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Communiqué de presse.
25/02/2005
Piloter la fertilisation du blé pour concilier rentabilité, qualité des récoltes et respect de l’environnement : un trophée d’or pour Azodyn
Le pilotage de la fertilisation des cultures constitue un facteur essentiel du rendement et de la qualité des récoltes, mais il permet aussi de limiter les pollutions de l’environnement, par les nitrates ou les pertes gazeuses. Les outils logiciels de pilotage de la fertilisation disponibles jusqu’ici n’ont été conçus que pour éviter tout risque de carence ou d’apports excédentaires. Le logiciel Azodyn, mis au point par les unités d’Agronomie de l’INRA à Grignon et Laon (*) constitue une avancée significative. Il permet de raisonner la fertilisation azotée en tenant compte d’objectifs de production, mais également de qualité, de rentabilité économique et de réduction des pertes d’azote vers l’environnement. Il s’appuie sur les travaux menés à l’INRA depuis les années 80 qui ont montré qu'une bonne rentabilité économique peut être obtenue en tolérant des périodes de carence azotée au cours du cycle. Azodyn recevra le trophée d’or du concours de l’Internet Agricole (**) mardi 1er mars au Salon International de l'Agriculture (à 16h, plateau de l'info, Hall 3).
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Azodyn est capable
de prédire, à l’échelle de la parcelle, les conséquences
de différentes modalités de fertilisation azotée sur
la production et la teneur en protéines du blé d’hiver.
Azodyn est un modèle dynamique composé de 2 sous modèles
(plante et sol) simulant le système sol/plante depuis la sortie hiver
jusqu’à la maturité. Le modèle simule à
pas de temps journalier l’accumulation de biomasse et d’azote
dans la plante, puis dans les grains. Il prévoit la dynamique de fourniture
d’azote par le sol, les périodes de carence et leur incidence
sur le rendement du blé et la teneur en protéines des grains.
Cette simulation est basée sur la comparaison de la demande en azote
de la plante et de l’offre du milieu tout au long du cycle cultural.
Cet outil a été testé sur un nombre relativement important
de situations agronomiques. L’évaluation de sa qualité
prédictive est comparable à celle d’autres modèles
de culture. De plus, il est moins gourmand en variable d’entrée
et contient peu de paramètres à estimer selon la variété
utilisée. Sa qualité décisionnelle pour identifier les
meilleures stratégies de fertilisation azotée a été
testée avec succès pour gérer la fertilisation azotée
en agriculture biologique. Des tests équivalents sont en cours pour
identifier les bonnes stratégies de fertilisation azotée en
culture conventionnelle. Enfin, son adaptation à la culture de colza
est en cours. Il peut a priori être utilisé par les conseillers
agricoles, les agents de développement, éventuellement les agriculteurs
eux-mêmes, tous ceux qui cherchent une aide au raisonnement de la fertilisation
azotée de leurs cultures de blé (et bientôt de colza).
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(*) Le modèle de base a été
construit par l’unité d’agronomie INRA – INA P-G
de Grignon (Marie-Hélène Jeuffroy) et l’unité d’agronomie
de Laon (Sylvie Recous). Ensuite, son amélioration et sa validation
comme outil d’aide à la décision ont mobilisé d’autres
participants, principalement Christophe David (ISARA) sur les aspects biologiques
et Muriel Morison (pour l’adaptation au colza). Les principaux partenaires
impliqués dans l’outil sont le CETIOM, Agrotransfert Poitou-Charentes
et la Chambre d’agriculture de Côte d’Or. Arvalis-Institut-du-végétal
a également participé à la validation de l’outil.
(**) http://www.webagri.fr/outils/fiches/actus_detail.asp?id=44326&idRub
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