Publications > INRA Sciences Sociales > Année 2005
Année 2005INRA Sciences
Sociales n° 1/05 - Juin 2005 ![]()
OBESITE, CORPULENCE ET STATUT SOCIAL : UNE COMPARAISON FRANCE / ETATS-UNIS (1970-2000)
Faustine
Régnier, INRA CORELA, Ivry
Depuis 30 ans, la corpulence (encadré 1) a connu un développement différent en France et aux Etats-Unis. Lobésité n'y est aujourd'hui comparable ni par son ampleur, ni par sa répartition par âge et par sexe, même si la situation française montre une croissance plus rapide du phénomène ces dernières années. De part et d'autre de l'Atlantique, l'obésité est liée à la hiérarchie sociale, en particulier chez les femmes et si elle a augmenté dans tous les milieux sociaux entre 1970 et 2000, on ne constate pas de véritable affaiblissement du rôle de ces facteurs sociaux dans l'obésité. L'étude de l'attention portée au poids, inégale selon les catégories sociales, montre que les individus les plus touchés par l'obésité appartiennent aux groupes sociaux où la corpulence moyenne est la plus élevée et où l'attention portée au poids est la moins forte. Une politique préventive de santé publique ne devrait-elle pas dès lors porter sur l'ensemble de ces catégories modestes ?
INRA Sciences Sociales n° 2/05 - Décembre
2005 ![]()
L'AMBIVALENCE DES FILIERES BIOCARBURANTS
Jean-Claude Sourie, David Tréguer et Stelios Rozakis, INRA-Economie publique, Grignon
D'une situation de faible importance dans la sole agricole française
(324 000 hectares en 2004 dont 300 000 hectares de colza), les cultures énergétiques
devraient connaître un rapide accroissement de leur surface afin de permettre
d'atteindre un niveau d'incorporation de 5,75% de biocarburants dans les carburants
fossiles à l'horizon 2010 (valeur recommandée par la Directive
2003/30/CE, dite "promotion des biocarburants"). Le gouvernement français
a d'ailleurs récemment augmenté les autorisations de production.
Dans le contexte actuel où le prix du pétrole côtoie les
70$ par baril et où la lutte contre le réchauffement climatique
devient une priorité, les biocarburants sont présentés
sous un angle très favorable. Cependant, compte tenu de leur rendement
énergétique par hectare de terre dans l'ensemble très moyen
et de leurs coûts élevés, on est amené à tempérer
les analyses très optimistes qui les entourent. Présentés
essentiellement comme des filières énergétiques, on oublie
de souligner que les biocarburants sont également un moyen indirect de
soutien de l'agro-industrie et de l'agriculture, sous la responsabilité
de chaque pays.
Les principaux résultats résumés ici concernent la France.
Ils sont obtenus en utilisant un modèle d'équilibre partiel et
dynamique, OSCAR, mis au point par l'INRA (encadré 1). Les points forts
de ce modèle consistent en une formalisation détaillée
des offres agricoles, alimentaire et non alimentaire, compte tenu des évolutions
de la PAC et des impacts des biocarburants sur les revenus ainsi que sur les
emplois agricoles.
INRA Sciences Sociales n° 3-4/05 - Décembre 2005
LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE : DE L'EMPRISE DES GOUTS A L'APPREHENSION DES RISQUES
INRA Sciences Sociales n° 5/05
- Février 2006 ![]()
EFFICACITÉ TECHNIQUE ET ENDETTEMENT DES EXPLOITATIONS POLONAISES AVANT L'ADHÉSION À L'UNION EUROPÉENNE
Laure Latruffe,
INRA ESR Rennes
Contrairement à ce qui était attendu, l'ajustement structurel du secteur agricole polonais, observé pendant la phase de transition qui a suivi la chute du régime socialiste, a été de faible ampleur : en particulier, les exploitations de petite taille (7 hectares en moyenne) se sont maintenues. Cette recherche montre que les petites exploitations sont restées majoritaires en Pologne, non pas parce qu'elles sont le type d'exploitations le plus efficace techniquement, mais parce que la restructuration du secteur a été contrainte par un fonctionnement imparfait des marchés des facteurs de production. L'accès limité au crédit et le système de retraite agricole peuvent en particulier expliquer cette faible restructuration.
INRA Sciences Sociales n° 6/05
- Mars 2006 ![]()
AMÉNAGEMENT ET PROTECTION DE LA FORÊT MÉDITERRANÉENNE : APPLICATION DE LA MÉTHODE DES PROGRAMMES EN CORSE
François Bonnieux,
Alain Carpentier, INRA-ESR,
Rennes et Jean-Christophe Paoli, INRA-SAD,
Corte
A l'instar d'autres forêts méditerranéennes, la forêt corse est associée à la transhumance et au pastoralisme, deux activités qui ont beaucoup décliné. Les ventes de bois sont trop faibles pour compenser les dépenses de gestion, et les perspectives de développement de production marchande (cueillette de baies, champignons, plantes aromatiques) ou de la chasse sont restreintes. La justification sociale des dépenses publiques en faveur de la forêt corse doit donc être recherchée dans les services non-marchands liés aux loisirs et à la protection de l'environnement. Mais peut-on concilier la protection de la forêt et l'accueil du public ? Peut-on proposer des aménagements qui respectent la biodiversité ? Peut-on faire face à la pression touristique tout en préservant les équilibres naturels ? Doit-on accueillir tout le monde ou limiter l'accès ? Questions difficiles auxquelles sont confrontés les élus, les pouvoirs publics et les citoyens. Les travaux réalisés à Bonifatu apportent des données factuelles et des éléments de réflexion pour définir une stratégie de développement durable en zone de montagne méditerranéenne.
Reproduction partielle autorisée avec mention
de l'origine.
Edition : Département Sciences Sociales, Agriculture et Alimentation, Espace
et Environnement de l'Institut National de la Recherche Agronomique
Mission des publications - 65 bd de Brandebourg - 94205 Ivry-sur-Seine Cedex.
Directeur de la publication : Hervé Schmitt
Rédaction : Didier Aubert (rédacteur en chef), Suzanne Jumel
Tél (1) 49 59 69 00 - Fax (1) 46 70 41 13
ISSN 0988-3266