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Communiqué de presse.
22/09/2009
L'excellence récompensée. Cérémonie de remise des Lauriers de l'INRA 2009.
Marion Guillou, présidente de l'INRA, a ouvert la quatrième cérémonie de remise des Lauriers de l’INRA le 22 septembre 2009 à Paris en présence de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a remis le Laurier « jeune chercheur », Marion Zalay, directrice de l’enseignement et de la recherche au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Claude Birraux, président de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques et Jacques Samarut, président du conseil scientifique de l'INRA et président du jury international.
Ces trophées décernés chaque année depuis 2006 récompensent les qualités, un engagement et les résultats obtenus par des personnes travaillant dans la recherche agronomique.
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Cinq prix pour récompenser la diversité des compétences
Les lauriers de l'INRA récompensent les qualités scientifiques, techniques et humaines d’hommes et de femmes, et leur engagement reconnu au sein des collectifs dans lesquels ils exercent leurs talents, au service du développement d’une agriculture compétitive et durable, d’un environnement préservé, d’une alimentation saine et abondante. Ils participent également à la promotion des métiers de la recherche. Comme le souligne Marion Guillou, présidente de l'INRA : "Reconnaître et valoriser ces compétences, accompagner les mutations des métiers pour réussir les changements, attirer et accueillir de nouveaux talents, c'est aussi ce qui fera qu’aujourd’hui, comme demain, on aura envie de travailler à l’INRA ou avec l’INRA."
Le palmarès 2009
Le Laurier de la recherche agronomique
Ce prix d'excellence scientifique, decerné par un jury international, récompense l'ensemble de l'œuvre et la carrière d'un chercheur de renommée internationale ayant contribué de manière exceptionnelle au rayonnement de la recherche agronomique.
> Michel Moreaux, 68 ans, professeur de sciences économiques de l’université Toulouse-Capitole, fondateur et chercheur de l’unité mixte de recherche « Laboratoire d’économie des ressources naturelles, centre INRA de Toulouse.
L’économie pour explorer les futurs possibles
Michel Moreaux a consacré la première partie de sa carrière à l’économie industrielle. Dès les années 70, il s’intéresse aux ressources naturelles et à l’environnement, un champ qui commence à être investi par les économistes. Pourtant, « la peur de manquer de ressources naturelles n’est pas nouvelle » aime à rappeler ce féru d’histoire : dès la fin du XVIIème siècle, « des esprits éminents pensaient que les sociétés occidentales allaient devoir faire face à une pénurie de bois. Et Colbert avait fait procéder à l’organisation de la forêt de Tronçay pour que la Royale ne manquât pas de bois de marine vers la fin du XXème siècle ». Il fait progressivement de cette thématique son domaine principal de recherche puis celui de son unité. Ses travaux reposent sur des modèles théoriques dynamiques, qui intègrent les répercussions à long terme de contraintes globales comme l’épuisement des ressources naturelles fossiles. A l’INRA, Michel Moreaux crée en 2000 le LERNA (Laboratoire d’économie des ressources naturelles) avec l’ambition affichée d’en faire un centre d’excellence académique international dans cinq domaines d’économie théorique et appliquée : l’énergie, l’eau, les risques, la régulation publique et l’activité agricole. Coup d’essai réussi puisque moins de dix ans après sa création, le LERNA se classe premier en Europe et parmi les dix meilleurs laboratoires au monde.
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Le Laurier "jeune chercheur"
Ce laurier, décerné par un jury international, récompense le travail d'un chargé de recherche recruté récemment à l'INRA.
> Olivier Loudet, 35 ans, chargé de recherche à l’Unité de recherche "Génétique et amélioration des plantes", centre INRA de Versailles.
Les vertus de l’observation
A seulement 35 ans, Olivier Loudet a d’ores et déjà apporté une contribution remarquable et originale dans la compréhension des mécanismes d’adaptation et d’évolution des plantes. En étudiant des spécimens sauvages de la plante modèle Arabidopsis thaliana – ou Arabette- collectés au gré de ses missions qui l’ont conduit dans les montagnes du Kirghizistan, les plaines d’Iran ou les volcans de Sicile, il a isolé plusieurs gènes qui présentent des variations quantitatives en fonction de différentes contraintes environnementales telles que la lumière ou l’état des sols. Ceci dans le but d’améliorer la culture d’espèces utiles à l’homme et qui rencontrent les mêmes contraintes. L’observation quotidienne de ses plantes lui révèle parfois des caractères inattendus comme l’identification d’un gène impliqué dans le métabolisme des sucres. Les travaux d’Olivier Loudet sont largement repris dans la communauté scientifique et il vient de recevoir une des 250 bourses du très élitiste Conseil européen de la recherche, décernée sur le seul critère de l’excellence, qui lui permettra de conforter son équipe et de financer d’ambitieux projets.
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Le Laurier "ingénieur"
Ce laurier récompense la contribution remarquable d'un ingénieur dans le développement méthodologique, la valorisation des résultats de recherche ou l'administration de la recherche.
> Joël Abécassis, 59 ans, ingénieur de recherche à l’Unité mixte de recherche « Ingénierie des agropolymères et technologies émergentes », centre INRA de Montpellier.
De la technologie à l’intelligence artificielle
Après une formation d’ingénieur meunier, Joël Abécassis a mené l’ensemble de ses recherches à l’INRA sur les procédés de transformation des céréales, dont il est devenu un expert internationalement reconnu. Auteur de cinq brevets, il est à l’origine d’innovations telles que le blé Ebly®, ou la mise au point de nouveaux procédés de séchage des pâtes ou de fractionnement des constituants des grains de blé. « Actuellement on ne se contente plus de tout broyer, mais on essaie de dissocier les différents constituants du grain pour valoriser leurs propriétés, on s’achemine progressivement vers la raffinerie du végétal par voie sèche ». Ainsi on peut envisager de séparer chaque composant du grain de blé pour un usage différent : les protéines, l’amidon, les lipides pour les huiles, et les fibres qui peuvent être converties en biocarburants. Il participe aussi à la réflexion sur les nouvelles stratégies d’utilisation des ressources végétales rendues possibles par ces technologies. Il anime pour cela à l’Inra un groupe de chercheurs issus de plusieurs disciplines, de la biologie moléculaire à l’économie. Soucieux du transfert vers la filière céréalière, il s’emploie à intégrer les connaissances acquises dans des logiciels d’aide à la décision avec des évaluations bénéfices/risques. Joël Abécassis est actuellement membre du bureau exécutif de l’Association internationale des chimistes céréaliers et président du conseil scientifique d’Arvalis-Institut du végétal.
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Les Lauriers "appui à la recherche"
Ces deux lauriers récompensent la contribution exemplaire de techniciens de la recherche dans la réalisation de leur travail en appui à la recherche.
> Jocelyne Olivier, 60 ans, ingénieure d’études au sein de l’unité mixte de recherches « Interactions plantes-microorganismes », centre Inra de Toulouse.
Un parcours atypique
Entrée par la petite porte, « au plus petit grade de l’Inra », Jocelyne Olivier illustre 40 ans plus tard les possibilités d’évolution professionnelle au sein de l’INRA : elle a connu les promotions et concours internes, les mobilités géographique et professionnelle. Modeste, elle avoue volontiers que c’est l’Institut qui lui a permis de réaliser cette carrière. Mobilisant les techniques d’analyse les plus innovantes, n’hésitant pas à se reconvertir au besoin, Jocelyne Olivier a touché du doigt plusieurs domaines de recherche et participé à l’avancée des connaissances en reproduction animale puis en pathologie végétale. Ainsi, à l’aide des outils de la biologie moléculaire, elle a contribué à identifier chez la tomate et l’arabette, les gènes conférant la résistance à plusieurs souches de Ralstonia, une bactérie pathogène présente dans le sol qui provoque le pourrissement par les racines. Parallèlement à ses activités de recherche, elle s’investit au service des autres, notamment par l’ADAS, l’association pour le développement des activités sociales de l’Inra, qu’elle préside.
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> Laurence le Maout, 45 ans, technicienne de recherche à l’Unité mixte de recherche « Écologie et écophysiologie forestières », centre INRA de Nancy.
Au devant des progrès de l’informatique
Laurence Le Maout a débuté comme technicienne forestière dans une unité naissante de quatre personnes. Pour répondre aux besoins de son équipe, elle s’est très vite investie dans les opérations de gestion et gère aujourd’hui les finances d’une unité de 80 personnes. Au cours de sa carrière, elle a su anticiper les grands changements techniques : les débuts de l’informatisation, puis les logiciels de gestion successifs. Souhaitant contribuer à la mutualisation des savoirs et mettre ses compétences au service du collectif, elle est devenue formatrice et a créé des groupes de travail pour partager l’information et optimiser les pratiques. Elle préside également le bureau des gestionnaires d’unité sur le centre de Nancy, destiné à faire le lien entre les différentes fonctions de gestion, ce qui lui permet de rester attentive aux différentes facettes du métier de gestionnaire et de contribuer à leur articulation efficace pour assurer le meilleur appui aux équipes de recherche.
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Pour téléchargez des photos haute définition, connectez vous à la photothèque INRA :
http://phototheque.inra.fr/
Le laurier de la recherche agronomique comme le laurier jeune chercheur ont été décernés par un jury international présidé par le professeur Jacques Samarut, président du conseil scientifique de l'INRA. Les membres du jury sont : Nigel Brown, directeur de la faculté des sciences, vice-président de l’université d’Edimbourg, Royaume-Uni, Klaus Frohberg, directeur de recherche, Center for Development Research, Allemagne, Guiseppe Scarascia-Mugnozza, directeur du département de sylviculture et d’utilisation du territoire, Consiglio per le Ricerche in Agricoltura, Italie, Claude Pichard, chef de la nutrition, Hôpitaux universitaires de Genève, Suisse, Jacques Neeteson, directeur de l'unité des systèmes agricoles biologiques, responsable du développement des systèmes agricoles végétaux à l’international, Wageningen University and Research Centre, Pays-Bas.
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| Rédacteur : |
Service Presse INRA |
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Mathilde Maufras, tél : 01 42 75 91 69 ou presse@inra.fr |
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