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Fiche de Presse Info.
01/12/2003
Les jeunes femmes et la viande rouge : relation entre leurs attitudes et leurs consommations carnées
SPECIAL « 3R » co-organisées par l’INRA et l’Institut de l’Elevage
En France, environ 25% des jeunes femmes sont carencées en fer. La faible consommation de viande est le facteur nutritionnel principal qui explique cette carence en fer et l’anémie qu’elle entraîne. Une étude a été réalisée à l’INRA(1) afin de relier cette consommation de viande aux attitudes subjectives des jeunes femmes vis-à-vis de la viande rouge ainsi que leur réponse hédonique à des stimuli visuels et olfactifs. Les chercheurs confirment une moindre consommation de viande par les femmes et ont mis en évidence des attitudes plus réservées vis à vis de la viande. C’est à dire que les femmes estiment être de petites mangeuses de viande par rapport aux hommes, qu’elles croient davantage que les hommes que la viande est destinée « aux travailleurs de force » et qu’elles réduisent, voire suppriment, la viande du repas plus facilement que les hommes quand elles mangent seules. Enfin, il ressort très clairement de ces travaux que manger de la viande rouge est très lié au plaisir de voir la couleur rouge de la viande crue et, dans une moindre mesure, cuite.
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La viande, et le bœuf notamment, constitue une source majeure de
fer assimilable (fer héminique). De plus, elle favorise l’assimilation
du fer non héminique. Certes, les apports en fer (dans la quantité
et dans la forme) ne sont pas les seuls facteurs responsables car l’état
de nutrition en fer dépend aussi des besoins, qui sont variables.
Toutefois, c’est essentiellement par le contrôle des apports
alimentaires qu’il est possible d’améliorer les réserves
en fer de l’organisme. Dans ce contexte, une modification de la
consommation de viande paraît être un facteur déterminant
pour améliorer ces réserves.
A Clermont-Ferrand, l’INRA a mené une étude sur
77 femmes âgées de 20 à 40 ans. En plus d’un
relevé des consommations alimentaires, les attitudes des participantes
ont été évaluées par plusieurs enquêtes.
Ainsi une 1ère enquête renseignait sur 2 types d’attitudes
: la première série de questions se rapportait au plaisir,
la seconde était relative aux considérations nutritionnelles,
c’est-à-dire à l’importance accordée
à l’apport nutritionnel de la viande. Par la suite, une
2nde enquête mesurait le plaisir de voir des images
(photographies de gigot cuit, porc cuit, poulet rôti, gigot cru,
rôti de bœuf cru, viande hachée cuite, bavette cuite,
poulet cru, côtelette crue, foie cru et viande hachée crue)
et de sentir des odeurs de viande cuite (agneau, porc et bœuf).ont
été effectués.
Des corrélations significatives sont observées entre l’évaluation
de la consommation de fer issu de la viande et les attitudes positives
vis-à-vis de la viande. Ces résultats amènent les
chercheurs à penser que les considérations nutritionnelles
et le plaisir de manger de la viande rouge influencent de manière
directe la consommation générale de produits carnés.
En clair, on a ici une confirmation de ce qu’on pensait intuitivement
: plus une femme apprécie la vue et l’odeur d’une
viande rouge, qu’elle soit crue ou cuite, plus elle aura de plaisir
à en manger. L’inverse est également vrai et de
manière étendue : une femme, consommant peu de viande
rouge, consomme également peu de viande blanche. De plus elle
ne « compense » pas ses faibles apports en fer héminique
en consommant davantage de poisson. Ses apports en fer héminique
sont donc globalement réduits, c’est là que se trouve
le cœur du problème.
Compte tenu de leurs résultats, les chercheurs suggèrent
de jouer sur la présentation visuelle et les considérations
d’ordre nutritionnel (apport de fer facilement assimilable, protéines
de bonne qualité, vitamines du groupe B) afin d’inciter
les femmes à consommer davantage de viande qu’elle soit
rouge ou blanche, cette dernière étant elle aussi (avec
les charcuteries, les abats, les poissons et les crustacés) une
bonne source de fer héminique.
1 Station de recherches sur la viande, département
Transformation des produits animaux, centre de Clermont-Ferrand –
Theix – Lyon.
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