Depuis 2007, une équipe de chercheurs et de doctorants organise et anime les Journées des Doctorants du Sad (JdD). Durant 3 jours, les doctorants volontaires sont réunis pour réfléchir ensemble à leur parcours de thèse. L’analyse collective produite par des travaux en ateliers doit permettre à chacun de mieux se situer dans son environnement scientifique et de prendre conscience de la valeur professionnelle des compétences qu’il peut acquérir au cours de son doctorat.
Des enjeux professionnels et scientifiques
Les thèses préparées dans le département ont en commun deux caractéristiques qui sont à la base d’une culture scientifique spécifique des recherches du Sad et de parcours professionnels singuliers.
La première est l’interdisciplinarité des problématiques scientifiques qui nécessite souvent un long travail de « maturation » pour pouvoir énoncer les questions et objets de recherche au cœur du projet de thèse. La seconde est la recherche en partenariat, qui conduit le doctorant à adopter une diversité de méthodes de recherche (expérimentation, suivis in situ, enquêtes, observations participantes…) l’impliquant différemment vis-à-vis des acteurs.
Les JdD ont été conçues pour accompagner ce processus de formation à et par la recherche. Il s’agit d’amener les doctorants à bien argumenter les choix scientifiques qu’ils font tout au long de leur thèse et à mieux situer leurs pratiques professionnelles dans le monde de la recherche et vis-à-vis des autres acteurs. Les JdD sont aussi un temps de mutualisation des recherches au sein du département.
La formation à et par la recherche au cours du doctorat prend ainsi une dimension supplémentaire. Faire sa thèse dans un département pluridisciplinaire comme le SAD engendre souvent un parcours atypique et offre de réelles opportunités pour se construire une expérience professionnelle valorisante. Mais c’est en portant attention à la singularité de chaque parcours et en partageant leurs expériences que les doctorants se donnent les moyens d’en tirer le meilleur parti. L’initiation à une pratique réflexive de la recherche les aide à identifier et faire valoir leurs compétences dans la perspective de la recherche d’emploi, ou encore à repérer et comprendre les facteurs qui facilitent ou contraignent le déroulement de leur thèse.
Un dispositif d'analyse des trajectoires professionnelles

Les JdD sont conçues comme un cycle de formation sur trois ans au cours duquel les doctorants conduisent un
travail réflexif sur leurs situations de recherche.
Ces situations sont analysées comme un processus allant du début à la fin de thèse, durant lequel s’opère une transformation du projet de recherche, des pratiques et des compétences.
En 1e année, l’accent est mis sur une présentation des
motivations et des enjeux argumentant le choix du projet de thèse ; en 2e année, est mis en avant le travail de
traduction/réduction du sujet de thèse. En 3e année, l’ensemble de la
trajectoire parcourue, « racontée » par le doctorant, est analysée de trois points de vue : connaissances construites, pratiques de recherche et compétences, et relations et relations humaines et sociales. L'analyse ouvre une réflexion sur les postures de recherche adoptées. Ce retour sur la trajectoire et les
postures de recherche est au cœur du dispositif de formation ; il se pratique en ateliers co-animés par deux chercheurs, auxquels participent l'ensemble des doctorants.
Le dispositif est complété par des temps de débats et d’échanges : une conférence-débat en épistémologie ou sur une trajectoire de chercheur senior, une rencontre avec le chef de département et des temps de discussion libre entre doctorants. Pour favoriser l’interconnaissance, les résumés de toutes les thèses, actualisés pour les JdD, sont diffusés à tous les participants.
Comité d’organisation et d'animation
Marianne Cerf (UR SenS, Inra Versailles)
Cécile Fiorelli (UMR Métafort, Inra Clermont Ferrand)
Lucie Gouttenoire (VetAgro Sup, Clermont-Ferrand)
Laurent Hazard (UMR Agir, Inra Toulouse)
Bernadette Leclerc (Upic, Inra Rennes)
Gilles Martel (SAD Paysage, Inra Rennes)
Françoise Maxime (Upic, Inra Grignon)
Patrick Steyaert (UR SenS, Inra Versailles)