L'arrivée dans un institut déjà familier
Ses parents, qui travaillé à l'Inra pendant près de 40 ans, l’ont immergée dès l’enfance dans ce bain de science. Adolescente, elle a d'ailleurs effectué quelques semaines en tant que main-d’œuvre occasionnelle au sein de l’élevage de lapins dans lequel ils travaillaient.
La recherche la fascine… Après un CAP d’employée de bureau et pas mal de "petits boulots", sa volonté d’entrer à l’Inra s’affirme. En 1995, elle suit simultanément une formation intensive en informatique à l'Afpa et obtient la même année un diplôme de secrétaire médicale et médicosociale délivré par le Cned. En 1996, elle postule pour un concours correspondant à son profil ; elle est reçue et c'est enfin l'aboutissement !
L’unité évolue : plus de responsabilités, plus d’autonomie
Depuis 16 ans, Agnès Bellereaud est gestionnaire de l'unité expérimentale du département de Génétique animale. Si ses fonctions ont évolué, c’est aussi parce que l’unité a évolué : "Quand je suis arrivée, nous étions dix. Je m’occupais du secrétariat et je participais à certains chantiers d’élevage (porcin). Puis il y a eu des départs à la retraite, l’unité a fusionné avec d’autres. L'effectif affiche 28 agents permanents, sans compter l'accueil d'une dizaine de non permanents par an. Evolution oblige, l'adaptation aux nombreux environnements informatiques ainsi que la mise en oeuvre de la politique d'achat de l'Institut ont bouleversé le langage professionnel ainsi que les priorités. Le métier de gestionnaire d'unité ayant véritablement évolué au cours de ces dernières années, l'accroissement du champ de compétences s'en est suivi."
Grâce au soutien, à l'appui et à la confiance de sa hiérarchie directe, Agnès a su s’adapter et répondre efficacement à l'accroissement de la technicité de son travail. Son cheminement personnel l'a conduit à déployer des aptitudes relationnelles avec l'augmentation du nombre et de la diversité de ses interlocuteurs. Elle est aujourd’hui sereine : "J’ai atteint le but que je m’étais fixé".
Un travail d'équipe, des conditions d’expérimentation animale exemplaires
Si Agnès refuse le "carriérisme", la recherche l’intéresse toujours autant : "Je ne m’ennuie jamais, mon travail est très enrichissant. Chaque jour est une source de découvertes et de rebondissements. J’ai à coeur de comprendre les activités de recherche et les expérimentations menées au sein de l'unité". Le travail d'équipe est également un point sur lequel Agnès attache une attention particulière : "Entretenir une synergie et une cohésion au sein d'un groupe n'est pas toujours une sinécure et il faut savoir composer. La diplomatie, le respect, l'écoute et la disponibilité sont les maîtres mots pour instaurer une union qui fait la force. Le travail d'équipe, c'est un peu comme faire partie d'un orchestre : il faut que chacun connaisse sa place et joue sa partition." Agnès est fière et témoigne du respect de l’Inra envers les animaux : "L’expérimentation animale est souvent mal perçue et interprétée, mais elle est indéniablement nécessaire à la recherche. Les médias diffusent parfois des procédés d’expérimentation choquants, mais ici, une véritable concentration est portée au bien-être animal. C’est un investissement important, tant en moyens financiers, matériels qu'humains. Les règles éthiques sont respectées, j’en suis témoin".
Passionnée de nature, de lecture et nouvellement de peinture, elle s'oxygène dans toutes les activités susceptibles de lui apporter de la sérénité. C'est donc dans son petit havre de paix qu'elle aime à se ressourcer. Alors si vous la cherchez, n'allez pas très loin, vous la trouverez sans aucun doute au coeur de sa demeure ou de son jardin...
|