Europe et OGM : Bruxelles,
le passage en force
*
Par Frédéric Prat
GEYSER, rue Haute, 34270 Claret
frederic.prat@geyser.asso.
Des consommateurs inquiets
Le moratoire européen
Bruxelles se fâche
Dissémination réglementairement
autorisée
Les surfaces plantées en cultures OGM dans le monde ne cessent de croître : de 2,8 millions dhectares en 1996, on est ainsi passé, en 2001, à 52,6 millions dhectares. Pourtant, cette croissance, fulgurante dans les premières années (plus de 150% jusquen 1998), a fortement baissé en 1999 et 2000 (1). Certes, le ralentissement de cette croissance est dû en partie au fait que les trois pays leaders (États-Unis, Argentine, Canada (2)) ont pratiquement rempli tout leur espace cultivé par des OGM (3). Mais il est dû surtout à la réticence très vive des consommateurs, essentiellement européens et japonais, qui ont obligé leurs gouvernements à adopter des législations de précaution, aboutissant à un nombre restreint de variétés OGM autorisées sur leurs territoires. Dautres pays, comme la Chine, arrivent cependant sur ce marché (4), ce qui explique en partie la remontée de croissance des surfaces en 2001 (+19%).
[R] Des consommateurs inquiets
Échaudés par les récents scandales alimentaires (hormones,
vache folle, poulets à la dioxine
), les consommateurs
européens nont pas accueilli les OGM avec beaucoup
denthousiasme. Principaux reproches formulés : ces plantes
présentent des risques pour la santé encore inconnus et mal
évalués, et aucun avantage immédiat. Les écologistes,
quant à eux, dénoncent des risques sur lenvironnement,
dont certains, comme les conséquences sur la perte de biodiversité,
pourraient savérer irréversibles.
Et lactualité, malheureusement, semble leur donner raison. Trois
faits récents viennent en effet dalerter lopinion publique.
En France, un rapport de lAFSSA (5)
en date du 25 juillet 2001, annonce que 41% des semences de maïs
conventionnel en France sont contaminées, certes à
létat de traces, par des OGM. Et ce, dans un pays où,
par manque de débouchés, seulement 34 ha de maïs
transgéniques étaient cultivés commercialement (pour
une surface totale de 3 millions dha de maïs en France). Alors,
doù viennent ces contaminations ? Les experts consultés
avancent plusieurs hypothèses : certaines semences
transgéniques pourraient venir dOutre Atlantique. En effet,
si les semenciers français multiplient la semence en France, ils importent
néanmoins certaines semences de base des États-Unis. Par ailleurs,
les nombreux essais menés en France (plus dune centaine en 2001,
sans doute beaucoup moins en 2002) peuvent être source de contamination,
comme le reconnaissent les experts de la CGB : " Les dispositifs
dencadrement des essais ne sont pas conçus comme des isolements
reproductifs stricts. Les OGM disséminés dans ces essais peuvent
donc conduire à des fécondations de parcelles voisines de
lordre de 0,1% " (6). Plus
préoccupant, cet aveu dignorance de lAFSSA :
" L'hypothèse la plus probable est la présence, à
une teneur très faible, d'un ou plusieurs OGM autorisés au
titre de la dissémination ou de la mise sur le marché, en France,
en Europe, ou dans d'autres pays avec lesquels la France fait
commerce "(7). Mais si lon
peut identifier la présence dOGM, on ne sait pas dire en revanche
avec précision lesquels sont impliqués. Ce qui
nempêche pas lAFSSA de conclure : " La
probabilité qu'une exposition ponctuelle à des produits issus
de ces semences présente un risque particulier pour le consommateur
semble extrêmement faible ". Faut-il les croire sur parole, surtout
lorsque lon sait que des essais sont menés, notamment dans la
Drôme, sur des maïs produisant de la lactoferrine, de l'albumine
humaine ou encore du procolagène humain ?
(8) Ou encore que certains maïs ne sont autorisés
que pour lalimentation animale, mais pas pour lalimentation humaine,
à cause des risques dallergies quils pourraient
provoquer ?
Cest dailleurs à cause de ce dernier point que le premier
scandale de grande ampleur autour des OGM a éclaté aux
États-Unis, en septembre 2000 : un maïs transgénique,
le Starlink, de la société franco-allemande Aventis, uniquement
autorisé pour la consommation animale, a en effet été
retrouvé dans des produits de consommation humaine. Or certains experts
estiment que ce maïs transgénique (Bt) présente des risques
dallergies sur lhomme, risques confirmés par un panel
de la FDA (9) en juillet 2001. Pourtant,
ce maïs navait été semé que sur 0,4% des
surfaces agricoles de maïs aux États-Unis
(10). Résultats : plus de 300 produits
rappelés durgence, des exportations nord américaines
de maïs en baisse (le Japon, la Corée et le Canada ont notamment
exigé des certificats dabsence de Starlink, lEspagne
sest tournée vers le Brésil pour ses importations de
maïs
) et des demandes dindemnisations pour des montants
supérieurs aux 100 millions deuros quAventis avaient
provisionnés fin 2000, suite à cette
découverte (11).
A loccasion de cette affaire, le New Scientist du 7 octobre
2000 sinterroge sur la réelle capacité de contrôler
la séparation des filières OGM et non OGM :
" Quen sera-t-il lorsque la prochaine génération
de plantes à vaccins et à molécules thérapeutiques,
plantes qui pourraient empoisonner les consommateurs, sera sur le
marché ? ".
Enfin, dernier cas en date : lannonce en octobre
2001 (11bis) que le maïs au Mexique,
berceau de biodiversité de cette plante, est lui aussi contaminé
par des OGM alors que la culture de maïs transgénique est strictement
interdite dans ce pays. Or, tous les sélectionneurs le savent :
les plantes natives sont un réservoir de gènes extraordinaire
pour lamélioration variétale : quen sera-t-il
lorsque cette contamination sera généralisée à
lensemble des plantes cultivées sur la planète ?
Depuis cette annonce, une polémique a surgi sur les méthodes
de détection, contestées par certains chercheurs. Le risque
est néanmoins réel car, comme laffirment les
spécialistes (12): " Si
les variétés mexicaines locales de maïs ne se sont pas
encore croisées avec des lignées transgéniques, il ne
s'agit que d'une question de temps : de tels croisements interviendront tôt
ou tard ".
Répondant aux pressions des consommateurs et des écologistes,
six pays de lUnion européenne
(13) ont décidé en juin 1999 de refuser toute
nouvelle autorisation dOGM, tant que la directive européenne
sur leur dissémination(14)
n'était pas durcie.
De fait, ce moratoire a figé le nombre, déjà restreint,
des transformations génétiques
(15)autorisées à la culture
commerciale : trois maïs (Novartis Bt176, Monsanto Mon810 et AgrEvo
TR25), trois colzas, un tabac-semence, et trois illets pour la production
de fleurs coupées. Par ailleurs, quelques variétés
transgéniques sont autorisées uniquement pour limportation
: un soja RR (16) de Monsanto, un colza
Agrevo, et un maïs Bt11 (ce dernier seulement pour lalimentation
animale).
Les gouvernements partisans du moratoire avaient des demandes
précises : meilleure traçabilité des OGM,
étiquetage renforcé, établissement dun régime
de responsabilité pour les producteurs dOGM
Bruxelles
sest alors attelé à la tâche, dautant plus
que la Commission était pressée par les États-Unis qui
la menaçaient de traîner lEurope devant lOMC,
laccusant de protectionnisme déguisé. Une nouvelle directive
sur la dissémination des OGM a donc vu le jour le 17 avril
2001 (17), qui durcit les
conditions dautorisations (tenue de registres publics, évaluation
du risque, suppression d'ici à 2004 des gènes de résistance
aux antibiotiques, limitation de la durée des autorisations
).
Les six pays partisans du moratoire ont cependant annoncé quils
le prolongeraient tant que les aspects traçabilité et
responsabilité des producteurs dOGM ne seraient pas traités.
De même, suite à de nouvelles contaminations intervenues en
France au cours de lannée 2000 (colza, soja, maïs), ils
demandaient une législation spécifique sur la question des
seuils admis de contamination par des OGM dans les lots de semences
conventionnelles.
Or, la Commission européenne sétait engagée à
préparer, courant 2001, de nouvelles directives pour encadrer ces
trois problèmes. Mais leur rédaction savère difficile.
La proposition de directive semences (avril 2002), par exemple, prévoit
dautoriser une contamination accidentelle des semences conventionnelles
par des OGM jusquà 0,3% pour le colza et le coton, 0,5% pour
la betterave, les fourrages, les céréales, les pommes de terre
et les légumes, et 0,7% pour le soja. Quen sera-t-il alors pour
les récoltes ?
Par ailleurs, deux règlements
européens (18),
présentés par la Commission en juillet 2001, sur
létiquetage et la traçabilité, doivent être
amendés puis votés courant juillet 2002.
Cest que, côté Commission, la pression se fait de plus en plus forte pour inciter les gouvernements européens à lever le moratoire. Ainsi, Franz Fischler, commissaire européen à lagriculture, a-t-il déclaré en septembre 2001 à Bruxelles : " Nous voulons adopter une attitude proactive et expliquer aux consommateurs les avantages que peuvent leur apporter les biotechnologies ". Pour lui, il est important " que l'Europe suive ses principaux concurrents dans l'utilisation des biotechnologies en agriculture ". Auparavant, il avait appelé les dirigeants politiques (19) à une " plus grande responsabilité " sur la question des OGM, et à ne pas céder au " populisme " des opposants à ces technologies.
Le commissaire européen chargé de la Recherche, Philippe Busquin,
a quant à lui souligné que " la plus grande précision
des techniques utilisées [pour les OGM] et les contrôles
réglementaires plus stricts les rendent plus sûrs que les plantes
et les denrées alimentaires
traditionnelles " (20). Et, même
si les OGM peuvent avoir des effets imprévus sur l'environnement,
il affirme qu" aucun ne s'est encore manifesté et [que]
les systèmes de surveillance existants devraient permettre de les
détecter rapidement ".
Enfin, David Byrne, commissaire européen chargé de la santé
et de la protection des consommateurs, a déclaré à ses
interlocuteurs nord-américains lors dun voyage aux États-Unis
fin 2001 : " J'ai demandé à mes fonctionnaires d'entamer
les pourparlers avec les États membres de l'Union européenne
afin de relancer les autorisations ". Mais son discours ne semble toutefois
pas avoir convaincu la ministre de lAgriculture états-unienne,
Mme Venemann, qui lui a rétorqué qu" il
sera difficile pour les États-Unis de considérer les mesures
d¹étiquetage des produits génétiquement modifiés
comme nétant pas des mesures de discrimination commerciale ".
Quant à la traçabilité, elle ajoutait : " De
telles mesures pourraient coûter des millions aux industriels
états-uniens. Si aucun compromis ne peut être trouvé
sur ce point, il reste la possibilité de porter le cas devant
lOrganisation mondiale du commerce ". Et lon se souvient
du précédent jugement de lOrgane de règlement
des différends de lOMC sur le cas de la viande aux hormones,
condamnant lEurope à de lourdes rétorsions financières
en permettant aux États-Unis de surtaxer certains produits phares,
tels le Roquefort.
[R] Dissémination réglementairement autorisée
Globalement, les gouvernements européens partisans du moratoire ne sont pas contre le contenu de ces nouveaux règlements, qui assurent davantage de traçabilité ainsi quun étiquetage renforcé, notamment pour lalimentation animale. Mais ils en soulignent les lacunes. Ainsi, aucun étiquetage nest prévu pour la viande issue danimaux ayant consommé des aliments transgéniques, pas plus que pour les aliments transformés à base denzymes ou de micro-organismes génétiquement modifiés. De plus, les OGM interdits seraient tout de même autorisés en dessous dun seuil de 1%, car, comme laffirme David Byrne : " Que nous le voulions ou non, cette présence accidentelle [dOGM] est une réalité. C'est luvre de la nature. À moins de mettre fin aux cultures d'OGM dans le monde entier ou de fermer les frontières, il n'y a pas grand-chose à faire contre ce phénomène ".
Les gouvernements partisans de la prolongation du moratoire
dénonçaient également labsence de directive sur
la responsabilité environnementale, que la Commission sétait
pourtant engagée à présenter avant la fin 2001 dans
le Livre blanc sur la sécurité alimentaire. Cette directive
était dautant plus importante que les sociétés
dassurance ont réaffirmé leur refus dassurer les
risques potentiels des OGM : " Ce n'est pas un risque assurable
car nous ne sommes pas en mesure d'anticiper les dommages qu'ils sont
susceptibles de causer ", a ainsi déclaré un responsable
d'Axa. Conséquence dune pareille situation : huit producteurs
biologiques danois, dans les produits desquels on a retrouvé des traces
dOGM, ont été condamnés en juillet 2001 à
payer une amende pour violation de la législation concernant les produits
biologiques, sans aucune possibilité de recours. La Fédération
nationale dagriculture biologique (FNAB) en France, sémeut
elle aussi de cette situation
(21) et appelle les pouvoirs publics à prendre
des mesures concrètes : nécessité de définir
un périmètre de protection large autour des parcelles conduites
en agriculture biologique ; reconnaissance des OGM comme une pollution
(" pollution génétique "), permettant de saisir les
assurances en cas de contamination (la FNAB se portera désormais partie
civile) ; mise en uvre de filières garanties " sans
OGM " à la charge des filières OGM ; priorité
à accorder au développement de techniques alternatives :
agriculture biologique, cultures vivrières adaptées aux techniques
locales et aux structures sociales, prévention des maladies et
désherbage mécanique, etc.
On le voit, dans un tel contexte législatif lacunaire
(22), il est trop tôt pour autoriser une
libération massive dOGM dans lenvironnement. La campagne
darrachage dessais durant lété 2001, lancée
par la Confédération paysanne, navait dautres buts
que de rappeler que le pollen, à linstar des nuages radioactifs,
ne connaît pas de frontières. Pour ce syndicat, il ne sagit
donc pas de condamner a priori toute recherche sur le génome,
pas plus aujourdhui quhier, lors de la destruction dune
serre du CIRAD en juin 1999 qui contenait du riz transgénique dont
une partie allait être transplantée quelques jours plus tard
en Camargue. Mais ces recherches ne doivent pas être
privilégiées au détriment dautres solutions
alternatives non OGM et doivent seffectuer dans un cadre
dindépendance totale avec les entreprises privées. Enfin,
un cadre juridique strict doit préexister à la commercialisation
des OGM, avec notamment une obligation de transparence, le respect du principe
de précaution, lapplication du protocole de Biosécurité
de Carthagène (23) et
la non brevetabilité des êtres vivants et des semences, patrimoine
de lhumanité (24). Au nom
de la santé et de la protection de lenvironnement, la Commission
européenne aurait tout intérêt à mettre en balance
ces exigences, portées par de nombreux mouvements de la
société civile internationale
(25), avec les risques de sanctions de lOMC. Ce serait
une bonne occasion de montrer que, pour une fois, environnement et santé
peuvent primer devant les intérêts économiques, redonnant
ainsi aux européens des arguments en faveur de lUnion
européenne.
[R] * Cet article paraît, dans sa version courte, dans Nature et progrès de juillet-août 2002.
(1)+44% entre 1998 et 1999, + 11% entre 1999
et 2000, et +19% entre 2000 et 2001 (source : ISAAA).
[VU]
(2) à eux seuls, ces trois pays cultivent
96% des OGM mondiaux.[VU]
(3) Ainsi, les
cultures OGM représentent : 69% du coton et 68% du soja aux
États-Unis ; 90% du soja en Argentine ; et 62% du colza
au Canada.[VU]
(4) 1,5 millions
dhectares en 2001 daprès lISAAA, soit 3% de la
production mondiale (essentiellement du coton
Bt).[VU]
(5) Agence
française de sécurité sanitaire des
aliments.[VU]
(6) Avis de la
Commission française du génie biomoléculaire (CGB) du
2 juillet 2001.[VU]
(7) AFP, le 25
juillet 2001.[VU]
(8) Voir, notamment,
le Rapport dactivité 1999 de la CGB, p.
37.[VU]
(9) Food and
Drug Administration, dont les experts ont conclu
quon ne pouvait
pas conclure : ils ont donc maintenu linterdiction du maïs
Starlink pour la consommation
humaine.[VU]
(10) Lopez Villar
J., 2001. GMO contamination around the world, Friends of the Earth, 28 p.
Disponible sur www.foeeurope.org
[VU]
(11) La division
CropSciences dAventis vient dêtre rachetée par Bayer
(octobre 2001), qui a cependant précisé quil abandonnait
le Starlink, laissant à Aventis le soin de payer les compensations !
Le Monde, 1er octobre
2001.[VU]
(11bis) Le Monde, 1er octobre
2001. [VU]
(12) Lire
larticle dHervé Morin dans le Monde du 12 avril
2002.[VU]
(13)
Grèce, Italie, Autriche, Luxembourg,
Danemark et France.[VU]
(14) Directive
90/220 à
l'époque.[VU]
(15) Sachant
quà une construction génétique donnée,
peuvent correspondre différentes
variétés.[VU]
(16) Soja Round
Up Ready, résistant à lherbicide Round Up de
Monsanto.[VU]
(17)
Directive 2001/18/CE. Elle doit être
transposée par les gouvernements nationaux au plus tard en octobre
2002.[VU]
(18)
COM(2001) 182 et COM(2001) 425, voir notamment
le dossier dInfOGM n°24, octobre 2001,
www.infogm.org, ainsi que FoEE Biotech Mailout, l.8(2), avril
2002, p.8.[VU]
(19) Lors d'une
réunion informelle des ministres de l'Agriculture des Quinze le 18
septembre 2001.[VU]
(20) Lors
dune table ronde début octobre 2001, à
Bruxelles.[VU]
(21)
Communiqués de presse de juillet 2001 et du 22 mars
2002.[VU]
(22)
Début 2002, le premier brouillon
de la directive responsabilité ne prévoit aucune réparation
pour des contaminations dOGM autorisés. Voir Proposition
de directive du Parlement européen et du Conseil sur la
responsabilité environnementale en vue de la prévention et
de la réparation des dommages environnementaux (COM/2002/0017)
à
/europa.eu.int/[VU]
(23) Ce protocole
réglementera entre autre les échanges internationaux dOGM.
Vingt pays seulement, sur les 50 nécessaires pour quil entre
en vigueur, lont ratifié (lUE le fera fin juin
2002).[VU]
(24) Voir
L'Initiative de traité pour le partage du patrimoine
génétique commun ", impulsé par 325 ONG de
50 pays
(www.foet.org).[VU]
(25) Voir, par
exemple, la déclaration finale de latelier OGM de Porto Alegre
I sur www.infogm.org.
Voir aussi : Prat F., Société civile et OGM :
quelles stratégies internationales ? Cahier de propositions,
De Porto Alegre I à Porto Alegre II . Octobre 2001, 60 p.,
télédéchargeable à
www.zooide.com/apm/doc/th3cahierfr.rtf ou disponible chez lauteur
contre une enveloppe A4 timbrée à 1,22 euros.
[VU]