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Un nouveau détecteur biologique pour le tréhalose
Les chercheurs de l'Inra, sous la conduite d'Alain Sarniguet et Pascale Frey-Klett, ont développé une méthode alternative de détection qualitative et quantitative du tréhalose à l'aide de souches de Pseudomonas fluorescens transformées. Cette méthode repose sur l'induction spécifique par le tréhalose du gène treA codant pour une phosphotréhalase chez P. fluorescens, permettant ainsi de quantifier les concentrations de tréhalose. Les chercheurs ont isolé des souches mutantes chez lesquelles l'expression du gène codant pour la beta-galactosidase est directement inductible par le tréhalose, et permettent ainsi une évaluation indirecte de la concentration en tréhalose via un simple test colorimétrique. Grâce à sa simplicité et à sa sensibilité, cette nouvelle méthode biologique représente un outil puissant dans l'analyse d'échantillons nombreux et de taille réduite.
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Cette méthode, ainsi que les souches de P. fluorescens mutantes (déposées au CNCM auprès de l'Institut Pasteur à Paris), sont protégées par un brevet déposé au nom de l'INRA.
APPLICATION INDUSTRIELLE POTENTIELLE
Grâce aux nouvelles méthodes de production à partir d'amidon, mais aussi à partir de micro-organismes génétiquement transformés, le tréhalose est maintenant disponible à faible coût, et se retrouve largement sur le marché dans une large gamme de produits alimentaires et cosmétiques. Dans un but d'information et de défense des consommateurs, il est maintenant obligatoire de faire figurer la liste des ingrédients présents dans de tels produits. Ainsi, outre la dénomination "tréhalose" sur l'étiquette ou dans la liste des ingrédients, une mention obligatoire précise sur l'étiquetage du tréhalose vendu tel quel, ou des aliments en contenant, que «le tréhalose est une source de glucose».
La méthode la plus couramment employée est le dosage par chromatographie liquide associé à une comparaison avec un étalon de référence contenant du tréhalose standard. Cette méthode est coûteuse et trop compliquée à mettre en oeuvre à l'échelle industrielle. Il y a donc un besoin certain d'une méthode fiable pour détecter et quantifier le tréhalose dans les produits de consommation courante.
Informations complémentaires :
voir le site d'INRA Transfert : http://www.inra-transfert.fr - annonce complète État de la propriété intellectuelle : Brevet
Réference du brevet : Demande internationale PCT/IB2007/001271 "Genetically engineered Pseudomonas fluorescens strains as biosensor for trehalose detection and quatification in a sample" déposée au nom de l'INRA
Type de transfert souhaité : Licence
Laboratoires et Responsables scientifiques :
Pascale Frey-Klett - Pascale.Klett@nancy.inra.fr UMR Interactions arbres-microorganismes (IAM) INRA-Univ. Nancy - INRA - 54280 CHAMPENOUX
Alain Sarniguet - Alain.Sarniguet@rennes.inra.fr Unité Mixte de Recherche "Biologie des organismes et des populations appliquée à la protection des plantes" / INRA-AgroCampus Rennes
Chargé de valorisation : Claire Lemontey - lemontey@paris.inra.fr
Voir également le communiqué "résultat de recherche" intitulé "Quantifier rapidement le tréhalose"
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Rédacteur :
Délégation au Partenariat avec les Entreprises
Rubrique :
Offres
Date de création : 14 Novembre 2007
Date de dernière mise à jour : 16 Novembre 2007
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