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Santé Animale > Les produits > Faits marquants 2006 > Faits marquants de l'UR 66 > La mycotoxine alimentaire « patuline » n’est pas produite par la moisissure Byssochlamys fulva, qui a perdu deux gènes clefs de sa voie de biosynthèse
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La mycotoxine alimentaire « patuline » n’est pas produite par la moisissure Byssochlamys fulva, qui a perdu deux gènes clefs de sa voie de biosynthèse

Fait marquant 2006 de l'Unité de Recherche "Pharmacologie-Toxicologie" - Equipe : Immuno-mycotoxicologie 

Les mycotoxines sont des contaminants naturels des denrées alimentaires synthétisées par certaines espèces de moisissures. Parmi celles-ci, la patuline soumise à une réglementation européenne, contamine les fruits et plus particulièrement les pommes et les produits transformés tels que les compotes, les jus de fruits, les cidres...

Cette toxine est produite par plusieurs espèces fongiques des genres Aspergillus, Penicillum et Byssochlamys. Dans ce dernier genre, deux espèces B. nivea et B. fulva sont fréquemment isolées des fruits et responsables de certaines dégradations organoleptiques. Nous avons cherché à savoir si ces deux espèces produisent de la patuline.

Résultats

19 souches Byssochlamys ont été caractérisées par  examens macro- et micro-morphologiques, analyse biochimique (profils des métabolites secondaires) et caractérisation moléculaire (séquençage des ITS et du gène de la beta-tubuline). Toutes les souches de B. nivea produisent de la patuline tandis qu’aucune souche de B. fulva ne produit cette toxine. Nous avons prouvé que l’incapacité de B. fulva à produire la patuline est associée à l’absence de deux gènes critiques pour la biosynthèse de la toxine.

Perspectives, impacts à terme

 

  •   Bien qu’isolée fréquemment de fruits et de produits transformés, B. fulva ne doit donc plus être considéré comme une source potentielle de contamination des fruits par la patuline. Par conséquent, seules Byssochlamys nivea et surtout Penicillium expansum, espèces productrices avérées, également isolées de ces produits, constituent un risque réel. L’effort devra donc porter sur la mise au point de méthodes de détection précoces spécifique de ces deux espèces.
  •  La méthodologie développée dans cette étude à une valeur d’extrapolation à d’autres contextes. Elle sera appliquée à l’identification des voies de biosynthèse d’autres mycotoxines et dans des perspectives de diagnostic de souches de champignons toxinogènes.

Partenaires

 

  • Dr M. Delaforge, CNRS URA 2096, CEA Saclay, Gif sur Yvette.
  • Pr A. Lebrihi, Laboratoire de Génie Chimique UMR5503 (CNRS/INPT/UPS), ENSAT, Toulouse
  • Drs. S. Peterson et M.A. Dombrink-Kurtzman, Mycotoxin Research Unit, USDA, Peroria, USA



Bibliographie

 

  •   Puel O, Tadrist S, Delaforge M, Oswald IP, Lebrihi A. The inability of Byssochlamys fulva to produce patulin is related to absence of 6 methylsalicylic acid synthase and isoepoxydon deshydrogenase genes. Int. J. Food Microbiol. 2007 ; Sous presse. [Impact Factor : 2.5] doi:10.1016/j.ijfoodmicro.2006.10.016
  • Puel O. 2007. Thèse de doctorat


Champs thématiques du Département Santé Animale : CT2.4, AS : E

 


Rédaction : DépartementSanté Animale
Date de création : 21 Février 2007
Mise à jour : 10 Avril 2007

Contact :

Olivier Puel et Isabelle Oswald

    UR 66 Pharmacologie-toxicologie
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    BP 3   
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    Fax :    05 61 28 53 10

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