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La Brucellose

Zoonoses avérées 

La brucellose est une zoonose bactérienne c’est-à-dire que cette maladie est transmissible des animaux à l’homme chez qui elle est aussi appelée “fièvre de Malte”. La contamination a lieu par contact cutané ou muqueux à partir d’un animal infecté ou par voie digestive par ingestion d’aliments contaminés : par exemple du fromage frais contaminé.

La brucellose se définit chez l’animal comme une maladie d’évolution chronique affectant principalement les organes de la reproduction et dont la manifestation la plus fréquente est l’avortement. L’agent étiologique est une bactérie à Gram négatif du genre Brucella. qui comprend 6 espèces, cette classification a été basée à l’origine sur la spécificité d’hôte. En effet, B. melitensis infecte préférentiellement les ovins/ caprins, B. abortus, les bovins, B. suis, les porcins, B.ovis, le bélier, B. canis, le chien et B. neotomae, un petit rat du désert.


Ces bactéries sont des parasites intracellulaires facultatifs capables de survivre et de se multiplier dans les cellules phagocytaires des mammifères, échappant ainsi à la destruction induite par le système immunitaire. Limitée à l’origine aux zones méditerranéennes, la brucellose s’est ensuite étendue à l’ensemble du globe.

En France, les programmes de surveillance et de contrôle permettent d’espérer une maîtrise à court terme de la brucellose. Mais la faune sauvage peut être un réservoir, par exemple par la présence de sangliers infectés par B. suis biovar 2. Ils seraient à l’origine de la réémergence de la brucellose porcine dans les élevages en plein air. Plus récemment, un nouveau risque pour la santé publique est apparu avec l’isolement de Brucella chez les mammifères marins comme les pinnipèdes et les cétacés. Ces souches “marines” sont aussi très pathogènes pour l’homme.


Photo : Christian Slagmulder

 

Les recherches en cours

L’émergence de ces souches a conduit à analyser de façon plus générale la biodiversité des Brucella en recherchant la variabilité phénotypique et génotypique des différentes espèces et biovars. Cette étude devrait conduire à une meilleure connaissance des mécanismes d’acquisition des facteurs de pathogénie au sein de la famille des ∝2protéobactéries à laquelle les Brucella appartiennent.

 

 


Photo : Michel Zigmunt


Rédaction :
Michel S. Zygmunt, Isabelle Jacques
Inra - Centre de tours
UR 918 Pathologie infectieuse et immunologie
Equipe Paratuberculose et brucellose


Rédaction : Michel S. Zygmunt, Isabelle Jacques
Date de création : 26 Mars 2007
Mise à jour : 26 Mars 2007

Département de Santé Animale - Centre de recherche de Tours - 37380 Nouzilly

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