La traçabilité dans la filière
bovine garantie par un test ADN
Le test ADN : un outil d’évaluation
de la traçabilité
Introduction
Une retombée de la recherche
La méthode
Un partenariat éleveur – transformateur
- distributeur
Bigard, fonctionnement du test
Auchan, la démarche sécurité alimentaire

L'attitude des consommateurs vis
à vis de leur alimentation a évolué au cours des dernières années.
Le prix et l'absence de risque sont des éléments prépondérants
de choix auxquels s'ajoutent de nouvelles aspirations: le plaisir
et la référence à la tradition, la santé.
Les consommateurs ont clairement exprimé leur exigence de sécurité
lors des diverses crises alimentaires - vache folle, Listeria,
dioxine... -. Confrontés à des informations parfois contradictoires
voire aux limites des connaissances sur la réalité et l'importance
des risques, ils ont très rapidement changé leur comportement
d'achat. Cette perte de confiance s'est traduite au cours des
derniers mois par une forte baisse des ventes de viande bovine.
Les acteurs de la filière agro-alimentaire n’ont pas cessé d’améliorer
la qualité des produits alimentaires tant organoleptique que sanitaire
sans parler de l'aspect hédonique, indépendamment même de ces
crises. Leur mobilisation constante a permis de renforcer les
contrôles et d'assurer une traçabilité de plus en plus performante
depuis le champ jusqu'à l'assiette.
La traçabilité de la viande est assurée aujourd’hui, grâce à des
enregistrements documentaires réalisés à chaque maillon de la
chaîne :
- chez l’éleveur, tous les animaux doivent obligatoirement porter
une boucle d’identification individuelle. Les informations sur
leur filiation, les conditions d’élevage et les traitements vétérinaires
sont repris sur les documents d’accompagnement et les registres
d’élevage.
- l’abatteur dispose des informations précédentes et attribue
des numéros de lots aux pièces de viande
- le distributeur conserve les informations fournies par l’abatteur
et assure la continuité de la traçabilité en identifiant chaque
lot de produits.
La traçabilité ADN complète la traçabilité documentaire en apportant
des preuves biologiques irréfutables sur l’origine de l’animal.
En effet le système d’enregistrement est fiable mais n’est pas
à l’abri de dysfonctionnements. C’est pourquoi les éleveurs de
veau Label rouge d’Aveyron et du Segala, le groupe Bigard et Auchan
ont testé la méthode « ADN » de contrôle de la traçabilité, mise
au point par l’INRA et développée par Labogena.
contacts presse :
Auchan : Emmanuelle FERRARI
tél : 01 47 62 61 94
INRA : Sylvie Colleu-Gourvenec
tél : 01 42 75 91 69

Une retombée des
recherches sur le génome des animaux d’élevage :
la traçabilité de la viande par l’ADN
La construction des cartes génétiques des principales espèces
d’animaux d’élevage a fait de grands progrès ces dernières années
et l’INRA y a fortement contribué avec ses équipes du Département
de Génétique Animale. Au moment où l’INRA va accentuer ses efforts
dans la connaissance du génome des animaux, il nous a paru important
de témoigner des retombées pratiques de ces recherches, obtenues
grâce à de nouveaux partenariats. Ces retombées répondent aux
attentes de la société en termes de qualité et de sécurité tout
en permettant de développer des systèmes de production économiquement
viables prenant en compte la gestion du territoire et de l’environnement.
La cartographie ou balisage du génome est le premier outil nécessaire
pour comprendre et mieux gérer la variabilité génétique de caractères
d’intérêt pour l’ensemble d’une filière animale. Ce balisage repose
sur la détection de portions d’ADN (marqueurs) fortement polymorphes
et facilement analysables au sein des populations animales. Ce
repérage des zones où s’expriment des gènes responsables de la
variabilité des caractères d’intérêt permet d’augmenter l’efficacité
de la sélection.
Le polymorphisme des marqueurs bien répartis sur les chromosomes
a ouvert d’autres pistes très prometteuses : c’est un outil d’identification
très puissant et infalsifiable. En effet, l’ADN d’un individu
est unique par la combinaison des éléments qui le composent et
il se trouve dans tous les tissus. Pour chacun de ses gènes, à
l’exception de ceux portés par les chromosomes sexuels, un individu
reçoit une copie venant de son père et une de sa mère. L’analyse
comparée de son ADN avec celui d’un autre individu va donc permettre
d’approcher statistiquement leur degré de parenté.
De ces deux notions, unicité et ressemblance, ont découlé des
méthodes pour :
- évaluer la diversité génétique intra et entre races,
- accroître l’efficacité des contrôles de filiation qui garantissent
l’exactitude des liens de parenté (père-mère-produit),
- garantir l’identification des animaux et la traçabilité des
produits qui en sont dérivés.
Une telle approche est apparue aux chercheurs de l’INRA, très
prometteuse pour accompagner les investissements réalisés dans
la filière bovine en matière d’identification des animaux et de
traçabilité des produits carnés. L’exigence de qualité pour les
outils de traçabilité est en effet très forte dans la démarche
des pouvoirs publics mais aussi dans celle des producteurs, des
abatteurs-transformateurs et des distributeurs.
Le principe du test et les étapes de la démarche soutenue financièrement
à l’origine par l’INTERBEV (Association Nationale Interprofessionnelle
du Bétail et des Viandes) et le CIV (Centre d’Informations sur
la Viande), sont décrits dans le document LABOGENA-INRA.
La détermination des intervenants d’une filière de production
de viande de qualité sous Label Rouge pour mettre en place ce
test ADN en partenariat avec l’INRA et le GIE LABOGENA, leur a
permis de se doter d’un outil très puissant d’évaluation des procédures
de traçabilité.
Ce partenariat élargi avec l’Inra ouvre de larges perspectives
intéressantes :
- pour perfectionner les méthodes d’analyse du polymorphisme,
rechercher de nouveaux types de marqueurs et permettre le développement
de tests rapides, fiables et au prix le plus juste,
- pour disposer de références sur la logistique à mettre en place
pour gérer les échantillons biologiques nécessaires aux tests,
- pour articuler ces données moléculaires avec les systèmes modernes
d’information gérant l’état civil et les contrôles de performances
des bovins.
contact : Bernard BIBE

Le contrôle par l’ADN de la traçabilité
de la viande
1 - Le postulat de départ : on peut identifier
un individu par son ADN
Chaque individu est unique au plan génétique, à l’exclusion des
vrais jumeaux. Cette individualité est obtenue par le brassage
des chromosomes au moment de la reproduction. Si ces différences
entre individus sur des gènes codant pour des caractères visibles
- couleur des yeux, des cheveux – sont bien connues, tel n’était
pas le cas pour les régions des chromosomes ne servant pas directement
à coder des protéines. En combinant toutes les différences sur
l’ensemble du génome, on arrive à des milliards de milliards de
combinaisons possibles. C’est cela qui engendre l’unicité d’un
être vivant qui ne peut avoir de copie identique ni dans l’espace,
ni dans le temps.
Pour définir un test d’identification reposant sur le polymorphisme
(variation) de l’ADN, il faut repérer des régions du génome, variables
d’un individu à l’autre. Pour des raisons économiques, on choisit
des zones ou « marqueurs » déjà connus ou utilisés à des fins
de recherche par exemple. Jusque dans les années 1980, les seuls
marqueurs utilisables chez les mammifères correspondaient à des
molécules exprimées, faciles à analyser, souvent des protéines.
Les groupes sanguins ont ainsi été très utilisés pour leur nombre
et leur polymorphisme (variation entre individus). Cependant,
l’utilisation de ce type de marqueurs restait limitée à l’homme
ou à l’animal vivant.
Aujourd’hui, l’identification se développe sur de nouvelles bases.
De « nouveaux marqueurs» sont devenus accessibles grâce aux progrès
de la technologie et de la robotique, en particulier la mise au
point de la technique d’amplification de l’ADN en laboratoire
(PCR) et le séquençage automatique de l’ADN. Ce sont des segments
de chromosomes qui peuvent présenter diverses formes (variations)
dans la population. Le nombre et la fréquence de ces formes sont
différents selon le marqueur considéré et la population concernée.
Les marqueurs les plus utilisés depuis dix ans sont les microsatellites,
sortes de bégaiement de l’ADN. C’est un motif plus ou moins répété
pour une région microsatellite donnée dont on observe les différences
(taille des fragments analysés) entre individus d’une même espèce.
Leurs caractéristiques sont bien connues pour de nombreuses espèces.
Ils sont ubiquistes et, bien qu’on ne connaisse pas leur rôle
au sein du génome, ils servent de balise pour la caractérisation
génétique d’espèces aussi bien végétales qu’animales jusqu’à l’homme.
Les marqueurs de type microsatellite présentent l’intérêt d’avoir
souvent un fort polymorphisme. Un individu possède deux copies
de chaque marqueur, l’une transmise par son père et l’autre par
sa mère. Ces deux copies déterminent son génotype pour ce marqueur.
Si l’on analyse plusieurs régions, la combinaison des paires de
copies détectées permet de déterminer le génotype propre à chaque
individu pour ces marqueurs et donc de le caractériser, c’est
ce que l’on appelle son empreinte génétique.
2 - Le développement de la méthode : une
démarche rigoureuse menée en partenariat
Première étape : la sélection des microsatellites à analyser
parmi ceux qui sont connus et utilisés dans les programmes de
recherche sur le génome des bovins, la biodiversité ou dans le
cadre d’échanges internationaux. On a ensuite vérifié la qualité
technique et le polymorphisme des marqueurs retenus, dénombré
et codifié les formes par région étudiée avant, pour finir, de
s’assurer de leur capacité à être utilisées dans des processus
d’analyses à haut débit.
Deuxième étape : la validation de la méthode d’identification
individuelle sur des animaux et de la viande (M. San Christobal-Gaudy,
INRA Prod.Anim., 2000,132(4),269-276).
Pour cela, plusieurs critères devaient être remplis :
· La fiabilité c’est-à-dire la recherche du nombre d’erreurs rencontrées
et l’impact sur les résultats. La méthode s’est avérée parfaitement
fiable.
· Une efficacité optimale au moindre coût. Nous avons recherché
le nombre minimum de marqueurs à utiliser pour identifier correctement
les animaux. Huit marqueurs, sur les 11 retenus au départ, sont
suffisants pour qu’il soit impossible de rencontrer 2 individus
identiques dans une population équivalente à 1 milliard de bovins.
Troisième étape : la mise en place d’un partenariat exemplaire
avec la filière label rouge du veau de l’Aveyron et du Ségala
abattu par Bigard et distribué par Auchan. L’essai grandeur nature
a été réalisé sur un lot de 48 animaux abattus chez Bigard à Castres
et confronté à 89 prélèvements de viande réalisés dans 3 magasins
Auchan de la région parisienne. L’ADN référence de l’animal vivant
est obtenu à partir de l’oreille collectée à l’abattoir avec la
boucle d’identification nationale solidaire. Ces oreilles sont
ensuite acheminées à LABOGENA. Les échantillons de viandes sont
recueillis chez le distributeur sur des muscles prêts à découper
et repérés par leur numéro de lot.
L’ADN est extrait des différents prélèvements d’oreille et de
viande par une méthode «rapide». Les échantillons d’ADN obtenus
sont analysés pour onze régions de type microsatellite. Ces onze
régions microsatellites sont amplifiées (multipliées en 1 milliard
de copies environ) lors d’une seule réaction en utilisant des
amorces d’amplification marquées avec trois fluorochromes émettant
une couleur différente. Cette technique permet de détecter simultanément
tous les produits d’amplification (voir schéma). Les produits
de l’amplification sont analysés avec un séquenceur automatique.
Les profils obtenus pour les différentes régions microsatellites
sont interprétés à l’aide de logiciels adaptés pour déterminer
les génotypes. Les profils génétiques sont comparés, deux à deux
« en aveugle ».
Les 89 morceaux de viande prélevés ont pu être assignés à 14 des
bovins du lot d’abattage sans difficulté et sans erreur.
La concordance s’est révélée parfaite et sans ambiguïté.

Un partenariat éleveur
– transformateur - distributeur
Des veaux de qualité
Le veau d’Aveyron et du Ségala est un veau allaité par sa mère
et nourri en complément avec des céréales. Ce mode d’alimentation
est contrôlé par un organisme certificateur indépendant (Qualisud).
Sa mère reçoit une alimentation traditionnelle exclusivement d’origine
végétale, minérale et vitaminique, selon un cahier des charges
défini par les éleveurs de veaux d’Aveyron. En période estivale,
les mères sont conduites aux prés chaque jour.
Les veaux sont élevés sur la paille dans des étables spacieuses.
Les traitements vétérinaires réalisés uniquement sur prescription
vétérinaire, sont limités à ceux nécessaires au maintien en bonne
santé des animaux. Les activateurs de croissance sont formellement
prohibés.
Le veau d’Aveyron et du Ségala bénéficie d’un label rouge.
Une très grande traçabilité
Dès la naissance, chaque veau est identifié de façon spécifique
puisqu’un numéro officiel et une boucle verte apposée sur son
oreille garantissent son origine et son mode d’élevage.
A chaque étape de la filière, les animaux et les pièces de viandes
sont identifiés. De plus, des contrôles sont effectués par un
organisme indépendant aux différents stades de la filière. Chaque
carcasse reçue dans le circuit de distribution est accompagnée
d’un certificat de garantie et d’origine numéroté.
Le contrôle de la traçabilité est renforcé grâce au nouveau test
développé par l’INRA et LABOGENA.
Une filière pérenne et sécurisée
Le 8 octobre 1996, Auchan, les éleveurs de veaux d’Aveyron et
du Ségala label rouge sous l’égide de l’IRVA*, et le groupe Bigard,
industriel transformateur, ont signé une charte de partenariat
et de commercialisation de ces produits. L’objectif est de créer
une filière pérenne et sécurisée en mettant en place un véritable
partenariat entre les trois acteurs producteurs-transformateurs-distributeurs.
L’IRVA fédère plus de 700 éleveurs. Elle a, dans le cadre de sa
démarche label rouge, une organisation permettant d’agréer et
de contrôler la filière de l’élevage au point de vente.
Auchan a choisi le veau d’Aveyron et du Ségala label rouge pour
sa qualité et sa traçabilité, les éleveurs de l’IRVA et le groupe
Bigard pour leur très grand professionnalisme. Le Veau d’Aveyron
et du Ségala représente environ 20% des ventes de viande de veau
chez Auchan.
Cette collaboration a reçu, en mai 1999, le grès d’or du meilleur
partenariat entre une PME et un grand distributeur.
* Interprofession régionale du veau d’Aveyron

Le Test A.D.N. : Mise en oeuvre
à l’abattoir
La traçabilité matière au niveau de l’abattoir est assurée par
l'affectation d'un numéro de tuerie lié à la boucle d'identification
de l'animal lors de la pesée fiscale. Un étiquetage code barre
permet de tracer toutes les carcasses lors du processus d'élaboration
du produit en muscles sous-vide. Ces données sont reportées sur
un document qui suit les produits.
La traçabilité ADN complète le schéma documentaire. Les oreilles
portant la boucle d'identification posée à la naissance vont servir
de base de données de référence. Elles sont collectées après la
pesée et l'affectation du numéro de tuerie. Elles sont ensuite
conditionnées individuellement et congelées pour constituer la
banque d'informations.
Lors des contrôles en magasin, les oreilles correspondant au numéro
de lot des barquettes sont envoyées au laboratoire pour vérification
des profils ADN.
Intérêt de la démarche
Dans l'ensemble de ses unités d'abattage et de transformation,
la stratégie BIGARD repose sur un concept fort : l'intégration
de la sélection des animaux à l'abattage, la découpe, l'élaboration
de produits frais à base de viande à destination des marchés principaux,
grande distribution, commerce traditionnel, industrie, restauration
collective et hors foyer.
Cette expérience permet de valoriser une très bonne connaissance
du processus industriel intégrant toute la chaîne de transformation
dans un souci de transparence.

La démarche « sécurité
alimentaire » d’Auchan
La sécurité alimentaire est une priorité constante et quotidienne
d’Auchan. Elle fait partie intégrante de sa politique depuis 15
ans. Au quotidien, un travail de fond est effectué pour assurer
la sécurité alimentaire des produits, de leur lieu de production
jusqu’aux magasins.
I. Une politique de filières agricoles
pour plus de sécurité et de qualité
Auchan mène depuis plusieurs années une politique active de partenariat
avec le monde agricole dans l’objectif d’améliorer la qualité
et la sécurité des aliments. L’enseigne s’est notamment a développé
différentes filières. Des cahiers des charges très rigoureux les
encadrent apportant des garanties de traçabilité et imposant des
contrôles à tous les stades de la chaîne de production.
Le veau label rouge d’Aveyron et du Ségala
Depuis octobre 1996, Auchan travaille en partenariat avec 500
éleveurs du veau label rouge d’Aveyron et du Ségala. Cette collaboration
a reçu en mai 1999 le grès d’or du meilleur partenariat entre
une PME et un grand distributeur remis par la secrétaire d’Etat
au commerce et aux PME, Marylise Lebranchu. Troisième acteur de
cette filière, le groupe Bigard, abatteur-découpeur s’est également
fortement impliqué dans la démarche filière A chaque étape de
la filière, les animaux et les pièces de viande sont identifiés
et contrôlés par un organisme indépendant.
C’est donc naturellement que les acteurs de cette filière se sont
mis d’accord pour tester en grandeur nature la technique développée
par l’INRA* et LABOGENA*, qui permet de contrôler le système de
traçabilité grâce à un test ADN.
Une nouvelle technique de contrôle de la
traçabilité par l’ADN
Auchan est le premier distributeur français à avoir expérimenté
cette nouvelle technique avec l’ensemble des acteurs d’une même
filière. Un engagement fort puisque Auchan s’engage à prendre
en charge pour l’année 2001, la totalité des coûts des tests,
soit un investissement de xxxx. Une implication importante également
puisque cette démarche va entraîner un contrôle encore plus soutenu
au niveau des ateliers des magasins dans les processus de conditionnement
et d’étiquetage.
Disposant désormais d’un outil opérationnel, Auchan a décidé de
généraliser cette démarche pour l’ensemble de la filière des veaux
label rouge d’Aveyron et du Ségala.
Pour 2001, l’enseigne effectuera dans chacun de ses 118 magasins,
12 tests par an. Les prélèvements seront effectués en rayon sur
des barquettes et les analyses seront réalisées par LABOGENA.
Les échantillons (oreilles et boucles d’identification), permettant
de constituer la base de données, seront conservés par la société
Bigard.
Auchan étudie les possibilités d’étendre cette technique à d’autres
produits (autres bovins, porcs, poissons..).
L’agriculture raisonnée
Auchan a joué un rôle moteur dans la promotion et le développement
de l’agriculture raisonnée, un mode de production soucieux de
maîtriser les effets de l’activité agricole sur l’environnement
et respectueux du bien être animal. Le partenariat d’Auchan avec
plus de 30
000 producteurs et d’éleveurs a permis le référencement de près
de 100 produits « Filière Agriculture Raisonnée Auchan » en fruits
et légumes frais, fromages, boulangerie, volailles, charcuterie
et poissonnerie.
Les produits sont reconnaissables en magasin grâce à un étiquetage
spécifique « Filière Agriculture Raisonnée Auchan ». Ce logo permet
de les distinguer et contribue ainsi à valoriser auprès des consommateurs
cette agriculture encore insuffisamment connue.
Quelques exemples :
- Pour la découpe de poulet, les volailles sont nées, élevées
et abattues en France. Leur alimentation est composée à 100% de
végétaux , minéraux et vitamines. Le suivi sanitaire est assuré
dans chaque élevage par un technicien qualifié et/ou un vétérinaire.
- Le saumon est élevé dans les fjords norvégiens et nourri à 100%
avec des aliments à base de poissons, crustacés et de produits
d’origine végétale , minérale et vitaminique. Il est contrôlé
par le Bureau Veritas.
L’agriculture biologique
Depuis 1995, Auchan est un acteur majeur du bio grâce à son implication
auprès des producteurs et des industriels dans toutes les filières
de produits bio. L’enseigne propose près de 900 produits reconnaissables
par le logo AB, signe officiel de qualité, aussi bien en épicerie,
en liquides, qu’en produits frais.
Dans le domaine de la viande bio, Auchan a été précurseur et a
construit une filière en partenariat avec 400 éleveurs. L’enseigne
est aujourd’hui, avec 75% des ventes, le premier distributeur
français de viande biologique.
Le bœuf sélection Auchan
Le cahier des charges, créé en 1997, impose des caractéristiques
précises : animaux sélectionnés parmi les races à viande, identifiés
de l’élevage au point de vente, élevés pendant 4 mois minimum
au pis et nourris à base d’herbe et de produits d’origine végétale,
maturation 10 jours minimum des pièces à griller ou à rôtir pour
optimiser la tendreté. L’ensemble de ces caractéristiques est
contrôlé par un organisme certificateur, Qualicert.
II. Des exigences fortes de contrôle
1. Des contrôles sanitaires renforcés
- Auchan a pris l’initiative de faire réaliser, en plus
des contrôles par les services officiels, des contrôles supplémentaires
par des laboratoires externes dont l’Institut Pasteur de Lille,
Vérita, Qualicert, Silliker et Ecocert. Les exigences d’Auchan
en matière de sécurité et de contrôles sont en général supérieures
à celles demandées au niveau réglementaire.
Ces contrôles se déroulent à trois niveaux.
Chez les fournisseurs
Pour pouvoir travailler avec Auchan, un fournisseur doit faire
preuve de conditions sanitaires irréprochables. C’est pourquoi
il lui est demandé un « visa qualité » qui peut notamment être
obtenu après un audit (sur l’hygiène, la chaîne du froid, etc.).
Afin de formaliser les exigences d’Auchan en matière de sécurité
et d’hygiène, des « contrats sécurité alimentaire » sont signés
avec les fournisseurs pour une durée de 3 ans. Ils engagent les
fournisseurs, entre autres, sur des garanties de traçabilité des
produits, sur des garanties d’étiquetage et des moyens d’information
permettant de réagir rapidement en temps de crise.
· Sur les plates-formes de livraison
En fonction des exigences propres à chacun des produits, des points
précis sont contrôlés : températures, degré de maturité des fruits
et légumes, temps de maturation de la viande de bœuf … Pour le
poisson, 12 000 contrôles fraîcheur sont réalisés annuellement
au cours de 1000 nuits par des agréeurs du bureau Veritas qui
sélectionnent ainsi les meilleurs produits.
· En magasin
130 points sont contrôlés par mois dans tous les magasins : températures,
nettoyages et désinfections des stands, ateliers et réserves …
et 500 contrôles fraîcheur ont lieu annuellement sur les étals
de poissonnerie.
Que ce soit sur ses produits marques propres ou sur ceux de ses
fournisseurs, Auchan fait aussi réaliser des contrôles sur les
produits : 20 000 analyses bactériologiques, 2 000 recherches
de listéria et 12 500 analyses de conformité ont lieu annuellement.
2. Des gestes quotidiens
Plusieurs mesures permettent de maximiser, au quotidien, la sécurité
alimentaire. Par exemple, des contrôles sur les dates limites
de consommation ont lieu quotidiennement. Auchan s’engage à retirer
les produits avant la date limite de consommation afin de garantir
un nombre de jours minimum de la vie du produit au consommateur.
Par exemple, les yaourts sont retirés 9 jours avant la date limite
de consommation, alors que la réglementation prévoit qu’ils peuvent
être vendus jusqu’à cette date.
Enfin, Auchan met gratuitement à disposition des clients, pour
tout achat de produits surgelés, des sacs isothermes pour le transport
de ces produits.
3. La certification de service des rayons
produits frais
Démarche volontaire et sans précédent dans la grande distribution,
la certification de services liés aux produits frais témoigne
de l’engagement d’Auchan pour assurer plus d’hygiène et de sécurité
alimentaire.
De l’accueil du client par le collaborateur à la fraîcheur irréprochable
du produit, la certification assure un contrôle à chaque étape.
40 hypermarchés Auchan, soit un tiers des magasins, ont déjà obtenu
la certification délivrée par Qualicert, premier organisme certificateur
de services accrédité, donc gage de garantie et d’indépendance.
Le certificat est accordé pour 3 ans avec un contrôle interne
tous les mois et un contrôle de Qualicert trois fois par an.
La certification de services produits frais est la garantie de
:
- une sécurité alimentaire renforcée une charte liste les attentes
des clients et les moyens d’y répondre,
- une grande transparence : les ateliers sont accessibles aux
visiteurs, le détail des engagements pris par le magasin ainsi
que les cahiers de contrôle sont également disponibles en permanence.
- une écoute permanente du consommateur : des urnes de suggestion
en magasin permettent aux clients d’exprimer leurs remarques et
Auchan s’engage à leur répondre sous 3 jours. Une enquête de satisfaction
clientèle est réalisée au minimum une fois par an.
4. Une politique spécifique pour les produits
Auchan
Le consommateur doit être informé de façon très précise sur le
contenu des produits afin de faire son choix en connaissance de
cause. Dès 1997, Auchan avait donc demandé à ses fournisseurs
de préciser très clairement la présence ou non d’OGM dans leurs
produits. Depuis cette date, l’enseigne a également effectué un
travail important sur ses produits marque Auchan : en collaboration
avec les fournisseurs, Auchan a identifié, dans tous les produits
vendus sous sa marque, les ingrédients ou les additifs susceptibles
d’être issus de soja ou de maïs génétiquement modifié autorisé
en France.
Une fois ces produits identifiés :
- soit Auchan a pu vérifier l’absence de ces OGM par la traçabilité
et un système de contrôle pertinent, ou par des analyses sur les
matières premières entrant dans la composition des produits ;
- soit lorsque des garanties suffisantes n’ont pas été obtenues
sur l’absence confirmée d’OGM, les ingrédients issus de soja ou
de maïs ont été remplacés par un autre produit.
Pour chacune des modifications, Auchan s’est toujours assuré que
la qualité et le goût des produits restaient identiques.
III. La mobilisation de professionnels
au service de la sécurité alimentaire
· Un service qualité interne
La Direction de la Qualité Auchan France, créée en 1986 comprend
un responsable (docteur vétérinaire), huit ingénieurs et 7 assistantes.
Elle est relayée par des responsables qualité au sein des équipes
d’Auchan Production, la structure qui crée les produits Auchan
(3 responsables : alimentaire, non alimentaire et textile et 3
équipes d’ingénieurs). Elle travaille en étroite collaboration
avec l’équipe filières (1 responsable, 3 ingénieurs).
· La formation des collaborateurs
La sécurité alimentaire passe par la mobilisation de tous les
collaborateurs d’Auchan. Ceux-ci reçoivent une formation aux bonnes
pratiques de l’hygiène dès leur arrivée en magasin et, chaque
année, une formation plus spécialisée à leur secteur : la sécurité
alimentaire pour les personnels des rayons produits frais.
· Des spécialistes en ligne
Auchan met à disposition des consommateurs un numéro de téléphone
Azur : le 0 810 AUCHAN (0 810 282426). Quelles que soient les
questions : alimentation, santé, bien-être, nutrition, diététique,
etc., une équipe de professionnels répond aux interrogations des
consommateurs ; si nécessaire, en cas de crise, un médecin peut
être joint.
· Un service Clients
Pour des questions plus spécifiques, les consommateurs peuvent
écrire au service clients Auchan - 200 rue de la Recherche - BP
636 - 59 656 Villeneuve d’Ascq
IV. Des travaux préventifs
· Un réseau d’experts
Auchan s’appuie sur un « comité scientifique » composé de spécialistes
du monde médical, de nutritionnistes, d’allergologues, de cancérologues,
de chercheurs de l’INRA... Ce comité pilote un ensemble de programme
de recherches sur la chaîne du froid, sur la listéria, l’alimentation
animale …
Auchan travaille également avec le « comité qualité » de la Fédération
du Commerce et de la Distribution et, à ce titre, participe à
la rédaction de guides sur « les bonnes pratiques d’hygiène pour
la distribution » comme à la réalisation d’études sur les risques
alimentaires (études HACCP).
· La participation à des programmes publics
Auchan entretient des liens étroits avec les pouvoirs publics
nationaux et locaux (services vétérinaires, Direction générale
de l’alimentation, Direction générale de la consommation, de la
concurrence et de la répression des fraudes) pour établir les
procédures de contrôle et de communication les plus rapides et
les plus performantes.
Parallèlement Auchan participe à des programmes de recherche nationaux
avec l’Institut National de la Recherche Agronomique et à des
programmes européens dirigés par l’Institut National de la Consommation.
*Institut National de la Recherche Agronomique
*Laboratoire d’analyses génétiques pour les espèces animales
Dossier de presse - 13 février
2000
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