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Dispositif de recherche
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Inra, M. Ravelonandro
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L’Inra développe des connaissances sur le virus responsable de la maladie de la sharka et sa variabilité, sur l’interaction entre la plante, le virus et les pucerons vecteurs, sur les mécanismes de résistance disponibles et enfin sur les processus épidémiques associés. Les méthodes mises en œuvre et les résultats obtenus sont diffusés auprès des divers acteurs impliqués dans la lutte contre cette maladie (État, organismes de recherche et développement, producteurs de plants et de fruits). L’institut met ainsi ses compétences et son savoir-faire en matière de virologie et d’épidémiologie à la disposition du réseau d’épidémio-surveillance. Pour la filière Fruits, l’Inra a entrepris des recherches approfondies sur les résistances au virus de la sharka, leurs bases moléculaires et leur utilisation dans des schémas de sélection visant à proposer des arbres résistants à la maladie et présentant des qualités agronomiques intéressantes.
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Veille scientifique
Grâce à ses réseaux de collaboration et à son implication dans les instances internationales – notamment l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes (OEPP), et l’Organisation internationale de lutte biologique et intégrée (OILB) – l’Inra assure une action de veille scientifique qui vise à anticiper les risques et à diffuser les connaissances les plus récentes, acquises par les autres équipes mobilisées dans le suivi et la lutte contre les maladies virales, au plan international.
Organisation des recherches
Au-delà de cette veille, les recherches sur la sharka sont réalisées à l’Inra, principalement au sein de deux départements de recherche – Santé des plantes et environnement et Génétique et amélioration des plantes – dans trois centres géographiques.
- Le centre de Bordeaux mène des recherches sur la génomique, la diversité et le pouvoir pathogène du virus : elles portent sur le virus lui-même, sur les arbres fruitiers sensibles et leurs porte-greffes, et sur les interactions entre plantes et virus (caractérisation des sources de résistances naturelles à la sharka chez les Prunus ou chez la plante modèle Arabidopsis thaliana). Des travaux sont également menés sur l’amélioration des variétés fruitières : ils visent à cartographier des gènes de résistance et recherchent des marqueurs liés aux résistances en appui aux recherches menées par le centre d’Avignon. Ils explorent aussi des possibilités de lutte par transgénèse.
- Le centre de Montpellier mène des recherches sur l’épidémiologie des maladies transmises par vecteurs. Ces recherches portent sur les relations dynamiques entre trois types de populations : celles du virus de la sharka (PPV), des pucerons (vecteurs) et des plantes hôtes (Prunus). La finalité de ces travaux est d’acquérir les connaissances nécessaires pour améliorer l’efficacité des méthodes actuelles de lutte et proposer des méthodes de lutte raisonnée. Des travaux sont réalisés sur la variabilité du pathogène (à des échelles allant de la plante au continent), la caractérisation des souches (moléculaire, biologique, épidémiologique), la biologie de la transmission du virus, la dynamique de la maladie depuis l’échelle du verger jusqu’à celle de la région (analyse spatio-temporelle des cas de maladie et modélisation des chaînes de dissémination).
- Le centre d’Avignon réalise des recherches sur la génétique et l’amélioration des arbres fruitiers affectés par le virus de la sharka : elles visent à obtenir des plantes résistantes aux agents pathogènes, dont le virus de la sharka, et présentant une production fruitière de qualité. Il s’agit d’identifier et caractériser des sources naturelles de résistances, de rechercher les déterminants génétiques et moléculaires de ces résistances, et de les mobiliser dans une démarche de sélection assistée par marqueurs (SAM). L’objectif final est d’accélérer l’obtention de variétés fruitières durablement résistantes à la maladie, régulières en production et possédant des fruits de qualité. Ce centre participe également à la modélisation spatio-temporelle des processus épidémiques pour étudier la dynamique de la maladie.
Contact scientifique : Thierry Candresse - Thierry.Candresse@bordeaux.inra.fr
Unités : Unité de recherche Génétique et amélioration des fruits et légumes, Inra Avignon – Unité mixte de recherche Génomique, diversité et pouvoir pathogène, Inra-Université Bordeaux II – Unité mixte de recherche Biologie et génétique des interactions plantes/agents pathogènes, Inra-Cirad-Montpellier SupAgro
Départements : Génétique et amélioration des plantes, Santé des plantes et environnement, Mathématique et informatique appliquées
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Rédaction :
Jean-Marc Audergon, Thierry Candresse, Sylvie Dallot, Véronique Decroocq, Gérard Labonne et Mission communication
Date de création : 29 Avril 2008
Date de dernière mise à jour : 02 Février 2011
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