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Des réformes majeures du système de recherche français sont en cours, qui doivent faciliter la coopération entre les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur tout en dotant les pouvoirs publics de capacités renforcées d’évaluation. L’Inra participe à ces évolutions.
Avec les établissements de l’enseignement supérieur agricole : un partenariat ancien et structurant
Ce partenariat prend aujourd’hui la forme de 62 unités mixtes de recherche qui mobilisent 1 500 chercheurs et ingénieurs de l’Inra et 430 enseignants chercheurs dépendant de ces écoles. L’Inra s’implique directement dans la structuration des 7 pôles de compétences en Sciences et technologies du vivant et de l’environnement (STVE), initiée en 2004 par le ministre chargé de l’agriculture. L’organisation de ces pôles est fondée sur une démarche de rapprochement scientifique et de mutualisation de moyens dans une logique de politique de site reposant sur un potentiel plus large de scientifiques et d’étudiants. Tous se sont structurés en 2006 et 2007 sous la forme de groupement d’intérêt scientifique (GIS) ou d’association auxquels participe l’Inra,. En Ile de France et à Montpellier, les écoles ont fusionné pour constituer deux Grands établissements : AgroParisTech et Montpellier SupAgro, deux partenaires stratégiques pour l’Inra.
Avec les pôles de recherche et d’enseignement supérieur : des associations stratégiques
Le gouvernement a décidé de sélectionner une dizaine de réseaux thématiques de recherches avancées (RTRA) et l’Inra s’est engagé dans quatre d’entre eux dès 2006. Avec la création des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) s’est initié un mouvement de recomposition du paysage national de l’enseignement supérieur. En mars 2007, neuf PRES ont été crées sous la forme d’EPCS (Etablissement public de coopération scientifique). La vocation de l’Inra n’est pas d’être membre fondateur des PRES, mais il en est un partenaire actif, en passant des conventions avec eux. Ainsi a-t-il participé à l’association de préfiguration du PRES à Nantes et à Sophia-Antipolis et entretient-il des relations étroites avec trois PRES métropolitains ("Nancy Université", "UniverSud", "Institut des Sciences et Technologies de Paris" (ou ParisTech)), et deux PRES à vocation régionale ("Université Européenne de Bretagne","Université Montpellier–Languedoc-Roussillon").
Avec les écoles doctorales : une nouvelle implication
L’association maintenant possible des institutions au fonctionnement des écoles doctorales permet à l’institut d’envisager la construction d’une politique de formation. 51% des doctorants accueillis dans les unités de l’Inra sont inscrits dans 10 écoles doctorales (ED), les 49 % restant étant rattachés à 99 autres ED. L’institut a pris la décision de devenir membre associé des ED qu’il juge stratégiques. Cette politique, active et unique pour un organisme de recherche, a débuté en 2007 par l’association à deux écoles doctorales de la vague A : ED 458 "Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries" (SEVAB) sur le site toulousain et ED 167 "Systèmes intégrés en biologie, agronomie, géosciences, hydrosciences, environnement" (SIBAGHE) sur le site montpelliérain.
Évolution de la programmation de la recherche avec la loi de programme de 2006
L’Institut fixe des priorités scientifiques et alloue des moyens dans le cadre de programmes de recherche qu’il définit. Il est également délégataire de l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour 5 programmes. En effet, la loi de programme du 18 avril 2006 octroie la fonction d’orientation de la politique nationale de la recherche au ministre de la Recherche, tandis que la définition des priorités scientifiques et d’allocation de moyens aux équipes et aux opérateurs relève des directions des organismes de recherche et de l’ANR.
En 2008, l’Inra est établissement support de l’ANR pour la gestion et l’animation scientifique de 4 programmes : Alimentation et industries alimentaires (Alia), Génomique (qui comprend 3 volets : génomique animale, végétale et génomique microbienne à grande échelle), OGM, et enfin Ecosystèmes, territoires, ressources vivantes et agricultures (Systerra). En outre, l’ANR lui a confié la gestion du programme Biodiversité. L’Inra coordonne également avec l’IFP et le Cirad l’atelier de réflexion prospective ANR VégA : Quels végétaux et quels systèmes de production durables pour la biomasse dans l’avenir ?
Depuis plusieurs années, l’Inra s’était engagé, avec d’autres instituts, dans des actions incitatives conjointes. Pour mieux fédérer les différentes recherches, en associant différents départements scientifiques au sein de l’Inra et en s’ouvrant à des partenaires extérieurs, l’Inra avait mis en place dès 2004, trois grands programmes fédérateurs de recherche : Agriculture et développement durable, Alimentation (qui se sont ensuite poursuivis et clos en 2007 dans le cadre de l’ANR), et Écologie pour la gestion des écosystèmes et de leurs ressources (Ecoger).
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