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Quel est le lien entre la consommation de certains aliments et la qualité de la santé ? Dans quelles mesures nos comportements alimentaires peuvent moduler les risques de maladies ? Quels sont les déterminants sociologiques, économiques, culturels, etc., de nos comportements alimentaires ? Et quel est l’impact des campagnes de santé publique ? Autant de questions auxquelles cette étude unique, lancée en mai 2009 et menée auprès de 500 000 volontaires de plus de 18 ans, va permettre d’apporter des réponses. À l’occasion du 2e anniversaire du lancement de l’étude, une semaine de recrutement "Objectif 250 000 volontaires" est organisée du 7 au 15 mai 2011. Pourquoi participer à cette étude ? Convaincus par ce programme de recherche, des nutrinautes témoignent.
Faire progresser la science
Sylvie, 51 ans, participe depuis un an et demi : "J'ai été séduite par l'idée de déclarer tout ce que l'on mange pendant une journée. Je pense que si la cohorte rassemble comme prévu plusieurs milliers de personnes, cela donnera une bonne indication sur ce que mangent vraiment les français."
Pour Fabrice, 33 ans et nutrinaute depuis le début de l’étude, sa participation a également été motivée par l’envie de faire progresser la recherche en nutrition, et plus particulièrement "de pouvoir éluder éventuellement les idées sur différents aliments, de pouvoir déterminer les différents paramètres permettant de vivre mieux et en meilleure santé." Véronique, 54 ans, a pour sa part entendu parler de cette étude peu de temps après son lancement en regardant le Magazine de la santé, diffusé sur France 5 : "J’ai tout de suite adhéré au principe et j’essaie de remplir régulièrement les questionnaires facultatifs." Pour Fabrice aussi, consacrer régulièrement du temps à ces questionnaires est nécessaire principalement "pour permettre un meilleur ciblage des éventuels problèmes de santé."
Mieux connaître ce qu’on mange
Si pour Sylvie sa participation n’a en rien modifié son comportement alimentaire, "ce n’est pas le but pour moi", ce n’est pas le cas pour Fabrice qui consulte régulièrement les actualités du site http://www.etude-nutrinet-sante.fr/ pour en savoir plus sur ce qu’il mange : "Je regarde quels sont par exemple les aliments "santé" et je réfléchis davantage à ce que mange et à ce que contiennent les aliments."
Véronique reconnaît que l’étude lui a permis de dresser un bilan de son comportement alimentaire : "J’ai réduit ma consommation de sel. Mais, en remplissant les questionnaires alimentaires, j’ai aussi pris conscience que mon hygiène alimentaire était en fait plutôt bonne. Je grignote moins entre les repas que ce que je ne le pensais, ou encore je mange des portions assez petites comparées aux proportions proposées dans les questionnaires. J’ai par exemple été surprise des grandes quantités de beurre proposées pour la cuisson des steaks."
Continuer l’expérience jusqu’au bout
NutriNet-Santé lance un appel à volontaires pour participer à un nouveau volet de l’étude impliquant de faire un bilan clinique et biologique au cours d’une consultation médicale de 45 minutes. Les nouvelles données acquises permettront aux chercheurs d’explorer de nombreuses questions. Les nutrinautes que nous avons interrogés comptent bien prolonger l’expérience : "Il faut jouer le jeu jusqu’au bout car ils ont besoin de volontaires", répond Véronique déjà inscrite pour la consultation médicale dans l’un des deux centres parisiens. Sylvie, qui a déjà suivi la consultation médicale dans l’espoir que ces nouvelles informations soient utiles aux chercheurs explique : "J'ai particulièrement été intéressée par la balance à impédance-mètre qui permet de connaître sa masse grasse." Fabrice espère que ces analyses cliniques confirmeront toutes les hypothèses formulées par les chercheurs dans le cadre de l’étude : "Participer à ce second volet est un élément important pour pouvoir faire la corrélation entre les données théoriques recueillies et les données cliniques et aboutir à des conclusions probantes."
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