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Transmission
des génomes cytoplasmiques et phylogénie moléculaire
chez Actinidia
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Auteur : Joëlle Chat (chat@st-pee.inra.fr)
Année : 2003
Titre anglais : Transmission
of cytoplasmic genomes and molecular phylogeny in Actinidia
Langue : Français
Discipline : Sciences biologiques
Université de soutenance : Institut National
Agronomique Paris-Grignon
Laboratoire d'accueil : INRA,
Unité de recherche Espèces fruitières et vigne, Bordeaux
Date de soutenance : 28 janvier 2003
Résumé (français) : Le
genre Actinidia (kiwi) est endémique de Chine et de domestication
récente. La classification, controversée, et l'histoire évolutive,
mal connue, justifient que soient approfondies les relations phylogénétiques
entre les espèces qui le composent. Actinidia est un genre de
plantes du groupe des angiospermes connu pour le mode d'hérédité
contrasté de ses génomes chloroplastique (cp) et mitochondrial
(mt). Le mode d'hérédité paternelle de l'ADNcp, précédemment
démontré à l'échelle interspécifique, est
confirmé ici à l'échelle intraspécifique. La découverte
et l'étude d'une chimère plastidique nous conduisent à
conclure que de rares cas de transmission biparentale peuvent se produire. Nous
avons aussi mis en évidence un découplage dans la transmission
des génomes cp et nucléaire lors de la gynogenèse, ce qui
constitue un scénario alternatif au modèle d'hybridation/introgression
communément invoqué pour expliquer une capture chloroplastique.
Les deux génomes cytoplasmiques ont été utilisés
pour inférer l'histoire évolutive des Actinidia. La détection
d'incongruences entre les phylogénies cp et mt confirme quelques-uns
unes des réticulations déjà mises en relief par la phylogénie
de gènes nucléaires et identifie d'autres événements
d'hybridation. Les données cp et mt ne permettent cependant pas de détecter
toutes les hybridations. Cela peut être dû à l'origine multiple
des polyploïdes, comme nous l'avons montré pour un taxon particulier.
Globalement, l'information tirée des trois génomes indique qu'hybridation
et polyploïdisation sont fréquentes chez Actinidia. Nous
confirmons une origine autopolyploïde chez les deux espèces cultivées
A. chinensis et A. deliciosa, et, sur la base de notre échantillon,
nous évaluons à au moins un quart les taxons d'Actinidia
possédant une origine hybride, caractéristique qui peut expliquer
la confusion taxonomique souvent signalée pour ce genre.
Résumé (anglais) : Actinidia
genus (kiwifruit) is endemic to China and has been domesticated recently. The
classification, debated, and the evolutionary history , little known, justify
to investigate the phylogenetic relationships between the species. Actinidia
is an angiosperm plant genus known for the contrasted mode of inheritance of
its chloroplast (cp) and mitochondrial (mt) genomes. The paternal mode of inheritance
of cpDNA previously demonstrated at the interspecific level is confirmed here
at the intraspecific level. The finding and the study of one case of plastid
chimerism lead us to conclude that rare cases ofbiparental transmission can
occur. We have also demonstrated an uncoupling of the transmission of the chloroplast
and nuclear genomes occurring during gynogenesis, which represents an alternative
scenario to the hybridization/introgression model commonly invoked to account
for a chloroplast capture. The two cytoplasmic genomes were used to infer the
evolutionary history of Actinidia. The detection of incongruences between
the cp and mt phylogenies confirms some of the reticulations first emphasized
from a nuclear gene phylogeny and diagnoses other hybridization events. However,
the cp and mt data do not allow the detection of all the hybridizations. This
could be due to the multiple origin of the polyploids, as we have documented
for one particular taxon. Finally, the information from the three genomes indicate
that hybridization and polyploidization are common in Actinidia. We confirmed
the autopolyploid origin in the two cultivated species A. chinensis and
A. deliciosa, and, on the basis of our sampling, we evaluate that at
least one fourth of the Actinidia taxa are of hybrid origin, a feature
that could account for the taxonomic confusion often reported for that genus.
Mots clés : actinidia, capture chloroplastique,
hérédité chloroplastique parternelle, hybridation, hérédité
cytoplasmique, incongruence, kiwi, phylogénie moléculaire, polyploïdisation,
spéciation réticulée, chloroplaste, mitochondrie, plante
fruitière, phylogénie, hybridation
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