ) lors d’une seule réaction en utilisant des amorces d’amplification marquées avec trois fluorochromes émettant une couleur différente. Cette technique permet de détecter simultanément tous les produits d’amplification (voir schéma). Les produits de l’amplification sont analysés avec un séquenceur automatique. Les profils obtenus pour les différentes régions microsatellites sont interprétés à l’aide de logiciels adaptés pour déterminer les génotypes. Les profils génétiques sont comparés, deux à deux « en aveugle ».

Les 89 morceaux de viande prélevés ont pu être assignés à 14 des bovins du lot d’abattage sans difficulté et sans erreur.

La concordance s’est révélée parfaite et sans ambiguïté.


Un partenariat éleveur – transformateur - distributeur

Des veaux de qualité

Le veau d’Aveyron et du Ségala est un veau allaité par sa mère et nourri en complément avec des céréales. Ce mode d’alimentation est contrôlé par un organisme certificateur indépendant (Qualisud). Sa mère reçoit une alimentation traditionnelle exclusivement d’origine végétale, minérale et vitaminique, selon un cahier des charges défini par les éleveurs de veaux d’Aveyron. En période estivale, les mères sont conduites aux prés chaque jour.

Les veaux sont élevés sur la paille dans des étables spacieuses. Les traitements vétérinaires réalisés uniquement sur prescription vétérinaire, sont limités à ceux nécessaires au maintien en bonne santé des animaux. Les activateurs de croissance sont formellement prohibés.

Le veau d’Aveyron et du Ségala bénéficie d’un label rouge.

Une très grande traçabilité

Dès la naissance, chaque veau est identifié de façon spécifique puisqu’un numéro officiel et une boucle verte apposée sur son oreille garantissent son origine et son mode d’élevage.

A chaque étape de la filière, les animaux et les pièces de viandes sont identifiés. De plus, des contrôles sont effectués par un organisme indépendant aux différents stades de la filière. Chaque carcasse reçue dans le circuit de distribution est accompagnée d’un certificat de garantie et d’origine numéroté.

Le contrôle de la traçabilité est renforcé grâce au nouveau test développé par l’INRA et LABOGENA.

Une filière pérenne et sécurisée

Le 8 octobre 1996, Auchan, les éleveurs de veaux d’Aveyron et du Ségala label rouge sous l’égide de l’IRVA*, et le groupe Bigard, industriel transformateur, ont signé une charte de partenariat et de commercialisation de ces produits. L’objectif est de créer une filière pérenne et sécurisée en mettant en place un véritable partenariat entre les trois acteurs producteurs-transformateurs-distributeurs.

L’IRVA fédère plus de 700 éleveurs. Elle a, dans le cadre de sa démarche label rouge, une organisation permettant d’agréer et de contrôler la filière de l’élevage au point de vente.

Auchan a choisi le veau d’Aveyron et du Ségala label rouge pour sa qualité et sa traçabilité, les éleveurs de l’IRVA et le groupe Bigard pour leur très grand professionnalisme. Le Veau d’Aveyron et du Ségala représente environ 20% des ventes de viande de veau chez Auchan.

Cette collaboration a reçu, en mai 1999, le grès d’or du meilleur partenariat entre une PME et un grand distributeur.

* Interprofession régionale du veau d’Aveyron



Le Test A.D.N. : Mise en oeuvre à l’abattoir

La traçabilité matière au niveau de l’abattoir est assurée par l'affectation d'un numéro de tuerie lié à la boucle d'identification de l'animal lors de la pesée fiscale. Un étiquetage code barre permet de tracer toutes les carcasses lors du processus d'élaboration du produit en muscles sous-vide. Ces données sont reportées sur un document qui suit les produits.

La traçabilité ADN complète le schéma documentaire. Les oreilles portant la boucle d'identification posée à la naissance vont servir de base de données de référence. Elles sont collectées après la pesée et l'affectation du numéro de tuerie. Elles sont ensuite conditionnées individuellement et congelées pour constituer la banque d'informations.

Lors des contrôles en magasin, les oreilles correspondant au numéro de lot des barquettes sont envoyées au laboratoire pour vérification des profils ADN.

Intérêt de la démarche

Dans l'ensemble de ses unités d'abattage et de transformation, la stratégie BIGARD repose sur un concept fort : l'intégration de la sélection des animaux à l'abattage, la découpe, l'élaboration de produits frais à base de viande à destination des marchés principaux, grande distribution, commerce traditionnel, industrie, restauration collective et hors foyer.

Cette expérience permet de valoriser une très bonne connaissance du processus industriel intégrant toute la chaîne de transformation dans un souci de transparence.


La démarche « sécurité alimentaire » d’Auchan

La sécurité alimentaire est une priorité constante et quotidienne d’Auchan. Elle fait partie intégrante de sa politique depuis 15 ans. Au quotidien, un travail de fond est effectué pour assurer la sécurité alimentaire des produits, de leur lieu de production jusqu’aux magasins.

I. Une politique de filières agricoles pour plus de sécurité et de qualité

Auchan mène depuis plusieurs années une politique active de partenariat avec le monde agricole dans l’objectif d’améliorer la qualité et la sécurité des aliments. L’enseigne s’est notamment a développé différentes filières. Des cahiers des charges très rigoureux les encadrent apportant des garanties de traçabilité et imposant des contrôles à tous les stades de la chaîne de production.

Le veau label rouge d’Aveyron et du Ségala

Depuis octobre 1996, Auchan travaille en partenariat avec 500 éleveurs du veau label rouge d’Aveyron et du Ségala. Cette collaboration a reçu en mai 1999 le grès d’or du meilleur partenariat entre une PME et un grand distributeur remis par la secrétaire d’Etat au commerce et aux PME, Marylise Lebranchu. Troisième acteur de cette filière, le groupe Bigard, abatteur-découpeur s’est également fortement impliqué dans la démarche filière A chaque étape de la filière, les animaux et les pièces de viande sont identifiés et contrôlés par un organisme indépendant.

C’est donc naturellement que les acteurs de cette filière se sont mis d’accord pour tester en grandeur nature la technique développée par l’INRA* et LABOGENA*, qui permet de contrôler le système de traçabilité grâce à un test ADN.

Une nouvelle technique de contrôle de la traçabilité par l’ADN

Auchan est le premier distributeur français à avoir expérimenté cette nouvelle technique avec l’ensemble des acteurs d’une même filière. Un engagement fort puisque Auchan s’engage à prendre en charge pour l’année 2001, la totalité des coûts des tests, soit un investissement de xxxx. Une implication importante également puisque cette démarche va entraîner un contrôle encore plus soutenu au niveau des ateliers des magasins dans les processus de conditionnement et d’étiquetage.

Disposant désormais d’un outil opérationnel, Auchan a décidé de généraliser cette démarche pour l’ensemble de la filière des veaux label rouge d’Aveyron et du Ségala.
Pour 2001, l’enseigne effectuera dans chacun de ses 118 magasins, 12 tests par an. Les prélèvements seront effectués en rayon sur des barquettes et les analyses seront réalisées par LABOGENA.

Les échantillons (oreilles et boucles d’identification), permettant de constituer la base de données, seront conservés par la société Bigard.

Auchan étudie les possibilités d’étendre cette technique à d’autres produits (autres bovins, porcs, poissons..).

L’agriculture raisonnée

Auchan a joué un rôle moteur dans la promotion et le développement de l’agriculture raisonnée, un mode de production soucieux de maîtriser les effets de l’activité agricole sur l’environnement et respectueux du bien être animal. Le partenariat d’Auchan avec plus de 30
000 producteurs et d’éleveurs a permis le référencement de près de 100 produits « Filière Agriculture Raisonnée Auchan » en fruits et légumes frais, fromages, boulangerie, volailles, charcuterie et poissonnerie.

Les produits sont reconnaissables en magasin grâce à un étiquetage spécifique « Filière Agriculture Raisonnée Auchan ». Ce logo permet de les distinguer et contribue ainsi à valoriser auprès des consommateurs cette agriculture encore insuffisamment connue.

Quelques exemples :

- Pour la découpe de poulet, les volailles sont nées, élevées et abattues en France. Leur alimentation est composée à 100% de végétaux , minéraux et vitamines. Le suivi sanitaire est assuré dans chaque élevage par un technicien qualifié et/ou un vétérinaire.

- Le saumon est élevé dans les fjords norvégiens et nourri à 100% avec des aliments à base de poissons, crustacés et de produits d’origine végétale , minérale et vitaminique. Il est contrôlé par le Bureau Veritas.


L’agriculture biologique


Depuis 1995, Auchan est un acteur majeur du bio grâce à son implication auprès des producteurs et des industriels dans toutes les filières de produits bio. L’enseigne propose près de 900 produits reconnaissables par le logo AB, signe officiel de qualité, aussi bien en épicerie, en liquides, qu’en produits frais.

Dans le domaine de la viande bio, Auchan a été précurseur et a construit une filière en partenariat avec 400 éleveurs. L’enseigne est aujourd’hui, avec 75% des ventes, le premier distributeur français de viande biologique.

Le bœuf sélection Auchan

Le cahier des charges, créé en 1997, impose des caractéristiques précises : animaux sélectionnés parmi les races à viande, identifiés de l’élevage au point de vente, élevés pendant 4 mois minimum au pis et nourris à base d’herbe et de produits d’origine végétale, maturation 10 jours minimum des pièces à griller ou à rôtir pour optimiser la tendreté. L’ensemble de ces caractéristiques est contrôlé par un organisme certificateur, Qualicert.


II. Des exigences fortes de contrôle

1. Des contrôles sanitaires renforcés

- Auchan a pris l’initiative de faire réaliser, en plus des contrôles par les services officiels, des contrôles supplémentaires par des laboratoires externes dont l’Institut Pasteur de Lille, Vérita, Qualicert, Silliker et Ecocert. Les exigences d’Auchan en matière de sécurité et de contrôles sont en général supérieures à celles demandées au niveau réglementaire.

Ces contrôles se déroulent à trois niveaux.

Chez les fournisseurs
Pour pouvoir travailler avec Auchan, un fournisseur doit faire preuve de conditions sanitaires irréprochables. C’est pourquoi il lui est demandé un « visa qualité » qui peut notamment être obtenu après un audit (sur l’hygiène, la chaîne du froid, etc.).

Afin de formaliser les exigences d’Auchan en matière de sécurité et d’hygiène, des « contrats sécurité alimentaire » sont signés avec les fournisseurs pour une durée de 3 ans. Ils engagent les fournisseurs, entre autres, sur des garanties de traçabilité des produits, sur des garanties d’étiquetage et des moyens d’information permettant de réagir rapidement en temps de crise.

· Sur les plates-formes de livraison
En fonction des exigences propres à chacun des produits, des points précis sont contrôlés : températures, degré de maturité des fruits et légumes, temps de maturation de la viande de bœuf … Pour le poisson, 12 000 contrôles fraîcheur sont réalisés annuellement au cours de 1000 nuits par des agréeurs du bureau Veritas qui sélectionnent ainsi les meilleurs produits.

· En magasin
130 points sont contrôlés par mois dans tous les magasins : températures, nettoyages et désinfections des stands, ateliers et réserves … et 500 contrôles fraîcheur ont lieu annuellement sur les étals de poissonnerie.
Que ce soit sur ses produits marques propres ou sur ceux de ses fournisseurs, Auchan fait aussi réaliser des contrôles sur les produits : 20 000 analyses bactériologiques, 2 000 recherches de listéria et 12 500 analyses de conformité ont lieu annuellement.


2. Des gestes quotidiens

Plusieurs mesures permettent de maximiser, au quotidien, la sécurité alimentaire. Par exemple, des contrôles sur les dates limites de consommation ont lieu quotidiennement. Auchan s’engage à retirer les produits avant la date limite de consommation afin de garantir un nombre de jours minimum de la vie du produit au consommateur. Par exemple, les yaourts sont retirés 9 jours avant la date limite de consommation, alors que la réglementation prévoit qu’ils peuvent être vendus jusqu’à cette date.

Enfin, Auchan met gratuitement à disposition des clients, pour tout achat de produits surgelés, des sacs isothermes pour le transport de ces produits.

3. La certification de service des rayons produits frais

Démarche volontaire et sans précédent dans la grande distribution, la certification de services liés aux produits frais témoigne de l’engagement d’Auchan pour assurer plus d’hygiène et de sécurité alimentaire.
De l’accueil du client par le collaborateur à la fraîcheur irréprochable du produit, la certification assure un contrôle à chaque étape.

40 hypermarchés Auchan, soit un tiers des magasins, ont déjà obtenu la certification délivrée par Qualicert, premier organisme certificateur de services accrédité, donc gage de garantie et d’indépendance. Le certificat est accordé pour 3 ans avec un contrôle interne tous les mois et un contrôle de Qualicert trois fois par an.

La certification de services produits frais est la garantie de :

- une sécurité alimentaire renforcée une charte liste les attentes des clients et les moyens d’y répondre,

- une grande transparence : les ateliers sont accessibles aux visiteurs, le détail des engagements pris par le magasin ainsi que les cahiers de contrôle sont également disponibles en permanence.

- une écoute permanente du consommateur : des urnes de suggestion en magasin permettent aux clients d’exprimer leurs remarques et Auchan s’engage à leur répondre sous 3 jours. Une enquête de satisfaction clientèle est réalisée au minimum une fois par an.

4. Une politique spécifique pour les produits Auchan

Le consommateur doit être informé de façon très précise sur le contenu des produits afin de faire son choix en connaissance de cause. Dès 1997, Auchan avait donc demandé à ses fournisseurs de préciser très clairement la présence ou non d’OGM dans leurs produits. Depuis cette date, l’enseigne a également effectué un travail important sur ses produits marque Auchan : en collaboration avec les fournisseurs, Auchan a identifié, dans tous les produits vendus sous sa marque, les ingrédients ou les additifs susceptibles d’être issus de soja ou de maïs génétiquement modifié autorisé en France.

Une fois ces produits identifiés :

- soit Auchan a pu vérifier l’absence de ces OGM par la traçabilité et un système de contrôle pertinent, ou par des analyses sur les matières premières entrant dans la composition des produits ;

- soit lorsque des garanties suffisantes n’ont pas été obtenues sur l’absence confirmée d’OGM, les ingrédients issus de soja ou de maïs ont été remplacés par un autre produit.

Pour chacune des modifications, Auchan s’est toujours assuré que la qualité et le goût des produits restaient identiques.


III. La mobilisation de professionnels au service de la sécurité alimentaire

· Un service qualité interne

La Direction de la Qualité Auchan France, créée en 1986 comprend un responsable (docteur vétérinaire), huit ingénieurs et 7 assistantes.
Elle est relayée par des responsables qualité au sein des équipes d’Auchan Production, la structure qui crée les produits Auchan (3 responsables : alimentaire, non alimentaire et textile et 3 équipes d’ingénieurs). Elle travaille en étroite collaboration avec l’équipe filières (1 responsable, 3 ingénieurs).

· La formation des collaborateurs

La sécurité alimentaire passe par la mobilisation de tous les collaborateurs d’Auchan. Ceux-ci reçoivent une formation aux bonnes pratiques de l’hygiène dès leur arrivée en magasin et, chaque année, une formation plus spécialisée à leur secteur : la sécurité alimentaire pour les personnels des rayons produits frais.

· Des spécialistes en ligne
Auchan met à disposition des consommateurs un numéro de téléphone Azur : le 0 810 AUCHAN (0 810 282426). Quelles que soient les questions : alimentation, santé, bien-être, nutrition, diététique, etc., une équipe de professionnels répond aux interrogations des consommateurs ; si nécessaire, en cas de crise, un médecin peut être joint.

· Un service Clients
Pour des questions plus spécifiques, les consommateurs peuvent écrire au service clients Auchan - 200 rue de la Recherche - BP 636 - 59 656 Villeneuve d’Ascq


IV. Des travaux préventifs

· Un réseau d’experts

Auchan s’appuie sur un « comité scientifique » composé de spécialistes du monde médical, de nutritionnistes, d’allergologues, de cancérologues, de chercheurs de l’INRA... Ce comité pilote un ensemble de programme de recherches sur la chaîne du froid, sur la listéria, l’alimentation animale …
Auchan travaille également avec le « comité qualité » de la Fédération du Commerce et de la Distribution et, à ce titre, participe à la rédaction de guides sur « les bonnes pratiques d’hygiène pour la distribution » comme à la réalisation d’études sur les risques alimentaires (études HACCP).

· La participation à des programmes publics

Auchan entretient des liens étroits avec les pouvoirs publics nationaux et locaux (services vétérinaires, Direction générale de l’alimentation, Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) pour établir les procédures de contrôle et de communication les plus rapides et les plus performantes.

Parallèlement Auchan participe à des programmes de recherche nationaux avec l’Institut National de la Recherche Agronomique et à des programmes européens dirigés par l’Institut National de la Consommation.


*Institut National de la Recherche Agronomique
*Laboratoire d’analyses génétiques pour les espèces animales

 

Dossier de presse - 13 février 2000

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Numéro spécial génomique végétale (janvier/février 2001)
La traçabilité dans la filière bovine garantie par un test ADN (13/02/2001)
Découverte d'un nouveau gène responsable de l'absorption du fer par les céréales (18/01/2001)
Le fichier d'empreintes génétiques des chênes européens :
un outil pour la biologie évolutive et pour la traçabilité des produits issus du chêne (décembre 2000)
Contribution de l'INRA à la connaissance du génome d'Arabidopsis (décembre 2000)
Un laboratoire de génétique microbienne de l'INRA reçoit un trophée INPI (décembre 2000)
Pertinence économique et faisabilité d'une filière sans OGM (30/11/2000)
Hybridation entre le colza et la ravenelle en conditions proches de la pratique agricole (25/08/2001)
Destruction de plants transgéniques à Toulouse (26/06/2000)
Construire des plantes résistantes à la sécheresse ? (juin, juillet 2000)
Identification d'un gène à effet majeur sur la qualité de la viande de porc (mai 2000)
Le gène de l'anomalie "Bulldog" localisé en moins de six mois (mai 2000)

 

Institut National de la Recherche Agronomique
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Mise en ligne : Avril 2001