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Laurence Le Maout
technicienne de recherche de classe exceptionnelle, elle reçoit le Laurier d’appui à la recherche 2009
22/09/2009
©
Inra, C. Slagmulder
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Avant tout, Laurence Le Maout aime comprendre ce qu’elle fait, à la fois dans le détail et dans la globalité. Technicienne de recherche de classe exceptionnelle dans l’unité mixte de recherche Écologie et écophysiologie forestières (Inra-Université Nancy I), centre Inra de Nancy, département Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques, elle gère actuellement les finances d’une unité de près de 80 personnes.
Dans ces unités de grande taille, les gestionnaires se spécialisent par fonction. "J’ai pris les finances et ma collègue les ressources humaines, par goût. C’est très différent du fonctionnement que j’ai connu en arrivant, où j’étais polyvalente et assurais l’ensemble de la gestion de l’unité, finances, personnel, missions, etc." Polyvalence dont elle a conservé les traces et qui lui est d’ailleurs bien utile pour continuer à interagir avec ses collègues et éviter le cloisonnement. Elle préside à Nancy le bureau des gestionnaires d’unité, qui a pour mission précisément de faire le lien entre les différentes fonctions de gestion.
Au devant des progrès de la gestion des unités
Depuis qu’elle est entrée à l’Inra, en 1985, Laurence Le Maout a vu les débuts de l’informatisation, les premières commandes passées par ordinateur. Elle a aussi connu les changements successifs du logiciel de gestion. "La gestion était très "manuelle" quand je suis arrivée, les collègues secrétaires n’étaient pas formées à l’informatique, explique-t-elle. Comme j’en avais fait un peu durant la préparation de mon baccalauréat technique, j’ai commencé à aider les collègues et peu à peu, je me suis spécialisée. J’ai commencé à créer des tableaux de données. J’étais un peu la "petite" qui apporte une culture différente… Et en échange, j’ai beaucoup appris des collègues expérimentées."
Pour le premier logiciel mis en place, elle a suivi une formation, et dès le deuxième, elle est devenue elle-même formatrice : quinze jours de "formation pour formateurs" à Paris et cinq semaines de formation au logiciel à Versailles. En 2006, elle s’est adaptée, comme l’ensemble des gestionnaires de l’Inra, à un nouveau logiciel encore plus puissant, encore plus intégratif, pour lequel elle est aussi devenue formatrice. Elle comprend les avantages de ce changement, mais comprend aussi les réticences de certaines collègues. "C’est un progiciel d’une puissance exceptionnelle, dont nous ne maîtrisons pas encore toutes les fonctions, par exemple pour le "reporting", c’est-à-dire le compte-rendu des opérations. Mais il nécessite de modifier ses habitudes de travail, sous peine de répéter certaines tâches et de perdre du temps au lieu d’en gagner". Pour faciliter la prise en charge du logiciel au niveau de son centre, Laurence Le Maout participe au CAC, le conseil administratif de centre : "nous faisons des réunions "conseil" pour analyser les problèmes. Par exemple, nous décortiquons la chaîne qui se met en place lorsque nous faisons une commande et voyons comment améliorer et surtout comment homogénéiser nos pratiques."
Un parcours animé par la volonté d’assurer un meilleur appui au collectif de recherche
Laurence Le Maout croit à la mutualisation des savoirs, au travail collectif. Elle trouve son intérêt dans ce qui est utile pour la communauté. C’est ce qui l’a amenée au tout début de sa carrière à l’Inra à prendre des responsabilités de gestion alors qu’elle avait un baccalauréat de chimie et qu’elle avait été recrutée sur un poste de technicienne forestière ! "Nous travaillions sur l’influence des pluies acides sur les arbres. Pour cela, nous avions installé des chambres forestières munies de toits roulants qui pouvaient ou non isoler les arbres de la pluie. Puis, nous faisions des prélèvements et des analyses foliaires. Ce qui était intéressant, c’était de voir l’ensemble du déroulement de l’expérience. Nous faisions parfois du tir au fusil pour détacher les rameaux d’épicéa situés en hauteur. Il n’y a qu’à l’Inra que l’on peut faire cela !". Mais Laurence Le Maout a été très vite sollicitée pour des tâches administratives, car il n’y avait personne dans l’unité pour ce poste. Elle a su tirer parti de ce glissement professionnel du technique vers l’administratif, utilisant sa compréhension du travail scientifique pour fournir un appui le plus adapté possible aux besoins de l’équipe. Elle a commencé à prendre en charge les premiers contrats européens. "Les enjeux pour l’unité étaient très importants, il fallait distribuer l’argent, rationaliser les dépenses, il y avait de la pression, mais c’était un travail utile". Et, de fil en aiguille, l’unité s’est agrandie, a fusionné avec une autre, les charges administratives ont augmenté, et c’est ainsi que tout s’est enchaîné…

Laurence Le Maout au sein de son équipe, © Inra, C. Slagmulder
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Bref CV
- 45 ans
- Mariée, 1 fils
- Formation : technicienne de laboratoire (BAC F6 chimie puis 2 années de BTS Chimie)
- Centres d'intérêt : la vie à la campagne entouré d'animaux, comme les reptiles, les voyages (Egypte, souhait de découvrir le Kénya, les Iles Grenadines)
Rédacteur :
Mission communication
Date de création : 17 Septembre 2009
Date de dernière mise à jour : 08 Octobre 2009
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