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Les
grandes cultures
Tendances observées
L'impact de l'augmentation des températures et
du CO2 est évalué à
l'aide de modèles de simulation de culture.
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Un
raccourcissement des cycles de culture
Le développement phénologique des cultures
(succession des différents stades biologiques)
est avant tout lié à la température
du végétal ou de l'air qui l'entoure.
Une augmentation globale de la température se
traduira par des vitesses de développement et
des évolutions plus rapides que dans les conditions
actuelles. |
| Suivant les cultures,
on pourrait assister, en cas de réchauffement
dans des zones tempérées, à
des diminutions de longueur du cycle végétatif
pendant lequel la plante utilise l'énergie
solaire pour élaborer sa biomasse, grâce
à la photosynthèse. Cependant, pour
les céréales d'hiver, par exemple,
l'accélération du développement
pourrait être tempérée par
une moindre satisfaction des besoins en froid
("vernalisation") pendant l'hiver. |
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Des modifications du rendement
Lorsqu'ils tiennent compte de l'effet positif qu'aura l'augmentation
de la concentration atmosphérique en CO2
et de l'augmentation de l'efficience de l'eau qui en résulterait,
les modèles de simulation de culture montrent que,
malgré le raccourcissement du cycle, le rendement
potentiel des cultures d'hiver (blé) ou de printemps
(maïs) augmenterait probablement.
Mais il faut prendre également en compte l'incertitude
sur l'alimentation hydrique, qui pourrait être pénalisée
par les tendances annoncées sur la pluviométrie.
Au final, les simulations conduisent à prévoir
des effets différenciés, se situant cependant
dans une fourchette réduite (de l'ordre de 10 à
15 %), sur lesquels il paraît possible d'agir efficacement
par le savoir-faire agronomique au niveau de l'adaptation
des systèmes de culture (génétique,
techniques culturales).
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