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Recherches sur les maladies à prionsMoyens, activités et résultats obtenus par l'Inra
Dès 1990, le secteur des Productions animales alerte sur l’épizootie Encéphalopathie Spongiforme Bovine en Grande-Bretagne : un texte de Jacques Laporte fait le point, en juillet, sur cette maladie ; une réunion INRA-CNEVA est organisée en septembre par Robert Ducluzeau à ce sujet.
L’INRA mobiliséEn 1991, sollicités par les éleveurs de la race ovine Lacaune dont certains élevages de sélection étaient atteints de tremblante, puis confrontés en 1993 à une épidémie spectaculaire de cette pathologie dans un de ses troupeaux ovins expérimentaux, les chercheurs INRA du département de Génétique animale réfléchissaient aux conditions de développement de recherches dans ce domaine pour eux nouveau, celui des maladies à prions. L’évaluation de la situation sur le terrain, de l’état des recherches en France et à l’étranger, de l’état des connaissances sur ces maladies décidait l’INRA à centrer ses efforts sur la tremblante ovine.À partir de l’automne 1996, sous l’impulsion majeure du comité interministériel sur les maladies à prions animé par Dominique Dormont (auquel huit chercheurs INRA participaient), l’INRA a accompli un effort intense de mobilisation de ses équipes (appartenant à 6 départements : génétique animale, santé animale, physiologie animale, transformation des produits animaux, hydrobiologie et faune sauvage, économie et sociologie rurales) sur les ESST (encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles) chez les ovins, grâce à quelques recrutements mais surtout par mobilité thématique ; ce qui a représenté pour chacun des chercheurs concernés un effort personnel de remise en cause, les obligeant à repartir de zéro dans un domaine totalement nouveau, en abandonnant des recherches en cours où ils étaient opérationnels et bénéficiaient d’un positionnement national et international. Un premier séminaire sur les ESST a été organisé en novembre 1996 par François Grosclaude, alors directeur scientifique des Productions animales, pour renforcer la coordination et l’optimisation du dispositif, ainsi qu’un comité scientifique de l’action incitative programmée sur les ESST. En septembre 1998, un premier recensement à l’INRA faisait état de 26 équipes engagées sur des recherches sur les maladies animales à prions. Cette mobilisation a été favorisée par 3 facteurs différents, évoqués plus haut :
Depuis fin 2002, un bureau permanent des recherches ESST 3 a été mis en place par la direction scientifique Animal et Produits animaux, pour réfléchir aux priorités et aux orientations des recherches INRA sur les maladies à prions. Des séminaires sont organisés régulièrement pour faire le point des recherches engagées.
De 1996 à 1998, l’objectif prioritaire de l’INRA, dans le cadre de cette nouvelle orientation, a été surtout la mise au point de tous les outils et investissements nécessaires à la manipulation des prions en toute sécurité et au développement de projets de recherches ambitieux sur ces maladies à prions. Cet effort se poursuit avec notamment la réalisation des Les projets de recherche sur les maladies à prions De 1996 à 1998, l’objectif prioritaire de l’INRA, dans le cadre de cette nouvelle orientation, a été surtout la mise au point de tous les outils et investissements nécessaires à la manipulation des prions en toute sécurité et au développement de projets de recherches ambitieux sur ces maladies à prions. Cet effort se poursuit avec notamment la réalisation des projets de P3 gros animaux de Nouzilly et d’animalerie protégée de l’ENV Toulouse. |
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