Anne-Célia Disdier
Chargée de recherche, elle reçoit le Laurier Jeune chercheur 2011
(07/12/2011)
© Inra, G. Paillard
Les travaux d’Anne-Célia Disdier portent sur les effets des mesures tarifaires et non tarifaires - réglementations sanitaires, phytosanitaires et techniques - sur les échanges commerciaux et sur le bien-être. Chargée de recherche en économie au sein de l’unité mixte de recherche Paris-Jourdan Sciences économiques (PSE), la chercheuse a publié plus d’une dizaine d’articles dans des revues académiques internationales telles que la Review of Economics and Statistics ou l’American Journal of Agricultural Economics. Intervenante dans de nombreux colloques internationaux en sciences économiques, elle s’est aussi impliquée dans les projets de recherche européens portant sur les échanges agricoles et alimentaires, TradeAG et AgFoodTrade.
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“Le statut de chargé de recherche nous donne à l'Inra le temps nécessaire à la réflexion. À une époque où certains souhaitent obtenir des résultats très rapidement, on peut s’emparer d’une question de recherche, la décortiquer et l’analyser en profondeur.“ Un temps de réflexion qui a permis à Anne-Célia Disdier de publier plus d’une dizaine d’articles dans des revues d’économie de renommée internationale : Review of Economics and Statistics, American Journal of Agricultural Economics, Journal of International Economics, Journal of Comparative Economics…
Au bonheur des douanes
Anne-Célia Disdier, après un doctorat de l’Université Paris I sur les barrières informelles aux échanges complété par un post-doct de quinze mois au Centro Studi Luca d’Agliano à Milan, intègre l’unité mixte de recherche en Économie publique Inra-AgroParisTech le 1er octobre 2005. Elle étudie les mesures non tarifaires et leurs impacts sur les échanges commerciaux de produits agricoles et agro-alimentaires. La chercheuse détaille : “label, norme, standard de qualité… Avec la réduction des barrières douanières, les politiques réglementaires cherchent l’instrument le plus utile à appliquer afin de maximiser le bien-être de la société tout en minimisant les entraves commerciales et les risques de conflit pour protectionnisme à l’OMC”. Elle analyse les effets des mesures sanitaires et des réglementations techniques imposées par les pays de l’OCDE, la législation européenne relative aux OGM ou encore les conséquences de différents instruments d’intervention publique… “Il est important d’évaluer l’impact en termes de bien-être de ces mesures. C’est un champ de recherche récent se basant sur l’économie expérimentale. L’étude des conséquences des mesures non tarifaires sur les pays en voie de développement exportant vers l’Europe est également importante pour la conception des politiques d’aide au développement”.
Collaborations sans frontières
La chercheuse, qui a rejoint depuis le 1er septembre 2011 l’unité mixte de recherche Paris-Jourdan Sciences économiques (PSE), participe au groupe de recherche G-MonD (PSE-École d’économie de Paris) sur l’analyse économique de la mondialisation et du développement. Elle s’est aussi impliquée dans TradeAG et AgFoodTrade, projets européens de recherche sur les échanges agricoles et alimentaires. Anne-Célia Disdier collabore déjà avec de nombreux chercheurs français, italiens, suisses, américains… “On me propose des projets auxquels je dis oui en général. J’aime travailler avec d’autres, c’est enthousiasmant, on confronte les points de vue et les idées”. Elle s’est ainsi investie en tant que consultante pour l’OCDE, la Banque mondiale et l’ICTSD (International Centre for Trade and Sustainable Development), et a participé à une trentaine de conférences autour du monde.
Des savoirs en partage
Anne-Célia Disdier considère “la diffusion du savoir” comme essentielle. Elle enseigne l’économétrie à l’Université Paris I, le commerce international à l’École d’économie de Paris et la régulation des risques alimentaires à AgroParis Tech ; elle a également été chargée de cours à l’Université Paris XI et est intervenue dans des séminaires de formation du World Bank Institute : “les cours m’obligent à rendre mon travail plus accessible et à présenter mes idées de façon simple et synthétique. Cela donne une autre utilité, plus immédiate, à mes recherches”.
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Les lauriers ?
“J’ai été surprise et honorée. Il faut cependant savoir rester humble. Mes articles ont été publiés grâce à un travail d’équipe et des collaborations agréables et profitables. Nos conditions de travail sont très satisfaisantes et nous donnent les moyens de réaliser une recherche de haute qualité”.
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Anne-Célia Disdier au sein de son équipe © Inra, G. Paillard
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