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Les missions du département SAD
Une brève histoire du SAD
« Étudier les résistances des agriculteurs à l’innovation ».
Formulée en 1979, la mission originelle du SAD a inauguré la création d’un département à contre-courant des positions dominantes en agronomie : elle prenait au sérieux les blocages des agriculteurs, elle s’intéressait aux échecs du transfert de la recherche et elle promouvait une manière de travailler encore rare, l’interdisciplinarité.
D’abord concentrées sur l’étude des techniques, des pratiques et des représentations individuelles des agriculteurs, les équipes du SAD se sont progressivement intéressées à des ensembles plus complexes. Les chercheurs ont mis l'accent sur la mise en cohérence des techniques au niveau des exploitations agricoles et sur l'inscription des exploitations dans des filières agro-industrielles et dans des territoires ruraux. La conduite des systèmes de culture et d'élevage, le travail agricole, la qualification des produits ou des races animales, la formalisation des savoirs professionnels et les processus d'innovation sont ainsi devenus des objets de recherche majeurs du département au cours des années 1990.
Ce parcours a induit un élargissement de l’éventail des disciplines représentées dans le département (géographie, écologie, sociologie, sciences de gestion, anthropologie des techniques, ergonomie, modélisation). Les apports théoriques liés à ces différentes compétences ont permis de donner plus de place aux finalités d'aide à l’action individuelle et collective des travaux.
Les missions du département SAD
Aujourd’hui, le département Sciences pour l'action et le développement a pour missions :
- d'analyser les systèmes sociotechniques* et socio-écologiques* et leurs dynamiques au niveau des exploitations agricoles, des filières et des territoires ruraux et périurbains,
- de développer des concepts et des démarches pour favoriser les processus d'innovation et accompagner les transitions, en référence à l'action individuelle, collective ou publique.
Nos travaux s'intéressent à 4 grands types de questions :
- Les pratiques et projets des acteurs, et ce qui les détermine. Que font les acteurs, pourquoi, avec quels savoirs ? Pourraient-ils faire autrement et comment ?
- Les modalités de l'action collective. Comment les acteurs se coordonnent-ils, sur quoi portent les conflits ? Comment aider les acteurs à organiser leurs projets en accord avec l'intérêt général ?
- Les innovations de nature technique, organisationnelle, institutionnelle. Comment émergent-elles ? Pourquoi et par qui sont-elles adoptées ? Comment aider à leur émergence, leur évaluation, leur adoption ?
- L'évaluation des conséquences des pratiques et activités, d'un point de vue économique, social, environnemental, territorial. Comment la réaliser, comment la prendre en compte dans les apprentissages et les transformations ?
* Un système sociotechnique est défini comme une configuration relativement stable associant des institutions, des techniques et des artefacts, ainsi que des règles, des pratiques et des réseaux d'acteurs ; cette configuration détermine l'utilisation et le développement des technologies (d'après Rip, A. and Kemp, R., 1998, Technological change, p. 327-399 in: Rayner, S., Malone, E. (eds.), Human choices and climate change, vol. 2 Resources and Technology, Batelle Press, Washington D.C.)
* Le concept de système socio-écologique met l'accent sur le fait que les sociétés humaines ne sont pas fondamentalement séparées de la nature. Les systèmes socio-écologiques sont constitués par les sociétés humaines, les systèmes naturels et leurs interrelations.
Voir aussi
- Les recherches du département >>>
- Schéma stratégique du département
- 2011-2015 (pdf 359 Ko) >>>
- 2004-2007 (pdf 1,3 Mo) >>>
- Rapport d'activité du département 2001-2005 (10 Mo) >>>
Rédaction :
Upic
Date de création : 27 Janvier 2009
Mise à jour : 03 Novembre 2011
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