Avant d’entrer sur concours à la Station de génétique et d'amélioration des plantes comme ingénieur d’études, Matthieu Simon avait déjà 10 ans de "paillasse" à son actif. Pendant ces années, il a évidemment acquis une solide expérience professionnelle, mais il a aussi valorisé sa formation initiale en suivant des cours au Conservatoire des arts et métiers qui lui ont permis d’obtenir une maîtrise de biologie.
De l’expérimentation au management, un changement de cap dans le même domaine
À l’occasion d’un départ, un poste de gestion et de management lui est proposé : un changement d’approche, auquel il s’adapte bien : "Ce qui m’attirait, c’était que ce nouveau poste allait me permettre de découvrir des choses que je ne connaissais pas. Au début, c’était un peu difficile pour moi : j’étais confronté à des responsabilités nouvelles. Mais tout s’est bien passé grâce au soutien de mon directeur d’unité et de mes collègues", se souvient l’ingénieur. Le travail de Matthieu Simon consiste à gérer des collections de matériel végétal sur la plante modèle Arabidopsis thaliana : "Il s’agit soit de plantes issues de populations naturelles soit de constructions végétales : des mutants d’insertion utilisant la transgénèse par ADN-T, ou des populations de lignées recombinantes réalisées à partir du croisement entre des plantes d’origine géographiques différentes" explique- t-il. Ces ressources végétales sont très utiles pour les chercheurs car elles leur permettent de mieux comprendre la fonction des gènes et leurs rôles physiologiques dans la plante.
La collection, un précieux matériau pour la recherche végétale
Depuis les six ans qu’il occupe ce poste, Matthieu Simon anime une équipe de 7 techniciens, "indispensables pour que les chercheurs puissent travailler à partir d’un bon matériel". Son travail consiste à organiser les campagnes de semis, les observations du matériel en serre, la récolte, le stockage des graines dans de bonnes conditions d’hygrométrie et de température pour assurer leur viabilité. Comme il le dit, les graines sont vivantes, et il faut les maintenir en bonne forme. "Nous faisons régulièrement des sondages sur nos stocks de graines. Nous les semons in vitro, et si des lots perdent leur pouvoir germinatif, nous les remultiplions pour conserver un matériel de qualité". L’ingénieur prend également en charge la distribution du matériel : il participe à la mise en place des procédures pour rendre accessible cette ressource à d’autres organismes de recherches publics. Enfin, il communique : "Je participe à des réunions scientifiques et des séminaires, j’accompagne les visites d’étudiants dans nos installations. Je participe à la transmission du savoir…"
Matthieu Simon apprécie son travail aux dimensions variées : "J’ai vraiment de la chance de faire un travail qui me plaît.", conclut-il. La toute récente obtention de sa formation à Paris est également un grand pas dans sa vie professionnelle. Du côté personnel, la satisfaction est également au rendez-vous : la famille s’agrandit. À cette occasion, il fait construire une maison qui, si elle exige des heures et des heures de bricolage, de décoration et de jardinage, est "vraiment, un beau projet".
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