Le réseau NACRe comprend actuellement
27 équipes regroupant 150 chercheurs de divers instituts (INRA1,
INSERM, CNRS, Universités, AP-HP, CNAM, Institut Curie, CRLC,
ENVT, AFSSA et CIRC). Ses actions sont multiples :
Faire le point des connaissances…
Le réseau NACRe exerce une activité
d’expertise, en réalisant des synthèses bibliographiques
et en dégageant des pistes de recherche sur des thématiques
telles que :
- « Les fibres et le cancer
colorectal », rapport en 2001, Gastroenterol.
Clin. Biol. volume 26, pages 893-912
- « Fruits, légumes
et cancers », rapport en 2002, Bull Cancer
volume 89 (3), pages 293-312
- « Viandes et cancers
», rapport du groupe de travail, 3èmes Journées
scientifiques du réseau NACRe, JFN, Dijon, 27 novembre
2002.
- « Lipides et cancers
», rapport en
2003, www.afssa.fr
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Organiser les recherches…
Le réseau structure et stimule les
échanges scientifiques entre les équipes. Il favorise
l’émergence de projets multidisciplinaires. Cinq de ces
projets ont été retenus entre 2001 et 2003 dans le cadre
d’un appel d’offre du Ministère de la recherche.
Leurs thèmes sont révélateurs des recherches actuelles,
par exemple :
- cancer du sein et acides gras
polyinsaturés
- microconstituants des fruits
et légumes (caroténoïdes, polyphénols)
et cancers (3 projets)
- développement d’une
nutrition spécifique chez le patient cancéreux
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Informer le public…
Enfin, parce qu’il n’y a pas
de prévention sans information, le réseau NACRe a contribué
à la rédaction de 2 brochures, disponibles sur le site
du réseau
(www.inra.fr/reseau-nacre)
:
- « Alimentation, nutrition
et prévention des cancers, une perspective mondiale :
application au contexte français », destinée
à un large public (consommateurs, industriels, professionnels
de santé, journalistes, responsables politiques…),
issue d'un partenariat avec le World Cancer Research Fund
International et parue en 2002.
- « Alimentation, nutrition
et cancer : vérités, hypothèses et idées
fausses », à destination des professionnels
de santé, parue en 2003, dans le cadre du Programme National
Nutrition Santé et reprise par le Plan Cancer.
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Depuis 2 ans également, le
réseau NACRe rédige des messages nutritionnels de prévention
diffusés par l’intermédiaire du « Calendrier »
de la Ligue Nationale contre le Cancer.
…pour lutter contre le cancer
En 20 ans, le nombre de cancers a augmenté
de 60% en France. On dénombre 280 000 nouveaux cas par an et
800 000 personnes sous traitement. Environ la moitié des personnes
touchées guérissent. Plus que toute autre maladie, le
cancer est difficile à comprendre et à circonscrire :
il n’y a pas un cancer, mais des cancers, dont les causes et les
mécanismes sont multiples. Depuis quelques années, les
pouvoirs publics commencent à prendre en considération
l’importance de la nutrition pour la préservation de la
santé. Désormais, elle s'intègre aux actions de
prévention des risques de cancers, mises en œuvre par le
gouvernement, au travers de 2 programmes prévus sur 5 ans : le
PNNS (Programme National Nutrition Santé, 2001), et le Plan Cancer
(2003).
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Pour informer le
public, les chercheurs ont créé, sur le site Web
du réseau Nacre (www.inra.fr/reseau-nacre),
des fiches dites de « prise de position ». Elles sont
destinées à apporter des éléments
de réponse en cas de polémique.
C’est ainsi que la première fiche de prise de position
traite de l’effet des fibres alimentaires sur le cancer
du côlon. A partir de 2 publications parues en 2000 dans
le New England Journal of Medicine (NEJM), les experts du réseau
NACRe montrent qu’il n’est pas toujours possible de
tirer des conclusions claires des études nutritionnelles
en raison de leurs limites méthodologiques. Les propres
travaux d’expertise menés par le réseau NACRe
livrent des conclusions nuancées sur l’effet des
fibres, parmi lesquelles : « on ne peut conclure pour l’instant
à un effet protecteur des fibres contre le cancer colorectal.
Les fibres peuvent cependant avoir un effet sur la cancérogenèse
via leur action sur l’équilibre énergétique
et la résistance à l’insuline ».
Cet exemple montre qu’il faut être très prudent
dans la délivrance de messages nutritionnels. L’état
des connaissances et la complexité du cancer ne permettent
pas toujours d’apporter des réponses simples et directes
aux questions posées sur la relation alimentation-cancer.
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1 Unité de nutrition et sécurité
alimentaire, département Alimentation humaine, centre INRA de
Jouy-en-Josas
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