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Dans l’étude des OGM tout commence en laboratoire. A Colmar, des tests réalisés en milieu confiné, de 1996 à 1999, ont permis de valider la résistance en serre des porte-greffes OGM de vigne vis-à-vis du court-noué. Pour aller plus loin dans la validation de l’efficacité de cette résistance et dans l’évaluation des risques, un essai au champ s’est avéré nécessaire avec trois objectifs :
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de valider ou non l’efficacité de la transformation génétique dans la résistance au virus. Dans l’essai conduit jusqu'au premier saccage de 2009, elle s’est montrée moins forte qu’en serre. Ce résultat souligne bien les différences qui existent entre serre et milieu ouvert.
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de mesurer l’impact dans l’environnement du transgène : en particulier sa diffusion éventuelle à d’autres organismes du sol ;
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de s’assurer que le transgène ne diffuse pas dans le cépage associé au porte-greffe. Sur la période 2005-2009, aucune diffusion n’a été détectée mais il est important de s’en assurer sur une plus longue période.
Vue de l'essai de porte-greffe transgénique de vigne avant sa destruction
© Inra, G. Paillard
Trois principes forts
L’essai de recherche a été mis en place en respectant les trois principes dont s’est doté l’Inra en matière d’expérimentation OGM : précaution, parcimonie et transparence.
Cette ligne de conduite se fonde sur une réflexion initiée de longue date et nourrie par de nombreux échanges avec la société. Elle a été formalisée dans un document de politique scientifique validé par le conseil d’administration de l’Inra.
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Ainsi, à Colmar, toutes les précautions ont été prises pour éviter toute dissémination dans l’environnement. La demande d’essai a fait l’objet d’une autorisation délivrée par le Ministre de l’Agriculture après avis du Haut conseil sur les biotechnologies végétales qui s’est prononcé après avoir évaluer les risques et consulté le public.
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L’Institut appliquait le principe de parcimonie. L’essai, unique, mis en place seulement après validation d’une efficacité en milieu, constituait une des voies de recherche pour la lutte contre le court-noué. Deux autres voies, non OGM, sont explorées par l’Inra.
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L’Inra a enfin mené cette expérimentation en toute transparence, communiquant sur l’avancée de ces recherches lors de nombreux colloques scientifiques, réunions professionnelles ou manifestations plus larges. Les résultats acquis ont été publiés sur le site du l’Inra et étaient disponibles pour la consultation du public organisée en 2010.
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