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Pour aborder ces enjeux, une enquête a été conduite auprès des unités de l’Institut en 2004-2005. Cette enquête a concerné l’accueil des doctorants, les relations de l’Inra avec les écoles doctorales et les enseignements dispensés par les agents Inra aux niveaux licence et master.
L'implication de l’Institut dans les écoles doctorales
1634 doctorants ont été formés dans les laboratoires de l’Inra pendant l’année universitaire 2004-2005, soit une augmentation de près de 10 % par rapport à 2003. Près des trois-quart d'entre eux sont français et un peu plus du quart sont originaires d'autres pays. Les financements des thèses font intervenir des acteurs diversifiés. La part cumulée de l'Inra et de ses ministères de tutelle (Recherche et Agriculture) représente un peu plus de la moitié des financements des doctorants (50,6 %), avec une contribution à peu près équivalente du ministère chargé de la Recherche (25,6 %) et des financements Inra (bourses co-financées Inra, attachés scientifiques contractuels - ASC, salariés Inra : 23,8 %). La part de l’industrie et des organisations professionnelles qui lui sont liés avoisine 12 %. Les financements concernant des projets de collaboration spécifique avec les pays étrangers représentent 18,7 % du total. Il est par ailleurs satisfaisant de constater que le nombre de doctorants ne bénéficiant d’aucun financement est très réduit (0,8 %).
La durée moyenne entre la date d’inscription en thèse et la soutenance est de 3,5 ans. Sur l’année universitaire 2004/2005, 215 thèses ont été soutenues à l’Inra pour 1 634 doctorants, soit un taux de soutenance de 13,2 %. Ce chiffre, relativement faible, est proche de celui observé en moyenne au niveau de la population doctorale à l’échelle nationale (soit 14,3 %). Il s’explique notamment par l’afflux important de doctorants à l’Inra ces trois dernières années (71 % des doctorants n’ayant pas soutenu à la fin de l’année universitaire 2004/2005 étaient en thèse depuis moins de 36 mois) et témoigne de l‘attractivité croissante de l’Institut à l’égard des étudiants.
L'Inra contribue aux écoles doctorales par l'accueil de doctorants, mais également par son implication dans le fonctionnement, voire l'orientation de ces écoles, à travers la participation de chercheurs à divers comités (de pilotage, scientifique, pédagogique…) Au total 141 personnes, dont 59 agents Inra contribuent au fonctionnement d’une cinquantaine d’écoles doctorales en France. L’enquête fait apparaître une grande diversité des écoles doctorales de rattachement et un certain morcellement quant à la répartition des doctorants dans ces écoles doctorales, au nombre total de 109. Ce chiffre élevé ne doit pas masquer la relative concentration des doctorants sur une vingtaine d’écoles doctorales majeures :
- 10 écoles doctorales regroupent 51,4 % des doctorants des unités Inra ;
- 25 écoles doctorales regroupent trois quarts des doctorants alors que parallèlement, 84 écoles doctorales n’en représentent qu’un quart (24,5 %).
Les doctorants accueillis à l’Inra dépendent pour 80,5 % d'entre eux d’écoles doctorales des sciences de la terre et de l’univers, sciences du vivant et agrobiosciences.
L’évolution des écoles doctorales va dans le sens de regroupements d’écoles doctorales et de cohabitations entre écoles et universités. Dans ce contexte, l’Inra s’est attaché à conforter la reconfiguration d’écoles doctorales dans les domaines des sciences agronomiques, biologie et environnement. Elles ont concerné notamment en 2006 les centres de Montpellier et de Toulouse. Cette réflexion de l’Institut sur l’articulation recherche/formation s’inscrit plus largement dans le cadre de la structuration progressive des pôles STVE associant organismes de recherche et établissements d’enseignement supérieur agronomiques et vétérinaires.
L’enseignement dans les masters
Les chercheurs et ingénieurs Inra contribuent aussi à la diffusion du savoir scientifique et à faire connaître l’Institut et ses métiers à travers l’enseignement qu'ils prodiguent dans le cadre des masters et des autres types d’enseignement (licence, écoles d’ingénieurs, formation continue, etc.) Le nombre total d’heures d’enseignement dispensées pendant l'année universitaire 2004-2005 est d’environ 20 700 heures, valeur tout à fait comparable à celle obtenue pour l’enquête 2003 (20 000 heures). Outre l’accueil de 816 stagiaires au titre des masters, l’enquête fait état de 920 interventions d’unités dans l’enseignement de masters, ce qui représente 67,5 équivalents temps plein (volume d’enseignement annuel soit : 128 h de cours ou 192 h de TD ou 288 h de TP (décret 84-431)). Les domaines de masters les plus représentés sont "sciences, technologies, santé" et "sciences de la vie (ou du vivant) et de la santé", soit au total environ 39 % des interventions. Les directeurs de recherche y effectuent le plus grand nombre d’interventions (620), suivis par les chargés de recherche (566) et les ingénieurs (325). Le niveau des contributions à l’enseignement supérieur autres que dans les masters représente 61,4 équivalents temps plein.
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