La génomique permet d'identifier
les gènes impliqués dans un caractère donné. Elle peut donc aider soit
à transférer un gène connu et ciblé d'un organisme à un autre pour lui
conférer un caractère nouveau, soit à en supprimer un.
L'INRA utilise cette technique de transgénèse pour mieux connaître la
fonction des gènes. La création d'organismes génétiquement modifiés
(OGM) expérimentaux dans le cadre de recherches fondamentales est nécessaire
à la compréhension des mécanismes du vivant. Une bonne connaissance
des OGM est aussi indispensable, pour l'INRA, pour alimenter les méthodes
d'expertise des risques que pourraient présenter des plantes transgéniques
cultivées.
L'analyse des risques pour la santé et l'environnement est l'élément
fondamental et préalable à toute autorisation de mise sur le marché
d'OGM. Cette évaluation est confiée à des comités d'experts indépendants.
En France, cette analyse est réalisée par la Commission du Génie Biomoléculaire
(CGB) et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
Si les variétés transgéniques actuellement commercialisées sont rejetées
par beaucoup de consommateurs français et européens, la transgénèse
demeure une technique intéressante, susceptible d'apporter une solution
à des problèmes agronomiques, environnementaux ou nutritionnels pour
lesquels il n'existe pas d'autres possibilités.
Elle pourrait par exemple permettre la création de variétés résistantes
à des maladies pour lesquelles on ne connaît ni résistance génétique
naturelle, ni méthode de traitement, ou qui nécessitent l'emploi de
produits particulièrement polluants.