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Améliorer la compréhension des mécanismes du vivant, la valorisation des ressources génétiques, la maîtrise des nouvelles technologies d’amélioration des plantes aussi bien sur des critères environnementaux que de production, mettre au point de nouveaux outils de détection et de traçabilité des produits de l’agriculture, tels sont les principaux objectifs des travaux sur la génomique végétale menés à l’Inra. Ils sont indispensables pour permettre à l’Inra, institut public de recherche finalisée, de remplir au mieux son rôle de production de connaissances, d’expertise et d’évaluation des innovations. Apparue dans les années 1990 avec les premiers programmes de séquençage à grande échelle, tel Hugo, programme international de séquençage du génome humain, la génomique permet d’analyser l’ensemble des gènes d’un organisme. Il est ainsi possible d’en dresser un inventaire, de déterminer leurs fonctions et de comprendre leur régulation et leurs interactions. Ce nouveau champ d’investigation du vivant, qui révolutionne l’approche que nous en avons, ouvre de nombreuses perspectives pour la médecine, l’agriculture, l’alimentation, l’environnement, la fabrication de nouveaux matériaux... Ce n’est qu’un nouveau pas qui doit être complété par des travaux sur les ARN et les protéines ainsi qu’en physiologie et en bio-informatique.
La génomique végétale apporte une contribution significative dans quatre domaines principaux :
- la préservation et la gestion des ressources génétiques, afin d’une part de préserver l’accès de tous les pays à ces ressources et d’autre part d’améliorer et de simplifier les techniques pour les connaître et les comprendre ; l’Inra possède en effet un patrimoine public exceptionnel en ressources génétiques qu’il convient de protéger et de valoriser ;
- la diversification des productions, en simplifiant les méthodes de sélection variétale et en développant des technologies avancées dans la traçabilité des matières premières ;
- le respect de l’environnement, par exemple par la meilleure gestion de l’eau grâce à des végétaux résistant aux sécheresses, ou par l’obtention de plantes résistantes aux maladies sans produits chimiques ;
- la qualité des aliments par le développement de variétés combinant une absence de résidus phytosanitaires ou de matières toxiques, meilleurs au goût et mieux traçables.
J’espère que ce document aidera à mieux comprendre une des branches les plus récentes, et les plus prometteuses, des sciences du vivant, la génomique.
Marion Guillou Directrice générale de l’Inra
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Aider à comprendre ce qu’est la génomique, et à quoi elle sert,
c’est l’objectif de ce document. Il ne prend donc pas position dans des
controverses pouvant exister. Il est rédigé dans un but pédagogique et
d’information générale, ainsi les mécanismes présentés correspondent
aux thèses les plus courantes. La science étant basée sur
l’incertitude, la pédagogie demande de faire des choix pour la
simplification. |
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