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Charte de prévention et de lutte contre la sharka


Pêcher variété Merril Liobeth
© Inra, C. Slagmulder
En l’absence de traitement curatif, le seul mode de lutte efficace pour freiner la progression du Plum pox virus, responsable de la maladie de la sharka des arbres fruitiers à noyau, passe à ce jour par la prophylaxie. Cette dernière repose sur une détection précoce des plants contaminés, leur arrachage immédiat et l’utilisation de matériel sain ou certifié. Dans le but d’intensifier cette lutte et de franchir une nouvelle étape dans la mobilisation collective contre ce virus, une "Charte de prévention et de lutte contre la sharka" a été élaborée en concertation avec les principaux acteurs de la filière. L’Inra, la DGAL et Vinifhlor, l’APCA et la section nationale Prune l’ont d’ores et déjà signée.

 

Fruit d’interactions entre l’ensemble des acteurs et parties prenantes concernées, la charte rappelle le rôle de chacun, la nécessité de partager les connaissances et les informations sur la sharka et l’intérêt d’actions collectives pour maîtriser la propagation de cette maladie.
Trois priorités définissent les grands axes de l’action collective à mener : l’organisation de la prévention, la lutte opérationnelle contre la sharka et la mise en place d’un réseau de surveillance épidémiologique. Les acteurs de cette mobilisation sont l’État et les organismes rattachés, les organismes de recherche et de développement, les associations agréées de lutte contre les organismes nuisibles, les pépiniéristes, les arboriculteurs et leurs représentants, ainsi que tous les détenteurs d’espèces sensibles de Prunus.

Organiser la prévention de la sharka

Cette priorité s’articule autour de deux volets.
Le premier volet vise à assurer la production de plants de Prunus sains. Tous les acteurs concernés par la lutte contre la maladie interviennent, chacun à leur niveau, afin d’agir sur toute la chaîne de production de matériel végétal. Les mesures prises par chacun des acteurs s’accompagnent de l’appui scientifique de l’Inra pour la veille phytosanitaire et la conduite des recherches qui visent à anticiper les risques à venir et optimiser les méthodes de diagnostic et de prospection.
Organiser la prévention de la sharka passe d’autre part par la surveillance des vergers de Prunus, dont l’efficacité nécessite la mobilisation de chaque acteur intervenant dans la production fruitière et dans la lutte pour maîtriser la progression de la sharka. L’Inra est associé au dispositif de surveillance des vergers pour ce qui concerne la conception, le développement et la diffusion, à destination des acteurs concernés, des méthodes scientifiques de veille et de diagnostic.

La lutte opérationnelle contre la sharka

Dans l’attente de la mise en place de solutions alternatives, le seul mode de lutte à ce jour efficace contre la propagation de la sharka est l’arrachage immédiat et sans condition des plants de Prunus contaminés signalés aux services de l’État, mesure radicale dont il est nécessaire de rappeler l’intérêt collectif compte tenu des conséquences pour l’activité des arboriculteurs et des pépiniéristes. La prophylaxie s’accompagne ensuite d’une gestion de l’évolution des foyers de sharka, par des actions de police phytosanitaire et par l’assurance que les plants de Prunus sains seront replantés hors de la zone contaminée. Dans ce cadre, l’Inra apporte aux autorités compétentes une aide à la décision concernant la gestion optimale des foyers.

Mise en place d’un réseau de surveillance épidémiologique

Afin d’assurer la bonne application des principes de prévention et de lutte énoncés dans la Charte de prévention et de lutte contre la sharka, l’Inra est partenaire d’un réseau de surveillance épidémiologique, incluant l’ensemble des acteurs concernés et supervisé par l’État. Ce réseau s’inscrit dans le cadre du projet d’observatoire national de l’état phytosanitaire des productions végétales en cours de discussion ; il doit produire un bilan annuel de l’évolution de la sharka et des actions menées, tant au plan local que national, dans le cadre de la lutte contre cette maladie.

Qui adhère à la charte ?

De nombreux acteurs sont concernés par la prévention et la lutte contre la maladie de la sharka et se mobilisent pour appliquer les principes énoncés dans la charte. En la signant, ils confortent leur engagement dans la lutte collective contre cette maladie. L’Inra, le DGAL et Vinifhlor ont signé la charte dès le 3 octobre 2007. Depuis, l’APCA et la Section nationale Prune l’ont également signée.

> Pour en savoir plus et télécharger la charte :
Communiqué de presse : Signature officielle de la charte contre la sharka

 

Rédaction :  François Houllier et Mission communication
Contact scientifique :  François Houllier, directeur scientifique Plante et produits du végétal – francois.houllier@paris.inra.fr
Date de création : 29 Avril 2008
Date de dernière mise à jour : 16 Octobre 2008

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