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Un RMT consacré au développement de l'agriculture biologique
Depuis 2007, l’Inra participe à l’organisation d’un Réseau Mixte Technologique (RMT) dont l’objectif est d’identifier les stratégies de développement du mode de production biologique et de renforcer l’agriculture biologique (AB) comme mode de production innovant et durable. Il doit également permettre de faciliter les échanges de connaissances entre l’AB et l’ensemble de l’agriculture.
Le RMT, pôle opérationnel d’expertise coordonné par l’Acta, associe la recherche avec l’Inra, le Pôle agrovétérinaire Ester, le développement avec les Instituts Techniques Agricoles des filières animales et végétales, l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique et des Chambres d’Agriculture, la formation avec des établissements d’enseignement agricole secondaires et universitaires.
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Cinq départements de l’Inra sont concernés par les travaux du réseau :
- le département Sciences pour l’Action et le Développement dont les recherches portent principalement sur les transformations des activités en agriculture, agro-alimentaire et protection de l’environnement (avec l’unité de recherche Ecodéveloppement à Avignon, l’unité mixte de recherche Innovation et développement dans l’agriculture et l’agro-alimentaire de Montpellier, l’unité d’appui à la recherche des Impacts écologiques des innovations en production végétale Eco-Innov et l’unité de service des Publications, information, communication UPIC de Grignon) ;
- le département Environnement et Agronomie dont la mission générale est de développer, formaliser et transférer les bases scientifiques qui permettent à différents acteurs de concilier les fonctions de production végétale et les fonctions environnementales (avec l’unité mixte de recherche Agrosystèmes et développement territorial AGIR à Toulouse) ;
- le département Génétique et amélioration des plantes (GAP) dont l’objectif est de produire des connaissances et des méthodologies génériques au service d’une agriculture diversifiée, de qualité et plus respectueuse de l’environnement (avec l’unité mixte de recherche Diversité et adaptation des plantes cultivées DIA-PC à Montpellier) ;
- le département Physiologie animale et systèmes d’élevage dont les travaux consistent entre autres à mettre au point des techniques et systèmes d’élevage raisonnés et durables qui contribuent à l’amélioration de la compétitivité des exploitations et des filières, ainsi qu’à la maîtrise de la qualité des produits, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal (avec l’unité de recherche Herbivores de Clermont-Ferrand) ;
- le département Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement, dont les travaux contribuent notamment à fonder scientifiquement les réflexions sur les rapports des citoyens au monde agricole, agroalimentaire et rural, à la sécurité alimentaire et aux problèmes environnementaux et territoriaux.
Un programme de travail en trois axes
Les travaux du RMT sont organisés autour de trois groupes de questions : quelle est la capacité d’innovation technique et organisationnelle des exploitations biologiques ? L’agriculture biologique repose-t-elle toujours sur l’utilisation mais aussi la préservation des fonctionnalités écologiques et ressources naturelles des écosystèmes ? La diversité des modèles de production induit-elle une fragilité économique des exploitations, des filières ou territoires dans lesquels l’agriculture biologique pourrait se développer ? Pour répondre à ces questions transversales qui contribuent à atteindre les finalités du RMT d’identification et d’accompagnement des stratégies de développement de la production en AB, un programme de travail est structuré autour de trois axes.
- Accompagner l’innovation au niveau des systèmes de production
Le premier axe a pour objectif de renforcer l’AB comme mode de production innovant par le développement d’innovations techniques dans des systèmes de production convertis à l’AB, l’évaluation de l’insertion d’innovations «agroécologiques» et de leurs impacts sur le fonctionnement d’exploitations, la diffusion des résultats vers les agriculteurs et autres publics. Plusieurs méthodes de travail sont utilisées comme favoriser des rencontres avec diverses catégories d’experts (savoir-faire des producteurs, développeurs, chercheurs français et européens, …) pour sélectionner les problèmes techniques majeurs, analyser des travaux de Recherche, de R&D et des expériences de terrains développées en France mais aussi en Europe ou encore apporter un appui aux projets français et européens en cours.
- Soutenir les qualités environnementales de l’AB
Le deuxième axe privilégie la valorisation des ressources naturelles et des fonctionnalités écologiques en AB. Ces fonctionnalités peuvent s’appuyer respectivement sur des pratiques, des savoir-faire, des produits mais aussi des territoires. Des projets de recherche français et européens contribueront à ce deuxième axe, ainsi que l’analyse collective d’expériences et de la littérature, ou encore le recours à des concepts et principes pouvant orienter l’AB et plus généralement des modèles de production écologiques.
- Renforcer la progression économique de l’AB
Le troisième axe est quant à lui consacré au développement économique de l’AB, qui implique de définir les moyens de consolidation des « filières » AB, de caractériser la construction du jugement des consommateurs selon les filières agricoles et de définir les moyens d’accompagnement des consommateurs vers les produits issus de l’AB. L’analyse d’expériences d’organisation économique et la construction de bases de données permettront de définir des critères d’évaluation des performances de l’AB et d’élaborer des scenarios de développement.
Les interfaces entre ces trois axes de travail vont ainsi permettre de mettre en avant les propriétés des modèles de production à re-concevoir et les voies de qualification de formes d’organisation innovantes.
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Rédaction :
Mission communication
Date de création : 19 Mai 2008
Date de dernière mise à jour : 19 Mai 2008
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