Après plusieurs contrats temporaires successifs - dans des entreprises privées puis à l’Inra de Nouzilly -, obtenir un poste d’agent technique à plein temps à l’Inra représentait pour Lydie Bego une occasion de s’investir enfin dans un métier et une place plus "sûrs", même si le domaine dans lequel elle allait travailler et la tâche qui lui incombait étaient tout à fait nouveaux pour elle : "Cela m’a beaucoup changé, mais c’était motivant !" se souvient Lydie, qui dit "s’adapter à tout", mais est en fait très active et impliquée dans son travail à l’unité.
Du matériel ultra-propre : une nécessité pour une recherche fiable Depuis 2000, Lydie est en charge de l’entretien de la vaissellerie des chercheurs de l’unité : elle s’occupe de laver les matériels utilisés par les chercheurs en bactériologie, de les décontaminer et de les reconditionner selon les besoins des chercheurs. Elle travaille notamment pour l'équipe "Pathologie du lapin" qui mène des recherches sur une entérite mortelle récemment apparue et affectant gravement les élevages, ainsi que de l’équipe "Multirésistance et Antiparasitaire" qui étudie les parasites tels que les "strongles". Grâce à une formation spécifique, elle sait aujourd’hui conduire des autoclaves : machines à décontaminer les matériels qui ne supportent pas d’aller dans des fours Pasteur à 160 °C tels que les cages pour l’animalerie, les combinaisons, bouteilles, flacon, éprouvettes… Et toute une kyrielle de noms de récipients et produits - "du Chinois, au début !", s’amuse Lydie - dont elle connaît aujourd’hui le nom sur le bout des doigts. Sa formation au "Chinois", elle l’a faite "sur le tas", en s’occupant de manière de la gestion du "Magasin" de consommables qu’elle a mis en place. "Auparavant, les chercheurs commandaient eux-mêmes leurs pointes, pipettes, toute la verrerie… Ils avaient plusieurs fournisseurs pour un même produit, ce qui était compliqué et pas forcément avantageux… Comme j’avais déjà travaillé dans le secrétariat, on m’a proposé de mettre en place un magasin pour homogénéiser les achats". Au début, les chercheurs l’aident à connaître les consommables dont ils ont besoin, mais rapidement, elle devient autonome. Grâce à son sens du contact et sa rigueur, tout se passe à merveille, autant avec les chercheurs, délivrés de soucis pratiques, que les fournisseurs, qui ne peuvent que se réjouir de n’avoir qu’une seule interlocutrice. Gestion des stocks, choix des fournisseurs en fonction du meilleur rapport qualité/prix… Lydie a réussi à diversifier son activité en mettant son expérience professionnelle au service de la recherche. Apprendre, évoluer… des projets plein la tête !En 2003, Lydie a passé un concours interne pour devenir adjointe technique. Elle espère aujourd’hui continuer sur sa lancée : "J’aimerais passer le concours pour devenir technicien, mais je dois encore attendre 2 ans. Cela m’intéresserait également d’apprendre à faire les milieux de culture, et même de prendre des cours de biologie". Même si Lydie fait des projets, elle sait que la vie peut prendre des tournants inattendus, mais en tous cas, elle se sent bien à l’Inra de Tours : "le cadre campagnard est très agréable, je suis autonome, je peux prendre des initiatives, et les contacts avec les chercheurs, les techniciens et mon équipe sont enrichissants". Pour elle, l’Inra est "une grande famille" : "Les gens sont à l’écoute ici, bien plus que dans le privé. En cas de problèmes, on a en général les réponses". Lydie a même un emploi du temps idéal pour elle : elle travaille à 90 %, ce qui lui permet de bénéficier d’un après-midi de libre qu’elle peut consacrer à son fils de 15 ans. Jeune mamie d’un petit Aymeric depuis un an, elle offre également du temps à sa grande fille devenue maman pour l’aider à s’occuper du bébé. La stérilisation du biberon et la gestion des stocks de lait ne sera pour Lydie que pure formalité…
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