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La réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture passe nécessairement par une meilleure gestion de la fertilisation et des déchets organiques issus des productions agricoles.
Les besoins en azote des cultures
Plus les quantités d’azote apportées sont élevées par rapport aux besoins réels de la plante, plus les émissions de N2O dans l’atmosphère sont importantes. Leur réduction implique donc d’évaluer au plus près les besoins des cultures. Les recherches en cours à l’Inra prennent en compte les spécificités des différents milieux (type de culture et de sol, climat) pour proposer des solutions adaptées aux caractéristiques locales.
La gestion des matières organiques d’origine animale et végétale
Réduire les émissions de CH4 et de N2O
Par exemple, pour réduire les émissions de CH4, des recherches conduites à l’Inra sur la décomposition des matières organiques végétales et animales ont abouti à une solution : une aération optimale des composts (humidité des matières, choix des agents structurants favorisant l’aération…). Par ailleurs, pour lutter contre les émissions de N2O dans les fosses de lisier, l’aération séquentielle s’est révélée être un moyen efficace.
Dans le cas de l’élevage porcin, l’adoption de l’élevage sur litière peut limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les déjections animales se mélangent à la litière pour former un fumier dont la décomposition commence dans le bâtiment d’élevage et qui évolue pour former un compost dégageant peu de méthane. Une réduction de la fréquence du brassage de la litière limite également les émissions de N2O.
Utiliser le CH4 comme conbustible pour produire de l'énergie
Parallèlement, l’Inra a également développé ses recherches dans les technologies de méthanisation. Un procédé, actuellement valorisé, consiste à récupérer le méthane issu des déjections du bétail, des égouts ou des déchets ménagers pour produire une énergie renouvelable tout en évitant la libération de quantités considérables de méthane dans l’atmosphère.
Le bilan de gaz à effet de serre de parcelles et d’exploitations agricoles
Au-delà de solutions techniques ponctuelles, il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble des émissions intervenant de façon directe ou indirecte dans les systèmes de production agricoles pour proposer une gestion intégrée. L’Inra y travaille en mesurant le bilan de gaz à effet de serre de parcelles de cultures annuelles et de prairies, ainsi qu’en modélisant ce bilan aux échelles de la parcelle et de l’exploitation agricole.
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