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La question posée au SAD |
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Quelles sont les modifications de pratiques et des systèmes de production agricole à mettre en ouvre pour enrayer l'accroissement du taux de nitrate dans les eaux de subsurface (eaux de ruissellement et eaux sous racinaire), et dans quelles conditions peuvent se réaliser ces changements ? |
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Pour répondre à cette question liée à des phénomènes complexe combinant phénomènes naturelles et pratiques humaines, le SAD a dû mobiliser des compétences et des savoir-faire pluridisciplinaires (agronomie, zootechnie, pédologie, économie et sociologie) mais aussi compter sur celles d'autres organismes de recherche et d'enseignement associés à ce programme (ENESAD, CNRS, CEMAGREF, Université de Nancy). |
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L'entreprise scientifique mis en place pour répondre à cette question a été une opportunité de tout premier ordre pour aborder, grandeur nature, la question de la définition et des conditions d'une agriculture durable. La production collective qui en a résulté a été fondée sur l'interdisciplinarité scientifique, sur de nouveaux types d'organisation des activités de recherche finalisée, sur une évolution continue et parfois délicate des relations entre les acteurs pour aborder la création d'un système technique innovant à bas intrants et respectueux d'une contrainte environnementale très forte. |
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C'est grâce à la constitution d'un véritable "laboratoire hors les murs" que les scientifiques ont abordé la situation de Vittel comme un lieu d'expérimentation scientifique, techniques mais aussi humaine. |
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• Le contexte du programme |
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| Des analyses réalisées depuis 1971 par la SGEMV au niveau des eaux souterraines et au niveau de la source du petit Vair, eaux de subsurface d'un bassin versant exclusivement agricole, montre la légère augmentation des nitrates dans l'eau alimentant la nappe. D'où la nécessité de considérer comme déterminant le rôle de l'agriculture dans l'évolution du taux de nitrates dans les eaux sous les racines pour éviter tout risque de pollution des aquifères. |
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| Si aucune modification agraire n'avait lieu, une modification soutenue et trop forte présentait en effet le risque d'une modification de la composition chimique de l'eau minérale naturelle du gîte en lien avec les aquifères de surface. |
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| Afin de se protéger de toutes nuisances d'origine agricole, la SGEMV décida alors de fixer des contraintes relatives à la qualité de l'eau sous forme d'un cahier des charges qui se résumait à une absence totale de pesticides et en un taux de nitrate inférieur à 10 mg/l dans les solutions des sols en dessous la zone racinaire. |
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| Cependant, La SGEMV ne pouvait légalement imposer ce seuil au monde agricole sans compensation financière. L'INRA a donc joué un rôle important de médiateur et a élaborer des propositions en vue d'une négociation entre l'entreprise d'eau minérale et les agriculteurs. |
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• Le thème de la recherche |
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| Ainsi, le thème de recherche retenu par l'INRA fut celui du maintien et du développement d'une agriculture locale soumise à des contraintes nouvelles de qualité des eaux souterraines et des conditions dans lesquelles elle peut maîtriser ses effluents. Les questions posées par les chercheurs et auxquelles ils ont dû répondre ont été les suivantes : |
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Comment modifier les pratiques agricoles ? |
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Comment les imposer au monde agricole ? |
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Quelles sont les modifications de pratiques et des systèmes de production agricole à mettre en ouvre pour enrayer l'accroissement du taux de nitrate dans les eaux de subsurface (eaux de ruissellement et eaux sous les racines) tout en maintenant une agriculture rentable ? |
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