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Une recherche finalisée
La recherche menée par l’Inra est une recherche en forte interaction avec la société et soucieuse du bien public. Les travaux développés se construisent aussi bien à partir de questionnements nés de l’évolution des connaissances scientifiques que de demandes issues de la société. Ils ont pour objectif de faire progresser les connaissances, de déboucher sur des innovations au service de tous et de proposer une expertise pour fonder des décisions ou construire des normes. Ils contribuent au développement de la culture scientifique et à partager avec le public connaissances et questionnements dans les sciences de la vie, l’alimentation, l’agriculture et l’environnement.
Une recherche publique
La recherche publique est garante d’une prise en charge large et à long terme de la demande sociale. En effet, les enjeux de société, pour aujourd’hui et pour demain, ne se limitent pas à la compétitivité économique. Les statuts de l’institut et de son personnel permettent de conduire des recherches sur des biens non marchands qui sinon risqueraient de ne pas être pris en charge.
L’Inra a développé une approche originale de l’innovation en s'intéressant, au delà des progrès technologiques, à l'innovation des pratiques et des formes d'organisation. La propriété intellectuelle est gérée pour préserver l’équilibre entre biens publics et biens marchands et éviter la confiscation des connaissances par quelques grands opérateurs économiques.
Une recherche interdisciplinaire
La complexité des questions de recherche traitées à l’Inra ne peut être abordée qu’en conjuguant plusieurs disciplines des sciences de la vie, des sciences de la matière et des sciences sociales, dont certaines nouvelles ou récentes pour l’institut.
L'Inra développe une culture d’ouverture, notamment par les travaux interdisciplinaires qui favorisent la confrontation critique et par un meilleur partage des connaissances entre tous les chercheurs. La mobilité thématique, fonctionnelle ou géographique est encouragée.
Les recherches sont conduites de façon à saisir les effets des interactions et de l’organisation dans les systèmes complexes. Des échelles de temps et d’espace très différentes (du court au long terme, du gène à la population) doivent être prises en compte simultanément. Ce nouveau mode de recherche fait largement appel à la formalisation mathématique et à la modélisation. Une place plus importante est dévolue aux sciences humaines et sociales, en interface avec les autres disciplines. L’agronomie se renouvelle avec les approches et les méthodes de l’écologie, ce qui contribue à donner des fondements agronomiques au concept de développement durable et à repenser l’innovation.
Trois domaines fortement imbriqués
L’Inra est compétent pour répondre à la demande sociale dans trois domaines qui ont des liens très forts entre eux : l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.
Cinq questions majeures, locales et mondiales, se posent :
- la sécurité alimentaire mondiale, c’est-à-dire, la prévention de la faim et la malnutrition ;
- la sûreté sanitaire des aliments et l’effet protecteur des aliments sur la santé ;
- la localisation des activités agricoles créatrices d’emplois et de richesses et la cohésion territoriale face à la mobilité économique ;
- la gestion des ressources naturelles et la préservation de l’environnement ;
- les projets et les modèles de développement économique et social.
Les recherches de l’Inra s’inscrivent dans l’objectif de contribuer à un développement durable, qui prenne en compte à la fois la viabilité économique, l'équité sociale et la préservation de l’environnement.
Une politique de partenariat
- avec la communauté scientifique
L'Inra mène, depuis 1998, une politique volontariste d’ouverture de ses partenariats scientifiques. Des dispositifs diversifiés lui permettent d'associer ses moyens à ceux de partenaires de la recherche et de l'enseignement supérieur : unités de recherche soutenues en commun - unités mixtes de recherche (UMR), qui représentent plus de la moitié des unités de recherche Inra, unités sous contrat (USC), plateaux techniques, collaborations au sein de groupements de recherche ou de groupements d’intérêts scientifiques, soutien d’actions incitatives conduites en commun. Au sein de ces différents dispositifs, l'Inra est associé aux organismes de recherche dans le domaine des sciences de la vie et de l'environnement, à une quinzaine d'écoles supérieures agronomiques ou vétérinaires et à une quarantaine d'universités.
Le partenariat "historique" avec le monde agricole a été repensé sur la base d’une approche conjointe des problèmes et d’une co-construction des questions de recherche. Plusieurs programmes ainsi conçus ont montré la pertinence de cette approche.
Quelques exemples :
- le Gis Alpes du Nord a été fondé en 1985 pour permettre de valoriser les produits de cette région au moyen de signes de qualité les associant au terroir, pour maintenir un environnement de qualité et participer à la vie économique et sociale des territoires ;
- "Porcherie verte" a été créé en 2001 pour concevoir et promouvoir des systèmes de production porcine conciliant performances économiques, sociales et environnementales.
- avec les entreprises
En tant qu'institut de recherche publique finalisée, l'Inra a toujours entretenu des partenariats avec son environnement socio-économique, tout en veillant à la protection des biens public. Ce partenariat s'organise aujourd'hui autour de partenariats de d'orientations, qui permettent la traduction de la demande sociale en questions de recherche, de partenariats de recherche, pour construire et conduire en commun des recherches, et des partenariats de transfert pour valoriser les connaissances acquises par l'Inra.
avec les collectivités territoriales
L'Inra est caractérisé par un solide ancrage territorial, fruit d'une politique de décentralisation très active menée depuis les années 1980 dans le cadre des orientations gouvernementales en matière d'aménagement du territoire. Cette proximité de terrain et les objectifs finalisés de ses recherches ont permis à lInra de développer un partenariat dynamique avec les collectivités territoriales. Il est ainsi aujourd'hui l'un des interlocuteurs majeurs de la recherche dans de nombreuses régions qui soutiennent financièrement son action. Le dynamisme de ce partenariat sert l'émergence et la structuration de pôles d'excellence régionaux de dimension européenne dont le rayonnement international bénéficiera, en retour, à l'image et au développement économique des régions.
L’Inra souhaite aujourd’hui mieux intégrer les partenariats en associant scientifiques, acteurs socio-économiques ou pouvoirs publics autour de grands programmes pertinents sur les plans scientifique, économique et social.
Trois programmes fédérateurs de recherche: "agriculture et développement durable", "alimentation" et "environnement (Ecoger)", lancés en 2005, vont permettre de développer cette approche. Ils sont ouverts à tous les partenaires: scientifiques, institutionnels, agricoles, industriels ou associatifs pour la conception, les recherches, leur suivi et leurs applications.
Une ouverture européenne et internationale
La science est appelée à soutenir le projet de développement économique et social européen et à contribuer à la cohésion territoriale et à l’identité européenne.
Premier institut de recherche européen dans la recherche agronomique, l’Inra entend jouer un rôle majeur dans la mutualisation des moyens de recherche et la construction de l’Espace européen de la recherche. Pour ce faire, l’institut a établi des relations dynamiques avec plusieurs instituts européens. Il est présent dans cinq ERA-Net, dispositifs communautaires destinés à harmoniser les politiques nationales dans des champs spécifiques (génomique des plantes, sécurité des aliments, recherche agronomique pour le développement). Il participe activement aux appels d’offres du programme cadre de recherche de la commission européenne sur des thématiques majeures comme la qualité et la sécurité alimentaires, la modernisation et la durabilité de l’agriculture, les sciences de la vie, la génomique et les biotechnologies pour la santé, les changements globaux et les écosystèmes.
Par ailleurs, l’Inra développe de nombreuses collaborations avec la communauté internationale tant avec les pays industrialisés qu’avec les pays en émergence : États-Unis, Canada, Japon, pays de la Méditerranée, Brésil, Chine, Inde… Au total l’institut collabore avec environ une centaine de pays, il est formellement lié, par des accords institutionnels de coopération bilatérale, avec des partenaires originaires de trente pays différents.
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