repères dans le paysage agricole français
Paysages des deux rives de Gélise au XVIIe siècle *
La lande dune subtile diversité
La lande habitée
La lande aux ressources inespérées
Les coteaux en échiquier coloré ?
Les coteaux dominés par les châteaux
Les villages entre lande et coteaux
Encadré : Le nombre de termes employés
La Gélise vient en Aquitaine du Bas-Armagnac et poursuit son cours en direction de la Garonne dans une terre de limites, aux marges des landes, au rebord des coteaux, à la frontière du Lot-et-Garonne, du Gers et des Landes. Jusquà son confluent avec la Baïse, à Barbaste, elle a creusé une vallée encaissée entre deux terroirs : landes forestières, solitaires et sablonneuses à louest, coteaux cultivés, peuplés et fertiles à lest. Mais, en voyageant dans lhistoire, une image apparaît moins simple et moins tranchée. À laide de cartes anciennes, de documents darchives - notamment un cadastre de 1672 - et des traces préservées sur le terrain, on peut tenter de dessiner les paysages des rives de Gélise au XVIIe siècle, où les déterminismes géographiques ne sont plus tout à fait aussi évidents.
[R] La lande dune subtile diversité
Chacun sait que les landes nont pas toujours été lhorizon bleuté qui se découvre depuis la place de Mézin dans un effet de perspective atmosphérique. Les grandes plantations de pin ne datent que de la Monarchie de Juillet et du Second Empire. Pourtant, les marges landaises orientales étaient déjà boisées auparavant, bois mêlant les essences, les résineux et les feuillus. Les cartes du milieu du XVIIIe siècle, de Belleyme et de Cassini, distinguent feuillus et conifères. Qui longe la Gélise au printemps peut toujours apercevoir le vert sombre des pins alternant avec les verts plus clairs des autres essences. À lautomne, le contraste se fait plus vif entre les pins au vert permanent et les arbres à feuilles dorées, puis caduques.
Au-delà de cette première division, ces forêts
possèdent une riche diversité : chênes, pins,
" surriers " ou chênes-liège, ormes, aubiers, bouleaux,
charmes, châtaigniers, noisetiers, acacias, pommiers, etc. Quelques
boisements résiduels présentent encore lessentiel de
ces caractères, près de Saint-Pé, Sainte-Maure-de-Peyriac,
Réaup, Lisse ou Sos, vestiges de forêts plus anciennes :
" ils sont probablement, ces bois, les restes du peuplement primitif
de ces contrées (1) ". Les
hommes se sont longtemps contentés dentretenir et
déclaircir la forêt, préservant naturellement cette
variété mêlée, jusquà ce que
lexploitation industrielle du XIXe siècle rase des
pans entiers de bois anciens pour créer dimmenses parcelles
monoculturales. Dans le cadastre de la juridiction de Mézin de
1672 *
(2) apparaissent souvent des " pinatas y ayant
quelques surriers ", une " terre labourable où il y a plusieurs
aubiers, chesnes et surriers "
- souvenir probable dun défrichement récent.
Plus à louest, les landes étaient nues.
" Imaginez-vous, chère, un désert affreux, une lande
désolée, couverte
darbres-lièges "(3),
écrira George Sand à son arrivée à Guillery,
propriété des Dudevant. Pour dautres observateurs, cependant,
ces terrains nétaient pas si uniformes. On découvre ainsi
des " bois entrecoupés de marais, despaces cultivés
et darides friches "(4). Mieux
encore, les mots du quotidien des hommes de la lande inscrits sur le cadastre
de 1672 révèlent un paysage tout en nuances, celui de
lexploitant qui ne saurait confondre landes et terres de bruyères,
taillis à moutons et " mauvais taillis ", et sait la valeur
dun pâturage (voir encart). En somme, vues par lutilisateur
du XVIIe siècle, les landes forment un univers subtilement
différencié.
Bois et cultures ne sexcluaient pas non plus systématiquement :
les précieux chênes-lièges se dressaient au-dessus des
céréales, sous forme de " terre labourable où il
y a surredes " (2). Ces paysages
de labours complantés étonneront encore Boudon de Saint-Amans
au début du XIXe siècle avant de disparaître
dans la région.
Il y a trois siècles, ces terres landaises étaient plus
densément peuplées quaujourdhui. Peu de villages
- Sainte-Maure-de-Peyriac, Saint-Pé et Réaup se sont
constitués après le tournant des XVIIIe et
XIXe siècles -, mais des fermes isolées et
des hameaux ponctuaient le territoire de façon diluée. Les
paroisses, cadre territorial de référence où lon
déclarait les grands actes de la vie, naissance, mariage et mort,
étaient en effet plus réduites que nos communes actuelles :
Sos divisée en sept paroisses dinégales dimensions, de
même que Réaup-Lisse. Des chapelles rurales tranquilles et
solitaires, vers lesquelles tous convergeaient le dimanche, rappellent une
époque où la lande était plus peuplée, comme
celle de Saint-Simon au bord de la Gélise loin de tout village, de
Saint-Pau en pleine lande, de Saint-Julien bâtie en petits moellons
dans la forêt après la guerre de Cent Ans, ou encore de Meylan
et Gueyze.
Plus distants, châteaux et manoirs se dressaient de loin en loin dans
le paysage landais, désignant ici limmense seigneurie de M.
de Réaup, plus loin celle de Jean de Lustrac, seigneur de Losse et
de Montesquieu, ou les terres des Chartreux de Bordeaux autour du prieuré
de Sainte-Catherine. Ces très grandes propriétés
foncières impliquent par leur ampleur même un contrôle
moins resserré quailleurs. De grands terrains seigneuriaux ou
communaux, les vacants, sont définis comme des terres " vagues
et vaines ", espaces au statut incertain où les habitants jouissaient
dun droit dusage immémorial et qui ne seront appropriés
quau XIXe siècle non sans dinextricables
procès. En matière de propriété, la lande
apparaît donc longtemps comme un pays relativement ouvert. Des magistrats
de Mézin ont pu acheter des terres et des métairies dans le
secteur landais, comme lavocat Jean Descomps, le juge Jean Dubarry,
ou lavocat Jean Sargasset, propriétaire du domaine de Conques.
Les autres demeures se répartissaient entre fermes isolées
et hameaux peuplés de brassiers. Les fermes du XVIIe
siècle sont difficiles à décrire, faute dexemples
dans ce secteur, mais il est vraisemblable quelles ressemblaient peu
ou prou aux constructions du XVIIIe : des bâtiments
larges et bas sous un toit à trois pans, ouverts à lest
et fermés aux vents pluvieux de locéan ; tous les
matériaux locaux y sont employés, pan-de-bois, terre,
médiocre moellon et planches ; jouxtant lhabitation, quelques
dépendances, notamment un enclos fermé pourvu dun abri,
le " parc ", pour le troupeau de moutons. Quant aux hameaux
(appelés " villages "), cétaient de petits
logements agglutinés " en ruche " qui ont à peu
près disparu, bien que nombre dexemples figurent sur les plans
cadastraux de 1833-1834. Entourant les demeures, se trouvent le potager,
puis les champs et les pâturages, espace de défrichement perceptible
sur la carte de Belleyme : le terme " ayrial " est bien
employé dans les textes du XVIIe siècle, mais doit-on
lui donner tout à fait le même sens quau
XIXe ?
[R] La lande aux ressources inespérées
Dans les sables labourables, on cultivait majoritairement du seigle et du panis. Les pâturages étaient essentiellement destinés aux moutons, dans le cadre dun élevage extensif attesté depuis le milieu du Moyen âge, comme la montré Pierre Simon pour les terres de la Grange de Lannegrasse, dépendance du prieuré du Paravis (5). Enfin, les bois faisaient bien partie intégrante de léconomie agricole. Lassociation seigle-bois-moutons, symbole de pauvreté, voire de misère, ne doit pas être comprise avec cette dévaluation caricaturale dans les landes de la juridiction de Mézin à lépoque moderne : lexploitation des bois, lélevage et les cultures - y compris la vigne mentionnée en 1672 - se complétaient pour constituer une économie rurale viable et équilibrée.
Les landes ne manquaient pas dengrais, grâce
à lépandage des litières du bétail, souvent
de bruyères. Surtout, le bois de chêne se vendait bien, et mieux
encore lécorce de Quercus suber, le chêne-liège
ou " surrier ". Le liège était au XVIIe
siècle une des principales productions agricoles de ce secteur, soit
" cueilli " dans la forêt, soit récolté dans
les plantations en labours ou en surrèdes. Il était vendu depuis
au moins le XVe siècle, puisquune vente de liège
est mentionnée à Lisse en 14.., selon Stuart Munro-Hay. En
1585, la balle de liège est inscrite dans les produits courants au
péage de Sainte-Bazeille sur la Garonne. Les produits étaient
exportés par le grand chemin de la Ténarèze, une des
voies majeures du Sud-Ouest, voie de passage et de transhumance des
Pyrénées à la Garonne, qui passe la Gélise à
Sos et se dirige par Réaup vers le Béas et Barbaste. Outre
le bois, le liège et le pacage, la forêt fournissait du gibier
en abondance. Lapiculture donnait un dernier complément, qui
a périclité après la Révolution, selon Boudon
de Saint-Amans.
Les hommes du XVIIe siècle ont hérité à
la fois des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire, ceux qui ont
dressé le cromlech de Saint-Pau, et des défricheurs qui leur
ont succédé. On ne peut appliquer aux bords de Gélise
limage déshéritée des Lugues et
du Haut-Ciron 6. La diversité des
ressources, de façon assez comparable à celle de la montagne
méditerranéenne décrite par Fernand Braudel pour le
XVIe siècle, et la plus-value du liège livrent
un bilan moins maigre que ce quon aurait pu prévoir a
priori. Cest même le paradoxe de ce territoire comme le souligne
un intendant au début du XVIIIe siècle :
" le pays qui paroit le plus inculte etoit celui qui produisoit
le plus 7.".
[R] Les coteaux en échiquier
coloré ?
Lapparence actuelle des coteaux est inverse, image éclatante
dune terre intensément cultivée, pays de vigne et de
blé. Les interfluves adoucis par lérosion
sétagent en plans successifs que séparent des vallées.
Dans les labours dhiver, la terre apparaît lourde, grasse,
épaisse. Les Romains ne sy sont pas trompés, qui y ont
installés de grandes villae, comme celle de Calès,
près de Trignan, où a été découverte la
statue du " Jupiter de Mézin ". Les champs dessinent des
rectangles de couleurs variant au gré des cultures et des saisons :
mosaïques de verts au printemps, de blés mûrissants, de
pampres de vigne et de bourgeons darbustes, blondeur des blés
avant la moisson, puis jaune intense des tournesols contre le vert soutenu
du maïs ou les épis rouille du sorgho.
Toutefois, le paysage sous Louis XIV était sans doute moins ouvert
et moins varié quaujourdhui, les cultures plus
répétitives, les champs plus étroits avant la
mécanisation agricole. Des haies de têtards ou des lignes de
chênes-liège, dormeaux, de peupliers, soulignaient les
bordures des champs, les chemins et les méandres des rivières,
silhouettes darbres et de buissons qui forment encore ponctuellement
des écrans de verdure ourlant les limites paysagères. Les
déboisements navaient pas été aussi radicaux que
de lautre côté de la Baïse : des bois, des
" bousigues " même, figurent dans les propriétés
en 1672. à Sainte-Maure-de-Peyriac, certains paysages évoquent
toujours une marge, intermédiaire entre les cultures intenses des
coteaux et les bois étalés des landes. Cependant, ces terres
donnaient du froment, du vin, de leau-de-vie, et permettaient
dengraisser des volailles, des porcs. Les moulins serrés de
la Gélise, de lAuzoue et de lOsse, moulaient le bon grain
des coteaux à tour de meules - souvent deux paires -, avec
une tout autre capacité que leurs confrères des ruisseaux landais,
dailleurs disparus pour la plupart avant le début du
XIXe siècle. Pourtant, là aussi perduraient des
jachères, des taillis de petits chênes et de genévriers
sur les versants, des prairies inondables au fond des vallées.
[R] Les coteaux dominés par les châteaux
Du maillage paroissial serré et régulier mis en place au milieu
du Moyen âge, on peut déduire que le peuplement est relativement
dense depuis des siècles. Seize petites paroisses se partageaient
les trois communes de Lannes, Mézin et Poudenas. Chacune possédait
une église, le plus souvent un sanctuaire rural comme Arbussan, Cazeaux,
Fousserie ou Trignan ; dans ces constructions, se lisent agrandissements
et remaniements, plus nombreux aux moments de croissance et de conquêtes
agraires, comme les XIIIe et XVIe siècles. À
cette densité déglises correspond un habitat à
la fois dispersé et toujours proche, doù lon voit
les grands arbres rafraîchissant les logis voisins. Dominant le paysage,
les châteaux arborent la masse de leurs murs et les silhouettes
élevées, voyantes et effilées de leurs tours et tourelles
- plus hautes encore avant que la Révolution ne les fasse abaisser.
Nombreuses, rapprochées, ces nobles demeures tissent un filet
étroit, illustrant mieux que dans les landes le célèbre
adage selon lequel toute terre appartient à un seigneur. Les
propriétés sont en effet moins étendues, plus
organisées et intensivement exploitées. Depuis le château,
où le métayer porte sa part de fruits, le maître embrasse
du regard ses terres et ses métairies. Ces domaines agricoles pourraient
être les successeurs des villae dans la mise en valeur du sol,
mais cette ressemblance a surtout été revivifiée par
la réorganisation qui suivit le désastre de la guerre de Cent
Ans : la fragmentation en petits fiefs sous légide de
seigneuries suzeraines a disparu alors, et les maisons-fortes qui
contrôlaient au plus près le territoire sont devenues des
métairies, comme Enferrus ou Auzac (Lannes). Repère visuel,
les pigeonniers abondent sur les coteaux, car toute demeure aisée
en possède un, de pierre ou de pan-de-bois, carré, rond, polygonal,
sur piles, accompagnant le prieuré de prémontrés de
la Grangerie, le manoir de Carboste ou la ferme des surs de Jeanne
de Lestonnac à Jeanoulet.
Lhabitat se partage par ailleurs entre métairies et hameaux
de journaliers, témoignage dun système agraire reposant
sur trois groupes, propriétaires, métayers et ouvriers agricoles.
Si les hameaux - semblables à ceux des landes - ont disparu
au XIXe siècle, les ruines de Ribère (commune de
Lannes) permettent dimaginer un mode de vie plus communautaire, dans
un écart de onze logements agglutinés, entourés de petits
lopins de potagers. Les métairies sont au contraire des fermes autonomes,
disposant de matériel et de dépendances agricoles de
polyculture : étables, fenil, chai, pressoir, porcherie, poulailler.
Les reconstructions ont été nombreuses aux XVIIIe
et XIXe siècles, mais quelques exemples antérieurs
subsistent, sous une façade en pignon à lest, avec cuisine
au rez-de-chaussée et chambre à létage ouvrant
par une croisée de pierre.
[R] Les villages entre lande et coteaux
Ce nest ni sur les coteaux, ni dans les landes, que se trouvent les
anciens villages, Sos, Poudenas, Mézin et Barbaste, mais sur leur
limite, sur les bords de la Gélise. Mézin est campé
entre deux paysages, si bien que, depuis le clocher, on voit dun
côté une étendue monochrome et de lautre un damier
multicolore. Et il apparaît alors de façon évidente que
cette vallée qui serpente entre landes et coteaux et semble
aujourdhui les séparer, reliait au contraire deux terroirs proches
et complémentaires, dont dépendaient marchés, commerces
et artisanats. Les métiers figurant dans le cadastre de 1672 confirment
combien Mézin vivait des deux pays dépendant de sa
juridiction : des landes venaient le bois, le liège et la laine,
dont vivaient marchands de bois, charpentiers, menuisiers, cardeurs et
tisserands, et des coteaux arrivaient la farine, le vin et leau-de-vie
destinés à lexportation vers Bordeaux par lentremise
des négociants mézinais.
Le chemin de la Ténarèze et ses passages sur la Gélise
ont compté dans limplantation de plusieurs villages, comme Sos
sur son éperon commandant la traversée de la rivière,
ou Barbaste sur le gué, puis le pont. Un site de défense, un
point fort, sont à lorigine déterminants
- châteaux de Sos et Poudenas, moulin fortifié des Tours
de Barbaste, prieuré de bénédictins de Mézin -,
mais le développement des villages sappuiera ensuite sur leur
situation géographique et léventail économique
favorable quelle procure. Le seul village au cur des coteaux,
Villeneuve-de-Mézin, na dailleurs pas connu grand essor,
bien quil soit un modèle exemplaire de Castelnau, défendu
sur un angle par son église à salle haute et à
lopposé par son château à échauguettes et
meurtrières.
Dans les villes et villages du XVIIe siècle,
lhéritage médiéval demeure perceptible :
à lintérieur des remparts, qui subsistent dans toutes
les agglomérations dAlbret, demeures et boutiques en pan-de-bois
et en pierre se pressent le long des rues principales et des places à
" cornières ", tandis que de grands jardins
sétendent au pied des remparts. Les nouvelles constructions
y adoptent un style sobre et incolore. Le seul village transformé
de façon spectaculaire est Poudenas, vers 1664-1686, avec les travaux
des Bouzet de Roquépine qui ouvrent leur château sur le jardin,
le village, la vallée et leur nouveau marquisat, agrémentent
les façades de pilastres en rythme régulier, de galeries et
de terrasses à balustrades : le site entier du village en est
métamorphosé, prenant un air de modernité teintée
ditalianisme au cur de la Gascogne.
Les paysages comme les bâtiments ne cessent de se transformer au gré des générations. Au XIXe siècle, un nouvel équilibre économique sest mis en place, gommant certaines nuances des rives de Gélise des siècles précédents : lindustrialisation a remplacé la forêt diversifiée par la monoculture du pin - les chênes-liège ne fournissant plus assez de matière première - et implanté scieries et résinières dans lespace landais, en même temps que lon bâtissait des maisons ordonnancées, classiques et solides, de moellon enduit, dans les villes et les campagnes. Pourtant, quelques traces et indices du cadre de vie du XVIIe siècle subsistent sous ces changements profonds.
* Article publié par ailleurs dans Le Festin, 42, 44-53, juin 2002 [VU]
[R] Encadré Le nombre de termes
employés
dans ce document pour qualifier les différents espaces prouve la
diversité inespérée du milieu landais : on y distingue
les prés ou " preds " [herbages destinés à être
fauchés], les " patus " ou " pasteings " [simples pacages], les "
padouens " [" fragments de vacants dont l'utilisation est concédée
par le seigneur à un ou plusieurs usagers nommément
désignés "], les " broustés " [jeunes taillis destinés
aux troupeaux de moutons], les " bousigues " [mauvais taillis], les " bruquas
" ou " branas " [plantes poussant au pied des pins, essentiellement de la
bruyère, employées pour les litières des animaux
domestiques] , les " lannes " ou landes et les sables incultes. Les
définitions du Littré, de Pierre Deffontaines et de Jean-Gilbert
Bourras (loc. cit.) ont été nécessaires pour préciser
au mieux le sens ancien de chaque expression.
(1). Jean-Gilbert Bourras, 1995. La querelle des
vacants en Aquitaine. J. et D. éd., Biarritz, p.92.
[VU]
(2). Arch. dép. de Gironde :
C 2446 (cadastre de la juridiction de Mézin,
1672). [VU]
[VU]
(3). Lettre à Zoé Leroy, 1825. La
naissance de George Sand, textes publiés par H. Delpont, 1995,
p. 51. [VU]
(4). Jean-Florimond Boudon de Saint-Amans : Voyage
agricole, botanique et pittoresque dans une partie des landes de Lot-et-Garonne,
et de celles de la Gironde. Agen : chez P. Noubel ; Paris :
chez Ledoux et Tenré, 1818 (reprint LHorizon chimérique,
1988), pp. 10-22 [VU]
(5). J. -P. Rajchenbach, 1981. Les Lugues et le
Haut-Ciron à la fin du XVIIe siècle : structure foncière
et utilisation de lespace. Actes du colloque de Sabres (CNRS),
217-236. [VU]
(6). Rapport de Lamoignon de Courson, cité
par F. Loirette : Le Condomois dans la première moitié
du XVIIe siècle, daprès les mémoires
des administrateurs. Fédération historique du Sud-Ouest,
1987, p. 168. [VU]
(7). Rapport de Lamoignon de Courson, cité
par F. Loirette : Le Condomois dans la première moitié du XVIIe
siècle, d'après les mémoires des administrateurs.
Fédération historique du Sud-Ouest, 1987, p. 168.
[VU]