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Treize ans après le 1er sommet de la terre et l’élaboration de la Convention de la diversité biologique à Rio de Janeiro (1992), la biodiversité est largement reconnue comme un bien collectif qu’il faut préserver mais aussi gérer. En effet, il s’agit bien d’œuvrer en contribuant à une évolution bénéfique et non seulement de maintenir la biodiversité en l’état. Le 2e sommet de la terre à Johannesbourg en 2002, auquel participait une délégation Inra, l’a réaffirmé en reconnaissant la biodiversité comme l’un des cinq piliers d’un développement durable. Lors de ces deux sommets, la recherche a été sollicitée pour comprendre et trouver des solutions. La complexité des questions de recherche nécessite une approche pluri-disciplinaire ou intégrée, ainsi qu’un dispositif adéquat. Ces recherches et la gestion de ce bien public font appel à des partenariats entre pouvoirs publics, organismes de recherche, ONG, collectivités territoriales locales ou entreprises, c’est-à-dire à une gouvernance. Ce point était à l’ordre du jour de la Conférence internationale sur la biodiversité, organisée à Paris en janvier 2005. Intitulée "Biodiversité : science et gouvernance", elle avait pour ambition d’éclairer les relations entre biodiversité, connaissances et gestion en coopération ou en partenariat de ce bien public et d’établir le dialogue entre scientifiques, politiques et décideurs économiques. L’Inra s’y est associé. L’approche pluri-disciplinaire et partenariale de la biodiversité est celle qui s’est imposée à l’Inra à mesure de l’avancée des recherches. Le développement durable était, lui, au cœur du contrat d’objectifs de l’Inra 2001-2004. Cette approche se traduit aujourd’hui dans : - l’évolution du dispositif de recherche, faisant place à la biologie intégrative, l’ingénierie écologique et à l’interdisciplinarité avec les sciences humaines ;
- l’engagement dans la préservation et la gestion du bien public qu’est la biodiversité ;
- les partenariats mis en œuvre pour ces recherches et cette gestion depuis longue date et qui ont permis notamment la création du Bureau des ressources génétiques en 1983 et la fondation de l'Institut français de la biodiversité en 2000.
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