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Insecta, Diptera, Tephritidae .
Description, Biologie, Cycle de vie, Dégâts, Noms communs, Images
[R]Biologie
- L'espèce, dans la nature, ne se développe que sur l'Olivier (et sa forme sauvage, l'Oléastre).
- Adulte : sa longévité dépasse 6 mois. L'oviposition dure 25 à 30 jours, avec une possibilité d'interruption pendant 5 à 6 mois. Fécondité : plusieurs centaines d'oeufs.
- Oeuf : il est pondu sous l'épiderme du fruit. Il éclôt au bout de 2 à 4 jours au printemps et de 10 à 16 jours en hiver.
- Larve : elle se développe en 9 à 14 jours, selon la température. Elle vit en endophyte et consomme la chair de l'olive.
- Nymphe : la nymphose prend 10 à 14 jours à 25°C mais 3 mois si la température est proche du seuil inférieur. Elle a lieu dans le sol.
[R]Cycle de vie
- L'espèce présente 2 à 3 générations par an (3 la plupart du temps au Portugal, par exemple). L'hiver est passé à l'état d'adultes et de pupes.
- En fait, l'identification de générations est difficile.
La Mouche a un développement continuel, interrompu soit du fait de l'hiver pour les populations vivant dans le Nord du Bassin méditerranéen (Sud de la France, par exemple), soit successivement en hiver et en été aux latitudes moyennes, soit interrompu seulement en été dans le Sud du Bassin méditerranéen.
La présence de fruits convenables pour la ponte joue également un grand rôle sur l'importance des populations de la Mouche de l'olive. En hiver et au printemps (au Portugal), au printemps et au début de l'été (plus au nord), les olives de l'année précédente sont tombées et les nouvelles ne sont pas encore formées. C'est la "période blanche", pendant laquelle il y a surtout des adultes.
L'effectif de ces adultes, sortant d'hivernation, est lié à la mortalité subie durant cette période et détermine l'effectif de la 1ère génération, qui est susceptible d'attaquer les olives.
La Mouche de l'olive se développe difficilement dans les zones sèches.
[R]Dégâts
Pour les olives destinées à l'huilerie, on distingue 4 types de dégâts:.
- la chute prématurée des fruits attaqués ;.
- la perte d'une partie de la pulpe, consommée par les asticots (qui est, en fait, négligeable) (*) ;.
- l'augmentation du taux d'acidité et autres conséquences secondaires du développement de la larve et du creusement de son orifice de sortie, provoquant des oxydations ultérieures de la pulpe ;.
- l'infection fongique résultant de la prédation des larves de la Cécidomyie de l'olive
(Prolasioptera berlesiana) sur les oeufs de la Mouche de l'olive.
Pour la production d'huile de table, le seuil de tolérance est en général de 2% d'olives piquées.
Dans le cas d'olives de table, récoltées pour la conserverie, toute piqûre est rédhibitoire.
[R]Remarque
La Mouche de l'olive fait partie des Insectes les plus étudiés. L'examen du comportement des adultes a permis de mettre au point des pièges efficaces (pour le dénombrement) :.
pièges colorés (jaunes) et pièges à phéromone (appâtés avec un produit mimant les effets de la phéromone femelle d'attraction sexuelle).
On dispose également d'appâts alimentaires bon marché (hydrolysats de protéines) qui permettent une lutte chimique très ciblée.
Ses entomophages ont été soigneusement recensés. Avec l'Hyménoptère Braconidé Opius concolor (*) , on dispose d'un auxiliaire souvent efficace.

Consulter HYPPZ en ligne : Espèces (nom scientifique), Ravageurs (noms communs), Glossaire, Cultures.
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