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Publications > Cahiers > N°18-19, 1er et 2ème trimestres 1991

Marchés, revenus et politique céréalière


Une évaluation des instruments de la politique céréalière de la CEE

J.-C. Blom

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 19-50

Résumé : Le secteur européen des grandes cultures est analysé à partir d'informations sur l'évolution historique des marchés et des prix, ainsi que des données fournies par l'enquête sur la structure des exploitations agricoles. Deux scénarios de politique agricole sont proposés à l'aide d'un modèle représentant le marché des céréales et des matières premières pour aliments composés. Des projections concernant l'offre, la demande, le revenu agricole et les effets sur les consommateurs et les contribuables sont effectuées pour la période 1988-1996. Le gel des terres et les seuils garantis sont alors évalués sur la base de ces deux scénarios. Les possibilités d'extensifier la production communautaire de céréales sont étudiées en tenant compte de l'une des principales hypothèses de l'étude, à savoir que les rendements continueront d'augmenter au même rythme que dans le passé. Sur cette base, on évalue la réglementation introduite récemment pour extensifier la production dans le secteur des céréales. Il s'avère que le marché des produits de grandes cultures n'arrivera à l'équilibre, compte tenu de ces instruments, que si les rendements augmentent moins dans le futur qu'ils ne l'ont fait dans le passé. Dans le cas contraire, une réduction importante de la surface mise en culture devra intervenir à un coût très élevé. Dès lors, la recherche d'une meilleure efficacité dans l'usage des engrais et des produits de traitement et une information appropriée fournie aux agriculteurs sur ce sujet seront plus importants qu'une prime à l'extensification de la production de céréales, dans la mesure où les derniers changements de prix auront des effets sur le niveau optimal d'utilisation de ces différents intrants.

Mots-clés : grande culture, céréales, politique agricole commune, structure des exploitations, gel des terres, revenu agricole, extensification, CEE.


Les céréales dans l'alimentation animale de la CEE. Place dans la consommation de matières premières et effets d'une baisse de prix

Y. Dronne, H. Schmitt, L.-P. Mahé et C. Tavéra

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 51-69

Résumé : A la suite d'une baisse du prix communautaire des céréales, un élargissement du débouché de l'alimentation animale est possible à condition que le secteur animal, en particulier les porcs et les volailles, ne soit pas soumis à des contraintes quantitatives ou à des baisses de prix limitant son expansion. Cependant, les importations de produits de substitution de céréales et de produits riches en protéines ne fléchissent que très légèrement. L'analyse s'appuie sur les résultats de simulations effectuées à l'aide du modèle MISS (modèle international simplifié de simulation).

Mots-clés : alimentation animale, produits de substitution des céréales, PAC, CEE, modèle, matière riche en protéines.


Les produits substituts des céréales dans la CEE : impact d'une politique de taxation des importations

C. Le Mouël

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 71-98

Résumé : Cette étude analyse les enjeux pour la CEE d'une politique de taxation de ses importations de matières premières non céréalières (produits substituts des céréales ou PSC et soja). Un modèle des échanges mondiaux des principaux produits agricoles est utilisé pour simuler dans un premier temps l'application de droits de douane aux importations communautaires de corn gluten feed ou de soja, puis une baisse de 10 % du prix européen des céréales. Les diverses simulations révèlent que le droit de douane aux importations de corn gluten feed est justifié en termes de bien-être économique pour la CEE. Par contre, son efficacité budgétaire reste relativement limitée. La taxation des importations de soja est, quand à elle, peu justifiée socialement, mais engendre une réserve douanière importante permettant à la Communauté de desserrer sa contrainte budgétaire de manière substantielle. Enfin, les résultats de l'ensemble des simulations relativisent l'idée répandue selon laquelle une baisse du prix communautaire des céréales serait beaucoup plus appropriée qu'une taxation des produits importés dans une optique d'économies budgétaires.

Mots-clés : droits de douane, distorsions, protection, produits substituts des céréales (PSC), rééquilibrage, politique agricole commune (PAC).


Les exportations françaises de blé tendre : déséquilibre structurel et déséquilibres intra-annuels

Y. Le Roux, avec la collaboration d'A. Hofstetter

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 99-133

Résumé : La forte dépendance du marché français du blé tendre vis-à-vis des exportations conduit à s'intéresser à une modélisation de celles-ci et à quantifier leurs déterminants. L'approche retenue a recours à l'économétrie du déséquilibre, postulant que les quantités échangées sont le minimum d'une offre française et d'une demande étrangère. La spécification du modèle permet l'existence d'effets de report entre différents marchés (en particulier entre marché CEE et marché hors CEE) et suppose que le marché décrit est une agrégation de micro-déséquilibres. Les résultats obtenus par des estimations sur données annuelles (1966-67 à 1988-89) confirment l'excès d'offre structurel qui caractérise les échanges français de blé tendre et permettent de mesurer le poids des facteurs de demande (celle-ci contraignant l'offre de façon presque constante). Ces phénomènes doivent être nuancés à partir des estimations sur données mensuelles (août 1970 à avril 1989) qui montrent que, de façon conjoncturelle, la demande peut être contrainte par l'offre.

Mots-clés : blé tendre, exportation, modélisation, marché intérieur, déséquilibre structurel.


Les perspectives des exploitations céréalières. Le cas de Beauce-Gâtinais

R. Carles, avec la collaboration de T. Pelletier

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 135-158

Résumé : Les changements récents de la politique agricole européenne dans le domaine des céréales et des produits de grande culture amènent à s'interroger sur le devenir des exploitations céréalières. A travers les résultats d'un dispositif d'observation d'exploitations agricoles situées principalement dans les régions Beauce et Gâtinais du Bassin Parisien, sont examinées tout d'abord l'évolution récente des revenus et les modifications intervenues dans l'équilibre des productions et des facteurs de production au cours de la période 1981 à 1987. Ensuite les adaptations possibles des systèmes céréaliers sont envisagées à partir d'une modélisation de l'exploitation céréalière-type. Les effets d'une baisse des prix des céréales ou des oléoprotéagineux, d'une prime à la jachère, enfin d'un accroissement de taille de la superficie cultivable sont analysés et permettent d'apprécier la sensibilité du choix des production et les répercussions sur les revenus de diverses simulations.

Mots-clés : céréales, modélisation, production agricole, système de production, politique agricole commune, Beauce, Gâtinais.


Impacts d'une baisse du prix des céréales sur les revenus des exploitations céréalières spécialisées

H. Schmitt, L.-P. Mahé et T. Trochet

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 159-179

Résumé : L'impact d'une baisse de 10 % du prix des céréales sur le revenu des producteurs spécialisés est "amplifié" s'il est mesuré à l'aide de la variation du surplus du producteur ou d'autres mesures "statiques" du revenu. Il est nécessaire de tenir compte des effets induits sur des marchés des inputs variables achetés ou loués (terres). Les effets tendanciels (progrès technique, évolution des prix réels des consommations intermédiaires et de la population active agricole familiale) sont également mesurés, en particulier afin de déterminer le délai nécessaire pour annuler l'impact originel d'une baisse de 10 % du prix des céréales : trois ans sont nécessaires pour restaurer le revenu des facteurs familiaux par tête.

Mots-clés : exploitations céréalières, revenus, céréales, prix.


Les substitutions entre les céréales et les autres concentrés en alimentation animale. Une application à des élevages laitiers

J.-C. Bureau et M. Danechvar-Kakhki

In : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, n° 18-19, 1er et 2e trimestres 1991, pp 181-213

Résumé : Sur un échantillon d'entreprises laitières, deux types d'approches sont utilisés pour estimer des réponses aux variations de prix en ce qui concerne la demande de céréales pour l'alimentation animale. L'accent est tout particulièrement mis sur la prise en compte des céréales produites et consommées à la ferme. La première approche consiste en une agrégation de modèles linéaires sur lesquels sont effectués des balayages de prix. On obtient ainsi des surfaces de réponse dont quelques-unes sont présentées. La seconde est une estimation d'une fonction de coût qui permet le calcul d'élasticités de substitution partielles. Les avantages et les inconvénients de chacune des approches sont analysés. La simulation par programmation linéaire se révèle particulièrement riche, mais d'une mise en oeuvre relativement lourde par rapport aux méthodes économiques. L'utilisation de pseudo-données s'avère potentiellement intéressante.

Mots-clés : économie de la production, intraconsommation de céréales, système de demande en alimentation animale, élasticités de substitution, programmation linéaire, élevage laitier.



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