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Année 1999 INRA Sciences Sociales n°
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PRIX DES VINS DE BORDEAUX ET DES VINS DE BOURGOGNE : LA QUALITE A-T-ELLE DE L'IMPORTANCE ?
Pierre Combris, Sébastien Lecocq, Michael Visser, INRA ESR, Ivry
Dans les ventes aux enchères des grands vins, la participation de nombreux connaisseurs implique que les différences de prix reflètent assez bien les différences de qualité des vins. Sur ce type de marché, la relation qualité/prix est donc très forte. Mais sur un marché composé majoritairement de profanes, on peut se demander quels sont les facteurs qui expliquent les différences de prix entre les vins. Dans ce travail, on explique le prix du vin de Bordeaux et d'un vin de Bourgogne comme une fonction non seulement des caractéristiques objectives mentionnées sur l'étiquette de la bouteille, mais aussi des caractéristiques sensorielles, en estimant des équations de prix hédoniques. Les résultats montrent que le prix d'un vin est principalement déterminé par les caractéristiques objectives et qu'il est faiblement lié à la qualité telle qu'elle peut être évaluée par des jurys d'experts sur la base de critères sensoriels.
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Olivier Mahul, Dominique Vermersch, INRA ESR, Rennes
Une meilleure maîtrise technologique a contribué ces dernières décennies à une réduction substantielle des risques productifs, mais ces techniques préventives savèrent souvent inefficaces face à lintensité exceptionnelle dun agent naturel (tempête, inondations ). Lassurance devrait alors permettre aux producteurs de se couvrir contre ces risques, mais la forte corrélation des risques individuels empêche les assureurs de mutualiser ces derniers. Cela constitue un des principaux obstacles à lassurabilité des risques sur récoltes. En élaborant des instruments de couverture basés sur un niveau pertinent de rendement agrégé, nous montrons que les marchés financiers pourraient avoir un rôle actif dans le partage de ces risques sur récoltes. Une première illustration empirique caractérise la stratégie optimale de couverture à partir de ces contrats financiers, mesure la réduction du risque quils engendrent et la compare avec celle générée par des programmes dassurance individuelle qui garantissent un rendement minimum. Ces instruments savèrent plus efficaces que les contrats dassurance dont le rendement individuel garanti est inférieur au rendement historique.
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Stéphane De Cara, Pierre-Alain
Jayet, INRA ESR,Grignon
A Kyoto (1997), la France s'est engagée à stabiliser, à l'horizon 2008-2012, ses émissions de Gaz à effet de serre au niveau de 1990. L'intégration du secteur agricole dans une politique d'incitation à la réduction des émissions peut contribuer au respect de ces engagements. L'analyse, fondée sur la modélisation des choix des activités agricoles par les exploitants, montre qu'une réduction substantielle des émissions nettes nationales d'origine agricole est envisageable à un coût global intéressant étant donné les coûts individuels de réduction des émissions. Il est cependant nécessaire de favoriser le stockage de carbone pour que le résultat soit probant, par exemple en autorisant le boisement des jachères fixes. L'adoption d'une taxe sur les sources d'émissions permettrait dinciter les exploitants à réduire leurs émissions. La régulation des émissions de méthane ne peut cependant reposer sur la seule taxation des achats daliments du bétail et requiert l'usage d'instruments économiques plus complexes.
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LES CONSOMMATEURS FRANCAIS ET LA "VACHE FOLLE"
Jérome
Adda, INRA-CORELA, Ivry-sur-Seine
La crise de la vache folle fournit une occasion unique pour analyser les réactions des consommateurs français face aux risques sanitaires et à l'information sur ces risques. En étudiant lévolution des achats des ménages, on peut expliquer leur comportement lors de la crise par le degré d'exposition au risque de contamination et par la perception du lien entre quantité consommée et risque de contamination. Paradoxalement, ce sont les consommateurs les plus exposés aux risques par les campagnes d'information des pouvoirs publics qui ont le moins diminué leur consommation de buf. Les données exploitées font apparaître que le maintien du niveau de consommation est lié à des comportements de prise de risque dans d'autres domaines que l'alimentation. Ces spécificités doivent être prises en compte pour améliorer l'efficacité des campagnes d'information à mettre en place dans de telles situations de crise.
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LA MODULATION DES AIDES DIRECTES A L'AGRICULTURE FRANÇAISE
Vincent
Chatellier, INRA-ESR, Nantes
e-mail : vchatel@nantes.inra.fr
La modulation
des aides directes de la Politique agricole commune (PAC) est mise en
uvre, en France, pour réorienter une partie des aides directes à
l'agriculture (un milliard de francs, soit 2% de l'ensemble des aides
directes) vers le financement des Contrats territoriaux d'exploitation
(CTE) institués par la récente loi d'orientation agricole. Cette décision
du gouvernement français correspond à l'application de l'article 4 du
règlement horizontal de la réforme de la PAC (dite
" Agenda 2000 ") qui donne la possibilité aux Etats membres
d'instaurer une modulation des aides directes en fonction de trois critères
: le montant des aides directes PAC, l'emploi et la prospérité économique
mesurée par la Marge brute standard (MBS). Après une analyse succincte
de l'évolution de la répartition des aides directes aux exploitations
agricoles françaises, ce document présente le dispositif de modulation
retenu en novembre dernier et en analyse les conséquences, à horizon 2004,
à partir des données du Réseau d'information comptable agricole (RICA).
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DROITS A PRODUIRE : DES GESTIONS NATIONALES DIVERGENTES - L'EXEMPLE DES QUOTAS LAITIERS
Denis Barthélemy, Jean-Pierre Boinon, Pierre Wavresky, UMR INRA-ENESAD en Economie et Sociologie Rurales,Dijon
Les droits à produire occupent une place croissante dans la Politique Agricole Commune (PAC). Ces instruments de soutien aux revenus des producteurs sont pour la plupart définis et mis en uvre dans le cadre des Organisations Communes de Marché. Toutefois, ils relèvent en même temps du droit de propriété, régi par les droits nationaux. Chaque pays membre de l'Union Européenne bénéficie ainsi d'une large possibilité d'interprétation de la politique commune, ce qui conduit à des modes de gestion nationaux des droits à produire souvent divergents d'un pays à l'autre.En matière de quotas laitiers, on dispose d'une expérience longue d'une quinzaine d'années. Les gestions limitatives des transferts de quotas sont-elles nécessairement synonymes du maintien des petites exploitations, et les interprétations libérales entraînent-elles forcément l'accroissement des plus grandes, permettant une meilleure compétitivité ? On examinera les interprétations du règlement européen et les conséquences des politiques suivies dans quatre pays membres, avant de présenter les tendances qui se dégagent de la nouvelle réforme de la PAC.
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de l'origine.
Edition : Département d'Economie et de Sociologie Rurales de l'Institut National
de la Recherche Agronomique
Mission des publications - 65 Bd de Brandebourg, 94205 Ivry-sur-Seine Cedex.
Directeur de la publication : Hervé Schmitt
Rédaction : Didier Aubert (rédacteur en chef), Suzanne Jumel
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ISSN 0988-3266